Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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Gregory Akum: ? une banque centrale qui ignorerait ces risques commettrait une erreur historique ?

Senior Bank Analyst et chercheur ? l?Institut panafricain de finance durable, le Camerounais d?crypte les nouveaux visages qui s?imposent d?sormais ? la finance africaine. Pourquoi le changement climatique s?impose-t-il d?sormais comme un enjeu strat?gique au c?ur du mandat des banques centrales africaines ? Parce que ses effets ne sont plus abstraits. Ils se manifestent ? travers des s?cheresses prolong?es, des inondations qui d?truisent les routes et les r?coltes, des vagues de chaleur qui perturbent la production ?nerg?tique, et m?me des tensions communautaires li?es ? la rar?faction des ressources. Tous ces ph?nom?nes influencent directement les prix, l?offre de biens essentiels, la stabilit? des banques et la trajectoire budg?taire des ?tats. Une banque centrale qui ignorerait ces risques commettrait une erreur historique. L??conomie africaine est d?j? fragile ; le climat amplifie ses vuln?rabilit?s. Nous devons adapter nos outils, sinon nous nous exposons ? des crises plus fr?quentes et plus s?v?res. Des voix affirment pourtant que les banques centrales sortent de leur r?le en int?grant le climat dans leurs analyses. Que leur r?pondez-vous ? Je leur r?ponds qu?elles ne font pas de politique climatique : elles font leur travail. Leur mandat consiste ? pr?server la stabilit? des prix et ? ?viter les crises financi?res. Or, les risques climatiques peuvent provoquer des faillites bancaires, des turbulences sur les march?s obligataires, des hausses brutales de l?inflation alimentaire. Refuser de les consid?rer serait une faute professionnelle. L?int?gration climatique n?est pas un ?largissement du mandat, mais une mise ? jour de notre compr?hension des risques syst?miques. Quels obstacles majeurs les banques centrales africaines rencontrent-elles dans cette transition ? Le premier obstacle, c?est la donn?e. Nous manquons de s?ries statistiques longues, fiables, g?olocalis?es, capables de relier les ?v?nements climatiques aux performances ?conomiques. Le deuxi?me, c?est la capacit? technique : mod?liser le risque climatique demande de nouvelles comp?tences en climatologie, en sc?narisation et en analyse sectorielle avanc?e. Enfin, le troisi?me obstacle est institutionnel : le climat implique une coordination ?troite entre minist?res, r?gulateurs financiers, agences m?t?orologiques et partenaires internationaux. Cette synergie est encore en construction. Malgr? ces difficult?s, certaines opportunit?s ?mergent. Quelles sont les plus prometteuses ? Elles sont nombreuses. L?Afrique poss?de l?un des plus importants potentiels mondiaux en ?nergies renouvelables ? solaire, hydro?lectrique, ?olien, g?othermie. Les banques centrales peuvent contribuer ? structurer ces march?s en favorisant la transparence, en clarifiant les normes et en encourageant la cr?ation d?obligations vertes ou durables. De plus, la modernisation des infrastructures pour les rendre r?silientes cr?e des emplois, renforce la croissance et stabilise la production. Enfin, la mont?e en puissance de la finance verte internationale ouvre une fen?tre historique pour attirer des capitaux. Concr?tement, quels outils sont aujourd?hui mobilisables par les banques centrales ? D?abord, les stress tests climatiques. Ils permettent d??valuer comment les bilans bancaires r?agiraient ? un choc climatique majeur ou ? des sc?narios de transition. Ensuite, les exigences prudentielles peuvent ?tre ajust?es pour encourager les banques ? mieux mesurer leurs risques environnementaux. Nous pouvons ?galement d?velopper des cadres de divulgation obligatoires, afin de renforcer la transparence et de r?duire les asym?tries d?information. Enfin, la politique mon?taire elle-m?me peut int?grer des signaux climatiques, m?me si cela reste un chantier complexe et prudent.Certains craignent que ces exigences n??touffent les ?conomies d?j? fragiles?L?enjeu n?est pas d?ajouter des contraintes, mais d??viter des crises futures. Une ?conomie qui perd 30 % de sa production agricole en raison d?une s?cheresse ou qui voit ses infrastructures d?truites par des inondations subira un choc bien plus violent que celui induit par une transition progressive et ma?tris?e. La cl? consiste ? adapter les mesures, ? les phaser dans le temps et ? reconna?tre que les r?alit?s africaines ne sont pas celles de l?Europe ou de l?Asie. Nous ne devons pas subir la transition : nous devons la fa?onner. La coop?ration r?gionale semble jouer un r?le central. Pourquoi est-elle indispensable ? Parce qu?aucun pays africain ne peut affronter seul des ph?nom?nes dont l??chelle d?passe les fronti?res. Les march?s financiers sont interconnect?s, les cha?nes de valeur le sont tout autant, et les chocs climatiques se diffusent rapidement. Harmoniser les cadres prudentiels, partager les donn?es, coordonner les approches m?thodologiques : tout cela est essentiel pour r?duire la vuln?rabilit? collective. Cela permet aussi de renforcer notre position dans les n?gociations internationales. Nous travaillons sur trois axes. Le premier est le renforcement interne : formation des ?quipes, am?lioration des mod?les, modernisation des syst?mes statistiques. Le deuxi?me est la r?glementation : int?grer les risques climatiques dans la supervision, exiger des banques une transparence accrue, d?finir des normes minimales d??valuation. Le troisi?me est partenarial : collaborer avec les gouvernements, les institutions r?gionales, les bailleurs et le secteur priv? pour cr?er un ?cosyst?me financier compatible avec les enjeux climatiques ? long terme. Quel message souhaitez-vous transmettre aux d?cideurs africains ? Que la transition climatique n?est pas une menace mais une opportunit?. Le continent peut devenir un leader mondial dans certaines fili?res : ?nergies renouvelables, march?s du carbone, agriculture durable, finance verte. Pour cela, il faut de la stabilit?, de la coh?rence et de la vision. Les banques centrales peuvent soutenir l?effort, mais elles ne peuvent pas le porter seules. La r?ussite d?pend de la volont? politique et de la capacit? collective ? anticiper. Permettez-nous d?insister : pensez-vous que l?Afrique dispose r?ellement des moyens financiers pour mener une telle transition ? Oui, mais pas seule. Le financement climatique international reste insuffisant, mais il ?volue. Les banques centrales peuvent jouer un r?le strat?gique en am?liorant la cr?dibilit? des cadres nationaux, en renfor?ant la confiance des investisseurs et en garantissant que les financements allou?s soient utilis?s de mani?re transparente et efficace. Nous devons ?galement promouvoir les partenariats public-priv?, soutenir l??mergence de fonds nationaux de r?silience et inciter les ?tats ? structurer des instruments innovants pour attirer de nouveaux capitaux. Comment rassurer les populations, souvent sceptiques face aux discours sur la transition verte ? En montrant des r?sultats concrets. Une transition juste doit am?liorer la vie quotidienne : un acc?s plus stable ? l??nergie, une agriculture moins vuln?rable, des transports plus s?rs, des emplois nouveaux. Lorsque les citoyens constatent

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Afrique?: le climat, bombe ? retardement pour la finance

Longtemps ignor? par les sph?res financi?res, le climat devient un facteur direct de risque syst?mique en Afrique. S?cheresses, inondations et temp?tes tropicales fragilisent les ?conomies et menacent la stabilit? des banques africaines. Des ?v?nements r?cents l?illustrent avec force : en 2019, le cyclone Idai au Mozambique provoque des pertes ?conomiques estim?es ? plus de 2 milliards de dollars et fragilise des milliers d?emprunteurs. Au S?n?gal, la mont?e des eaux ? Saint-Louis pousse certaines banques ? limiter les pr?ts immobiliers sur le littoral. Au Cameroun, les baisses de rendement du coton et du ma?s dans le bassin du Logone affectent gravement les remboursements dans les institutions de microfinance rurales.  ? Nairobi, la r?duction des niveaux hydrologiques dans les barrages hydro?lectriques fragilise les entreprises fortement d?pendantes de l??nergie, ce qui a entra?n? une augmentation des d?fauts de paiement. Dans les banques commerciales, l?exposition au risque climatique devient tangible et mesurable. Les institutions financi?res surveillent de pr?s leurs portefeuilles agricoles, immobiliers et d?infrastructure, secteurs parmi les plus vuln?rables aux al?as climatiques. ??Nous sommes ? l?aube d?une ?re o? le climat dicte la solidit? financi?re??, pr?vient Jean-Baptiste Tchega. ? Un choc climatique majeur dans un seul pays peut contaminer toute une union mon?taire ?, souligne l?analyste financier bas? ? Yaound?. ??Une s?cheresse prolong?e ou une inondation majeure peut provoquer une vague de d?fauts de paiement, mena?ant l?ensemble du syst?me bancaire??, avertit Gregory Akum, senior bank analyst et ? chercheur ? l?Institut panafricain de finance durable. Action Face ? cette menace, une tendance claire ?merge : la r?glementation financi?re africaine se r?invente autour de la dimension climatique. Les banques centrales commencent ? int?grer syst?matiquement le risque environnemental dans leurs directives prudentielles, les ratios de solvabilit? et les m?canismes de surveillance macro?conomique. Ce virage, encore in?gal selon les pays, dessine progressivement une nouvelle architecture financi?re o? la stabilit? ne se mesure plus seulement en termes de ratios bancaires, mais aussi en vuln?rabilit? face au climat. ? L?Afrique doit apprendre ? ?valuer la vuln?rabilit? climatique de ses portefeuilles comme elle le fait pour le risque de cr?dit ou de liquidit? ?, propose Abdul Rahman Tidjani.  Le banquier tchadien insiste sur la n?cessit? d?int?grer le climat dans la surveillance macro-prudentielle, pour ?viter que des pertes locales ne se propagent au syst?me financier. Certaines banques centrales africaines l?ont compris et ont pris conscience de l?urgence. La BEAC, la BCEAO et la Bank of Mauritius, par exemple, ont mis en place des stress tests climatiques inspir?s des standards du NGFS, le r?seau mondial des superviseurs financiers. La Banque africaine de d?veloppement insiste sur la coop?ration entre r?gulateurs, investisseurs et gouvernements. Ces exercices ?valuent l?impact d?inondations, de s?cheresses prolong?es ou de chocs ?nerg?tiques sur la solvabilit? des banques. Le constat est clair?: le changement climatique n?est plus une menace lointaine. Il est un catalyseur de r?forme, imposant aux banques africaines de repenser leur approche du risque. Comme le r?sume Amina Toure?: ??Lire le climat devient aussi vital que lire un bilan??. Urgence Selon des indications cr?dibles, la r?union des banques centrales africaines ? Yaound? confirme l?urgence. Joints par Int?gration, plusieurs participants soulignent d?j? la n?cessit? d?int?grer les risques climatiques dans la r?gulation bancaire et de renforcer les dispositifs de financement pour prot?ger les ?conomies vuln?rables. Pour ?tayer leurs positions, les uns et les autres mettent en avant la vuln?rabilit? sp?cifique du continent. L?agriculture, l??nergie et les infrastructures essentielles subissent des chocs environnementaux qui compromettent la solvabilit? des ?tats et des entreprises. L?enjeu d?passe la simple gestion des crises?: il s?agit de transformer la finance africaine. Les institutions doivent d?sormais combiner innovation et prudence dans un environnement o? la stabilit? ?conomique d?pend autant du climat que des politiques mon?taires. La r?ussite de cette transition pourrait red?finir le r?le de l?Afrique sur la sc?ne financi?re mondiale. JRMA

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Des d?put?s fain?ants et budg?tivores jusqu?? quand ?

?lu par le peuple, le d?put? est cens? porter la voix de ses ?lecteurs, proposer des lois, contr?ler l?action du gouvernement, d?fendre les libert?s, prot?ger les biens publics et faire progresser la soci?t?. Dans les d?mocraties o? l?institution parlementaire fonctionne correctement, l?h?micycle est un lieu d?innovation juridique, de d?bats de fond, d?avanc?es sociales majeures et d?arbitrages d?cisifs pour la vie de la nation. Nombre de pays, notamment en Europe ou en Am?rique du Nord, ont b?ti leur modernit? gr?ce ? des parlementaires audacieux, engag?s et profond?ment conscients de leurs responsabilit?s. En France, on cite souvent la loi Robert Badinter abolissant la peine de mort (1985), symbole d?humanisme et de courage politique. On pense ?galement ? la loi Simone Veil l?galisant l?IVG (1975), pierre angulaire des droits des femmes, ? la loi Jacques Toubon pour la d?fense de la langue fran?aise (1994) ou encore ? la loi Christiane Taubira sur le mariage pour tous (2013), qui a profond?ment transform? le paysage soci?tal. Dans tous ces cas, les lois sont associ?es ? un nom, celui du parlementaire qui les a propos?es, d?fendues, port?es avec conviction. Cette tradition n?est pas seulement symbolique. Elle souligne la capacit? des d?put?s ? laisser une empreinte durable, ? s??lever au-dessus des calculs partisans pour ?uvrer au bien g?n?ral. Elle r?v?le ?galement la force d?un syst?me o? les d?put?s ne sont pas de simples figurants mais de v?ritables acteurs du changement. Le contraste africain : silence, inaction et absence d?empreinte l?gislative En C?te d?Ivoire, comme dans plusieurs pays africains, l?absence d?initiatives l?gislatives marquantes des d?put?s est flagrante. Combien de lois ivoiriennes portent-elles le nom d?un d?put? ? Combien de r?formes profondes ont ?t? inspir?es, impuls?es ou d?fendues avec d?termination par un ?lu du peuple ? Combien de d?put?s ont marqu? positivement leur passage ? l?Assembl?e nationale ?La r?ponse, embarrassante, semble se situer entre tr?s peu et aucune. Ce d?ficit d?engagement t?moigne d?un dysfonctionnement structurel de la repr?sentation nationale. L?h?micycle devient alors, non pas un lieu de travail, d?id?es ou de contr?le d?mocratique, mais une simple instance de validation, une chambre d?enregistrement o? les d?put?s se bornent ? approuver des d?cisions d?j? prises ailleurs, souvent dans les hautes sph?res de l?ex?cutif. Cette passivit? est d?autant plus pr?occupante que les d?put?s ivoiriens jouissent d?avantages financiers, mat?riels et protocolaires consid?rables. Ils disposent d?indemnit?s confortables, de frais de fonctionnement ?lev?s, de v?hicules, parfois de primes diverses. Tout cela serait pleinement justifi? si ces moyens s?accompagnaient d?un engagement effectif, d?une production l?gislative ambitieuse et d?un contr?le rigoureux du pouvoir ex?cutif. Mais, lorsque l?on observe l?atonie parlementaire, la question du rapport entre co?t et utilit? devient incontournable. Quatorze ans de d?cisions douloureuses et un silence assourdissant Depuis qu?il a ?t? install? par Sarkozy, le r?gime Ouattara a pris nombre de d?cisions qui ont eu un impact profond ? et souvent douloureux ? sur la vie des Ivoiriens. Qu?il s?agisse de r?formes fonci?res controvers?es, de changements institutionnels contest?s, de privatisations mal comprises ou de mesures ?conomiques impopulaires, les d?cisions se sont encha?n?es sans que les d?put?s ne jouent v?ritablement leur r?le. O? ?taient-ils lorsque les Ivoiriens se sont plaints de la confiscation ou de la spoliation de leurs terres ?O? ?taient-ils lorsque certaines communaut?s ont exprim? leur d?tresse face ? des r?formes per?ues comme injustes ou d?s?quilibr?es ?O? ?taient-ils lorsque l?ex?cutif d?passait ou contournait les limites de la concertation d?mocratique ?Le r?le du d?put? n?est pas d??tre un spectateur passif. Il est d??tre un bouclier institutionnel. Un porte-voix. Un gardien du pacte r?publicain.Pourtant, les ?lus qui devraient ?tre les premiers ? s?indigner ont souvent choisi le silence ? un silence qui r?sonne comme une abdication de leurs responsabilit?s. ? aucun moment, ou presque, ils n?ont affich? un refus clair, une prise de position courageuse, une opposition constructive ou une d?fense explicite des int?r?ts de leurs ?lecteurs.On peut comprendre la discipline de parti. On peut comprendre l?alignement politique. Mais on ne peut ni comprendre, ni accepter l?indiff?rence face ? des d?cisions susceptibles d?appauvrir ou de fragiliser le peuple. Une inaction qui n?honore pas les ? honorables ? ?tre d?put?, c?est ?tre investi d?un mandat qui, dans l?esprit de la constitution, est noble et exigeant. Les d?put?s portent le titre d?? honorables ?. Mais l?honneur ne s?h?rite pas ; il se m?rite. Il se conquiert par la droiture, le travail, la constance, le courage, le sens du devoir. Or, que reste-t-il de cette noblesse lorsque les ?lus ne se l?vent pas pour d?fendre leur peuple ?Quand ils ne produisent aucune r?forme signifiante ?Quand ils ne contestent aucune d?rive ?Quand ils ne proposent aucun texte structurant pour am?liorer les conditions de vie des citoyens ?Un d?put? qui ne l?gif?re pas est comparable ? un m?decin qui ne soigne pas, un professeur qui n?enseigne pas ou un juge qui ne rend pas justice.L?exemplarit? parlementaire est pourtant indispensable pour redonner confiance au peuple. Sans elle, la d?mocratie se vide de sa substance et la population se d?tourne de la chose publique, convaincue que les institutions ne servent qu?une minorit? privil?gi?e. Des d?put?s co?teux pour l??tat Il existe un malaise profond lorsque l?on entend les Ivoiriens dire que leurs d?put?s sont fain?ants et budg?tivores. L?expression est brutale, mais elle traduit la perception g?n?rale. Comment justifier que des ?lus per?oivent des mensualit?s importantes, profitent d?avantages multiples et jouissent d?un statut social ?lev? alors que leur travail, objectivement, reste difficile ? identifier ?Ce n?est pas le co?t des d?put?s qui pose probl?me. Dans une d?mocratie, il est normal que les ?lus aient des moyens pour accomplir efficacement leurs missions. Ce qui pose probl?me, c?est l?absence de contrepartie, l?absence de r?sultats, l?absence d?engagement tangible.Un d?put? co?te cher, mais il peut rapporter ?norm?ment si ses actions am?liorent les lois, dynamisent l??conomie, renforcent la justice sociale, prot?gent les droits, pr?servent les terres et l?environnement ou encore soutiennent les secteurs faibles de la soci?t?.Mais, lorsqu?il ne fait rien de tout cela, la charge devient un fardeau, un luxe inutile, une d?pense injustifi?e. ?lection du 27 d?cembre 2025 : les d?put?s ont-ils chang? ? ? l?approche des

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L?Afrique ? la crois?e des chemins

La 47? r?union annuelle de l?Association des banques centrales africaines (ABCA), qui se tient du 23 au 28 novembre ? Yaound?, n?est pas un simple rendez-vous technique. Elle marque un tournant d?cisif : le continent africain prend conscience que la stabilit? macro-?conomique ne peut plus se dissocier des enjeux climatiques. Le th?me choisi, ??Changement climatique et stabilit? macro-?conomique??, n?est pas un slogan, c?est un avertissement clair : l?Afrique doit d?sormais int?grer les chocs climatiques dans toutes ses politiques mon?taires. S?cheresses, inondations, temp?tes tropicales : ces ph?nom?nes ne sont plus des ?v?nements isol?s, mais des facteurs syst?miques capables de d?stabiliser les banques, les investissements et les ?conomies nationales. Les mod?les traditionnels, con?us pour des environnements pr?visibles, montrent leurs limites. Les instruments financiers doivent ?voluer, les pr?visions macro-?conomiques se r?inventer, et les strat?gies de r?gulation se renforcer. L?inaction co?tera cher, non seulement en termes ?conomiques mais aussi sociaux, accentuant pauvret? et in?galit?s. L?ABCA se place ainsi au c?ur d?un d?bat mondial : comment les banques centrales africaines peuvent-elles devenir des acteurs de la finance verte tout en garantissant la r?silience des ?conomies?? Les d?cisions prises ? Yaound? auront des r?percussions directes sur la capacit? du continent ? mobiliser des investissements durables et ? prot?ger ses citoyens des impacts du changement climatique. Il est temps de briser l?illusion de la s?paration entre climat et finance. L?Afrique doit concevoir ses politiques mon?taires comme des outils de r?silience climatique, et non comme de simples instruments de contr?le ?conomique. Cette r?union n?est pas seulement un rendez-vous de r?gulateurs : elle est l?opportunit? historique de red?finir l?avenir ?conomique du continent sous l?ombre du climat.

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L?Afrique ne doit pas ?tre dirig?e par ceux qui savent tirer.

En l?espace de quelques semaines, le continent africain a ?t? travers? par une succession d??v?nements ? au Cameroun, en Tanzanie, en C?te d?Ivoire, et hier encore en Guin?e-Bissau ? qui confirment une v?rit? inqui?tante : nos soci?t?s sont, et risquent d??tre de plus en plus, gouvern?es par le fusil, c?est-?-dire par la brutalit? de ceux qui d?tiennent les armes. Ce qui vient de se passer en Guin?e-Bissau n?est pas un simple coup d??tat de plus et n?est pas diff?rent de ce qui se passe au Cameroun en ce moment. Nous sommes tous comme au Mali, au Gabon, en Tanzanie, au Niger, en C?te d?Ivoire, au Burkina, ? Madagascar? tous emp?tr?s sur ce lieu de l?accident colonial. Ces ?v?nements ne sont pas des ?v?nements isol?s. C?est la m?me sc?ne jou?e et rejou?e, dans une esp?ce de loop narratif, comme dans un film depuis 65 ans qui refuse d?avancer. Un plan o? les acteurs changent mais o? le d?cor reste le m?me : des Etats avec la violence comme langage, la paralysie comme horizon, la r?p?tition comme politique. Moi, je viens du cin?ma. Et le cin?ma, ? motion pictures ?, m?a appris une v?rit? simple : pas de vie sans mouvement. Motion, e-motion, commotion : tout commence par le mouvement. Quand une histoire est coinc?e comme celle de l?Afrique actuellement, le cin?aste coupe, change de plan, r?invente la s?quence. La v?rit? que le cin?ma nous apprend et que nous refusons de regarder en face c?est que l?Afrique n?a toujours pas quitt? la sc?ne de l?accident colonial – car j?estime que la rencontre avec l?occident ?tait un accident. Cette sc?ne est aujourd?hui notre prison, nous avons oubli? avant l?accident que nous allions quelque part. Cette sc?ne est devenue notre prison ; nous avons oubli? que nous ?tions en route vers autre chose. Eh bien, l?Afrique est coinc?e et semble se plaire dans un ce film que d?autres ont ?crit pour nous. Voil? la trag?die des Paul Biya, des Alassane Ouattara et de leurs entourages qui veulent s??terniser au pouvoir : ils ne savent plus imaginer un autre film, ni pour eux-m?mes, ni pour l?Afrique. Ce sont nos imaginaires qui sont pris en otage. Et tout ce faux, toute cette tricherie, toute cette brutalit?, ne sont que les sympt?mes d?un immobilisme mental profond : perte du mouvement, perte de l??motion, perte de la projection. Nous avons perdu le ? motion ? et m?me l?e-motion? toute capacit? ? quitter cet endroit o? le blanc nous a laiss?. Sauf qu?entre temps, ? force de respirer son ? odeur ?, celle d?un p?re colonial, nous sommes devenus ce blanc dont il fallait se d?barrasser, au point o? nous ne pouvons plus faire sans cette Afrique invent?e des r?publiques fig?es, des pr?sidences ? vie, des ministres accroch?s ? leurs privil?ges ind?crochables? Si l?histoire du continent a ?t? marqu?e par la violence, il est temps que cela cesse. L?usage des armes n?est pas une force ? c?est une b?tise. Et la b?tise ne doit plus triompher de l?intelligence, de la sagesse, de la cr?ativit? et de l?imagination. L?Afrique ne doit plus ?tre dirig?e par ceux qui savent tirer. Nous ne pouvons plus accepter que la pens?e et l?imagination soient plac?es sous les ordres du fusil. Que ce fusil soit celui de Paul Biya au Cameroun ou de Samia Suluhu Hassan en Tanzanie, il ne doit plus d?cider ? notre place. J?en appelle donc aux penseurs, aux intellectuels, aux ?crivains, aux m?decins, aux architectes, aux enseignants, aux chercheurs, aux journalistes, aux cin?astes, aux artistes, aux ing?nieurs, aux entrepreneurs, aux leaders communautaires, aux femmes, aux jeunes ? ? tous ceux qui portent une vision ? ? reprendre la place qui leur revient au centre de nos soci?t?s africaines, on a trop laiss? faire. L?intelligentsia africaine a ?t? distraite, divis?e, neutralis?e, intimid?e ou corrompue. Les voix qui doivent ?clairer ne peuvent plus ?tre r?duites au silence pendant que la brutalit? avance, d?complex?e, ? visage d?couvert. Je refuse cette d?rive qui transforme nos ?tats en zones militaires, nos dirigeants en commandants, nos citoyens en cibles. Cet appel est un appel ? un renversement profond des priorit?s : remettre au centre non pas la force, mais la compr?hension ; non pas la peur, mais la responsabilit? ; non pas la violence, mais la vision ; non pas la domination, mais l?imagination. A ceux qui croient au fusil pour d?velopper l?Afrique, nous refusons de construire nos nations avec la peur, le silence, la m?fiance et la fragilit?. Dans nos traditions, le pouvoir appartenait au plus sage. ? celui qui savait anticiper, relier, apaiser. Cette tradition n?est pas une nostalgie : c?est un syst?me de valeurs qu?il nous faut r?activer. Aujourd?hui, nous affirmons que : l?intelligence doit diriger les institutions ; la sagesse doit guider les d?cisions ; la cr?ativit? doit inventer les solutions ; la pens?e doit redevenir souveraine. La plus grande impasse africaine actuelle n?est pas militaire : elle est dans les imaginaires. Nous vivons certes dans des mod?les politiques que nous n?avons pas invent?s, dans des institutions import?es, dans des r?ves qui ne sont pas les n?tres, mais il est possible de les r?inventer, de se r?inventer.  D?inventer de nouvelles formes de gouvernance, de nouvelles formes de l?gitimit?, de nouvelles fa?ons de d?cider ensemble, de nouvelles mani?res d?assurer la justice, la s?curit?, la parole et le progr?s sans armes ni domination. Le projet consiste ? : r?installer l?intelligence comme force politique en Afrique. Nous voulons : des dirigeants qui r?fl?chissent avant de d?cider, des institutions qui prot?gent avant de punir, des soci?t?s qui imaginent avant de craindre, des citoyens qui participent avant de subir. Je propose que l?Afrique redevienne un continent o? la parole instruit, o? la pens?e inspire, o? la cr?ativit? construit, o? la sagesse oriente, o? la vision pr?c?de l?action. J?appelle donc ? une r?activation de l?imagination politique africaine, afin que l?Afrique soit gouvern?e non par la force, mais par la connaissance, la dignit? et la vision. J?appelle tous les Africains qui refusent la brutalit? comme destin ? rejoindre ce

Cameroun Actualit?s, MIDIS DE L'INTEGRATION

CAMEROUN/MINPROFF:NON AUX VIOLENCES NUM?RIQUES FAITES AUX FEMMES ET JEUNES FILLES

? 16 JOURS D’ACTIVISME CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES ETAUX FILLES ?25 novembre ? 10 d?cembre 2025TH?ME 😕 UNIS POUR METTRE FIN ? LA VIOLENCENUM?RIQUE ? L’?GARD DE TOUTES LESFEMMES ET FILLES ?HISTORIQUE DE LA CAMPAGNE ? 16 JOURS D?ACTIVISME CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES ET FILLES ? Cette campagne se d?roule du 25 novembre (Journ?e internationale pour l??limination de la violence ? l??gard des femmes) au 10 d?cembre (Journ?e internationale des droits de l?homme), soulignant ainsi que la violence faite aux femmes est la violation des droits de l?homme la plus r?pandue dans le monde, et qu?une action doit ?tre men?e par tous les acteurs au niveau mondial. Lanc?e en 1991 par des militantes lors du Women?s Global Leadership Institute, cette campagne internationale entend lutter partout dans le monde contre les injustices que subissent les femmes. Elle vise aussi ? sensibiliser l?opinion publique sur l?impact de ces violences sur les femmes et les filles, et ? susciter l?engagement de tous en faveur du changement. Il s?agit d?une strat?gie de mobilisation et d?action pour renforcer la sensibilisation, le plaidoyer, le partage des connaissances et les innovations.? l?appui de cette initiative de la soci?t? civile, le Secr?taire G?n?ral des Nations Unies a lanc? en 2018 la Campagne ? Tous UNIS ?, impliquant les gouvernements, la soci?t? civile, les jeunes, le secteur priv?, les entit?s des Nations Unies, ainsi que d?autres partenaires techniques et financiers pour unir leurs forces afin de mettre fin ? la violence ? l??gard des femmes et des filles.II. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La violence ? l??gard des femmes et des filles entra?ne de graves pr?judices pour les femmes, les filles, les familles, les communaut?s et la soci?t? dans son ensemble. Bien que des progr?s significatifs aient ?t? enregistr?s au cours des derni?res ann?es gr?ce au renforcement des lois, des services et des strat?gies de pr?vention, ce ph?nom?ne persiste ? un niveau alarmant dans le monde entier : une femme sur trois est victime de violence au cours de sa vie.Au Cameroun, les violences faites aux femmes et aux filles restent une probl?matique complexe malgr? la ratification de plusieurs instruments juridiques internationaux et r?gionaux de protection des femmes (notamment la CEDEF et le Protocole de Maputo). Des st?r?otypes profond?ment enracin?s, des normes sociales discriminatoires, une faible application des lois et des ressources insuffisantes freinent ce processus.Face ? cette situation, le Gouvernement du Cameroun a ?labor?, ? travers le Minist?re de la Promotion de la Femme et de la Famille, une Strat?gie Nationale de Lutte contre les Violences Bas?es sur le Genre de 2? g?n?ration (2022-2028). Celle-ci constitue un cadre de r?f?rence en mati?re de pr?vention, de protection et de prise en charge des VBG. Elle vise ? renforcer les efforts multisectoriels contre ce fl?au en s’appuyant sur une prise en charge holistique centr?e sur les survivantes/victimes.S?agissant des violences num?riques, les donn?es quantitatives sp?cifiques sont limit?es ? l??chelle mondiale, mais des rapports montrent une pr?valence importante touchant entre 16 % et 58 % des femmes selon l?Institute of Development Studies (IDS). De m?me, selon l?enqu?te du ? Economist Intelligence Unit ?, 85 % des femmes ont ?t? victimes ou t?moins de violence num?rique, et 57 % ont vu leurs images ou vid?os en ligne faire l?objet d?abus ou de manipulation. La m?me source pr?cise que plus de la moiti? des femmes (54 %) ayant d?clar? avoir ?t? personnellement victimes connaissaient l?auteur. Au Cameroun, la violence num?rique envers les femmes et les filles est une r?alit?, exacerb?e par les normes de genre et les in?galit?s existantes. Selon la d?finition retenue dans l?analyse situationnelle sur les VBG du MINPROFF (ao?t 2025), la violence contre les femmes en ligne ou violence num?rique ? l??gard des femmes et filles d?signe ? tout acte de violence commis, assist? ou aggrav? par l?utilisation des technologies de l?information et de la communication (t?l?phone mobile, internet, m?dias sociaux, jeux informatiques, messagerie texte, courriel, etc.) simplement parce qu?elles sont des femmes ?.L??volution rapide de la technologie, accentu?e par l?Intelligence Artificielle (IA), cr?e de nouveaux risques et intensifie la violence ? l??gard des femmes et des filles sur tout le continuum en ligne et hors ligne. Le dernier rapport (2024) du Secr?taire G?n?ral de l?ONU indique que les technologies num?riques ont permis de nouvelles formes de violence, notamment la violence fond?e sur l?image, les deepfakes pornographiques et la d?sinformation sexiste. Les auteurs utilisent divers outils et plateformes pour infliger des pr?judices : abus, discours haineux, chantage, extorsion? entra?nant des cons?quences sociales, psychologiques et ?conomiques.La violence num?rique touche de mani?re disproportionn?e les femmes tr?s visibles en ligne, notamment les adolescentes, les femmes de la vie publique (journalistes, politiciennes, militantes, d?fenseures des droits). Les femmes ayant un acc?s limit? aux technologies (zones rurales, foyers d?favoris?s) peuvent aussi ?tre expos?es.Mesures prises Au niveau international :La 67e session de la CSW (mars 2023) a exprim? son inqui?tude face ? l?ampleur de la violence num?rique. Adoption du Pacte num?rique mondial (septembre 2024). Premi?re r?solution de l?Assembl?e G?n?rale sur l??limination des violences num?riques (novembre 2024). Convention contre la cybercriminalit? (d?cembre 2024). Au niveau r?gional :Adoption en f?vrier 2025 de la Convention de l?Union Africaine visant ? mettre fin ? la violence ? l??gard des femmes et des filles, incluant explicitement la violence dans le cyberespace. Au niveau national :Loi n?2010/012 du 21 d?cembre 2010 relative ? la cybers?curit? et ? la cybercriminalit?. Loi n?2023/009 du 25 juillet 2023 sur la protection des enfants en ligne. Le projet de loi sur les violences faites aux femmes et filles contient des dispositions sur la violence num?rique. Malgr? ces progr?s, la prise en charge judiciaire reste insuffisante. Les survivantes font face ? la stigmatisation, au manque de recours juridiques, ? des m?canismes de signalement inaccessibles et ? une forte impunit?. L?anonymat des auteurs et la dimension transnationale cr?ent des obstacles suppl?mentaires. L?insuffisance des donn?es constitue ?galement un frein ? une r?ponse efficace. III. PR?SENTATION DU TH?ME Le Cameroun s?arrime au th?me international 😕 UNIS POUR METTRE FIN ? LA VIOLENCE NUM?RIQUE ? L??GARD DE TOUTES LES

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Centrafrique : Nouvelle r?duction des effectifs de la Minusca

Le Conseil de s?curit? vient d?accorder un nouveau mandat ? la Mission multidimensionnelle int?gr?e des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca). Celui-ci s??tend jusqu?au 26 novembre 2026, d?apr?s la r?solution 2800 adopt?e par l?instance ce 13 novembre 2025. Il est cependant caract?ris? par une nouvelle r?duction des effectifs maximums. Soit 354 officiers en moins sur les 14 400 militaires d?ploy?s autoris?s en novembre 2024. Le nouveau contingent devra ainsi se composer de : 580 observateurs militaires et officiers d??tat-major, et 2 999 policiers, dont 589 policiers hors unit?s constitu?es et 2 410 membres d?unit?s de police constitu?es, ainsi que 108 agents p?nitentiaires. La force de d?ploiement de la Minusca ? l?entame de ses op?rations en avril 2014 ?tait de 17 420 soldats. Toutes choses qui montrent une r?duction progressive des troupes d?ploy?es en Centrafrique pour le maintien de la paix. ? 580 observateurs militaires et officiers d??tat-major, et 2 999 policiers, dont 589 policiers hors unit?s constitu?es et 2 410 membres d?unit?s de police constitu?es, ainsi que 108 agents p?nitentiaires ?, a d?cid? le Conseil de s?curit?. Mettant ainsi en exergue les progr?s accomplis en mati?re de s?curit? et de r?tablissement de l?autorit? de l?Etat sur l?ensemble du pays. Ce, malgr? des menaces persistantes. Le contexte est par ailleurs marqu? par des coupes budg?taires cons?cutivement ? la baisse des contributions internationales. R?sultat : depuis octobre, la Minusca proc?de ? une r?duction de 15% de ses d?penses. L.S.

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Corridor Douala-Bangui : des pis pour sauver un axe qui ?touffe

? Yaound?, le 20 novembre 2025, une r?union de haut niveau pr?sid?e par le ministre camerounais des Travaux publics (MINTP), Emmanuel Nganou Djoumessi, a marqu? une nouvelle ?tape dans la r?habilitation du corridor Douala-Bangui, art?re indispensable au commerce sous-r?gional. Autour de la table, les principaux partenaires techniques et financiers ont pass? en revue l??tat d?avancement des travaux, les points de blocage et les financements ? consolider pour acc?l?rer un chantier devenu urgent pour l??conomie camerounaise et centrafricaine. Selon les services du minist?re, certaines sections strat?giques, fortement d?grad?es par le trafic des poids lourds, constituent encore un frein majeur ? la fluidit? du corridor. Les partenaires ont soulign? la n?cessit? d?une meilleure coordination entre les entreprises, les autorit?s locales et les bailleurs, afin de garantir un calendrier r?aliste et une ex?cution plus rigoureuse. L?enjeu est d?autant plus crucial que pr?s de 80 % des marchandises ? destination de Bangui transitent par Douala. En cl?turant la s?ance, le MINTP a rappel? que ce corridor n?est pas seulement une route, mais un instrument de stabilit? ?conomique pour toute la r?gion. Il a insist? sur l?importance de s?curiser les financements, d?am?liorer le suivi op?rationnel et de renforcer la transparence dans la gestion des contrats. Les participants ont convenu de multiplier les r?unions techniques et d?acc?l?rer la mise en ?uvre des engagements pris. Cette r?union, qualifi?e de ?strat?gique? par plusieurs partenaires, laisse esp?rer un calendrier plus resserr? et une mobilisation accrue autour d?un axe vital pour les ?changes, l?int?gration r?gionale et la comp?titivit? des deux pays. Les discussions ont ?galement mis en lumi?re la question r?currente de l?entretien, souvent n?glig? apr?s les grandes phases de r?habilitation. Plusieurs experts ont rappel? que sans un m?canisme durable de maintenance, les sections aujourd?hui r?nov?es risquent de se d?t?riorer rapidement, annulant les investissements consentis. Ils recommandent la cr?ation d?un fonds d?di?, aliment? conjointement par l??tat, les usagers et les partenaires internationaux, afin de garantir une intervention continue. Cette approche, selon eux, permettrait de pr?server la qualit? du corridor sur le long terme et de r?duire les co?ts futurs. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Marie-Claire Dieudonn?e Nseng Elang

Nouvelle procureure g?n?rale de la Cour supr?me, elle avance avec le calme de celles que rien n?arr?te. Premi?re femme ? ce poste au Cameroun, elle a gravi les ?chelons comme on gravit un escalier administratif o? chaque marche proteste avant de c?der. Magistrate hors hi?rarchie, elle manie un sourire diplomatique capable d?inqui?ter plus d?un pr?venu. Dans les couloirs, on dit qu?elle lit les dossiers comme d?autres lisent des polars?: avec un plaisir discret et une m?moire redoutable. Sa nomination rappelle qu?au sommet de la justice, il reste de la place pour celles qui savent bousculer les habitudes.

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Enfants victimes de violence: l?urgence d?une prise en charge globale

Il s?agit, explique le MINPROFF, de d?passer le simple encadrement p?dagogique pour analyser les failles structurelles de la protection de l?enfance au Cameroun. Yaound? devient de plus en plus le centre d?une prise de conscience cruciale : la protection des enfants victimes de violence exige d?sormais une approche globale. ? cet effet, le minist?re de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff) a organis? le 21 novembre 2025 ? Yaound?, un atelier in?dit sur la prise en charge holistique. ??Chaque enfant maltrait? est une soci?t? fragilis?e??, a soulign? Pr Marie-Th?r?se Abena Ondoa, en appelant ? une coordination rigoureuse entre l??tat, les ONG et les familles. L?atelier a d?montr? que la violence ne peut ?tre combattue de mani?re isol?e : elle n?cessite un dispositif int?grant soutien psychologique, accompagnement social, suivi m?dical et orientation juridique. Selon les professionnels, cette approche multidimensionnelle est la seule capable de limiter les s?quelles ? long terme et de reconstruire la confiance des enfants traumatis?s. Les experts pr?sents ont alert? sur l?impact durable de la violence sur le d?veloppement cognitif et ?motionnel. ??Une prise en charge fragmentaire condamne l?enfant ? reproduire le cycle de la violence. Il faut agir vite et de mani?re coordonn?e??, insiste une psychologue sp?cialis?e. L?atelier a ?galement mis en lumi?re la n?cessit? d?un syst?me d?alerte pr?coce, capable de d?tecter les situations ? risque et d?intervenir imm?diatement. Pourtant? La mise en ?uvre reste complexe : insuffisance des ressources, manque de personnel form?, faible sensibilisation des communaut?s et acc?s limit? aux structures sp?cialis?es. Ces contraintes rappellent que la protection holistique n?est pas seulement une ambition, mais un chantier national exigeant des engagements durables et des politiques publiques structur?es. Cl?turant l?atelier, le Minproff affirme : ??Ce que nous construisons aujourd?hui doit devenir un m?canisme permanent. Aucun enfant ne doit rester sans protection??. Les participants s?accordent ? dire que la route est longue, mais que la prise de conscience collective initi?e ce 21 novembre constitue un point de d?part indispensable pour transformer la th?orie en actions concr?tes et efficaces. JRMA

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