Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

bloc d'article

Contre les drogues de synth?se, l’Afrique centrale structure sa d?marche

La croisade contre les nouvelles substances psychoactives (NSP) s?invite au premier plan des pr?occupations s?curitaires en Afrique centrale. Du 23 au 25 septembre 2025, un atelier r?gional a r?uni ? Luanda les administrations douani?res, les acteurs du transport a?rien et les partenaires internationaux, avec un objectif clair : endiguer le trafic croissant de drogues de synth?se qui transitent par les a?roports de la sous-r?gion. Organis? par l?Organe international de contr?le des stup?fiants (OICS) dans le cadre du Programme mondial d?interdiction rapide des substances dangereuses (GRIDS), l??v?nement s?est d?clin? en une plateforme de coop?ration public-priv? pour mieux identifier, ?valuer et contrer les menaces que repr?sentent ces substances aux effets d?vastateurs, souvent plus accessibles et plus difficiles ? d?tecter que les drogues traditionnelles. Ainsi, experts et praticiens ont partag? leurs exp?riences. Ils ont mis en lumi?re les vuln?rabilit?s du syst?me logistique et proposer des r?ponses adapt?es. Selon eux, la circulation de ces produits est favoris?e par la rapidit? et la densit? des ?changes a?riens, en particulier dans les hubs d?Afrique centrale o? les contr?les restent perfectibles. Au-del? de la d?tection et de l?interception, les participants entendent aussi mettre en commun des ? bonnes pratiques ? pour anticiper les ?volutions rapides du trafic. Car les r?seaux criminels innovent sans cesse, profitant des failles r?glementaires et du manque de coordination r?gionale. Aussi, l?accent a ?t? mis sur la coop?ration volontaire entre pouvoirs publics et op?rateurs priv?s ? compagnies a?riennes, transitaires, soci?t?s de fret ? dont l?implication est jug?e essentielle pour rep?rer les cargaisons suspectes. Pour les douanes d?Afrique centrale, cette rencontre est une opportunit? de renforcer leurs capacit?s, mais aussi d?envoyer un signal : la lutte contre les nouvelles drogues de synth?se ne se gagne qu?au prix d?une mobilisation collective et d?une vigilance permanente. JRMA

bloc d'article

Paix et s?curit? : Cameroun, Tchad et RCA dans un grand jeu ? trois

Face aux menaces s?curitaires qui frappent la sous-r?gion, le Cameroun consolide ses alliances militaires avec ses voisins. Le pays a r?cemment sign? un accord de d?fense avec le Tchad pour s?curiser les 1.094 kilom?tres de fronti?re commune. Le texte pr?voit l??change de renseignements confidentiels, des op?rations conjointes contre les menaces transfrontali?res, le renforcement de la lutte contre le terrorisme et la criminalit? organis?e, ainsi que la formation crois?e des militaires des deux pays. La zone du lac Tchad, particuli?rement expos?e ? Boko Haram, ? l??tat islamique en Afrique de l?Ouest et ? divers r?seaux criminels. A en croire Joseph Beti Assomo, ministre camerounais de la D?fense, la signature de cet accord illustre la volont? du Tchad et du Cameroun ? faire face ensemble aux d?fis de paix, de s?curit? et de stabilit?. Issaka Malloua Djamous, le ministre tchadien des Arm?es a ?voqu? la possibilit? d??largir cette dynamique ? la R?publique centrafricaine, ouvrant la voie ? une future ? force tripartite ?. Cette perspective se concr?tise d?j? avec la signature, le 4 septembre 2025, d?un accord de d?fense entre le Cameroun et la RCA, et la cr?ation en mai 2025, d?une unit? de forces conjointes pour lutter contre la criminalit? ? la fronti?re entre le Tchad et la RCA. Le 4 septembre dernier, la R?publique centrafricaine (RCA) et le Cameroun avaient d?j? scell? un accord. ? Celui marque une ?tape d?cisive pour la s?curit? et la stabilit? de nos pays ?, a affirm? le ministre centrafricain, saluant l?appui constant du Cameroun. Ces initiatives traduisent la volont? des ?tats de coordonner leurs actions, de renforcer la s?curit? transfrontali?re et de promouvoir une stabilit? durable au c?ur de l?Afrique centrale. JRMA

bloc d'article

Les fils paient-ils les fautes des p?res?

Il nous arrive de penser que notre ?chec, maladie, c?libat ou difficult? ? trouver du travail est la cons?quence du p?ch? commis autrefois par nos parents ou grands-parents. Les contemporains d??z?chiel ne r?fl?chissaient pas diff?remment. Ils croyaient au dicton: ?les p?res ont mang? du raisin vert et les dents des fils en ont ?t? agac?es?. Non, nous ne payons pas les fautes de ceux qui nous ont pr?c?d?s sur la terre. Chacun est plut?t r?tribu? pour sa propre conduite mais peut-on attribuer la r?tribution ? Dieu? Peut-on soutenir, comme les amis de Job, que Dieu r?compense ceux qui lui ob?issent et qu?il punit ceux qui ne font pas sa volont?? Ma r?ponse est non car, si Dieu s?inscrivait dans la logique de la r?tribution, il ne ferait pas lever son soleil sur les bons et sur les m?chants. Secundo, rien n?est jamais d?finitivement jou? pour chacun d?entre nous. Un nouveau d?part est toujours possible pour quiconque accepte de faire demi-tour (c?est la signification du verbe ?se convertir? en h?breu). Si on s?imagine que tout est jou? d?avance, on est alors tent? de s’abandonner au d?sespoir, de ne plus combattre. Or le livre d??z?chiel d?clare qu?il n?y a pas de jugement sans appel pour le m?chant, que celui-ci ne mourra pas ?s?il se d?tourne de sa m?chancet? pour pratiquer le droit et la justice?. Par contre, si une personne pers?v?re dans l?iniquit?, si elle s?obstine ? nuire aux autres, c?est qu?elle a librement choisi de le faire et elle devra assumer les cons?quences de son choix. ?z?chiel 18, 25-28 est ainsi une prise de position contre le fatalisme. Le passage met en garde contre l?id?e selon laquelle nous ne pouvons gu?re changer le cours de notre existence. Il rappelle surtout que Dieu nous a cr??s libres: libres pour faire le bien ou le mal. La libert? est pr?cis?ment au centre de Mt 21, 28-32 o? un p?re demande ? ses deux fils d?aller travailler dans sa vigne. L?un s?y rend apr?s avoir dit ?non?; l?autre accepte d?y aller mais n?y va pas. ? partir de cet exemple, il est difficile de penser avec certains philosophes tels que Platon que l?homme est manipul? comme un jouet par les dieux. Jean-Claude Dj?r?k?

bloc d'article

CEA-pays de la CEMAC: pour une coop?ration ajust?e aux d?fis

Afin de donner plus de coh?rence et d?efficacit? ? l?action collective, Jean-Luc Mastaki a convi? les diplomates des Etats de la sous-r?gion ? un ?change centr? sur les activit?s du Bureau sous-r?gional pour l?Afrique centrale de la Commission ?conomique des Nations unies pour l?Afrique (BSR-CEA). ? Votre pr?sence ici t?moigne de l?int?r?t que vous portez au travail de notre Commission ?. Par cette formule, Jean-Luc Mastaki ouvre la rencontre du 26 septembre 2025 ? Yaound?. Le directeur du Bureau sous-r?gional pour l?Afrique centrale de la CEA remercie les diplomates venus malgr? ? un agenda charg? en cette p?riode de forte activit? institutionnelle et politique ?. Dans une ambiance conviviale, le responsable onusien insiste sur la n?cessit? d?installer un cadre d??changes r?guliers entre la CEA et les repr?sentations diplomatiques. Selon lui, seule une concertation soutenue permettra d?accompagner les transformations structurelles attendues par la CEMAC. ? Nous avons besoin de mieux canaliser les communications et de valoriser vos analyses sur les r?alit?s ?conomiques locales ?, dit-il. Objectif ? Renforcer la coh?rence et l?efficacit? de l?action collective ?. Pour Mastaki, l?expertise fine des ambassades constitue un atout ? transformer en levier de d?veloppement. Ces consultations doivent d?passer les rencontres ponctuelles pour devenir un m?canisme de coop?ration r?gulier. Au-del? des relations bilat?rales, la CEA met aussi en avant son r?le d?appui ? l?int?gration r?gionale. ? Notre organisation compte des projets actifs dans chacun des ?tats et collabore avec les minist?res techniques ainsi qu?avec d?autres acteurs majeurs du d?veloppement ?, rappelle-t-il. Cette dynamique place la Commission ? au c?ur des ambitions d?harmonisation port?es par la CEMAC et la CEEAC ?. La s?ance est aussi l?occasion de saluer l?implication des institutions communautaires. Mastaki exprime sa reconnaissance aux repr?sentants de la CEMAC pour ? les initiatives d?j? engag?es et l?engagement renouvel? en faveur du progr?s r?gional ?. Dans un contexte marqu? par la qu?te d?int?gration et la diversification des ?conomies, le patron du BSR-CEA livre un plaidoyer clair : faire de Yaound? un carrefour diplomatique et un espace de dialogue continu. ? Nous souhaitons donner un caract?re r?gulier ? cette dynamique, afin qu?elle devienne un levier d?action commune ?, conclut-il. Ses convives, satisfaits, se r?jouissent des actions multiformes du Bureau dans leurs pays respectifs. Jean-Ren? Meva?a Amougou

Grande interview, MATINS DE L'INTEGRATION

NORME ITIE: LE CAMEROUN SUSPENDU DEPUIS 2024

Le Cameroun a ?t? suspendu de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) le 1er avril 2021 pour ne pas avoir publi? son rapport de 2018 dans les d?lais impartis, une suspension qui a ?t? lev?e le 30 juin 2021 apr?s la publication du rapport.?Le pays est de nouveau suspendu depuis 2024, car il a ?chou? lors de la validation de 2023 ? satisfaire aux exigences de la norme concernant la participation des parties prenantes.?La prochaine validation est pr?vue pour avril 2027, et le Cameroun devra mettre en ?uvre des mesures correctives pour respecter la Norme ITIE et ?viter la radiation de l’initiative.?

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Pour une autre fa?on d??tre militant

La d?mocratie n?est pas une d?votion, encore moins une adoration. C?est une exigence de d?bat, de contradiction, de remise en cause. C?est, surtout, la capacit? d?un groupe humain ? faire vivre la v?rit?, m?me quand elle d?range. Pourtant, une certaine mani?re de militer en C?te d?Ivoire semble ignorer cette r?alit?. Il suffit de regarder ce qui se passe autour de Laurent Gbagbo et de ses partisans les plus intransigeants, ceux qu?on appelle les « Gbagbo ou Rien » (GOR). Quand quelqu?un critique Emmanuel Macron, Alassane Dramane Ouattara, Tidjane Thiam, Pascal Affi N?Guessan, Simone Ehivet Gbagbo ou encore Ahoua Don Mello, et qu?en parall?le il dit du bien de Laurent Gbagbo, les GOR applaudissent ? tout rompre. Ils crient au courage, ? la lucidit?, ? l?honn?tet? intellectuelle. Mais il suffit que cette m?me personne ose poser une question sur une d?cision de Gbagbo, ou d?nonce une incoh?rence dans ses propos, pour que le m?me camp se retourne contre lui avec une virulence inqui?tante. D?un h?ros, il devient tra?tre. D?un compagnon de route, il devient un infiltr?. D?un intellectuel engag?, il devient un vendu. O? est donc pass?e la pens?e politique ? O? est pass?e la vision d?mocratique que des hommes comme Harris Memel-Fot?, Barth?lemy Kotchy, Mamadou Koulibaly, Zacharie S?ry Bailly ou d’autres ont voulu incarner au sein du Front Populaire Ivoirien (FPI) ? N?avons-nous pas collectivement trahi l?h?ritage intellectuel qui devait ?tre la boussole du combat d?mocratique en C?te d?Ivoire ? Quand aimer devient interdire la critique Il est devenu presque impossible, dans certains cercles militants, d?exprimer un d?saccord avec Laurent Gbagbo sans ?tre imm?diatement suspect? de trahison. Pourtant, ceux qui critiquent Gbagbo aujourd?hui sont parfois ceux qui, hier, ont risqu? leur s?curit? pour d?fendre sa l?gitimit?, ses id?es, son combat. Je fais partie de ceux-l?. Comme Th?ophile Kouamouo, Ferro Bally et bien d?autres, j?ai souvent pris la plume pour d?fendre l?ancien pr?sident, non pas par culte de la personnalit?, mais par conviction politique. Mais aimer un homme politique ne signifie pas renoncer ? l?exigence intellectuelle. Ce n?est pas le suivre aveugl?ment. Ce n?est pas s?interdire de penser autrement que lui.Laurent Gbagbo est-il irr?prochable ? Bien s?r que non. Est-il un gourou, dont la parole serait infaillible et d?finitive ? Non plus. Il n?a jamais revendiqu? ce statut, et il serait profond?ment injuste de lui en pr?ter l?intention. Alors pourquoi certains de ses partisans veulent-ils lui construire ce pi?destal de marbre, ce tr?ne sacr? o? il ne serait plus qu?un chef v?n?r?, qu?on ne peut ni contredire ni corriger ? Gbagbo n?a pas besoin de r?pondeurs automatiques Je l??cris avec toute la clart? n?cessaire : Laurent Gbagbo n?a pas besoin de militants qui parlent ? sa place, qui ?touffent le d?bat, qui agressent verbalement ceux qui osent poser des questions. Il n?a pas besoin de ?soldats? de la parole, encore moins de censeurs en ligne. L?homme est historien, intellectuel, orateur. Il sait manier la plume, il conna?t le poids des id?es. D?ailleurs, il l?a dit lui-m?me : lorsqu?il ?tait pr?sident, face ? la critique d?un journaliste, sa r?ponse ne fut pas la prison, mais le d?bat. Cette d?claration, au-del? de son ?l?gance, r?v?lait une posture politique. Il n?y a pas de d?mocratie sans critique. Il n?y a pas de R?publique sans contradiction. Aujourd?hui encore, je sais que mes textes peuvent arriver jusqu?? lui. Pascal Dago Kokora, cofondateur du FPI et ancien ambassadeur de C?te d?Ivoire ? Washington, m?a r?cemment confi? qu?il les lui faisait suivre. Si ce que j??cris lui d?pla?t, je suis convaincu qu?il saura me r?pondre avec ses mots, son style, son intelligence. Il n?a pas besoin qu?on se batte en son nom pour des d?saccords d?id?es. L?oubli du projet intellectuel de Memel-Fot? Dans le texte fondateur du Front Populaire Ivoirien, Harris Memel-Fot?, intellectuel rigoureux et humaniste, avait pos? une exigence : le parti devait ?tre ouvert ? la critique et ? l?autocritique. Cette ouverture n??tait pas un luxe, mais une condition de survie politique. Memel-Fot? savait que les partis qui ne chantent que les louanges du chef deviennent des machines bureaucratiques, voire des sectes politiques. Un parti sans critique devient sourd. Il se coupe du peuple, de la r?alit?, de la dynamique historique. Un parti sans autocritique finit par justifier toutes les fautes, toutes les incoh?rences, toutes les d?rives. Or, chacun de nous a ses contradictions. Laurent Gbagbo aussi. Et c?est normal. C?est humain. L?incoh?rence de l??ge : un exemple concret Un exemple suffit ? illustrer ce que certains refusent de voir. Gbagbo avait d?clar? qu?? 75 ans, un homme ne devrait plus briguer la magistrature supr?me. Cette phrase avait marqu? les esprits, car elle t?moignait d?un d?sir de renouvellement, d?un sens du devoir historique. Mais, aujourd?hui, ? 80 ans pass?s, il veut redevenir pr?sident. Peut-on faire comme si cette contradiction n?existait pas ? Peut-on ne pas la voir ? Peut-on, surtout, interdire ? quiconque de la relever ?Pourquoi les GOR refusent-ils ce d?bat ? Pourquoi cette crispation, cette agressivit? envers quiconque ose dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas ? Cette incoh?rence n?efface en rien le parcours remarquable de Gbagbo. Mais elle m?rite d??tre discut?e. Elle appelle des explications, des arguments, pas des insultes. La libert? d?expression, ce n?est pas que pour les autres. On ne peut pas r?clamer la d?mocratie, la libert? de la presse, la libert? d?expression ? comme l?a fait avec constance Laurent Gbagbo ? et, en m?me temps, refuser ces m?mes libert?s au sein de son propre camp. Cela s?appelle du deux poids deux mesures. Cela s?appelle du sectarisme. Or, ? bien des ?gards, certains GOR se comportent aujourd?hui comme ce qu?ils critiquent chez les ?Adomoutons? ? ces militants inconditionnels du pouvoir en place. M?me refus de la contradiction. M?me d?fense aveugle du chef. M?me volont? d??craser la critique au nom de l?unit? du camp. Mais l?unit? fond?e sur le silence est une illusion. Elle cache les failles, mais ne les gu?rit pas. Elle enterre les d?bats, mais ne r?sout rien. La vraie unit? politique se construit sur des discussions franches, sur

bloc d'article

Reconnaissance de l’Etat palestrinien : Comprendre ? l’entre-deux ? de Yaound?

?Si la port?e d’une reconnaissance d’Etat est largement symbolique et politique, dans le cas de la Palestine, cela fait quand m?me trois quarts des pays qui vous disent que la Palestine r?unit les conditions n?cessaires pour ?tre un Etat ?. Interview? par l’AFP (Agence France Presse) le 23 septembre dernier, Romain le Boeuf, professeur de droit international ? l’Universit? d’Aix-Marseille r?sume l’opinion selon laquelle la Palestine a bien le profil qui lui garantit un meilleur acc?s aux m?canismes juridiques lui permettant de d?fendre ses droits sur la sc?ne internationale. Seulement voil? : Chaque fois, le Cameroun se retrouve interpell? : que pense Yaound? de la cr?ation d?un ?tat palestinien ? La r?ponse, constante mais nuanc?e, refl?te une diplomatie de prudence, ? mi-chemin entre le respect des principes universels et la d?fense des int?r?ts strat?giques. D?un c?t?, le Cameroun ne peut ignorer le poids du droit international. Depuis 1947, l?ONU a multipli? les r?solutions reconnaissant au peuple palestinien le droit ? l?autod?termination. L?Union africaine, ? laquelle le Cameroun appartient, a r?affirm? sans ambages son soutien ? la solution ? deux ?tats, avec J?rusalem-Est pour capitale de la Palestine. ? Addis-Abeba, Yaound? n?a jamais contest? cette ligne, signe de sa fid?lit? ? la solidarit? africaine et au multilat?ralisme. Mais d?un autre c?t?, le Cameroun entretient avec Isra?l une coop?ration vitale. Dans un contexte s?curitaire marqu? par la lutte contre Boko Haram et d?autres menaces asym?triques, l?expertise isra?lienne en mati?re militaire, de renseignement et de cybers?curit? repr?sente un appui pr?cieux. Sur le plan agricole, les techniques isra?liennes d?irrigation et de gestion de l?eau inspirent plusieurs programmes pilotes au Cameroun. Rompre avec Tel-Aviv serait donc un luxe que Yaound? ne peut se permettre. Ce double attachement explique une ligne diplomatique faite d??quilibres subtils. ? l?ONU, le Cameroun choisit souvent l?abstention lors des votes sensibles, ?vitant ainsi de se ranger totalement d?un c?t? ou de l?autre. Il r?affirme dans ses d?clarations le droit l?gitime des Palestiniens ? un ?tat, tout en insistant sur le besoin d?une n?gociation directe entre les parties. Ce langage feutr? lui permet de ne pas froisser ses partenaires arabes tout en m?nageant Isra?l. Certains y voient une frilosit?, d?autres une sagesse. Dans un monde de plus en plus polaris?, Yaound? revendique une diplomatie de non-alignement actif. C?est une tradition h?rit?e de la guerre froide : ne pas se laisser enfermer dans les blocs, rester disponible comme interlocuteur pour tous. Sur la Palestine, cette posture traduit une conviction : seul le dialogue, et non les condamnations unilat?rales, pourra un jour ouvrir la voie ? la coexistence de deux ?tats. Mais cette prudence n?est pas sans risque. En diff?rant une reconnaissance claire de l??tat palestinien, le Cameroun s?expose ? l?accusation de double langage. Comment plaider avec force pour la souverainet? et l?int?grit? territoriale en Afrique centrale, si l?on h?site ? soutenir frontalement la m?me exigence ailleurs ? Dans un contexte o? l?opinion publique africaine reste largement solidaire des Palestiniens, le silence prudent de Yaound? peut para?tre en d?calage. Le d?fi, pour la diplomatie camerounaise, sera de transformer cette neutralit? en atout. Le pays pourrait offrir ses bons offices dans des m?diations discr?tes, comme il a parfois su le faire dans des crises r?gionales. Il pourrait aussi s?engager davantage dans les instances multilat?rales qui explorent les voies de la paix au Proche-Orient. Autrement dit, faire de son ?quilibre non pas un repli, mais une contribution positive. Car au fond, la question palestinienne ne concerne pas que le Moyen-Orient. Elle touche ? l?universalit? du droit, ? la coh?rence des engagements. Pour le Cameroun, continuer ? marcher sur cette ligne de cr?te est une mani?re de rappeler que le monde n?est jamais noir ou blanc, mais fait de nuances qu?il faut savoir assumer. La prudence peut sembler timide ; elle peut aussi ?tre l?autre nom de la constance. Jean-Ren? Meva?a Amougou

bloc d'article

S.E. Ibrahim bin Hamed Alghamedi

Son pays, le Royaume d?Arabie Saoudite, a c?l?br? le 95? anniversaire de sa fondation. En sa qualit? d’ambassadeur accr?dit? ? Yaound?, il a prononc? un discours bas? sur des chiffres. Selon le diplomate saoudien en effet, ? l??chelle africaine, plus de 45 milliards de dollars ont ?t? consacr?s au d?veloppement, 450 millions de dollars d’aide humanitaire ? travers 45 pays, et des perspectives d?expansion diplomatique avec l?ouverture de plus de 40 ambassades d?ici 2035. La projection mise sur 30 millions de dollars d?aide au Sahel et au bassin du lac Tchad traduit une conscience des vuln?rabilit?s s?curitaires et humanitaires r?gionales, auxquelles le Cameroun est directement confront?.

bloc d'article

10%

Selon l’Organisation des Nations unies (ONU), depuis 2020 ? nos jours, c’est la portion des femmes vivant encore dans une pauvret? extr?me dans le monde. D’apr?s la m?me source, 351?millions de femmes et de filles pourraient encore ?tre plong?es dans la pauvret? extr?me d?ici 2030. ? Si les gouvernements agissent d?s maintenant, la pauvret? extr?me des femmes pourrait diminuer de 9,2?% en 2025 pour atteindre 2,7?% d?ici 2050. Quels sont les avantages?? Une relance de 342?000?milliards de dollars suppl?mentaires pour l??conomie mondiale d?ici 2050. Les investissements en faveur des femmes constituent la strat?gie de croissance la plus intelligente qu?un pays puisse choisir??, recommande l’ONU.

bloc d'article

RDC : 42 morts dans une nouvelle ?pid?mie d’Ebola au Kasa? (officiel)

L’?pid?mie d’Ebola en cours a d?j? fait 42 morts sur 64 cas recens?s dans la province du Kasa?, au centre de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC), ont annonc? samedi les autorit?s sanitaires. L’ONU a appel? ? « la pr?vention ? l’?chelle mondiale ». Parmi ces 64 cas enregistr?s en date du 26 septembre, dont 53 confirm?s positifs et 11 probables, 42 d?c?s ont ?t? notifi?s, dont 31 parmi les cas confirm?s, a d?clar? Bazin Pembe, ministre provincial de la Communication et des M?dias de la province du Kasa?, o? l’?pid?mie a ?t? d?clar?e le 4 septembre par le gouvernement congolais. Il s’agit de la 16e ?pid?mie de la maladie en RDC depuis la d?couverte du virus Ebola en 1976. La derni?re ?pid?mie dans la r?gion du Kasa? remonte ? 2008-2009. Cette zone compte parmi les plus fragiles du pays, avec un syst?me de sant? faible, un acc?s limit? ? l’eau potable, des p?nuries de m?dicaments et une mauvaise hygi?ne, ce qui rend les familles particuli?rement vuln?rables, selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF). « Des ?pid?mies comme celle-ci nous rappellent aussi l’importance de la pr?vention ? l’?chelle mondiale, ainsi que de la r?ponse imm?diate », a indiqu? John Agbor, repr?sentant de l’UNICEF en RDC. Les cas vont de 0 ? 65 ans, le groupe d’?ge de 0 ? 9 ans ?tant le plus touch?, selon un r?cent rapport publi? par l’Organisation mondiale de la sant? (OMS). D’apr?s un autre rapport publi? mercredi par le minist?re congolais de la Sant?, 2.103 personnes ont ?t? vaccin?es. Avec plus de 20.000 doses de vaccins d?j? arriv?es, pr?s de 45.000 doses suppl?mentaires sont en route vers la province du Kasa?, selon l’UNICEF. Le vaccin est administr? selon la strat?gie de « vaccination en anneau », qui consiste ? vacciner les personnes les plus expos?es au risque d’infection apr?s avoir ?t? en contact avec un patient confirm?, selon l’OMS. Les inqui?tudes li?es ? la maladie sont g?n?ralis?es, le virus Ebola ayant ?t? d?tect? dans des nouveaux secteurs de la zone de sant? de Bulape, ?picentre de l’?pid?mie. Selon l’ONG International Medical Corps, des rumeurs font ?tat de mouvements de populations fuyant les zones touch?es, ce qui pourrait favoriser la propagation du virus au-del? de la province du Kasa? vers les provinces voisines, voire de l’autre c?t? de la fronti?re, en Angola. « Les deux ? trois semaines seront cruciales pour contenir la transmission ? Bulape et r?duire le risque de propagation suppl?mentaire », avertit le rapport de l’OMS publi? mercredi, appelant ? maintenir la surveillance, ? ?largir la vaccination, ? renforcer la pr?vention des infections et ? impliquer davantage les communaut?s. En septembre 2022, la RDC avait d?clar? la fin de sa 15e ?pid?mie de virus Ebola, apparue avec un cas confirm? dans la province du Nord-Kivu (est).La maladie ? virus Ebola est une fi?vre h?morragique hautement contagieuse qui provoque une s?rie de sympt?mes, notamment de la fi?vre, des vomissements, de la respiration, des douleurs g?n?ralis?es ou un malaise, ainsi que, dans de nombreux cas, des h?morragies internes et externes. KINSHASA, 27 septembre (Xinhua)

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut