Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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Journ?e de l?Unit? et souvenir de la chute du Mur de Berlin: l?Allemagne en f?te ? Yaound?

Comme chaque ann?e, la r?sidence diplomatique germanique ouvrira ses jardins pour comm?morer deux moments cl?s de l?histoire du pays. Chute du Mur de Berlin en novembre 1989, pr?lude ? la r?unification officielle de l?Allemagne, le 3 octobre 1990. L?Ambassade d?Allemagne ? Yaound? accueille, ce vendredi 3 octobre 2025, diplomates, repr?sentants des institutions camerounaises, membres de la soci?t? civile et amis de l?Allemagne pour la c?l?bration. Selon la repr?sentation diplomatique, l??dition de cette ann?e a une r?sonance particuli?re : elle marque le 35? anniversaire de la r?unification. L?ambassadrice prononcera un discours rappelant la port?e universelle de cet ?v?nement, symbole de libert? et de r?conciliation. Des autorit?s camerounaises prendront ?galement la parole, soulignant l?importance de la coop?ration germano-camerounaise dans des secteurs aussi divers que l??ducation, la sant?, les infrastructures ou encore la gouvernance. Au-del? du protocole, les festivit?s se veulent un pont entre m?moire et avenir. Une exposition photographique retracera les heures d?cisives de la chute du Mur, tandis qu?un volet interactif invitera la jeunesse germanophone du Cameroun ? r?fl?chir sur le sens d?? abattre les murs ? aujourd?hui : in?galit?s sociales, barri?res ?conomiques ou d?fis politiques. La soir?e sera rythm?e par des prestations artistiques m?lant musiciens camerounais et allemands, t?moignant d?un dialogue culturel toujours vivant. Comme le veut la tradition, le rendez-vous rassemblera diplomates, op?rateurs ?conomiques, partenaires du monde acad?mique et acteurs de la soci?t? civile. En r?unissant m?moire historique et ouverture culturelle, l?ambassade entend rappeler que l?esprit du 3 octobre d?passe les fronti?res allemandes. ? La chute du Mur de Berlin, c?est un message universel : rien n?est immuable, tout peut ?tre transform? par la volont? citoyenne ?, souligne un communiqu? de la repr?sentation diplomatique. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Fin de l’Agoa, place ? la Zlecaf

La fin annonc?e de l?Agoa, cet accord qui liait une partie des ?conomies africaines aux march?s am?ricains, sonne comme un rappel brutal : le temps des d?pendances ext?rieures est compt?. Le continent, riche de ses ressources naturelles et de son capital humain, ne peut plus se contenter du r?le de figurant dans les grands ?changes mondiaux. L?Afrique doit apprendre ? ?tre son propre march?, son propre moteur. C?est dans ce contexte que monte en puissance l?id?e d?acc?l?rer la mise en ?uvre de la Zone de libre-?change continentale africaine (ZLECAf). Un projet ambitieux, souvent ?voqu?, parfois ralenti, mais d?sormais incontournable. ? L?Afrique est ? un tournant. Elle doit passer du statut de b?n?ficiaire passif ? celui de n?gociateur actif, capable de transformer ses atouts naturels et humains en leviers de d?veloppement durable ?, r?sume avec justesse le Dr Mamady Kamara, sp?cialiste en gouvernance et entrepreneuriat. Car l?enjeu est clair : si l?Afrique veut peser dans le jeu ?conomique mondial, elle doit d?abord apprendre ? commercer avec elle-m?me. Ses 55 ?tats, ses 1,55 milliard de consommateurs et ses classes moyennes en expansion constituent d?j? un march? gigantesque. Reste ? abattre les murs invisibles ? barri?res douani?res, lourdeurs administratives, infrastructures d?ficientes ? qui freinent la libre circulation des biens, des services et des id?es. Certains analystes y voient m?me une chance : la fin de l?Agoa pourrait ?tre le choc salutaire qui poussera les d?cideurs africains ? investir davantage dans les cha?nes de valeur locales, dans les industries de transformation et dans l?int?gration ?conomique r?gionale. Un pari audacieux, mais n?cessaire. L?histoire retiendra peut-?tre que le tournant a commenc? ici : quand l?Afrique a compris que son avenir ne se n?gociait plus ? Washington, Bruxelles ou P?kin, mais ? Accra, Kigali, Douala ou Nairobi. Quand elle a choisi de croire en elle-m?me, non plus comme un r?servoir de mati?res premi?res, mais comme une force ?conomique capable de rivaliser avec les blocs les plus puissants. Mais pour franchir ce cap, il faudra plus que des discours. La ZLECAf ne peut pas rester une simple signature sur un trait? ou une incantation dans les sommets. Elle doit devenir un outil concret, visible dans le quotidien des entrepreneurs, des agriculteurs, des transporteurs et des consommateurs africains. Comment parler d?int?gration quand il faut parfois plus de temps pour faire Douala?Bangui qu?Abidjan?Paris ? Comment pr?tendre au dynamisme commercial si les ports sont satur?s, les routes d?labr?es, les lignes a?riennes rares et co?teuses ? L?int?gration ?conomique commence par l?int?gration physique. ? cela s?ajoute la question de la confiance. Les ?tats africains doivent accepter de c?der une part de souverainet? ?conomique au profit d?une vision commune. Trop souvent, les accords r?gionaux sont frein?s par des r?flexes protectionnistes ou des calculs politiques ? court terme. Or, face ? des g?ants comme l?Union europ?enne, les ?tats-Unis, la Chine ou l?Inde, aucun pays africain, pas m?me le Nigeria, ne peut pr?tendre jouer en solo. C?est ensemble ou jamais. Il y a urgence, car la jeunesse du continent, majoritaire et de plus en plus ?duqu?e, ne peut se satisfaire d?attendre ind?finiment des promesses. Elle veut des emplois, des opportunit?s, des entreprises capables d?exporter et d?innover. Elle attend que ses dirigeants transforment les slogans en chantiers, et les chantiers en prosp?rit? partag?e. L?Afrique ne manque pas d?id?es ni de talents ; ce qui lui manque, c?est un cadre coh?rent et un cap ferme. JRMA

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CEEAC: le e-commerce au centre des attentions

La probl?matique au c?ur d’une rencontre organis?e le 23 septembre 2025 ? Douala. Le e-commerce est un moteur de croissance ?conomique mondiale. Des donn?es statistiques indiquent qu?un quart du commerce mondial se fait aujourd’hui par voie ?lectronique. C?est dire que le e-commerce n?est plus un ph?nom?ne marginal. Il est donc indispensable pour les pays membres de la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale – CEEAC de s?arrimer ? la donne. ? Cela passe par l??laboration de politiques appropri?es, de strat?gies ? mettre en ?uvre et d’instruments r?glementaires pour encadrer l’activit? commerciale ? travers les canaux num?riques ?, explique Jacob Kotcho Bongkwaha, directeur du march? commun ? la Commission de la CEEAC. Pendant deux jours ? Douala, les acteurs du secteur priv?, les r?gulateurs nationaux, les propri?taires de plateformes de commerce en ligne, les repr?sentants des minist?res sectoriels comp?tents ?taient r?unis afin de contribuer au renforcement de l’int?gration ?conomique dans le cadre des travaux de restitution et d?examen de l?avant-projet de la politique r?gionale inclusive pour le d?veloppement du commerce ?lectronique en Afrique centrale. ? Les politiques communautaires n?exemptent pas les ?tats d??laborer leurs politiques nationales. En ce moment, on a plusieurs ?tats de la communaut? qui disposent de leur politique nationale, leur strat?gie nationale du d?veloppement du commerce ?lectronique. Il peut arriver que ces politiques soient en conflits sur certains de leurs aspects, ce qui n?est pas souhaitable. Et le cadre d’harmonisation et de convergence c?est elle qui devrait servir de cadre pour s?assurer que les politiques que tous les ?tats vont ?laborer en raison de leur sp?cificit? ne sont pas en conflit, qu’elles soient convergentes, qu’elles se parlent et qu’elles suivent le m?me objectif de d?veloppement de la communaut? de mani?re g?n?rale ?, affirme le directeur du march? commun ? la CEEAC. Ces ?changes ont permis de r?pertorier et prendre en compte les pr?occupations sp?cifiques de toutes les parties prenantes. ? Apr?s cette ?tape, nous allons passer ? la phase de validation formelle dans les comit?s techniques sp?cialis?s de la r?gion avant d’arriver ? la conf?rence des chefs d’Etat ?, a-t-il conclu. Diane Kenfack

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Ebolowa: Paul Biya dans son Sud natal

Dans la capitale r?gionale du Sud, la campagne ?lectorale 2025 d?passe le simple affrontement politique. Elle se d?ploie comme un th??tre vivant, o? Paul Biya, est omnipr?sent et glorifi? comme un monument in?branlable, tandis que l?opposition avance avec prudence, humour et cr?ativit? pour se faire entendre. D?s l?entr?e nord d?Ebolowa, la ville s?ouvre sous un ciel doux, caress? par le soleil matinal. Comme des drapeaux immobiles dans un ballet silencieux, les affiches de Paul Biya s??tirent sur plusieurs m?tres ? un carrefour. Chaque couleur, chaque slogan semble anim? par une respiration propre, un souffle qui traverse la ville et qui accompagne le pas des habitants. Au march? central, le brouhaha des clients se m?le ? l?odeur du caf? br?lant et des ?pices fra?ches. Mme Akono, commer?ante de 42 ans, dispose ses tissus color?s et regarde les passants : ? Chaque matin, je vois ces affiches et je me sens prot?g?e. La stabilit?, c?est ce que nous voulons pour nos enfants, pour nos familles. ? ? quelques m?tres, M. Nguema, propri?taire d?une petite boutique de textiles, hoche la t?te en souriant : ? Mais nous voulons surtout continuer ? vivre, ? travailler, ? voir nos affaires prosp?rer. Peu importe le nom sur l?affiche, l?essentiel est que la ville respire. ? L?omnipr?sence du pr?sident d?passe le cadre d?une simple campagne. Chaque poster devient c?l?bration, chaque slogan une ode ? la long?vit? et ? la sagesse. Martine Mfou?ou Mengue, vendeuse de beignets ? Nko?ovos, s?exclame avec ferveur : ? Paul Biya, c?est notre guide. Sans lui, que serait le Sud ? ? ? ses c?t?s, un jeune ?tudiant en ?conomie, lunettes l?g?rement de travers et sourire espi?gle, compl?te : ? Il est comme le soleil : on sait qu?il va se lever chaque matin et r?chauffer nos vies. ? M?me sous la chaleur accablante de midi, il ajoute en riant : ? Au moins, il est l? ! ? Dans les caf?s et les march?s, la conversation oscille entre admiration et nostalgie, entre respect et ironie. ? Ici, il est un roi ?, confie un retrait?, yeux riv?s sur une affiche gigantesque pr?s de la mairie. ? Dans le Sud, on le v?n?re presque comme un arbre centenaire. ? Une commer?ante de jus de gingembre rench?rit, mi-s?rieuse, mi-fac?tieuse : ? Et quand il tombera, il faudra des parapluies : la pluie de posters ne s?arr?tera pas ! ? Les enfants, eux, trouvent dans cette omnipr?sence un amusement innocent : ? Pourquoi on voit toujours le m?me monsieur partout ? ? demande une fillette, tandis que son camarade propose : ? Peut-?tre qu?il veut ?tre notre professeur pour toujours ! ? Rires spontan?s, complicit? joyeuse, et la ville enti?re devient sc?ne d?une com?die politique douce et vibrante. Face ? cette d?ferlante, l?opposition avance avec prudence, transformant la discr?tion en force. Les partisans de Cabral Libii et des autres candidats observent et dialoguent dans l?ombre, avec humour et ?nergie. Dans une ruelle ?troite du quartier nord, un militant murmure : ? Ici, on est comme des cam?l?ons. On observe, on ?coute? mais on ne fait pas de vagues. ? Pourtant, derri?re ces sourires calcul?s, bouillonne une ?nergie nouvelle. Les jeunes brandissent des pancartes miniatures et ?changent messages et vid?os sur les r?seaux sociaux, tandis que les a?n?s, assis sous les manguiers, discutent de renouveau, de perspectives et de d?mocratie. ? On ne peut pas ignorer l?histoire, mais on peut r?ver d?un futur diff?rent ?, confie un enseignant retrait?, ajustant ses lunettes, le regard mi-s?rieux, mi-espi?gle. Le contraste entre la gloire de Biya et la discr?tion de l?opposition est saisissant. Dans les march?s, les conversations oscillent entre admiration et frustration. ? Quand je vois Biya partout, je me dis qu?il est comme un vieux ch?ne : imposant, inamovible. Mais un jour, m?me le ch?ne tombe? ?, confie un commer?ant au sourire mi-figue, mi-raisin. Une vendeuse de l?gumes ajoute, avec un rire retenu : ? Et quand il tombe, attention aux branches ! ? Dans un caf?, un jeune journaliste ?tudiant analyse : ? Les gens adorent, ils critiquent, mais chacun cherche sa v?rit?. La politique ici est un spectacle o? tout le monde joue son r?le. ? Les places publiques deviennent sc?nes de th??tre improvis?es. Dans un village p?riph?rique, les militants du RDPC chantent, dansent et scandent des slogans, transformant la route en carnaval politique. ? C?est un festival de la gloire de Biya ! ? s?exclame un jeune tambourinaire, frappant le rythme des slogans. ? quelques m?tres, une militante de l?opposition, souriante mais d?termin?e, confie : ? On ne peut pas rivaliser avec les affiches, mais nos id?es touchent les c?urs. Chaque conversation, chaque sourire compte. ? Sous un manguier, un groupe de jeunes d?bat avec passion des projets pour l?avenir, tout en ?changeant des anecdotes et des messages sur leurs t?l?phones. ? M?me si on n?est pas visibles partout, on peut semer des id?es ?, dit l?un d?eux. Entre les rires des enfants, les chants des militants et les murmures des observateurs attentifs, Ebolowa raconte une campagne ?lectorale qui d?passe les simples slogans : elle devient spectacle, m?moire et esp?rance, o? chaque citoyen joue son r?le, qu?il admire, critique ou r?ve d?un lendemain diff?rent. Paul Biya reste le soleil in?branlable de la sc?ne politique, mais autour de lui, des rayons d?opposition percent l?ombre avec douceur et d?termination. Dans ce th??tre vivant, chaque poster, chaque sourire, chaque dialogue devient partie int?grante de l?histoire d?une ville qui respire la politique comme on respire l?air du matin : intens?ment, avec curiosit?, ?merveillement et une pointe d?humour. JRMA

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7101,7 milliards au 31 d?cembre 2025, correspondant ? un taux de couverture ext?rieur de la monnaie de 73, 2%

La performance sera au rendez-vous, malgr? le trou de 1000 milliards de FCFA enregistr? au mois de juillet et aout dernier. Le Gouverneur de la Banque des Etats de l?Afrique centrale (BEAC) se montre tr?s optimiste sur les r?serves de change appel?es ? augmenter jusqu?? 9500 milliards Fcfa en 2028. La sortie de Yvon Sana Bangui au cours d?une conf?rence de presse organis?e le 29 septembre 2025, au sortir du troisi?me Comit? de pilotage mon?taire. Je voudrai faire un rappel de l??volution r?cente des r?serves de change. Puis, je mobiliserai deuxi?mement les facteurs explicatifs des ?volutions constat?es ces derniers mois. Ensuite, je vous ferai part troisi?mement des actions entreprises imm?diatement par la Banque centrale ? l’effet de jumeler les facteurs de risques sur la dynamique des r?serves. Pour enfin cl?turer mon propos par une exposition des perspectives d’?volution de nos r?serves de change ? moyen terme. 1-L’?volution r?cente des r?serves de change de la Cemac Ces r?serves se situent 6556 milliards, soit 10,81 milliards d’euros au 31 ao?t 2025. Il s’agit bien entendu d’une donn?e provisoire, enregistrant une l?g?re baisse de 0,09% comparativement au 31 ao?t 2024. Apr?s la hausse tendancielle enregistr?e entre octobre 2024 et mars 2025, soutenue par des d?caissements de pr?ts et la bonne tenue des r?trocessions des devises, les r?serves de change se sont inscrites sur une tendance baissi?re, avec une vitesse plus prononc?e entre juin et ao?t 2025. Sur la m?me p?riode, le taux de couverture de la monnaie (qui mesure la capacit? de la monnaie ? ?tre ?chang?e contre des devises ?trang?res) est pass? de 69,8% ? 61,6% au 31 ao?t 2025. Ce niveau est sup?rieur ? l’objectif de la banque centrale en termes de stabilit? externe de la monnaie, qui est fix? au moins ? 20% ? chaque instant. Les r?serves en mois d’importations des biens et services sont situ?es quant ? elles ? 4,24 mois des importations au 31 ao?t 2025 contre 4,28 au 31 ao?t 2024. Les normes en la mati?re pr?conisent un niveau minimal de trois mois d’importations des biens et de services. Pour la fin de l’exercice 2025, les estimations des services de la banque centrale montrent que les r?serves de change se situeraient ? 7 101,7 milliards au 31 d?cembre 2025, correspondant ? un taux de couverture ext?rieur de la monnaie de 73, 2% apr?s 74,9% en fin 2024. En mois d’importation des biens et services, les r?serves des ?changes couvriraient un peu plus de 4,59 mois, contre 4,82 en 2024. Bien qu’en l?g?re baisse, le niveau des r?serves d’?changes reste donc confortable au regard des objectifs en mati?re de stabilit? externe de la monnaie. 2-Facteurs explicatifs de la situation actuelle En ce qui concerne les facteurs explicatifs des ?volutions observ?es au cours des derniers mois, l’on peut retenir que le niveau des r?serves d’?changes, a ?t? soutenu en 2025 par quelques facteurs positifs dont entre autres : la capitalisation des revenus de porte – feuille, la dynamique des rapatriements du secteur extractif, et l’appr?ciation de l’or. Toutefois, depuis quelques mois, les r?serves de changes p?tissent de plusieurs facteurs dont essentiellement la diminution des appuis budg?taires dans un contexte de fin des programmes financiers de plusieurs pays avec le FMI. Deuxi?mement, la hausse des payements ext?rieurs ordonn?s par les Etats pour le r?glement du service de la dette et des travaux de construction. Troisi?mement, la hausse des r?glements des produits p?troliers, des produits pharmaceutiques, et certains produits alimentaires, notamment le bl? et le poisson, synonymes de la d?pendance de la sous-r?gion vis-?-vis de l’ext?rieur. Quatri?mement, la d?t?rioration des termes de l’?change ? moins 13,4% en lien essentiel avec la baisse des co?ts des principaux produits d’exportations notamment le p?trole, le coton, le bois et j’en passe. Sixi?mement l’augmentation des r?glements des dividendes des investisseurs ?trangers. Et pour terminer, l’accroissement des transferts rapides et de la couverture des soldes mon?tiques. ? propos des actions entreprises au sein de la banque centrale, il faut souligner que face ? cet ?tat des lieux, la banque centrale, dans le p?rim?tre de ses attributions, m?ne des actions qui aident ? consolider le suivi du respect de la r?glementation des changes par les acteurs. Il s’agit particuli?rement du renforcement quantitatif et qualitatif des ?quipes techniques affect?es au suivi de la r?glementation des ?changes. Il s’agit aussi d’am?liorer les outils permettant d’effectuer un contr?le permanent du respect de la r?glementation par tous les acteurs, notamment la v?rification de l’effectivit? des rapatriements et des r?trocessions. Aussi, il s’agit de la facilitation des ?changes avec les op?rateurs ?conomiques y compris les fintech et ?tablissements de payement ? l’effet de les sensibiliser sur les aspects r?glementaires. Toutefois, les solutions mises en ?uvre par la banque centrale ne sauraient suffire ? inverser la tendance. Il est primordial de d?velopper des politiques ?conomiques favorisant la r?duction de la d?pendance de la sous-r?gion vis-?-vis de l’ext?rieur. Dans ce sens, les autorit?s r?gionales ont mis en place une strat?gie d’import – substitution qui permettra ? terme de remplacer les importations de biens ?trangers par une production locale pour renforcer et diversifier l’?conomie locale, tout en all?geant la pression sur les r?serves de change. 3-Enfin, en termes des perspectives d’?volution ? moyen terme des r?serves de change Elles sont plut?t favorables de 2026 ? 2028. En effet, apr?s 7101, 4 milliards en fin 2025, soit une couverture de 4,59 mois d’importation des biens et services, les r?serves de change devraient atteindre 7707 milliards soit 4, 91 mois d’importation en 2026, puis 8372, 5 milliards en 2027 et 9475,9 milliards en 2028. Cette ?volution est ? mettre en relation avec la hausse pr?visible des investissements directs ?trangers dans les secteurs strat?giques aujourd’hui, comme les mines, le gaz, l’industrie du bois? et aussi les tirages publics ? l’ext?rieur pour financer les besoins fondamentaux des investissements et surtout des besoins en infrastructures de base dans la sous-r?gion. Sur la m?me p?riode, le taux de couverture ext?rieur de la monnaie devrait se situer en moyenne annuelle autour de 79,6% apr?s 73,2% en 2025. Ces perspectives sont

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En plein air: Paul Biya sature sur les panneaux publicitaires

Dans les carrefours des grandes villes et les banlieues, difficile de ne pas tomber sur des portraits g?ants du pr?sident ? candidat. Ce qui pose notamment le probl?me d??quit? et d??galit? dans la publicit? politique des candidats. La question est de savoir si la campagne n’est pas vici?e ? Sur les 12 candidats ? la pr?sidentielle du 12 octobre prochain, un seul occupe les panneaux publicitaires. Il s’agit de Paul Biya, candidat du Rassemblement d?mocratique du peuple camerounais (RDPC). Le samedi 27 septembre, jour de lancement officiel de la campagne, le reporter du journal Int?gration sillonne les art?res de plusieurs localit?s de la capitale. Son constat est sans ?quivoque : il n?y en a que pour un seul candidat en mati?re d?affichage urbain. D’Essazock ? Nsimalen en passant par Odza jusqu’? Mfou, on ne voit que la photo embellie de l’homme du 6 novembre 1982. De nombreuses interrogations naissent apr?s cette d?couverte au matin du samedi 27 septembre 2025. ? Est-ce un manque de moyens des candidats de l’opposition ? Est-ce une d?rive des autorit?s ? ? Teasing Les populations d?couvrent le visage du candidat du parti au pouvoir et son slogan de campagne ? travers l?affichage. ? Le Nnom Nguii vient de rouler ses proches dans la farine. Il vous parle directement. Il ne veut plus d’interm?diaires. Voil? ce que je vois derri?re ces affiches g?antes ?, pense Honor? Mouafo. Le vendeur d’appareils ?lectrom?nagers est surpris en admiration du panneau publicitaire sur Paul Biya au carrefour Awae-escalier. Alain, transporteur routier sur le trajet Awae-escalier-Mfou est impressionn? par la rapidit? dans la pose des affiches. ? ? 2h du matin, les affiches n’?taient pas visibles quand je rentrais ? la maison. Quatre heures apr?s, elles sont d?j? partout. Habituellement, les sp?cialistes de ce secteur travaillent pendant des heures voire des jours pour mettre les affiches. Ils ont fait comment pour travailler ? Paul Biya a une ?quipe de campagne tr?s forte ?, estime Alain. ? Nul ne peut passer ici sans voir cette photo ?, estime Tamo, taximan ?tabli au carrefour Messamendongo. ? c?t? de la photo, il y a le slogan de campagne, un autre maillon essentiel de la communication. Grandeur et Esp?rance. Francky, ? bord d?un taxi, attire l’attention des autres passagers. ? Vous vous focalisez sur la photo, regardez le nouveau slogan. Il a encore cr?? le d?bat avec ce slogan. Voil? le th?me de campagne ?. Andr? Gromyko Balla ? Akono

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Ebolowa: sur les routes du d?veloppement gr?ce au Fonds routier

Au b?n?fice des ?lus locaux du Sud, l?institution en charge du financement et du paiement des prestations d’entretien routier a organis? un atelier ? haute valeur ajout?e. Sous le soleil encore timide de cette matin?e du 29 septembre 2025, la salle de conf?rence de l?h?tel Bengo se remplit peu ? peu. Maire apr?s maire, adjoint apr?s adjoint, les ?lus du Sud prennent place. Ils viennent de la Mvila, du Dja et Lobo, de l?Oc?an ou encore de la Vall?e du Ntem. Tous ont r?pondu ? l?invitation du Fonds routier du Cameroun pour un atelier in?dit consacr? ? la gestion des voiries. Plus qu?une rencontre de routine, la journ?e s?est transform?e en v?ritable laboratoire de gouvernance locale, o? finances, techniques et pratiques se sont conjugu?es pour donner corps ? une ambition : faire des routes communales un levier de d?veloppement. Des chiffres cons?quents, mais une m?thode surtout Pour 2025, le Sud b?n?ficie d?une enveloppe budg?taire remarquable : 827,96 millions de FCFA sp?cifiquement allou?s aux routes communales, auxquels s?ajoutent 2,14 milliards du minist?re de l?Habitat et du D?veloppement urbain, ainsi que 390 millions du minist?re des Transports. Mais si les montants impressionnent, les organisateurs insistent sur autre chose : la m?thode. ? Chaque franc investi doit produire un impact tangible pour nos populations ?, mart?le l?Administrateur du FRC, par la voix de son repr?sentant. Dans son esprit, l?argent seul ne suffit pas ; c?est l?appropriation des outils, la planification rigoureuse et la transparence qui permettront de transformer ces cr?dits en routes durables et s?res. Quatre modules pour professionnaliser la gestion Pendant toute la journ?e, les participants ont suivi quatre modules compl?mentaires : d?finition des comp?tences et cahiers de charges, ?laboration des programmes d?entretien, proc?dures de passation et suivi des contrats, enfin traitement des paiements. Loin des discours th?oriques, chaque s?quence s?est accompagn?e de d?monstrations pratiques, notamment gr?ce ? de nouveaux outils num?riques. Suivre un chantier en temps r?el, programmer une op?ration de curage de caniveau, v?rifier l??tat d?un pont ? distance : autant de gestes rendus possibles par les logiciels pr?sent?s. Mireille Ebanga, premi?re adjointe au maire de Kribi, confie son enthousiasme ? une coll?gue : ? Avec ces outils, nous pouvons planifier nos travaux, suivre chaque ?tape et rendre compte ? nos citoyens de mani?re transparente. ? M?me satisfaction du c?t? de Jean-Pierre Mvondo, cadre ? la mairie de Sangm?lima : ? C?est la premi?re fois que nous avons un cadre aussi complet qui relie financement, suivi et impact concret sur le terrain. ? Un espace d??changes et de solutions Au fil des heures, les d?bats se densifient. Certains ?voquent la r?habilitation urgente de pistes rurales qui relient les villages enclav?s aux march?s. D?autres soulignent la n?cessit? de s?curiser les ponts fragilis?s par les crues. On discute ?galement de l?entretien des axes secondaires, souvent oubli?s mais essentiels pour les petits producteurs agricoles. Les maires prennent des notes, posent des questions pr?cises, d?battent avec les formateurs. L?atelier devient un lieu d?apprentissage collectif, mais aussi de partage d?exp?riences et de solutions adapt?es aux r?alit?s locales. Le Fonds routier, d?instrument financier ? acteur strat?gique En quittant la salle ? la tomb?e du jour, beaucoup mesurent le chemin parcouru. Le Fonds routier, longtemps per?u comme un simple guichet de financement, s?affirme d?sormais comme un acteur strat?gique de la d?centralisation et du d?veloppement territorial. Par son approche p?dagogique, il outille les communes pour que chaque projet routier ne soit plus seulement une ligne budg?taire, mais une promesse tenue. ? Ebolowa, ce 29 septembre, les ?lus du Sud ont re?u plus que des chiffres et des proc?dures : ils ont pris conscience qu?une gouvernance m?thodique et participative des infrastructures peut changer le quotidien des populations. Les routes ne sont plus seulement des rubans de bitume ; elles deviennent les veines par lesquelles circule l?espoir d?un d?veloppement plus ?quilibr?. Jean Ren? Meva’a Amougou

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« Femmes rurales face aux d?fis des changements climatiques et de l’acc?s aux ressources productives »

Le 15 octobre de chaque ann?e, le Cameroun se joint ? la communaut? internationale pour comm?morer la Journ?e Mondiale?de la?Femme?? Rurale (JMFR). Plus qu?une simple comm?moration, il s?agit d?un rendez-vous mondial d?engagement et de plaidoyer en faveur de celles qui, par leur travail quotidien dans les champs et au sein des familles, portent une part essentielle de la s?curit? alimentaire et du d?veloppement durable. Institu?e par les Nations Unies ? la suite de la 4?me Conf?rence mondiale sur les femmes tenue ? Beijing en 1995, cette journ?e vise ? rendre hommage aux femmes rurales et ? attirer l?attention des ?tats et des partenaires au d?veloppement sur les d?fis auxquels elles font face, afin de mieux  orienter  les  politiques  publiques et les initiatives communautaires en leur faveur. Pour notre pays, cette c?l?bration constitue un moment privil?gi? d??valuation et de projection : ?valuation des efforts d?j? consentis pour am?liorer les conditions de vie des femmes rurales, et projection vers de nouvelles strat?gies adapt?es aux r?alit?s contextuelles. C?est ce ? quoi nous invite d?ailleurs le th?me de cette 30?me ?dition, qui est : ? Femmes rurales face aux d?fis des changements climatiques et de l?acc?s aux ressources productives ?. Ce th?me met en lumi?re deux d?fis majeurs qui affectent directement la vie et la r?silience des femmes rurales de notre pays. Il s?agit d?une part, des effets du changement climatique qui bouleversent les cycles agricoles, d?gradent les terres et compromettent la s?curit? alimentaire ; et d?autre part, les difficult?s d?acc?s aux ressources productives  (terre, cr?dit,  intrants, technologies et formation) qui limitent leur productivit? et entravent leur autonomisation ?conomique. Ce th?me est en parfaite coh?rence avec : – la Vision 2035, op?rationnalis?e dans sa deuxi?me phase par la Strat?gie Nationale de D?veloppement 2020-2030 (SND30) ; – l?axe strat?gique n?3 de la Politique Nationale Genre sur le ? Renforcement  de  la  contribution  des femmes au d?veloppement socio?conomique par leur insertion aux circuits productifs et l?acc?s ?gal aux opportunit?s d?emploi et aux facteurs de production ? ; – le Plan National d?Adaptation aux Changements Climatiques ; – les Objectifs de D?veloppement Durable (ODD), notamment l?ODD 2 qui vise ? ?liminer la faim, assurer la s?curit? alimentaire, am?liorer la nutrition et promouvoir l?agriculture durable, l?ODD 5 qui ambitionne de parvenir ? l??galit? des sexes et d?autonomiser toutes les femmes et les filles et enfin l?ODD 13 qui porte sur la lutte contre le changement climatique et ses impacts. Mesdames et Messieurs Les statistiques sont parlantes : au Cameroun, les femmes vivant en milieu rural repr?sentent 71,6% de la main d??uvre agricole et produisent plus  de 85% des produits  vivriers consomm?s. Les femmes rurales s’investissent dans les travaux champ?tres, le commerce et d’autres activit?s g?n?ratrices de revenus, pour am?liorer leurs conditions de vie et celles de leur famille. Par leur pr?sence, elles contri- buent ? la stabilisation des cam- pagnes, ? la lutte contre la faim et la pauvret?, ? la transmission des sa- voir-faire  traditionnels  et des pra- tiques durables adapt?s aux d?fis en- vironnementaux. Elles sont le pilier et le c?ur de leurs familles, de leurs communaut?s et de la soci?t? dans la- quelle elles vivent. Elles sont garantes des identit?s culturelles et, leur contribution ? l??conomie locale mais aussi nationale et mondiale est consid?rable! C?est pour toutes ces raisons que les femmes rurales m?ritent notre re- connaissance  et tout le  respect qui leur  est d?. Le Chef de l?Etat lui- m?me, Son Excellence Paul BIYA, dans son discours d?ouverture du Comice Agro-pastoral, le 17 janvier 2011 ? Ebolowa, leur rendait un vibrant hommage en d?clarant, je cite : ? Je tiens ? rendre un hommage m?rit? ? nos paysans, en particulier aux femmes rurales qui ne m?nagent aucun effort, ? tous les maillons de la cha?ne de production agro-pastorale, et gr?ce auxquelles  nous pouvons manger ? notre faim ?. (Fin de citation). Malgr?  ces r?les  majeurs dans notre soci?t?, les femmes rurales restent confront?es ? de nombreux obstacles entres autres : le faible acc?s ? la propri?t? fonci?re, au cr?dit, aux intrants, aux technologies ; la charge domestique ?lev?e et l?exposition ac- crue aux effets n?fastes des changements climatiques. Aussi, leur donner les moyens d??tre autonomes permet- tra au secteur rural de r?aliser pleinement son potentiel humain et sa capacit? productive. Conscient de ces d?fis, le Gouvernement, sous la tr?s haute impulsion du Chef de l??tat, Son Excellence Paul BIYA, et ? travers le Minist?re de la Promotion de la Femme et de la Famille ainsi que d?autres administrations et partenaires, met en ?uvre plusieurs actions, parmi lesquelles : – l?octroi de mat?riels et intrants agricoles aux femmes et groupes de femmes en vue de r?duire la p?nibilit? de leur travail ; – le renforcement des capacit?s des femmes sur les techniques modernes de production, de transformation, de conditionnement et de commercialisation ; – la sensibilisation sur les tech- niques et technologies adapt?es aux changements climatiques ; – la vulgarisation des services fi- nanciers inclusifs et adapt?s aux activit?s f?minines ; -le plaidoyer en faveur de l?acc?s des femmes ? la  terre et aux ressources productives ; – la valorisation des savoir-faire locaux des femmes vivant en milieu rural ; – la sensibilisation et l?accompagnement des femmes vivant en milieu rural au regroupement en coop?ratives ; – la diffusion des informations concernant les programmes et projets gouvernementaux mis en ?uvre dans le secteur rural ; – le renforcement de la mobilisation des communaut?s pour la lutte contre les pratiques culturelles n?fastes ? l??gard des femmes et filles vivant en milieu rural. ? l?occasion de cette 30?me ?dition, il est question de renforcer ces efforts ? travers des activit?s vari?es : caf?s-d?bats, foires-expositions, sessions de renforcement de capacit?s, forums de solutions vertes, octroi du mat?riel et ?quipements et bien d?autres. L?objectif ?tant d?outiller les femmes rurales ? mieux s?adapter aux changements climatiques et ? am?liorer leur acc?s aux ressources productives. Ch?res femmes rurales, Vous ?tes les  ? reines  de la terre ?, gardiennes de nos traditions et piliers de notre s?curit? alimentaire. Je  voudrais  vous rappeler  qu?une femme rurale

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Le d?part de Charles de Gaulle: une le?on de grandeur politique

Charles de Gaulle, figure majeure du XXe si?cle, est ? une le?on de grandeur politique la fois admir? et contest?. Son nom ?voque pour beaucoup la R?sistance, la souverainet? fran?aise,  la  force de caract?re.  Pour d’autres, notamment en Afrique francophone, il reste associ? ? une politique imp?riale brutale, au cynisme de la Fran?afrique, et ? un certain m?pris des peuples colonis?s. Je fais partie de ceux qui rejettent vigoureusement son h?ritage africain. Je n?aime pas Charles de Gaulle, justement ? cause de ce syst?me mafieux et criminel, pens? sous son  autorit?, et qui a longtemps permis ? la France de contr?ler,  exploiter,  puis appauvrir les anciennes colonies africaines tout en leur parlant de libert?. Mais, en toute honn?tet?, il y a un ?pisode de la vie politique de de Gaulle que je respecte profond?ment. Un moment qui devrait  faire  ?cole. Un geste  que bien  des dirigeants d?aujourd?hui, en Afrique comme en Europe, seraient bien inspir?s de m?diter. Quand un homme de pouvoir respecte la voix  du peuple Le 27 avril 1969,  un r?f?rendum est organis? en France sur deux questions majeures : la r?forme du S?nat et la  r?gionalisation  du pou- voir. Charles de Gaulle, alors pr?sident de la R?publique, met son autorit? en jeu. Il d?clare que, si les Fran?ais rejettent son projet, il d?missionnera. Le scrutin se d?roule dans une France encore mar- qu?e par les  ?v?nements de Mai 68. Le peuple est fatigu?. Les rapports entre la rue et le pouvoir sont tendus. R?sultat: 53,2  %  des ?lecteurs  votent « non ». Ce n?est pas une d?faite ?crasante,  mais  c?est  un d?s- aveu clair. Le lendemain, le g?n?ral de Gaulle quitte le pouvoir, conform?ment ? sa parole. Il a alors 78 ans, en pleine possession de ses facult?s physiques et mentales. Rien ne l?y obligeait concr?tement. Il aurait pu, comme tant d’autres, ignorer le verdict populaire, man?uvrer, contourner, at- tendre. Mais il n?a pas jou? ? ce jeu. Il est parti. Ce  geste, rare dans l?histoire  contemporaine,  n?a pas terni sa l?gende. Au contraire, il l?a consolid?e. Car, en partant, de Gaulle a montr? qu?il pla?ait la souverainet? du peuple au-dessus de son propre destin personnel. Il a d?- montr? que le pouvoir n?a de l?gitimit? que tant qu?il est en harmonie avec la volont? populaire. Une  le?on de d?mocratie : partir quand le peuple vous tourne le dos Il y a dans ce d?part quelque  chose de profond?ment d?mocratique, voire philosophique.  L?id?e  que le pouvoir est un pr?t, une d?l?gation. Et que celui qui l?exerce ne le fait pas pour lui- m?me, mais  pour  ceux qui l?ont confi?. Dans une ?poque marqu?e par les pr?sidents ? vie, les manipulations constitutionnelles, les entourloupes ?lectorales, les refus de reconna?tre une d?faite, le geste de Charles  de Gaulle  fait  figure d?exception.   Il rappelle  une ?vidence trop souvent oubli?e: il n?y a pas de honte ? quitter le pouvoir. Bien au contraire, il y a parfois de la grandeur ? partir. Il y a du courage ? ne pas s?accrocher. Il y a de la lucidit? ? comprendre que l?on est  devenu un obstacle  plus qu?un rep?re. Combien de dirigeants auraient aujourd?hui la force morale d?un tel geste? En Afrique francophone, ils sont rares. Trop rares. Et m?me en France, l?h?ritier autoproclam? de de Gaulle, Emmanuel  Macron,  ne s?en  est pas montr? digne. Macron, le Nouveau Front Populaire et la fuite en avant Apr?s les l?gislatives de juillet 2024,  qui ont vu la victoire  du Nouveau Front Populaire, Emmanuel Macron, pr?sident en exercice, aurait pu s?inspirer  de Charles  de Gaulle. Il aurait pu ?couter le message du peuple, qui avait clairement  d?savou? sa poli- tique,  son style,  ses  choix.  Il aurait  pu reconna?tre sa  d?- faite politique et proposer une sortie  honorable.  Mais  non. Macron, au lieu  de partir, a choisi de s?enfermer dans le pouvoir, de jouer la  carte de l’immobilisme, de manipuler les alliances, de temporiser en esp?rant un retournement providentiel. Il s’est retranch? derri?re les institutions, oubliant que le  c?ur de la  d?mocratie, ce n?est pas seule- ment  le  droit,  mais  la l?gitimit?. Et cette l?gitimit?, il ne l?a plus.  Macron se  revendique parfois de l?h?ritage gaullien.  Il en imite  les  pos- tures, emprunte ses r?f?rences, cite ses discours. Mais, au moment de v?rit?,  il s?est montr? ? l?oppos?  de la  culture de responsabilit? politique de de Gaulle. Ce dernier avait compris que l?on ne peut pas gouverner contre un peuple. Macron, lui, semble penser que l?on peut toujours gouverner malgr?  le  peuple. La tentation de s?accrocher au pouvoir Ce  refus de quitter la sc?ne politique quand on est d?savou? ne concerne pas que Macron. Il s?agit d?un mal universel, particuli?rement visible sur le continent africain. Combien de chefs d’?tat en Afrique  se  sont ?ternis?s au pouvoir, en d?pit du rejet populaire ? Combien ont modifi? les constitutions, truqu? les ?lections, r?prim? les voix dissidentes, tout cela pour continuer ? r?gner, m?me sans adh?sion, m?me sans amour du peuple ? Ce qui est frappant, c?est que la  capacit?  ?  partir devient l?exception, alors qu?elle devrait ?tre la norme. Le pouvoir devient une fin en soi, et non un outil au service  du bien  commun. Ceux qui s?y accrochent finissent par s?en fermer dans une logique  de survie politique, o? toutes les d?rives sont permises pour ne pas perdre leur tr?ne. Dans ce contexte, le geste de Charles de Gaulle en 1969 prend une port?e symbolique immense. Non pas parce qu?il faut id?aliser l?homme je suis le premier ? refuser cela, compte tenu de son r?le dans l?asservissement post-colonial de l?Afrique mais parce qu?il nous rappelle une v?rit? simple  :  la  d?mocratie, ce n?est pas seulement conqu?rir le pouvoir, c?est aussi  savoir le quitter. Et si la vraie grandeur, c??tait de s?effacer ? L?Histoire jugera toujours les dirigeants, qu?ils partent ou non. Mais elle jugera mieux ceux qui ont su s?effacer  avec dignit?,  plut?t que ceux qui se sont accroch?s jusqu?? l?absurde. Quand de Gaulle d?missionne, il ne quitte pas seulement une fonction.  Il envoie un message ? la nation et

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Gaspillage et perte alimentaires: quand l?abondance voisine avec la faim

Alors que le monde c?l?bre la Journ?e?internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages alimentaires, le Cameroun peine ? masquer ses contradiction. ? l??chelle nationale, ce sont environ 14,5 % de l?offre alimentaire totale qui disparaissent entre champs, routes et ?tals. Sur les march?s de Njombe- Penja, dans le Littoral, pr?s d?un fruit sur  deux  finit jet?. Dans le Nord et l?Adamaoua, plus de 550 000 tonnes de r?sidus agricoles s?accumulent chaque ann?e sans v?ritable valorisation. Cette situation choque d?autant plus qu?environ 3 millions de Camerounais vivent en ins?curit? alimentaire aigu?. ? Dans nos villages, nous manquons de mil ou de ma?s, alors qu?? quelques centaines de kilom?tres, ?des tonnes de tomates ou de bananes sont jet?es faute de d?bouch?s ?, soupire ?Mariama, agricultrice de l?Extr?me- Nord. Le paradoxe est criant : dans un pays riche en terres fertiles, le gaspillage devient un facteur ag- gravant? des in?galit?s alimentaires. Au-del? de l?aspect social, les pertes repr?sentent un manque ? gagner consid?rable pour les producteurs. ? Chaque cageot de tomates avari?es, c?est de l?argent en moins pour une famille d?j? vuln?rable ?, analyse Jacques Ngono, agro?conomiste ? l?Universit? de Yaound? II. Sur le plan environnemental, ces d?chets ?mettent  du  m?thane en se d?composant, aggravant  le  changement climatique. Appel ? l?action Des initiatives locales tentent de montrer la voie. ? Njombe-Penja, des associations  transforment  les fruits invendus en biogaz. Dans l?Adamaoua, des coop?ratives valorisent les r?sidus agricoles comme aliments pour b?tail ou compost. Mais  ces efforts restent marginaux. Les experts appellent ? une strat?gie nationale coh?rente : infrastructures de stockage, routes rurales praticables, appui aux fili?res de transformation. ? Il faut voir le gaspillage comme une opportunit?  : cr?er des emplois verts, s?curiser les revenus paysans et r?duire l?empreinte  carbone ?, insiste   une    repr?sentante d’une ONG internationale active dans la lutte contre la faim au Cameroun. C?l?br?e ce 29 septembre, la journ?e internationale contre le gaspillage alimentaire ?sonne comme un rappel : le Cameroun ne peut plus se permettre ?de perdre ?pr?s d?un sixi?me de son offre alimentaire alors que la faim persiste. Le d?fi est ? la fois moral, ?conomique et ?cologique. ? La lutte contre le gaspillage ne d?pend pas que de l??tat : commer?ants, transformateurs, consommateurs et collectivit?s ont chacun un r?le ? jouer. Faute de quoi, les march?s continueront de crouler sous l?exc?dent? pendant que des millions de fa- milles n?auront pas de quoi remplir leurs assiettes ?, re- commande Jacques Ngono. JRMA

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