Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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Justice Fiscale: le CRADEC au c?ur du dialogue africain sur les flux financiers illicites

Johannesburg 2025 : l?Afrique se mobilise pour reprendre le contr?le de ses ressources. Le Centre r?gional africain pour le d?veloppement endog?ne et communautaire (CRADEC) a pris part, du 7 au 10 octobre 2025 ? Johannesburg, ? la 13e Conf?rence panafricaine sur les flux financiers illicites (FFI) et la fiscalit?, un rendez-vous d?cisif qui a r?uni dirigeants africains, institutions continentales et soci?t? civile autour d?un objectif commun : faire de la justice fiscale un levier de souverainet? ?conomique. Organis? par le Tax Justice Network Africa (TJNA) en collaboration avec la Commission de l?Union africaine (CUA), le Forum africain des administrations fiscales (ATAF), la Commission ?conomique des Nations unies pour l?Afrique (CEA) et d?autres partenaires, sous le th?me central ? Honorer l?h?ritage, construire l?avenir ?, le conclave a marqu? les dix ans du rapport du Panel de haut niveau pr?sid? par S.E. Thabo Mbeki. Ce rapport historique avait r?v?l? aux Chefs d?Etat et de gouvernement africains, l?ampleur alarmante de la fuite de capitaux hors du continent, estim?e ? plus de 50 milliards de dollars par an. ? Les FFI ne sont pas un probl?me abstrait, mais une h?morragie bien r?elle qui prive l?Afrique de sa souverainet? ?conomique ?, a rappel? Thabo Mbeki, pr?sent aux assises. Dix ans plus tard, la conf?rence de Johannesburg a dress? un bilan mitig? : des avanc?es en mati?re de transparence fiscale, mais une persistance inqui?tante des pratiques d??vasion et d??rosion de la base fiscale.Pour la Directrice ex?cutive du TJNA, Mme Chenai Mukumba, l?heure est venue de transformer les discours en action : ? l?Afrique a besoin de champions capables de faire en sorte que sa richesse serve son peuple ?. Jean Mballa Mballa, Directeur Ex?cutif du CRADEC, et Pr?sident du Conseil Ex?cutif de TJNA, repr?sentant le Cameroun et les acteurs du d?veloppement endog?ne, a tenu particuli?rement ? rendre hommage aux pr?curseurs de cette initiative, en particulier ? l?Union africaine et son Panel de Haut Niveau, conduit par le Pr?sident Thabo Mbeki. ? Votre rapport, qui a jet? les bases de notre travail, vos enfants au sein et en dehors de TJNA, est un h?ritage dont nous sommes fiers. Encore une fois, nous vous en remerciement tr?s sinc?rement ? va-t-il martel?. Dix ans apr?s sa publication, nous devons nous interroger : comment avons-nous utilis? cet h?ritage ? Quels pas avons-nous franchis ? Il a par ailleurs plaid? pour un renforcement des capacit?s nationales, une coop?ration fiscale inclusive et une mobilisation accrue des ressources domestiques. Au terme des travaux, les participants outill?s entre autres pour le suivi des politiques Anti-Flux Financiers Illicites, ont appel? ? une nouvelle ?re de responsabilit? et de transparence, condition essentielle pour financer durablement le d?veloppement du continent africain. ? Alors que nous rentrons, portons avec nous cette ?nergie collective, cet engagement renouvel? et cette solidarit? panafricaine. Continuons ? travailler ensemble pour garantir que la justice fiscale et la lutte contre les FFI deviennent une r?alit? pour la transformation structurelle dans nos pays et sur l’ensemble du continent ?, a conclu Jean Mballa Mballa. Le PAC 2025 s?est ainsi impos? comme un tournant historique : celui d?une Afrique qui entend d?sormais reprendre le contr?le de ses ressources et faire de la justice fiscale un pilier de sa souverainet?. Tom.

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Qui va payer le prix de la torture subie?

Cet extrait est ?galement tir? de la lettre, dat?e du 29 juillet 2025, adress?e au Ministre camerounais des Finances et au Ministre D?l?gu? aux Finances. Au-del? des frais de rel?ve et de cong?s et du manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger qui me sont dus, d?office, qui va supporter toutes les humiliations subies ; toutes les souffrances endur?es ; l?in?vitable mendicit? ; les multiples maladies contract?es, comme l?hypertension dont je souffre d?sormais ; le d?sarroi et le stress qui ont paralys? mes enfants ; les d?g?ts mat?riels, ? l?exemple de ceux sur ma Mercedes, acquise ? l??tat neuf, aupr?s d?un Chef de Mission Arabe, mais, immobilis?e pour l?export et d?sormais un tas de ferrailles ; bref, tous ces investissements financiers, comme dans l?immobilier, et, surtout, ces ann?es d?excellence envol?es, pour l??criture de mes livres et la cr?ation de richesses, propres ? ma tranche d??ge, que les actions des ? Powers That Be ? qui r?gnent, sans partage, au Minist?re des Finances, me feront regretter ? jamais ? Il y a lieu de douter, davantage encore, de la moindre humanit? chez tout ce beau monde, quand on sait que, depuis d?cembre 2024, ces m?mes ? Empereurs ?, v?ritables ? Rois ? au Minist?re des Finances, ont suspendu ma pr?pension, me laissant sans le moindre sou ; quand on sait que voil? plus de 10 mois que j?aurais d? ?tre pay?, mais que je suis bloqu? ? Yaound?, alors que mes adolescents sont abandonn?s en France ! Tenez ! Mon dernier fils y aura pass? son BAC, sans moi ! Et, ma fille, sa s?ur a?n?e, s?y est faite op?rer, sans son p?re ? ses c?t?s ! Et qui compensera ? cela est-il seulement compensable — le fait que je n?aie pas pu donner une digne s?pulture ? mon fils a?n?, jusqu?alors pilote ? Camairco, tomb? et d?c?d? brutalement ? Carrefour, au Douala-Mall, le 19 septembre 2024 ? Sans le moindre sou, je n?avais pas pu intervenir, dans l?organisation des ses obs?ques, le 19 octobre 2024. Et pourtant, j?aurais voulu ce triste ?v?nement pour le week-end du 1er novembre 2024, date symbole de son anniversaire et F?te de la Toussaint, plus propice pour nos pri?res, en vue du repos de son ?me ! ? Tu veux organiser les obs?ques de ton fils ? Organise alors, on voit ?, m?avait-on lanc?, dans un d?fi inhumain et outrageant ! Mes avocats ?tudient les montants, les plus appropri?s, des dommages et int?r?ts qu?il faudra soumettre au Tribunal et pour lesquels les tortionnaires ne pourront pas, longtemps, ?chapper, ? titre personnel, ? une mise en d?bet ! Voil? donc, ? grands coups de pinceaux, toutes choses ?tant ?gales par ailleurs, l?essentiel des cons?quences du sombre tableau de mon calvaire, mat?rielles, financi?res, sanitaires et psychologiques, entre les mains de certains personnels de la Maison-Finances !  Ils sont nombreux, ceux qui se demandent comment j?ai pu tenir, toutes ces ann?es, sans flancher et sans d?clencher la guerre, ni recourir au simple S.O.S. que j?ai fini par lancer ! Et, contrairement ? ce que l?on pourrait croire, le Pr?sident de la R?publique, ses plus proches collaborateurs et les Ministres en charge des Finances, on n?arr?tera pas de le dire, n?y sont pour rien. En tout cas, pas pour grand-chose, sur ces huit longues ann?es de calvaire et de torture. Sauf, si l?on arrive ? nous d?montrer qu?il y a des contre-ordres qui furent donn?s, sans compter des codes inconnus du grand public dont je suis qui nous auraient ?chapp?s. Dr KEYE NDOGO

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Afrique Centrale: pi?g?e dans le cycle des pr?sidences ? vie et h?ritiers du tr?ne

L?ouvrage? L??tat de l?Afrique 2025 ? analyse les successions dynastiques et les incertitudes du pouvoir ? Yaound?, Brazzaville et N’Djamena. L?ouvrage L??tat de l?Afrique 2025, v?ritable radiographie du continent, fait d?j? couler beaucoup d?encre et de salive. Dans sa tendance n?19, intitul?e ? Afrique centrale : successions dynastiques et pr?sidences perp?tuelles ? l??preuve des ruptures g?opolitiques ?, Maurice Simo signe une analyse aussi froide et lucide des r?gimes d?Afrique centrale, ? la veille d?une ann?e ?lectorale camerounaise sous haute tension. ? L?Afrique centrale bouge, cela est ind?niable. Mais le rythme et la direction diff?rent de ceux de l?Afrique de l?Ouest ?, ?crit-il en introduction. Quand le vent du Sahel ne souffle pas jusqu?aux for?ts L?auteur revient sur la p?riode post-coup d??tat du Niger en 2023, lorsque m?dias et experts occidentaux pr?disaient un effet domino vers l?Afrique centrale. Les pronostics parlaient de chutes imminentes ? Yaound?, Brazzaville ou N?Djamena. Mais deux ans plus tard, observe-t-il, ? les chefs d??tat que l?on disait condamn?s sont toujours en place ?. Cette r?silience n?est pas anodine. Elle r?v?le, selon Maurice Simo, ? une m?canique du pouvoir propre ? la r?gion ?, fond?e sur la gestion clanique, la long?vit? et la peur du vide. Les dynasties politiques comme plan de continuit? L?analyse de Simo s?attaque au c?ur du mod?le : la succession dynastique, qu?il d?crit comme le prolongement naturel des pr?sidences ? vie. ? ? Paris, la tentation dynastique est envisag?e comme un continuum de la pr?sidence perp?tuelle ?, ?crit-il, en allusion aux strat?gies de maintien d?influence de l?ancienne puissance coloniale. Ces projets de succession (au Congo, en Guin?e ?quatoriale ou potentiellement au Cameroun) reposent sur la ? familiarit? cong?nitale ? et la reproduction d?un appareil politico-administratif ?prouv?. Les h?ritiers, explique-t-il, sont souvent ? des profils biberonn?s et compromis dans des transactions parentales ?, destin?s ? perp?tuer le syst?me plus qu?? le r?former. Le Cameroun au centre du jeu Dans ce panorama, le Cameroun occupe une place singuli?re. Avec 43 ans de pr?sidence Biya et l??lection pr?sidentielle d?octobre 2025, le pays devient, selon Simo, le v?ritable pivot g?opolitique de la sous-r?gion. ? Toute succession non encadr?e ? Yaound? ouvrirait une p?riode d?incertitude et de d?sarroi c?t? Paris ?, avertit-il. La France, souligne l?auteur, a plus ? perdre qu?? gagner dans une alternance impr?visible. Si la Chine s?impose d?sormais comme premier partenaire commercial du Cameroun, elle reste indiff?rente aux modalit?s de d?volution du pouvoir : ? P?kin n?gociera avec celui qui sera en place ?. Pr?sidences perp?tuelles, horizons bouch?s Pour Maurice Simo, la stabilit? apparente cache une fragilit? profonde. ? La pr?sidence perp?tuelle convient ? l??lys?e, mais adouber un pouvoir ? vie a ses limites : le glas finit toujours par sonner ?. Son diagnostic, s?v?re mais mesur?, pose une question d?rangeante : le Cameroun est-il pr?t pour la rel?ve ? Et si oui, sous quelle forme ? Dynastique, ?lectorale ou? inattendue ? L?incertitude comme seule certitude En conclusion, l?auteur invite ? la prudence : ? les projets dynastiques et pr?sidences perp?tuelles seront-ils des digues solides face ? la mont?e du mouvement de rupture sah?lien ? La seule certitude, c?est l?incertitude de l?avenir ?. Avec cette contribution magistrale, Maurice Simo signe un texte d?alerte et de r?flexion. Dans une Afrique centrale o? les pouvoirs s?accrochent et les peuples s?impatientent, L??tat de l?Afrique 2025 met en lumi?re la tension entre le d?sir de continuit? des ?lites et la soif de changement des soci?t?s. Une lecture indispensable ? l?heure o? Yaound? retient son souffle. Tom.

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Un livre pour repenser l’Afrique

Un ouvrage monumental, pr?fac? par Alain Foka, qui red?finit la lecture du continent africain ? l?aube d?un nouvel ordre mondial. L?Afrique n?a jamais autant eu besoin de se penser par elle-m?me. Avec L??tat de l?Afrique 2025, l?analyste Maurice Simo Djom signe une ?uvre monumentale qui interroge, d?crit et projette le continent dans le nouvel ?chiquier mondial. R?dig? avec la contribution du journaliste Jules Domch? et pr?fac? par Alain Foka, figure embl?matique du journalisme africain, ce volume s?impose comme un manifeste intellectuel pour une Afrique lucide, souveraine et strat?gique. Un livre pour comprendre l?Afrique en mouvement Dans la lign?e des grands essais politiques et g?opolitiques, L??tat de l?Afrique 2025 explore les grands d?terminants du destin africain : g?opolitique, ?conomie, conflits intra-africains, int?gration r?gionale, culture et identit?. Selon Tony Chafer, Professeur ?m?rite ? l?Universit? de Portsmouth (Royaume-Uni) et fondateur du West African Peace and Security Network, cet ouvrage est ? l?Afrique vue par un sp?cialiste africain ?. Il le d?crit comme une source d?informations et d?analyses incontournables pour quiconque cherche ? comprendre la nouvelle Afrique en ?mergence, dans un monde d?sormais multipolaire et instable. Cette approche endog?ne, loin des r?cits ext?rieurs et condescendants, place les r?alit?s africaines au c?ur d?une r?flexion globale sur le pouvoir, la gouvernance, et les d?fis du XXIe si?cle. Une innovation intellectuelle salu?e Pour Alain Foka, cofondateur de Manssah et pr?facier de l?ouvrage, L??tat de l?Afrique 2025 marque une rupture d?cisive dans la mani?re de penser le continent : ? la dimension monumentale du projet est in?dite. Jamais on n?avait vu une approche aussi ambitieuse pour expliquer l?Afrique de fa?on m?ticuleuse et positive. Cela constitue une innovation intellectuelle qui devrait nous rendre fiers ?. De son c?t?, l?homme des m?dias Arthur Wandji salue la densit? exceptionnelle du livre : ? le rendu est un m?lange rare de profondeur historique, de rigueur chiffr?e et d?analyse fonctionnaliste. Rien n?y est laiss? au hasard ?. Le journaliste Assongmo Necdem, du quotidien Le Jour, y voit pour sa part une ?uvre ? la fois accessible et d?routante : ? la lecture cr?e un confort intellectuel tant l??criture coule de source. Mais au fil des pages, le lecteur est sans cesse bouscul? dans ses certitudes. Des passions naissent, et l?on se met ? penser l?avenir, ? la mani?re de l?auteur ?. Un appel ? la souverainet? de la pens?e africaine Plus qu?un livre, L??tat de l?Afrique 2025 est une invitation ? la conscience historique et strat?gique. Il propose une lecture claire des transformations g?opolitiques, de la mont?e des nouvelles puissances, et du r?le d?cisif que peut jouer une Afrique unie et lucide dans la red?finition du monde. Maurice Simo Djom signe ici une ?uvre de r?f?rence, appel?e ? marquer durablement le d?bat intellectuel africain et ? inspirer une nouvelle g?n?ration d?analystes et de d?cideurs d?cid?s ? penser et agir ? ? partir de l?Afrique ?. Tom.

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Dr Edouard YOGO: « le Cameroun vit un moment critique, ? la fois p?rilleux et porteur d?espoir »

Le g?ostrat?ge appelle ? un discernement politique et civique, dans un contexte o? la refondation du pacte politique est devenue l’enjeu. Apr?s la diffusion des r?sultats provisoires de l??lection du 12 octobre 2025, alors que les rumeurs annoncent une insurrection g?n?ralis?e dans le pays, quelle lecture faites-vous de la situation au Cameroun ? Apr?s la publication des r?sultats provisoires de l??lection pr?sidentielle du 12 octobre 2025, le Cameroun traverse une phase de tension politique o? s?entrem?lent incertitude, m?fiance et exasp?ration populaire. Les contestations observ?es dans plusieurs villes, amplifi?es par les r?seaux sociaux, t?moignent moins d?une insurrection structur?e que d?une crise profonde de l?gitimit? institutionnelle. Le foss? entre la parole officielle et la perception populaire ne cesse de s??largir, r?v?lant une soci?t? fatigu?e dans un syst?me ?lectoral jug? opaque et verrouill?. Le malaise actuel d?passe donc la simple question du verdict des urnes. Il traduit un d?senchantement quasi-g?n?ral vis-?-vis d?un mod?le politique qui semble r?sister ? toute ?volution. Dans un pays o? la jeunesse urbaine peine ? trouver sa place, o? les disparit?s r?gionales nourrissent des frustrations accumul?es, l??lection devient le catalyseur d?une col?re diffuse. Ce climat est d?autant plus inflammable que les restrictions d?acc?s ? l?information, les interpellations et la r?pression pr?ventive semblent alimenter un sentiment d??touffement d?mocratique. Cette situation rel?ve aujourd?hui d?un ?quilibre instable ? savoir, celui d?un ?tat fort, mais contest?, et d?une soci?t? r?siliente, mais impatiente de changement. Ce moment post-?lectoral r?v?le ?galement la mutation du rapport entre les citoyens et le politique. De plus en plus, les Camerounais, notamment les jeunes urbains, expriment leur d?sillusion non plus ? travers les urnes mais ? travers des formes de contestation symbolique, num?riques ou culturelles. Cette d?sinstitutionalisation du politique traduit la tendance vers un divorce latent entre le peuple et ses repr?sentants. Si elle n?est pas comprise et trait?e, cette fracture pourrait engendrer un repli identitaire, une violente col?re sociale ou une r?volte de grande ampleur. Autrement dit, ce qui se joue aujourd?hui n?est pas seulement une crise ?lectorale, mais une crise de confiance dans l?avenir politique du pays. Avec des foyers de tension observ?s dans certaines villes du Cameroun, peut-on s?attendre ? un renversement du pouvoir tel que v?cu dans d?autres pays africains ? Comparer la situation du Cameroun ? celle d?autres pays africains r?cemment secou?s par des transitions forc?es, du Mali au Niger, en passant par le Gabon, serait tentant mais imprudent. Les contextes diff?rent fondamentalement. Le Cameroun reste marqu? par un appareil d??tat centralis?, un maillage administratif dense, et une arm?e historiquement loyale au pouvoir civil. ? cela s?ajoute une opposition fragment?e, souvent en d?saccord sur les strat?gies et les priorit?s, ce qui limite la possibilit? d?un mouvement unifi? capable d??branler durablement le syst?me en place. Toutefois, la lassitude populaire et la mont?e d?une conscience civique, notamment chez les jeunes g?n?rations connect?es, peuvent progressivement miner les fondations de la stabilit? apparente. Le risque n?est donc pas celui d?un renversement imm?diat du pouvoir par la rue ou par la caserne, mais plut?t celui d?un lent effritement de la l?gitimit? politique, ? mesure que les institutions cessent d?incarner la volont? nationale. L?histoire africaine r?cente enseigne que les r?gimes les plus solides peuvent vaciller lorsqu?ils cessent d??couter les signaux faibles de la soci?t?. Le Cameroun, aujourd?hui, se trouve ? ce carrefour ; soit il r?invente son pacte politique, soit il s?expose ? une ?rosion de confiance dont l?issue pourrait ?tre impr?visible. ? cela s?ajoute un facteur r?gional d?terminant. Il s?agit de la contagion des imaginaires politiques. Les r?cents renversements de r?gime en Afrique de l?Ouest ont diffus? l?id?e qu?un changement par la force ou par la rue peut ?tre une alternative ? l?enlisement politique. Cette perception, m?me si elle ne se traduit pas en actes imm?diats, transforme la psychologie collective. Le risque pour le Cameroun n?est pas tant une reproduction m?canique de ces sc?narios qu?une perte progressive de la peur du syst?me. Lorsque les citoyens cessent de croire ? la r?versibilit? du pouvoir, le socle de la stabilit? devient psychologiquement vuln?rable. Le gouvernement a montr? ces derni?res semaines sa confiance en la loyaut? de l?arm?e. Doit-on craindre un sc?nario o? l?arm?e pourrait ?tre utilis?e contre la population camerounaise ? L?arm?e, bien que loyale au pouvoir, ne doit pas ?tre instrumentalis?e contre la population au risque de transformer une crise ?lectorale en crise de r?gime.  La confiance affich?e par le gouvernement dans la loyaut? de l?arm?e rel?ve d?un calcul ? la fois politique et psychologique. Elle vise ? afficher l?unit? pour d?courager toute tentation de d?sob?issance ou de dissidence interne. Cette posture de fermet?, souvent r?it?r?e dans les discours officiels, traduit une volont? de pr?venir toute contagion d?instabilit?. N?anmoins, elle soul?ve une inqui?tude qui est celle de voir la ligne de d?marcation entre maintien de l?ordre et r?pression politique devenir de plus en plus floue. L?arm?e camerounaise, bien que r?put?e disciplin?e, est un corps composite travers? par des clivages r?gionaux, g?n?rationnels et corporatistes. Elle demeure une institution nationale, respect?e pour sa contribution ? la lutte contre Boko Haram ou les crises internes, mais elle pourrait ?tre fragilis?e si elle ?tait instrumentalis?e dans un affrontement politique interne. Plus qu?un coup d??tat, c?est donc la tentation d?un ?tat s?curitaire qui repr?sente le danger principal, c?est-?-dire, celui d?un pays qui r?pond ? la contestation politique par la force plut?t que par le dialogue. Mais nous n?en sommes pas encore l? car tout d?pendra de la capacit? de cette arm?e ? face ? cette situation. De toutes fa?ons, il serait souhaitable de voir l?arm?e canaliser et organiser les revendications qu?autre chose. L?essentiel c?est de revendiquer si cela s?impose, dans les r?gles de l?art, de mani?re structur?e, respectueuse des lois et des biens publics. Historiquement, l?arm?e camerounaise a jou? un r?le d??quilibre dans les moments critiques de la vie nationale. Mais une militarisation excessive de la gestion politique pourrait fragiliser cette image et provoquer des fractures internes. Si les forces arm?es deviennent le dernier rempart d?un pouvoir contest?, elles porteront une responsabilit? qui d?passe la simple discipline hi?rarchique, celle de pr?server le contrat moral qui

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?lectricit?: l’Etat r?invente son fil avec Eneo

? partir de 2026, les entit?s publiques devront s?acquitter r?guli?rement de leurs factures, non sous la contrainte, mais sous le signe d?une responsabilit? partag?e. Dans les m?andres d?un r?seau souvent secou? par les dettes et les promesses diff?r?es, l??tat camerounais a choisi la lumi?re plut?t que le bl?me. D?s 2026, les administrations publiques seront tenues de r?gler leurs factures d??lectricit? de mani?re r?guli?re, non pas sous la pression, mais dans un esprit de responsabilit? collective. Avec le soutien de ses partenaires, le Cameroun veut b?tir un m?canisme p?renne de paiement int?gral et r?gulier des consommations publiques. Les ?tablissements d??tat verront leurs factures int?gr?es aux fichiers de salaires, les arri?r?s seront budg?tis?s, et les subventions viendront ?quilibrer les comptes. Une symphonie comptable o? chaque note vise la continuit? du courant. Au c?ur de cette r?forme, c?est une main tendue vers Eneo, gardien parfois chancelant de l??nergie nationale. Ce mouvement s?inscrit dans le Compact ?nergie national, feuille de route vers un avenir plus durable. Depuis des ann?es, les retards de paiement des administrations p?sent comme une ombre sur les comptes du concessionnaire. La tr?sorerie vacille, les investissements s?essoufflent, et l??quilibre du service public se trouve menac?. Mais Yaound? refuse de c?der ? la facilit? du reproche. Le gouvernement agit avec bienveillance, choisissant d?assainir, de stabiliser, de r?parer. La logique punitive s?efface au profit d?un pacte de confiance et de transparence. Mod?le L??tat central, lui aussi, veut montrer l?exemple. Selon nos informations, avant fin 2025, il r?glera ses dettes crois?es avec Eneo et installera des compteurs intelligents sur ses sites officiels. Un texte r?glementaire fixera le tempo des r?glements, gage de pr?visibilit? pour l?op?rateur. ? Nous ?mettons pr?s de sept milliards FCFA de factures mensuelles, mais les paiements restent souvent en de?? ?, confiait r?cemment Amine Homman Ludiye, directeur g?n?ral d?Eneo. Le Tr?sor, tel un ange gardien, a d?j? plusieurs fois pris le relais, ?vitant que la flamme ne vacille. En 2021, face aux dettes d?Alucam d?passant cinquante milliards, l??tat s?est encore substitu? ? son entreprise pour pr?server la stabilit? du r?seau. Ce geste, loin d?un simple secours financier, illustre une philosophie : celle d?un ?tat protecteur, conscient que la lumi?re est un bien commun. En rallumant la confiance et en disciplinant la d?pense, le Cameroun ?claire la voie d?un partenariat r?invent?. Entre rigueur et solidarit?, l??lectricit? retrouve son souffle. Et dans cette clart? nouvelle, l??tat et Eneo avancent ensemble vers un horizon o? l??nergie devient promesse, et la promesse, lumi?re. Ongoung Zong Bella

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Fili?re viticole: fr?n?sie chez les ?tudiants de petites bourses

L’augmentation du prix des ?ufs de poulet cr?e une anxi?t? dans les quartiers latins de Yaound? comme Ay?n? et Mvog-Mbi. C’est un regard foudroyant que lance Yves, ?tudiant ? l’Institut universitaire Siantou de Coron ? Ali, propri?taire d?un tourne-dos au 2e portail de l’universit? catholique d’Afrique Centrale (UCAC), apr?s avoir re?u son remboursement. Dans cet imbroglio une querelle ?clate entre les deux hommes. Quelques minutes avant, Yves passe la commande de 2 ?ufs spaghettis. D’habitude, il d?pense 350 FCFA avec un pain de 100, le tout revient ? 450 FCFA. Mais ce matin du 21 octobre, en donnant 1 000 FCFA, il re?oit 450 FCFA comme remboursement, au lieu de 550 FCFA comme d’habitude. ? Mon fr?re les ?ufs ont augment?. L’alv?ole qui co?tait 2 250 FCFA co?te aujourd’hui 2 700 FCFA. Je n’ai pas le choix que d’ajouter 50 FCFA par omelette ?, se justifie Ali. Cette situation ne convainc pas Yves, mais il accuse difficilement le coup, ? comment on augmente les prix sans pr?venir ? Moi pauvre ?tudiant je fais comment pour tenir ? Je suis oblig? d’aller ? pied au campus alors que je comptais prendre la moto avec les 100 FCFA. Je vais arriver en retard et je n’aurai pas une bonne place ?, se plaint-il. Son vis-?-vis voyant le nombre important de clients devant lui n’admet pas les r?criminations de Yves. Dans un sursaut d’orgueil, il lui demande de lib?rer le planch?, ? je n’invente pas les prix monsieur. Je n’ai non plus une ferme pour produire les ?ufs. Vous avez ?t? servi, il faut partir j’ai d’autres clients devant moi ?, menace Ali. Cette sc?ne frustre la jeune Jennifer, elle aussi ?tudiante dans un institut de la place. Elle annule sa commande : ? nous les pauvres ne vont plus manger. La nourriture reste maintenant une affaire des riches ?. Elle se rabat vers mama Douka une vendeuse de beignet-bouillie-haricot (BBH) ? proximit? de la caf?t?ria d’Ali, ? mon niveau c’est chez mama Douka. Les 100 FCFA que je peux d?penser peuvent m’aider ? avoir 4 beignets en plus ?, s??crie l’?tudiante. Du c?t? de Mvog-Mbi, cette hausse soudaine de 25%, soit 25 FCFA fait le bonheur des vendeuses de repas traditionnel comme l’Okok, le Eru ou encore des sauces (tomate et arachide). Le cas de mamie Okok qui voit son agenda bousculer. Depuis plus d’une semaine, elle vient ? 9h, alors que d’habitude elle arrive dans le maquis situ? ? proximit? d’un campus ? Mvog-Mbi ? 11h : ? trop de demandes de la part des ?tudiants. Mon t?l?phone sonne sans cesse, ils me harc?lent de venir avec l’Okok. Je suis oblig?e et malgr? cette pression, je fais un 100% dans les ventes. Les vendeurs d’omelette nous jalousent d?j? ?, ironise la vendeuse. Andr? Gromyko Balla

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Alliance patriotique(AP): d?claration

Objet : Condamnation des exactions, arrestations arbitraires et d?tentions abusives dans le cadre de la crise post-?lectorale en cours. L?Alliance Patriotique, membre de la Coalition politique pour le changement, a suivi avec la plus grande attention le processus ?lectoral ayant conduit au scrutin du 12 octobre. Les r?sultats provisoires donnent le candidat Issa Tchiroma largement vainqueur. Cependant, l?Alliance Patriotique exprime sa vive inqui?tude. Les tentatives de d?tournement de la volont? populaire, les arrestations de citoyens et les manipulations m?diatiques en cours sont autant de signes manifestes : le Pr?sident Paul Biya a choisi la voie de la violence pour se maintenir au pouvoir. 43 ans plus tard, ? bout de souffle, ce r?gime vacillant ne trouve plus d?autre issue que l??crasement syst?matique de toute forme de revendication. Dans ce contexte, l?Alliance Patriotique condamne avec la plus grande fermet? les arrestations arbitraires de Djeukam Tchameni, d?Anicet Ekane, des cadres du MANIDEM, ainsi que de tous les citoyens interpell?s dans le cadre de la crise post-?lectorale. L??tat de sant? pr?occupant d?Anicet Ekane rend son arrestation brutale assimilable ? un assassinat politique. L?Alliance Patriotique exige leur lib?ration imm?diate et sans condition. Elle demande ?galement la lib?ration de tous les citoyens camerounais d?tenus pour des raisons politiques. Elle exhorte les Forces de D?fense et de S?curit? ? elles-m?mes victimes du Contentieux Historique et versant chaque jour leur sang pour la nation ? ? assumer pleinement leur responsabilit? dans la protection des populations. L??re de la d?fense d?un r?gime cleptocratique et s?nile est r?volue. L?impunit? g?n?ralis?e qui gangr?ne notre pays doit cesser. L?Alliance Patriotique condamne avec vigueur les actes d?intimidation, les violences et les brutalit?s polici?res perp?tr?s contre les manifestants pacifiques dans plusieurs villes du Cameroun. Ces actes inacceptables constituent une grave atteinte aux droits humains et aux libert?s fondamentales. Les stigmates du r?gime actuel sont visibles : r?pression, corruption, mensonge, peur, d?ni de justice. Ces stigmates sont les pr?mices de sa chute, car ? tout syst?me g?n?re les stigmates de sa propre destruction ?. L?Alliance Patriotique rappelle aux autorit?s camerounaises les paroles du premier Pr?sident angolais, Ant?nio Agostinho Neto : ? Contre les millions, personne ne peut combattre. ? ? nos concitoyens, l?Alliance Patriotique lance cet appel : La v?rit? des urnes doit ?tre respect?e. La volont? du peuple doit ?tre entendue. Peuple camerounais, restons unis et d?termin?s face ? l?adversit?. Nous ne nous laisserons pas intimider. Dr Daniel YAGNYE TOMRepr?sentant Sp?cial de l?UPC en Afrique Australe et CentralePr?sident de l?Alliance Patriotique Guy Simon NGAKAMMembre du Bureau du Directoire de l?Alliance Patriotique (AP), Le 25 octobre 2025

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Coup de gueule: c’est quoi l’humilit?

Les pharisiens ?taient r?put?s pour ne pas pratiquer ce qu?ils disaient ou pr?chaient. On comprend alors pourquoi J?sus recommanda de ne pas les imiter. Or le pharisien dans l??vangile de ce dimanche d?clare avoir fait ceci ou cela. On peut au moins le louer pour cela. On peut le f?liciter d’avoir pos? des actions bonnes. Et pourtant, il ne fut pas exauc?. Pourquoi? Parce qu?ayant observ? toute la loi, il donne l?impression qu’il n?attend plus rien de Dieu, parce qu?il est dans l?auto-admiration, l?auto-c?l?bration et l?auto-satisfaction, parce qu?il se croit sup?rieur ? ceux qui ne font pas comme lui, parce qu?il se vante, parce qu’il m?prise ceux qui n?agissent pas comme lui. L?autre, le publicain, bien que collabo de l?occupant romain et coupable de magouilles, fut exauc?. Pourquoi ? Parce qu?il attend encore quelque chose de Dieu, parce qu?il se sait p?cheur et qu’il le confesse, parce qu?il fait preuve d’humilit?. Mais attention au mot « humilit? ». ?tre humble, ce n?est pas nier les talents et qualit?s que Dieu nous a donn?s, ce n?est pas dire « je ne vaux rien ou je ne suis rien ». Tous, nous avons re?u quelque chose de Dieu. C’est ? chacun de d?couvrir son ou ses talents. ?tre humble, c’est ne pas m?priser les autres parce qu’on est ceci ou cela dans l??glise ou la soci?t?, c’est respecter, m?me le planton ou le balayeur de rue, tout simplement parce qu?il a ?t? cr?? ? l?image et ? la ressemblance de Dieu, parce que tout homme m?rite respect et consid?ration. « Sais-tu qui je suis ou bien ? qui tu as affaire? » Un chr?tien ne devrait pas tenir ce genre de propos car, ? la fin, nous mourrons tous et nous nous retrouverons devant le juste juge. Il est juste, parce qu’il sonde les c?urs et les reins, parce qu?il est incorruptible, parce qu’il regardera, non pas une partie, mais toute la vie de chacun. Jean Claude Dj?r?k?

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Le pr?sident camerounais Biya s’engage ? redoubler d’efforts pour promouvoir la paix, l’unit? et la prosp?rit?

Suite ? sa r??lection, le pr?sident camerounais Paul Biya a r?affirm? lundi son engagement ? b?tir un ? Cameroun pacifique, uni et prosp?re ?. ? Au moment o? le peuple souverain m’accorde ? nouveau sa confiance pour un nouveau mandat, mes premi?res pens?es vont ? tous ceux qui ont inutilement perdu la vie, ainsi qu’? leurs familles, ? la suite des violences post-?lectorales ?, a d?clar? M. Biya dans un communiqu? publi? sur ses r?seaux sociaux. Paul Biya a ?t? r??lu pr?sident du Cameroun pour un huiti?me mandat, recueillant 53,66 % des voix, a annonc? lundi le Conseil constitutionnel du pays. Le candidat du Front du salut national du Cameroun, Issa Tchiroma Bakary, a termin? deuxi?me avec 35,19 % des voix. Fran?ais Plus de 4,6 millions de Camerounais ont vot? sur plus de huit millions d’?lecteurs inscrits, portant le taux de participation ? 57,76 %, contre 53,85 % en 2018 et 65,82 % en 2011. Lors de la proclamation des r?sultats d?finitifs, le pr?sident du Conseil constitutionnel, Cl?ment Atangana, a d?clar? que l’?lection ?tait libre et ?quitable. Des manifestations ont ?clat? dans certaines parties du pays, avec des foules de jeunes en col?re d?truisant et pillant des biens. La police et l’arm?e ont ?t? d?ploy?es pour patrouiller dans les rues et les quartiers du pays afin de dissuader et d’emp?cher les gens de manifester. Biya, 92 ans, au pouvoir depuis 1982, dirige le Rassemblement d?mocratique du peuple camerounais. Il est maintenant pr?t ? diriger le pays pour un nouveau mandat de sept ans. Selon la Constitution, le pr?sident nouvellement ?lu doit pr?ter serment dans les 15 jours suivant l’annonce officielle des r?sultats. La c?r?monie d’investiture se d?roulera devant le peuple camerounais, en pr?sence des membres du Parlement, du Conseil constitutionnel et de la Cour supr?me. YAOUNDE, 27 octobre (Xinhua)

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