Ce mercredi 30 octobre 2024, Didier est surpris et ahuri de voir devant son domicile un camion conteneur. Nous sommes ? Zalom, ? quelques kilom?tres de la ville de Mfou. Cet entrepreneur immobilier n’est pas content de voir cette entreprise mobile dans son chantier.

Cette entreprise mobile, bien que faisant le bien de son promoteur vu le chiffre d’affaires, n’est pas du go?t des chefs de chantiers. Achille ne peut plus justifier le devis qu’il voulait pr?senter au propri?taire du chantier de construction dont il a la charge. ?Pourquoi ne pas attendre qu’on vienne ? vous? Vous ne respectez pas la d?ontologie du m?tier?, peste Achille. ?Nous nous connaissons, mais Achille veut me rouler dans la farine. Je viens donc puiser ? bonne source?, explique Didier, le quincaillier. Bien plus, il vient rencontrer le propri?taire du vaste chantier de construction, le ?boss (expression consacrer dans le milieu), avec les mat?riaux de construction dans le fourgon. Ciment, fer, cruel, fil d’attache, tuyau de plomberie ou les mat?riels d’?lectricit?. M?me la peinture de qualit? est dans la voiture. Vous pouvez regarder monsieur?, explique-t-il au ma?tre d’ouvrage. Il poursuit son argumentaire: ?les prix ne sont pas les m?mes que ceux de la boutique. Ici, les prix sont r?duits?. Cette approche s?duit le propri?taire. Il sollicite d?Achille le devis des mat?riaux de construction. Pendant l’entretien entre Achille et son patron, le quincaillier est tout sourire. Il murmure aupr?s des jeunes pr?sents dans le chantier: ?Quand un technicien entre dans une quincaillerie, il a son prix. Votre chef chantier le sait. Il m’avait doubl? dans un pr?c?dent chantier. Aujourd’hui je vais l?avoir?. Apr?s quelques minutes de concertation entre Achille et son patron, le quincailler est appel? par le propri?taire du chantier. Un ?change de moins d’une minute, et le contrat est conclu entre les parties. Mais le d?sarroi se lit sur le visage du d’Achille.
A bord de sa Toyota Yaris verso, Didier, quincaillier ? Odza (Yaound? 4), sillonne les chantiers de construction du sud de la capitale. Il laisse son ?pouse dans la boutique, pour ?attaquer le dehors?. A l?en croire, ?je vends plus en parcourant les chantiers et les domiciles par rapport ? quand je suis ? la quincaillerie?.
C?dric a le m?me modus operandi que Didier. Rencontr? derri?re le complexe scolaire P?re Monti, en cet apr?s du mardi 29 octobre 2024, C?dric dit avoir eu trois contrats d’une valeur de pr?s de 4 millions de FCFA. Il livre le mat?riel lundi 4 novembre. Sa coll?gue Huguette, quant ? elle, a convaincu un client. Elle ne parle pas du montant de ce contrat.
Andr? Gromyko Balla