Dans la capitale centrafricaine, la banque joue à domicile. Et regarde déjà plus loin que la RCA. La 2e édition de la Bangui Financial day sert justement ses ambitions.

Ce 1er octobre, le stand d’Afriland First Bank attire les regards aux Bangui Financial Days. Récemment implantée en République centrafricaine, la banque camerounaise profite de cette deuxième édition pour sortir de la simple logique d’installation et afficher son ambition sous-régionale. La visite de Hervé Ndoba, ministre centrafricain des Finances et du Budget, donne une résonance particulière à cette présence. On imagine aisément le regard du grand argentier centrafricain : celui d’un responsable qui observe un nouvel acteur bancaire, son dispositif, ses équipes et les promesses qu’il peut apporter à une économie qui cherche des relais de financement. Dans un salon où chacun expose ses cartes, Afriland a choisi de poser les siennes bien en évidence.
Scène
Les BFD offrent surtout à la banque une scène qui dépasse Bangui. Ministres, banquiers, investisseurs, régulateurs et entrepreneurs de la CEMAC se retrouvent autour des enjeux de financement et d’intégration économique. Afriland y avance avec deux visages : celui de Zavier Ngueutheu, directeur de sa nouvelle succursale centrafricaine, et celui de Hervé Ayissi, directeur général adjoint d’Afriland First Bank Cameroun. Le premier porte l’implantation locale ; le second rappelle l’expérience accumulée par le groupe au Cameroun. Une manière de raconter, en quelques mètres carrés, le passage d’une banque qui arrive à une banque qui veut compter. Le stand devient ainsi une carte de visite grandeur nature : Bangui comme point d’entrée, la CEMAC comme horizon.

Passerelle
Derrière la vitrine, le discours est très concret : financement du commerce transfrontalier, accompagnement des PME et TPME, soutien aux entrepreneurs et solutions adaptées aux acteurs encore éloignés des circuits bancaires classiques. Afriland cherche à se positionner là où l’économie réelle réclame des passerelles. Car dans la CEMAC, les marchandises traversent les frontières, mais les financements ne suivent pas toujours au même rythme. La banque veut donc jouer sur cette jonction entre capitaux, entreprises et échanges régionaux. Une ambition commerciale qui rencontre un enjeu économique plus large : rapprocher les marchés par les services financiers.
Signal
Aux Bangui Financial Days, Afriland First Bank soigne enfin une autre monnaie, moins visible que le franc CFA : la confiance. Son capital annoncé de 50 milliards de francs CFA, son expérience camerounaise et son déploiement progressif dans la sous-région nourrissent un récit de solidité, de proximité et d’innovation. Le passage du ministre Ndoba devant le stand illustre cette volonté de dialoguer directement avec les décideurs. Impossible, évidemment, de lui prêter une pensée qu’il n’a pas exprimée. Mais la scène dit quelque chose : à peine installée à Bangui, Afriland First Bank cherche déjà à être regardée depuis l’ensemble de la CEMAC. La banque ouvre une porte en Centrafrique ; aux BFD, elle entrouvre surtout une fenêtre sur la sous-région.