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S?rie sur les h?ros africains?: Amilcar Cabral, po?te et politique combattant?

Comme Frantz Fanon, dont il est id?ologiquement proche, Amilcar Cabral pr?ne, dans ses textes, la r?sistance culturelle tout en fustigeant la colonisation. Ces textes seront publi?s en 1975 sous la direction de M?rio de Andrade, aux ?ditions Maspero, sous le titre : ?L?arme de la th?orie?. Il y affirme, par exemple, qu?il est n?cessaire d?avoir conscience de la lutte ? chaque moment, que lui et ses camarades ne sont pas des militaires mais des militants arm?s. Que la vraie d?mocratie suppose que le peuple soit impliqu? dans toutes les d?cisions le concernant, que les colonialistes ne nous ont pas fait entrer dans l?Histoire mais qu?ils nous ont fait sortir de l?Histoire, de notre propre Histoire pour les suivre dans leur train, ? la derni?re place. Ses parents ?taient de nationalit? cap-verdienne et avaient ?migr? en Guin?e-Bissau qui, ? l??poque, ?tait une colonie portugaise. En 1945, Am?lcar Cabral, ?g? de 21 ans, d?barque ? Lisbonne (Portugal). Bien qu?aimant les lettres, il choisit d??tudier l?agronomie. Dans la capitale portugaise, il c?toie d?autres ?tudiants africains qui sont contre le colonialisme. Il s?agit, entre autres, des Angolais Agostinho Neto et M?rio Pinto de Andrade, des Mozambicains Eduardo Mondlane et Marcelino dos Santos. Ensemble, ils fondent en catimini le Centro de Estudos Africanos dont le but est la promotion de la culture des peuples noirs colonis?s. Gr?ce au Parti communiste portugais, ils re?oivent des ouvrages interdits par le r?gime de Salazar. Retour au pays Il rentre au pays en 1952. Il est charg? du recensement agricole, ce qui l?oblige ? parcourir la Guin?e-Bissau pendant deux ans. En 1954, il pense qu?une organisation politique nationaliste pourrait lui permettre d?am?liorer les conditions de vie des populations et de d?barrasser le pays du colonialisme portugais mais sa tentative de cr?er cette organisation ?choue. Cabral est expuls? de Guin?e. De 1954 ? 1958, il travaille pour plusieurs compagnies agricoles en Angola. Parall?lement, il s?int?resse ? la N?gritude de Senghor, C?saire et Gontran Damas et au marxisme. En 1956, il est autoris? ? retourner en Guin?e. La m?me ann?e, avec son demi-fr?re Luis Cabral, Aristide Pereira, Ab?lio Duarte et Elis?e Turpin, il fonde le PAIGC (Parti africain pour l’ind?pendance de la Guin?e et des ?les du Cap-vert). En 1961, il participe, au Caire, ? la troisi?me Conf?rence des peuples africains. Lors de sa prise de parole, il attire l?attention des participants sur la n?cessit? de l’analyse concr?te de chaque situation concr?te pour combattre le colonialisme. Le PAIGC ? la t?te duquel il a ?t? port? commence ? organiser et ? former politiquement la soci?t?. C?est ? partir de 1963 que Cabral et ses compagnons embrassent la lutte arm?e. Pourquoi prennent-ils les armes ? L’arm?e portugaise avait massacr? des dockers de Pidjiguiti qui s’?taient mis en gr?ve en ao?t 1959. Cabral comprit alors que les Portugais ne voulaient pas l?cher du lest et qu?il ?tait illusoire de croire que la n?gociation pourrait les amener ? changer d?avis. La lutte est men?e ? partir des pays voisins (la Guin?e-Conakry et la Casamance, une province du S?n?gal). Progressivement, le mouvement gagne du terrain en d?pit d?importants moyens militaires d?ploy?s par le Portugal, en d?pit des bombes au napalm que les colons l?chent sur les populations. Il contr?le 50 % du territoire en 1966, puis 70% en 1968. Il installe des structures politico-administratives dans ces r?gions. Comme Frantz Fanon, dont il est id?ologiquement proche, Amilcar Cabral pr?ne, dans ses textes, la r?sistance culturelle tout en fustigeant la colonisation. Ces textes seront publi?s en 1975 sous la direction de M?rio de Andrade, aux ?ditions Maspero, sous le titre : ?L?arme de la th?orie?. Il y affirme, par exemple, qu?il est n?cessaire d?avoir conscience de la lutte ? chaque moment, que lui et ses camarades ne sont pas des militaires mais des militants arm?s. Que la vraie d?mocratie suppose que le peuple soit impliqu? dans toutes les d?cisions le concernant, que les colonialistes ne nous ont pas fait entrer dans l?Histoire mais qu?ils nous ont fait sortir de l?Histoire, de notre propre Histoire pour les suivre dans leur train, ? la derni?re place. Les ?crits de Cabral parlaient aussi de la lutte contre nos propres faiblesses, lutte dont il reconnaissait qu?elle ?tait la plus difficile. Mais Amilcar ne se contente pas d??crire. Il est aussi pr?sent sur le front diplomatique. Il voyage et rencontre des dirigeants dans le but de faire conna?tre son mouvement et de rallier ? la cause guin?enne le plus grand nombre de sympathies. Il est re?u par le pape Paul VI et par les dirigeants sovi?tiques, b?n?ficie du soutien de Fidel Castro et de S?kou Tour?. En janvier 1960, il prend part ? la seconde conf?rence des peuples africains ? Tunis, puis va ? Conakry en mai. En juin, il participe ? une conf?rence internationale ? Londres. C?est au cours de cette conf?rence qu?il d?nonce pour la premi?re fois le colonialisme portugais. Sa d?claration sera publi?e en Angleterre sous le pseudonyme d?Abel Djassi. Si Cabral ne se montre gu?re tendre avec le colonialism, il affirme cependant qu’il se bat contre le syst?me colonial instaur? par le Portugal, et non contre le peuple portugais. En octobre 1972, des ?lections sont organis?es sur les territoires contr?l?s par le PAIGC. Une Assembl?e nationale est mise en place, ce qui pousse l?ONU ? reconna?tre le PAIGC comme ?le v?ritable et l?gitime repr?sentant des peuples de la Guin?e et du Cap-Vert?. Malheureusement, Am?lcar Cabral est assassin? le 20 janvier 1973 ? Conakry par des membres de la branche militaire du parti, avec le soutien de la police secr?te portugaise. Il dispara?t, six mois seulement avant l?ind?pendance de la Guin?e-Bissau proclam?e le 10 septembre 1974. Triste fin pour un homme qui aimait son pays et combattit farouchement pour lui. Il est mort comme Patrice-Emery Lumumba, c?est-?-dire trahi par ses propres fr?res qui certainement voulaient s?enrichir rapidement et vivre dans le luxe. S?kou Tour? attribue l?assassinat d?Am?lcar Cabral ? Innocente Camil, commandant de la marine du PAIGC, qui avait ?tabli son quartier g?n?ral dans une ville proche de

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Isra?l contre Palestine/ Embrasement du Proche Orient; r?forme des Nations unies ; n?o-colonialisme, etc. : l’inoxydable Sankara

Le 4 octobre 1984, il y a donc 40 ans, le capitaine burkinab? Thomas Ssankara faisait sensation ? la 32e Assembl?e g?n?rale des Nations unies. Le Secr?taire g?n?ral de l?ONU ?tait, ? ce moment-l?, le P?ruvien Javier P?rez de Cu?llar. Comme certaines personnes ont horreur des longs textes, je ne proposerai que quelques passages de ce discours historique. Je trouve que ces passages restent ?trangement d?actualit? et qu?ils montrent ? quel point Sankara ?tait en avance sur son temps.Le capitaine commence par critiquer le mot ?tiers-monde?. Pour lui, il s?agit d?un ?fourre-tout invent? par les autres mondes au moment des ind?pendances formelles pour mieux assurer notre ali?nation culturelle, ?conomique et politique?. Voil? pourquoi, quelques lignes plus loin, il parle de ?gigantesque escroquerie de l?Histoire?.Il appelle ensuite les trois continents d?Asie, d?Am?rique latine et d?Afrique ? la solidarit? parce qu?ils m?nent un ?m?me combat contre les m?mes trafiquants politiques, les m?mes exploiteurs ?conomiques?. Aux peuples qu?ils ont ??vang?lis?s?, les missionnaires occidentaux ont enseign?, entre autres choses, qu?il fallait pardonner offenses et blessures, qu?il fallait r?pondre au mal par le bien, etc. Et ces peuples qui avaient connu l?esclavage et la colonisation ont pardonn? les atrocit?s, humiliations et mesquineries de toutes sortes. Et ils ont refus? de se venger. Et ils se sont gard?s d?appliquer la loi du talion. Les bourreaux ont-ils chang? de comportement pour autant? Ont-ils d?abord compris qu?ils avaient mal agi? Voici la r?ponse de Sankara: ?Nous avons jusqu?ici tendu l?autre joue. Les gifles ont redoubl?. Mais le c?ur du m?chant ne s?est pas attendri? Du Christ, ils ont trahi la parole. Ils ont transform? sa croix en massue. Et, apr?s qu?ils se sont rev?tus de sa tunique, ils ont lac?r? nos corps et nos ?mes. Ils ont obscurci son message. Ils l?ont occidentalis? cependant que nous le recevions comme lib?ration universelle. Alors, nos yeux se sont ouverts ? la lutte des classes. Il n?y aura plus de gifles?. TaresSankara n??tait pas le genre d?Africains qui ferment les yeux sur les tares du continent africain. Ainsi, il se montre peu tendre avec ce qu?il nomme ?la petite bourgeoisie africaine dipl?m?e?. Il estime que, si cette derni?re a cess? de combattre pour une Afrique libre et souveraine, c?est parce qu?elle souffre de paresse intellectuelle, parce qu?elle est attach?e au mode de vie occidental et parce qu?elle ?n?est pas pr?te ? renoncer ? ses privil?ges?. Il l?accuse surtout de se gargariser ?de vocables f?tichis?s par l?Occident comme elle le fait de son whisky et de son champagne, dans ses salons ? l?harmonie douteuse?, de se contenter de r?p?ter un vocabulaire et des id?es venus d?ailleurs.La Palestine ne fut pas oubli?e par le pr?sident du Faso lors de sa prise de parole comme en t?moigne le passage suivant: ?Je veux m?indigner en pensant aux Palestiniens qu?une humanit? inhumaine a choisi de substituer ? un autre peuple, hier encore martyris?. Je pense ? ce vaillant peuple palestinien, c?est-?-dire ? ces familles atomis?es errant de par le monde en qu?te d?un asile. Courageux, d?termin?s, sto?ques et infatigables, les Palestiniens rappellent ? chaque conscience humaine la n?cessit? et l?obligation morale de respecter les droits d?un peuple?. Le labeur des NoirsCeux qui se vantent d?appartenir ? des pays riches omettent de dire que ces pays ont ?t? enrichis par le travail gratuit des esclaves et par les ressources naturelles pill?es pendant la colonisation. Combien d?Africains et de Fran?ais savent que Bordeaux, Nantes, Le Havre et La Rochelle ont tir? d?immenses b?n?fices de la traite n?gri?re? Sankara a donc raison d?affirmer que ?c?est notre sang qui a nourri l?essor du capitalisme, rendu possible notre d?pendance pr?sente et consolid? notre sous-d?veloppement?. Frantz Fanon fut le premier ? ouvrir le d?bat sur la richesse de l?Europe b?tie sur le sang des Noirs en ?crivant ceci: ?Pendant des si?cles, les capitalistes se sont comport?s dans le monde sous-d?velopp? comme de v?ritables criminels de guerre. Les d?portations, les massacres, le travail forc?, l’esclavagisme ont ?t? les principaux moyens utilis?s par le capitalisme pour augmenter ses r?serves d’or et de diamants, ses richesses et pour ?tablir sa puissance. Il y a peu de temps, le nazisme a transform? la totalit? de l’Europe en v?ritable colonie. Les gouvernements des diff?rentes nations europ?ennes ont exig? des r?parations et demand? la restitution en argent et en nature des richesses qui leur avaient ?t? vol?es: ?uvres culturelles, tableaux, sculptures, vitraux ont ?t? rendus ? leurs propri?taires. Dans la bouche des Europ?ens au lendemain de 1945, une seule phrase: l’Allemagne paiera. De son c?t?, M. Adenauer, au moment o? s’ouvrait le proc?s Eichamnn, a, au nom du peuple allemand, encore une fois demand? pardon au peuple juif. M. Adenauer a renouvel? l’engagement de son pays ? continuer de payer ? l’?tat d’Isra?l les sommes ?normes qui doivent servir de compensation aux crimes Nazis. R?parationsPareillement, nous disons que les ?tats imp?rialistes commettraient une grave erreur et une injustice inqualifiable s’ils se contentaient de retirer de notre sol les cohortes militaires, les services administratifs et d’intendance dont c’?tait la fonction de d?couvrir la richesse des richesses, de les extraire et de les exp?dier vers les m?tropoles. La r?paration morale de l’ind?pendance nationale ne nous aveugle pas, ne nous nourrit pas. La richesse des pays imp?rialistes est aussi notre richesse.? Il ajoute: ?Tr?s concr?tement, l’Europe s’est enfl?e de fa?on d?mesur?e de l’or et des mati?res premi?res des pays coloniaux: Am?rique latine, Chine, Afrique. De tous ces continents, en face desquels l’Europe aujourd’hui dresse sa tour opulente, partent depuis des si?cles en direction de cette m?me Europe les diamants et le p?trole, la soie et le coton, les bois et les produits exotiques. L’Europe est litt?ralement la cr?ation du tiers monde. Les richesses qui l’?touffent sont celles qui ont ?t? vol?es aux peuples sous-d?velopp?s.? (cf. ?Les Damn?s de la terre?, Paris, Maspero, 1961). R?forme de l?ONUSankara avait aussi abord? la question de la composition des membres du Conseil de s?curit? de l?ONU, proposant que ?les structures des Nations unies soient repens?es et que soit mis fin ? ce scandale que

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Troisi?me session conjointe du Comit? intergouvernemental des hauts fonctionnaires et d?experts (CIE) de l?Afrique centrale et de l?Est?: rendez-vous ? Yaound? du 15 au 18 octobre 2024

Pour la troisi?me ann?e cons?cutive, les Bureaux sous r?gionaux de la Commission ?conomique des Nations Unies pour l?Afrique (CEA) pour l?Afrique Centrale et l?Afrique de l?Est organiseront leur session conjointe du CIE ? Malabo (Guin?e Equatoriale). D?apr?s une annonce officielle, les assises se tiendront du 15 au 18 octobre 2024. Y sont convi?s : des hauts fonctionnaires et experts de l?Afrique centrale et de l?Afrique de l?Est, des d?cideurs les plus ?minents, notamment les ministres et les chefs d?institutions et/ou leurs collaborateurs de haut rang. Y sont ?galement attendus : des repr?sentants des ?tats membres de l?Afrique centrale et de l?Est, de la Commission de l?Union Africaine, des Communaut?s ?conomiques r?gionales, et des organismes intergouvernementaux, ainsi que des repr?sentants du secteur priv?, des institutions internationales, des universit?s, centres de recherche et des organisations de la soci?t? civile, y compris des groupes de femmes et de jeunes, des groupes de travail strat?gique (GTS) et d?autres parties prenantes concern?es. Selon nos sources, en plus de permettre aux experts d??changer sur des questions de d?veloppement ?conomique et social, l?autre enjeu de cette session est d?examiner les questions r?glementaires li?es au mandat et au fonctionnement des bureaux sous r?gionaux d?Afrique centrale et de l?Est. Les travaux sont plac?s sous le th?me : ? Mise en ?uvre rapide des solutions de recherche et d?innovation pour acc?l?rer la diversification ?conomique en Afrique Centrale et de l?Est ?. A en croire le CEA/BSR-AC, ? cette th?matique trouve sa justification dans la d?claration des Chefs d??tat et de Gouvernement de l?Union africaine qui, ? l?issue de leur sommet extraordinaire en avril 1980 ? Lagos (Nigeria), se sont engag?s dans le Plan d?action de Lagos dans la promotion de la science, la technologie et l?innovation au service du d?veloppement du continent, et plus r?cemment encore, en juin 2014, ont renouvel? leur engagement en adoptant la strat?gie d?cennale pour la science, la technologie et l?innovation pour l?Afrique (STIS-2024), appelant, pour l?essentiel, les pays membres ? passer ? l?action pour acc?l?rer le pas vers le passage ? des ?conomies assur?ment impuls?es par l?innovation?. En rappel Le CIE est l?organe de supervision des activit?s des Bureaux sous r?gionaux (BSR) de la Commission Economique des Nations Unies pour l?Afrique (CEA). Il constitue un forum d??change entre les experts originaires des Etats membres, des communaut?s ?conomiques r?gionales, et de leurs institutions sp?cialis?es, le secteur priv?, les chercheurs, la soci?t? civile et les autres partenaires techniques et financiers. Le CIE se r?unit tous les ans pour d?finir et contr?ler la mise en ?uvre du programme de travail des BSR, et discuter des principaux enjeux et d?fis li?s au d?veloppement ?conomique et social de chaque sous-r?gion en vue de formuler des recommandations appropri?es pour y faire face. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Lutte contre le blanchiment d’argent : le Gabac invit?e ? mettre ? jour son dispositif

Afin de relever des d?fis nouveaux d?fis qui s?imposent actuellement ? elle, il est sugg?r? ? cette institution sp?cialis?e de la Cemac une collaboration avec le Groupe d?Action Financi?re (GAFI) dans le respect des normes internationales. Depuis plusieurs ann?es, la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolif?ration d?armes est une priorit? de l’Afrique centrale. Seulement, bien que tenant compte des efforts consid?rables d?ploy?s, des avis s?attardent chaque jour sur quelques lacunes. La question a ?t? ?voqu?e (une nouvelle fois) le 28 septembre dernier lors de la XIII?me Pl?ni?re statutaire du Gabac (Groupe d?action contre le blanchiment d?argent en Afrique centrale) tenue ? Libreville. Les participants ? ce conclave se sont montr?s favorables ? l?am?lioration du cadre de mis en ?uvre du dispositif de lutte contre les fl?aux cit?s supra.  Parmi les mesures pr?sent?es par les experts figurent des propositions visant ? am?liorer la mise en ?uvre des r?gles existantes, un ensemble de r?gles plus d?taill?es et harmonis?es, une surveillance am?lior?e et coh?rente, c?est-?-dire et moins sujette ? des divergences de mise en ?uvre ou de transposition par les ?tats membres. En sa qualit? de pr?sident en exercice du Gabac, Mays Mouissi, a insist? sur l?importance pour le Gabac de relever les d?fis actuels en mati?re de lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et la prolif?ration d?armes, rappelant que cette lutte est globale et n?cessite une collaboration avec le Groupe d?Action Financi?re (Gafi). Cr?? en 1989 et est bas? ? Paris, le Gafi est une organisation mondiale de surveillance du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. Cette organisation intergouvernementale fixe des normes internationales visant ? pr?venir ces activit?s ill?gales et les dommages qu’elles causent ? la soci?t?. En tant qu’organe d’?laboration des politiques, le GAFI s’efforce de susciter la volont? politique n?cessaire ? la mise en ?uvre de r?formes l?gislatives et r?glementaires nationales dans ces domaines. En charge de la promotion des normes, instruments et standards de lutte contre le blanchiment d?argent, le financement du terrorisme et la prolif?ration des armes de destruction massive, le Gabac assiste ?galement les ?tats membres dans leurs politiques anti-blanchiment et coop?re avec les structures qui ?uvrent dans le m?me domaine ? travers le monde. Le Gabac compte en son sein les ministres en charge des Finances, de la Justice, de l?Int?rieur et de la S?curit? du Gabon, du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, de la Guin?e Equatoriale, du Tchad, le pr?sident de la Commission de la Cemac, le secr?taire g?n?ral de la Commission bancaire d?Afrique centrale (Cobac), le gouverneur de la Banque des Etats de l?Afrique centrale (BEAC), le gouverneur de la Banque centrale de la R?publique d?mocratique du Congo (BCC) et le pr?sident du Comit? des chefs de police d?Afrique centrale) (CCPAC). Jean-Ren? Meva?a Amougou

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A?e Jo Mamadou : c?urs qui saignent, ch?urs qui chantent

De son vivant, il a cr?? le couplet. Apr?s sa mort, le public assure le refrain. ?C?est le c?ur lourd que nous annon?ons que notre fr?re ador? A?e Jo Mamadou, le Lion Blanc, nous a quitt?s?, ont ?crit sur Facebook ses camarades de l?Ecole Notre-Dame des Victoires de Nkol-Ewo?. ?Nous sommes choqu?s, tristes et avons le c?ur bris?. Notre fr?re ?tait un homme incroyable. Il reste ?ternel jusqu?????? !?, ajoutent-ils. ?L?argent a soign? la maladie, mais n?a pas soign? la mort. Nous gardons les doigts lev?s vers le ciel. Pour qu?Il t?accueille dans la qui?tude ?ternelle. Bon voyage A?e Jo Mamadou?, poste l?artiste Koppo. Cela faisait plusieurs mois que l’?tat de sant? du chanteur inqui?tait ses fans. Malgr? la promesse r?p?t?e de son retour sur la sc?ne, le ?Lion Blanc? est mort le 20 septembre, aux environs de 20 heures, au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Yaound?. Il avait 62 ans. Dans une vid?o r?alis?e par l?un de ses proches quelques jours seulement avant son d?c?s, le fauve du bikutsi, tremblant et essouffl?, ?cartel? entre ivresse de vivre et d?tresse de mourir, tient ? faciliter une communication manquante autour de l?infection de la rate. Devenu d?bilitant et incurable, le mal terrorisait le chanteur depuis des ann?es. ?J’irai sous la terre; je ne dois rien ? personne?, lance-t-il, en guise d?adieu. ?Un exemple d??criture?Avant de s’en aller, Martin Magloire Meva?a (de son vrai nom) laisse ? post?rit? les ?uvres inou?es qu’il a su cr?er. On d?marre avec ?Amour ? 100%?. Si le nom de la chanson laisse ? croire ? une histoire d’amour, elle est surtout une ode ? la vie ordinaire. Pour un album qui laisse entrevoir une th?matique aux couleurs intimistes, les paroles caracolent en petit cheval jovial; les phrases digressent sans jamais agresser et le verbe godille entre d?rision et sinc?rit?. ?Un exemple d??criture musicale sup?rieure qui, inspir?e de Messi Martin, a le m?rite d?avoir travers? le temps?, soutient Albert Mvondo alias ?Atebass?. ?Amour ? 100%, une chanson immens?ment subtile et sophistiqu?e digne d??tre ?lev?e au rang des beaux-arts?, s??panche Pr Eric Mathias Owona Nguini. ?Lisibilit? musicale ? la Messi Martin? En 2008, A?e Jo Mamadou est bien l? tout entier, au garde ? vous des attentes de ceux qui l?ont d?couvert quelques ann?es plut?t. Cette fois, il sort ?Souvenir?. ?De nombreux chroniqueurs musicaux ? l??poque se sont appliqu?s ? souligner uniquement l?essence de cette chanson, c?est-?-dire une chanson sur un amour impossible?, se souvient Serge Pouth. ?Et pourtant, ajoute le journaliste culturel en service ? la CRTV, Il y a l?, de fait, des vestiges d?un certain Messi Martin, tant un ?tagement harmonique aigu dans un d?cha?nement de percussions, une ?criture ?clat?e, fragment?e, propice ? un suivi ais? pour l?auditeur y sont bien rep?rables?. Pour faire bref, A?e Jo Mamadou, lui, a une mani?re de caract?riser sa musique par une grande clart? des lignes vocales. De quoi s?duire, une nouvelle fois, la critique du Pr Eric Mathias Owona Nguini: ?Toute bonne oreille musicale a s?rement constat? que, chez ce compositeur exceptionnellement dou? pour la musique vocale, toutes les chansons sont ramass?es, homog?nes, intelligentes, afin d?assurer une remarquable unit? th?matique, qui se d?gage de bout en bout, permettant une coh?sion ainsi qu?une lisibilit? musicale assez rare dans le bikutsi depuis l??poque de Los Camaroes de Messi Martin?. Comme un axe cosmogonique autour duquel se construit une carri?re, l?esprit de Messi Martin r?de non loin de celle d?A?e Jo Mamadou. Quand en 2009, il met l?album ?Etat d?urgence? sur le march?, le fils de Ze Pongmoni et de Julienne Abomo salue l?extraordinaire h?ritage de celui qu?il appelle ?Dieu du Bikutsi?. Lors d?un concert ? Malabo, l?artiste d?clare: ?C?est mon p?re spirituel?. L’?motion est l?, pr?sente et juste, renforc?e par la puret? de la composition. Pour celle-ci, La Gazetta (quotidien ?quato-guin?en) ne tarit pas d??loges: ?Dans cette chanson (?Etat d?urgence?), A?e Jo Mamadou apporte avec lui un nouveau beat qu?il entend faire circuler partout en Afrique centrale?. Apr?s une tourn?e dans tous les pays de la Cemac, le bilan est tir? dans les colonnes de Cameroon Tribune en avril 2010. ?Partout o? il a prest?, la question de l?ambiance, la notion de foule, l?id?e de la fusion du public, le charisme de l?artiste, le registre des ?motions, l?id?e d?int?gration sous r?gionale, toutes ces notions ont ?t? mises ensemble?, ?crit le quotidien camerounais. ?D?licatesse et ?l?gance?Curieusement titr?e ?Alerte maximale?, la chanson sign?e A?e Jo Mamadou sort en 2018. Au premier abord, elle s?ouvre sur les affects et sur une approche ? la fois totalisante et englobante de l?effervescence. C?est fou quand les ch?urs s’emparent des refrains. Voix pleine de souffle, l??agr?g? en facult? de bikutsi? signe les mots d?une rare intensit?. Il va m?me jusqu?? parler de sexe sans renoncer ? la d?licatesse et l??l?gance qu?on lui conna?t. ?Un type de beat bien carr? qui s?appr?cie bras crois?s en hochant la t?te d?un air douillet?, commente Fran?ois Bingono Bingono. Selon le journaliste-anthropologue, ?l?-dedans, il ne s?agit pas pour l?artiste de repr?senter un paysage, une montagne ou un monde, ? la mani?re dont le peintre de chevalet s?en va au motif pour reproduire ce qu?il voit, mais de faire appara?tre ? m?me la toile la manifestation brute de l?acte de cr?ation. A?e Jo Mamadou ne se limite pas ? faire de la bonne musique; il renvoie aussi ? un entrelac de m?moire plus profond qui semble se nouer comme autant de s?diments pass?s de sa propre vie, qui ?chappe aux coordonn?es de notre g?ographie du visible?. La suite semble dire la m?me chose autrement: ?En fait, il reprend ? son insu peut-?tre, l??trange qu?te spirituelle de tout artiste, inversant l?horizon de son avenir, ? l?image d?une montagne qu?il devine ? l?envers?. ?Quand c?est bon c?est bon?En 2020, ce titre renforce tous ces ?l?ments. La chanson est porteuse de codes et signes qui d?taillent ?un programme int?rieur?. Cette fois, ?Le Lion Blanc? propose un bikutsi auquel personne ne parvient ? trouver de nom propre. Le d?signant tant?t de ?classique? par m?tonymie, tant?t

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Contr?le aux fronti?res: les brigades mixtes prennent corps

Malgr? des avanc?es notoires, tout n?est pas fin pr?t alors que se rapprochent les ?ch?ances fix?es. La libre circulation reste d?actualit? dans les diff?rentes assises de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac). Le 25e Forum des ministres en charge de la s?curit? en Afrique centrale n?a pas d?rog? ? l?imp?ratif d?en peaufiner un cadre de mat?rialisation. Les ministres en charge de la s?curit? du Cameroun, Tchad, Centrafrique, Congo, RDC, Gabon, Guin?e Equatoriale et Sao Tome et Principe ont pris des r?solutions visant ? acc?l?rer la concr?tisation de certains projets relatifs ? la libre-circulation. En l?occurrence le projet I-cemac dont la substance tourne autour de l?interconnectivit? des postes frontaliers en vue d?assurer l?acc?s et le partage d?informations criminelles via les syst?mes d?Interpol. 40 postes frontaliers sont cibl?s par cette activit?. A ce jour, 30 d?entre-deux sont interconnect?s alors que se rapproche inexorablement l??ch?ance pour la livraison de ce projet. Aussi des recommandations sont formul?es ? l?endroit d?Interpol, en vue d??acc?l?rer les travaux dans les dix postes restants, afin de respecter l??ch?ance fix?e au 31 d?cembre 2024 accord?e par la Cemac pour livrer le projet I-cemac?, mentionne le rapport final des assises ?voqu?es. Cette responsabilit? est adoss?e ? celle des Etats qui sont appel?s ? assurer le suivi des ?quipements install?s en termes de maintenance et de renouvellement; les Etats doivent ?galement pr?voir les financements relatifs ? la connexion internet lors de l??laboration des budgets nationaux. Lire ?galement : Criminalit? transnationale: l?odieux en Afrique centrale L?op?rationnalisation de la Brigade mixte est pr?vue au premier trimestre 2025; apr?s quelques reports, les d?membrements nationaux de cette instance doivent faciliter les difficult?s routi?res qui entravent les ?changes sur les corridors sous r?gionaux. Ce qui du point de vue de tous repr?sente encore l??pine dans le pied dans l?int?gration de la zone Cemac. ?Un plan d?op?rationnalisation est arr?t? et des missions circulaires ont commenc? ? sillonner les pays afin de sensibiliser les parties-prenantes sur les missions de la Brigade?, se r?jouit le pr?sident de la Commission de la Cemac. Baltasar Engonga Edjo?o fait r?f?rence ? l?op?rationnalisation de la Brigade mixte au Tchad depuis le 15 ao?t dernier. Par cette actualit?, le pays de Mahamat Idriss Deby Itno fait office de pr?curseur en la mati?re. Le Forum des ministres en appelle les autres Etats ? ?d?signer l?ensemble des personnels devant composer les d?membrements nationaux de la Brigade mixte-Cemac en vue de son op?rationnalisation?. Soit 50 agents de douane, de police, de gendarmerie, du commerce, du transport, des services phytosanitaires, des eaux et for?ts et autre service de contr?le reconnu. Les Etats sont par ailleurs appel?s ? intensifier les actions en vue de l?application de tous les textes relatifs ? la libre-circulation et au r?glement sur la politique commune d??migration et immigration et de protection des fronti?res. Ils doivent par ailleurs proc?der ? la mise ? jour des standards de cartes pr?vu par la politique communautaire d??migration et d?immigration. Ce qui se fera dans le cadre d?une r?union technique des responsables nationaux charg?s de la production des documents de circulation. Le secr?tariat permanent du Comit? des chefs de police d?Afrique centrale organisera cette r?union. Louise Nsana Partage des donn?es : la cl? d?une riposte contre la criminalit? d??chelle C?est dans cet esprit que les autorit?s entendent endiguer les menaces s?curitaires latentes aux portes de la sous-r?gion. Coop?rations polici?res, partage des donn?es et recours ? des syst?mes informatiques constituent les grands axes des actions de police contre les menaces s?curitaires dans la sous-r?gion. La raison tient de la n?cessit? de mutualiser les forces pour combattre ce ph?nom?ne aux ramifications r?gionales et mondiales, avec des formes immat?rielles facilit?es par les avanc?es technologiques. Le premier champ d?application de ces r?solutions du 24e Forum des ministres en trace les chantiers prioritaires. Il s?agit tout d?abord de la lutte contre les stup?fiants, les drogues et les m?dicaments de contrebande. Les responsables de l?application de la loi sont appel?s ? renflouer les bases de donn?es d?Interpol en transmettant syst?matiquement les statistiques de saisie des drogues. Il s?agit par ailleurs pour eux d?assurer l?accessibilit? de ces syst?mes dans tous les services concern?s par la lutte contre les stup?fiants. Objectif: r?duire l?exportation et la circulation de ces produits ?utilis?s ? des fins toxicomaniaques?, mentionne le rapport. Ce qui a le m?rite de rappeler l?ampleur du ph?nom?ne. Selon des donn?es actualis?es de l?Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc), 9,7% de la population ?g?e de 15 ? 64 ans consommait du cannabis en Afrique centrale et de l?Ouest en 2020. Tandis que 2,4% ?tait adonn? ? des Opio?des pharmaceutiques ? des fins non m?dicales. A cet aspect, il convient de relever la force de l??conomie ill?gale. ?La criminalit? transnationale organis?e est une grosse affaire; en 2009, on estimait qu?elle g?n?rait 870 milliards de dollars par an, soit un montant ?gal ? 1,5% du PIB mondial. Le trafic de drogues continue d??tre pour les criminels l?activit? la plus lucrative, avec un chiffre d?affaires estim? ? 320 milliards de dollars?, rapporte l?institution onusienne. Les voitures aussiA Yaound?, l?int?r?t des chefs de police et des ministres s?est tout autant port? sur une synergie d?action contre le vol des v?hicules. Un autre probl?me qui s?impose aux autorit?s dans un contexte marqu? par la mont?e du terrorisme. ?Le trafic de v?hicules vol?s sert g?n?ralement ? financer et mener d?autres activit?s criminelles, telles que le trafic de stup?fiants, d?armes, de migrants et le terrorisme international?, explique l?organisation Interpol dans une note sur son site internet. Il est question pour les Etats-membres du CCPAC ? ?syst?matiser l?obtention d?un quitus Interpol pour contribuer ? la lutte contre le vol de v?hicules dans la sous-r?gion?. Louise Nsana Coop?ration en mati?re de police criminelle : Vers un accord entre l?Afrique centrale et de l?Ouest La signature imminente de cet instrument devrait optimiser la traque des criminels en fuite. Le ministre d?Etat, secr?taire g?n?ral ? la pr?sidence de la R?publique du Cameroun appelle de tous ses v?ux l?aboutissement du renforcement de la coop?ration entre l?Afrique centrale et de l?Ouest en

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Criminalit? transnationale: l?odieux en Afrique centrale

Les mots n?ont pas tari en quatre jours au palais des Congr?s de Yaound? pour d?crier les formes de criminalit? en Afrique centrale. La Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac), l?Institut des ?tudes de s?curit? (ISS), l?Organisation internationale de la police criminelle (OIPC-Interpol) et le Comit? des chefs de police d?Afrique centrale (CCPAC) ont vid? leurs sacs. Non sans baisser la garde ? travers un rapport sur la situation attendue dont la pr?sentation effective fait l?objet d?une r?solution de la 3e r?union des chefs de police et du 23e forum des ministres en charge de s?curit? dans la sous-r?gion. Trafic de stup?fiants, drogues et faux m?dicaments, crimes transnationaux, enl?vement et prises d?otages, exploitation des ressources, traite humaine, utilisation des engins explosifs, vol de v?hicules, cybercriminalit?, terrorisme, sont entre autres les r?currences du document soumis ? l?information des ministres en charge de la s?curit?. ?Une infraction peut se commettre ici au Cameroun et avoir des cons?quences en R?publique d?mocratique du Congo et au Tchad. Avec les moyens de communication d?velopp?s, on peut partir du Cameroun aujourd?hui et arriver ? Kinshasa, passant par Sangmelima, Ouesso, Brazzaville et on traverse le fleuve. Le fleuve Congo peut ?tre travers? en moins de 15 minutes et l?on se retrouve ? Kinshasa. Donc les infractions peuvent avoir des ramifications dans tous les pays d?Afrique centrale. Nous devons monter des strat?gies pour lutter contre ces ramifications?, illustre le chef de bureau central Interpol ? Kinshasa, le g?n?ral De Gaulle Matangi Mbolo Deco. Il n?est pas encore possible d?en connaitre les profondeurs. Mais le vocabulaire ?manant de Yaound?, du 17 au 20 septembre 2024, fait r?f?rence ? un d?veloppement de la situation rapport?e dans l???valuation strat?gique de la criminalit? organis?e dans la r?gion de l?Afrique centrale? publi?e en 2019 par Interpol. L?organisation y parle sp?cifiquement de braconnage, de coupe ill?gale de bois et trafic de bois d??uvre, de minerais pr?cieux, de diamant, d?exploitation aurif?re ill?gale, de criminalit? financi?re, vol de b?tails et de voitures, flux illicites de fonds et d?avoir, de trafic d?armes l?g?res et de petit calibre, vol organis? et vol avec violence, infraction de facilitation et activit?s criminelles convergentes, trafic de migrants, entre autres. ?Les conflits cr?ent des conditions favorables au d?veloppement de puissantes organisations criminelles et leur offrent ?galement la possibilit? d?accro?tre leur influence et leurs profits. Ces organisations sont souvent enclines ? encourager la violence de mani?re ? garantir la persistance des march?s criminels dans l?espoir de se cr?er de nouvelles occasions de r?aliser des profits?, apprend-on. Opportunit?s ?conomiquesSi la situation s?curitaire figure au premier rang des pr?occupations des gouvernements (dont la R?publique d?mocratique du Congo dans le cadre du CCPAC) et de la Commission de la Cemac, c?est que l?Afrique centrale a soif de d?veloppement. Dans un contexte de pr?carit?, avec des services publics insuffisants, le manque d?opportunit?s ?conomiques, la porosit? des fronti?res, la crise de d?placements, et de g?n?ralisation des conflits dans l?espace communautaire, les gangs et les bandes organis?es ont pu trouver terreau dans la sous-r?gion. Par ailleurs, ces derniers, loin de se suffire avec les pays conquis, cherchent sans cesse ? ?tendre leurs activit?s au-del? des fronti?res ; ramifiant ainsi chaque fois ?les march?s illicites mondiaux?, selon des termes d?Interpol. Face ? cette menace en perp?tuelle mutation, les autorit?s en charge de l?application de la loi sont d?bord?es. Ce qui justifie la synergie des forces, promue tout au long de cette 4e r?union des chefs de polices et du 24e Forum des ministres concern?s. L?Afrique centrale est par ailleurs engag?e dans un processus d?int?gration ?conomique, avec en vue la cr?ation d?un march? commun r?gional et l?adh?sion ? la zone de libre-?change continentale (Zlecaf). Toutes ces opportunit?s entraineront ? terme un renforcement du tissu industriel et la comp?titivit? des entreprises. Une cause constamment mise en danger par l?ins?curit?. ?Pour la Commission de la Cemac, la pr?servation de la s?curit? constitue une exigence cruciale pour garantir l?effectivit? de l?int?gration r?gionale, en stimulant les affaires. La s?curit? rassure les investisseurs et encourage les talents. Je remercie particuli?rement pour l?introduction de deux dossiers importants pour la Cemac ? l?ordre du jour. Notamment l??tat d?avancement du projet Cemac-Interpol pour la s?curisation des fronti?res et l?op?rationnalisation de la Brigade mixte. Ces deux projets vont favoriser la libre-circulation des biens et des services dans l?espace Cemac?, d?clare le pr?sident de la Commission de la Cemac, Baltasar Engonga Edjo?o. Libre-circulationL?un des principaux changements d?coulant du processus en cours d?int?gration est la libre circulation des biens et des personnes dans l?espace Cemac. Elle est ouverte ? tous les ressortissants de la sous-r?gion, sauf les malfaiteurs. Les enjeux de la libre circulation dans les relations entre les Etats de la zone laissent voir qu?il n?est plus envisageable de freiner des quatre fers. Aussi, le Conseil des ministres en charge de la s?curit? recommande aux directeurs des polices de terre et des fronti?res de ?mettre ? la disposition de tous les postes de fronti?re, des copies de l?article 3 du r?glement sur la politique commune d?immigration et de protection des fronti?res sign? le 1er avril 2019. Selon cet article, tout citoyen ayant ses titres identitaires ? jour a le droit de circuler librement ou de s?journer dans un autre pays membre de la Cemac, pour une dur?e n?exc?dant pas trois mois?. Comme un pr?requis au contr?le des identit?s, cet exercice est adoss? ? la pr?sentation de documents exig?s: une carte nationale d?identit? biom?trique, une carte d?identit? Cemac et un passeport biom?trique. Louise Nsana ?Objectif atteint? Les mots supra sont du ministre d?Etat, secr?taire g?n?ral de la pr?sidence de la R?publique du Cameroun, Ferdinand Ngoh Ngoh, lors de cl?ture ce 20 septembre 2024 du 24e Forum des ministres en charge de la s?curit? en Afrique centrale. ?Apr?s avoir suivi avec grand int?r?t le rapport qui a sanctionn? les travaux, je constate que l?objectif a ?t? largement atteint. Je me r?jouis pleinement des probl?matiques abord?es au cours de ce forum. Cela traduit une parfaite convergence de vues entre les Etats de la sous-r?gion sur l?imp?ratif de b?tir ensemble une riposte

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Libre circulation en Afrique centrale: le Cameroun et le Tchad montrent la voie

Pour marquer explicitement leur volont? de mettre en ?uvre la libre circulation aux ressortissants de l’espace de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l’Afrique centrale (Cemac), les hauts responsables charg?s de la s?curit? et de diplomatie dans les deux pays se sont donn? pour t?che de donner des ordres ? leurs collaborateurs. Au Cameroun, c’est le D?l?gu? g?n?ral ? la s?ret? nationale (DGSN), Martin Mbarga Nguele qui, dans un message-port? sign? le 5 septembre 2024, pr?cise ses instructions relatives ? la mise en ?uvre de l’Acte additionnel N 05/19-Cemac-07 0u-CCE du 19 avril 2019, portant adoption de la politique commune en mati?re d’immigration et d’?migration et la protection des fronti?res. Sur la base de cet instrument juridique, le DGSN r?it?re que les  » tous les ressortissants des ?tats membres de la Cemac d?sirant se rendre dans tout autre pays de cet espace communautaire sont exempts de visa ». Au Tchad, le 8 septembre 2024, le ministre des Affaires ?trang?res, de l’Integration africaine et de la Coordination internationale, Hissein Brahim Taha, s’est inspir? de l’Acte additionnel N01/1305/19-Cemac-07 0u-CCE-SE du 25 juin 2013. Le membre du gouvernement tchadien s’en est donc servi pour rappeler que  » la libre circulation des ressortissants des six ?tats membres de la Cemac est int?grale sur l’ensemble du territoire communautaire « . Le message de Hissein Brahim Taha a plusieurs destinataires: les ambassadeurs, les chefs de missions diplomatiques et consulaires accr?dit?s par Ndjamena. Selon nos sources, la publication de ces deux documents fait suite aux entretiens informels que les dirigeants de l’espace Cemac ont eu ? Beijing, en marge du r?cent Sommet Chine-Afrique. A cette occasion, renseignent nos informateurs, Paul Biya, le pr?sident du Cameroun avait sugg?r? ? ses homologues de la Cemac d’acc?l?rer encore plus la mise en ?uvre de la libre circulation des biens et des personnes dans la sous-r?gion. Jean Ren? Meva’a Amougou

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Cemac-Ohada: les textes juridiques en travail pour am?liorer les affaires en Afrique centrale

In?dit. L?Organisation pour l?Harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada) et la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) vont travailler main dans la main. Les balises de cette coop?ration g?opolitique sont pos?es depuis le 19 septembre dernier ? Yaound?. Sous les auspices du pr?sident de la commission de la Cemac Baltasar Engonga Edjo?o, les deux parties envisagent signer une convention g?opolitique de partenariat pour encadrer le monde des affaires en zone Cemac dans les prochains jours. Concr?tement, l?Ohada compte traduire les textes juridiques sur les activit?s ?conomiques dans toutes les langues officielles de la sous-r?gion, comme souhait? par la Commission de la C?mac. ?L?un des axes essentiels de la g?opolitique aujourd?hui c?est la question de la traduction des textes. Nous sous assurerons que les textes qui existent dans le cadre de la vulgarisation sont effectivement dans la langue de celui qui devrait ?tre le destinataire. L?op?rateur ?conomique qui parle espagnole doit avoir les textes en espagnol ; l?avocat ou l?huissier de justice parlant anglais ou arabe doit avoir le texte dans sa langue de pr?dilection?, indique le Pr Mayatta Mbaye, Secr?taire permanent de l?Ohada. M?me si cet organisme compte en plus du fran?ais, l’anglais, l’espagnol et le portugais. Pour le pr?sident de la Commission de la Cemac, cette traduction des textes dans les diff?rentes langues ? permet une meilleure int?gration des Hommes, pour mieux faciliter les ?changes?. Baltasar Engonga Edjo?o affiche son optimisme. La coop?ration annonc?e va ? n?en point doute solidifier la coop?ration Cemac-Ohada, pour contribuer ? la libre circulation des personnes et des biens, dans une zone C?mac confront?e ? de nombreuses barri?res li?es aux langues officielles, h?ritage de la colonisation. Ce qui va d?cloisonner les barri?res et renforcer l??conomie au sein de l?espace Cemac, ? l?aune de la Zone de libre-?change continentale africaine (Zlecaf).L’Ohada est une organisation appeler ? collaborer avec la Cemac au vu de ses missions. Celles-ci encouragent la cr?ation d’entreprise, l’attrait des investissements et la promotion du d?veloppement socio-?conomique. Cette int?gration va au-del? de la Cemac. En effet, 17 pays sont membres de cette institution judiciaire, avec en bonne place les pays francophones de l’Uemoa. Andr? Gromyko Balla

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En pr?lude de la convention Cemac-OHADA?: les deux parties pr?sagent travailler les textes juridiques

L?audience de ce 19 septembre 2024 ? la repr?sentation de la Cemac ? Yaound?, a? permis aux deux entit?s de baliser leur coop?ration g?opolitique? qui vise ? encadrer le monde des affaires en Afrique centrale. C?est de l?in?dit, l?Organisation pour l?Harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) et la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac), se sont? rencontr?es pour une visite de travail, sous les auspices de Baltasar Engonga Edjo?o, pr?sident de la commission de la Cemac. Les deux parties envisagent signer une convention g?opolitique de partenariat pour encadrer le monde des affaires en zone Cemac dans les prochains jours. Concr?tement, l?OHADA compte traduire les textes juridiques sur les activit?s ?conomiques dans toutes les langues officielles de la sous-r?gion tel que souhait? par la commission ?l?un des axes essentiels de la g?opolitique aujourd?hui c?est la question de la traduction des textes. Nous sous assurerons que les textes qui existent dans le cadre de la vulgarisation sont effectivement dans la langue de celui qui devrait ?tre le destinataire. L?op?rateur ?conomique qui parle espagnole puisse? avoir les textes en espagnol, l?avocat ou l?huissier de justice parlant anglais ou arabe ait le texte dans sa langue de pr?dilection??, annonce le Pr Mayatta Mbaye, Secr?taire permanent de l?OHADA. Andr? Gromyko Balla

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