Deux rendez-vous majeurs sont annoncés au Cameroun en septembre : la Journée du Groupe de la BID et le Forum sur le Cadre d’engagement Pays. Deux séquences pour présenter les instruments de financement de la Banque et surtout dessiner sa feuille de route pour les trois prochaines années.

Le calendrier diplomatique et financier du Cameroun s’étoffe. Après plusieurs années de coopération marquées par le financement de projets structurants, la Banque Islamique de Développement (BID) s’apprête à franchir un nouveau cap. En septembre prochain, Yaoundé accueillera deux rendez-vous qui devraient donner une visibilité particulière au partenariat entre l’institution multilatérale et le Cameroun. Reçue mardi 11 août par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, une délégation de la BID conduite par Oussema Trigui, Chef des Opérations Pays, est venue préparer le terrain. Au menu des échanges : la Journée du Groupe de la BID, consacrée à la présentation des produits, mécanismes et services de l’institution aux acteurs publics comme privés.
Une opération de proximité destinée à mieux faire connaître une palette d’instruments encore insuffisamment exploitée par le tissu économique camerounais. Focus Mais c’est surtout le second rendez-vous qui retiendra l’attention. Le Forum sur le Cadre d’engagement Pays doit fixer les grandes orientations des interventions de la BID au Cameroun pour les trois prochaines années. Autrement dit, il ne s’agira plus seulement de dresser le bilan des financements passés, mais de déterminer les secteurs, projets et priorités qui guideront le prochain cycle de coopération.
L’enjeu est considérable pour Yaoundé. Dans un contexte de besoins croissants en infrastructures, d’industrialisation recherchée et de contraintes persistantes sur les finances publiques, la mobilisation de financements extérieurs demeure un levier stratégique.
La BID entend ainsi préciser son positionnement, tandis que le gouvernement devra défendre ses priorités et faire émerger des projets suffisamment mûrs pour attirer les ressources. Septembre pourrait donc être davantage qu’un simple mois d’agenda institutionnel. Il devrait servir de laboratoire aux ambitions communes : transformer une coopération financière en véritable partenariat de développement, capable de soutenir à la fois l’investissement public, le secteur privé et la transformation économique. En saluant ces deux initiatives, Louis Paul Motaze a réaffirmé la volonté du gouvernement de consolider les relations avec la BID. Reste désormais à voir quelles priorités sortiront des discussions de septembre. Entre annonces, financements et nouveaux engagements, Yaoundé attend surtout du prochain cycle qu’il produise des projets concrets et des résultats mesurables.
Ongoung Zong Bella