MATINS DE L’INTEGRATION

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Afrique : des dirigeants vieillissants s?accrochent au pouvoir sur un continent jeune

Le pr?sident camerounais Paul Biya incarne le ? Big Man ? anachronique qui freine son pays. L?Afrique a un probl?me encore plus s?rieux que les ?tats-Unis : des politiciens vieillissants qui refusent de c?der le pouvoir. Le Cameroun en est un exemple embl?matique. Lundi, le gouvernement a annonc? que le pr?sident Paul Biya, ?g? de 92 ans, a ?t? r??lu pour un nouveau mandat de sept ans. Le qualifier de ? vainqueur ? est g?n?reux, puisque l??lection a presque certainement ?t? truqu?e. Sans surprise, cette annonce a provoqu? des troubles dans un pays de 29 millions d?habitants, o? l??ge m?dian est de 18,9 ans et plus de 70 % de la population a moins de 35 ans. La grande majorit? des Camerounais n??taient m?me pas n?s lorsque Biya a pris le pouvoir en 1982.L?Afrique, le continent le plus jeune, reste domin?e par des hommes ?g?s, coup?s depuis longtemps des sentiments populaires. D?j? le chef d??tat le plus ?g? du monde, Biya approchera les 100 ans s?il termine son huiti?me mandat. Le pr?sident du Togo a 86 ans. Celui du Malawi, 85 ans. Celui de la C?te d?Ivoire, 83 ans. Cette g?rontocratie cr?e une situation explosive qui promet presque assur?ment des conflits futurs. Biya illustre le ? Big Man ? ? l?africaine ? l?ancienne : un dirigeant souvent charismatique et autocratique, qui maintient son pouvoir gr?ce ? un m?lange de client?lisme, de largesses et de brutalit?. Parmi les ? Big Men ? actuels figurent le pr?sident ougandais Yoweri Museveni, 81 ans, candidat ? sa r??lection l?an prochain ; Denis Sassou Nguesso, 81 ans, pr?sident du Congo depuis plus de 40 ans ; et Isaias Afwerki, pr?sident de l??rythr?e, 79 ans, au pouvoir depuis 1993. Un relatif nouveau venu est Emmerson Mnangagwa, pr?sident du Zimbabwe, 83 ans, arriv? au pouvoir en 2017 et qui envisage de se repr?senter en 2028. Comme dans de nombreux pays d?Afrique, les ?lections au Cameroun sont largement des spectacles destin?s ? l?gitimer la mainmise de l?incubent sur le pouvoir. Les victoires de Biya ont toujours ?t? marqu?es par des fraudes g?n?ralis?es, le bourrage d?urnes et l?intimidation des opposants. Le peuple manifeste clairement son d?sir de changement. Biya passe une grande partie de son temps en Suisse, accumulant des dizaines de millions de francs en frais d?h?tel. M?me sa fille de 27 ans, c?l?bre pour son style de vie luxueux affich? sur les r?seaux sociaux, a publi? un mois dernier une vid?o appelant les gens ? ne pas voter pour son p?re, l?accusant de la souffrance nationale. Le principal challenger de Biya, Issa Tchiroma Bakary, a servi dans son gouvernement jusqu?en juin. Mais la commission ?lectorale a interdit au leader de l?opposition le plus populaire, Maurice Kamto, de figurer sur le bulletin. (Kamto a pass? neuf mois en prison apr?s avoir revendiqu? sa victoire lors de l??lection de 2018.) La vraie d?mocratie sert de soupape de s?curit? permettant ? une population jeune d?exprimer son d?sir de changement. L?alternative est qu?elle se tourne vers la violence, voire le terrorisme. Biya a trouv? le moyen de rester au pouvoir, mais les tables actuarielles et la d?mographie du continent rendent le changement in?vitable. Heureusement, les ?lections ? l?gitimes ? sont d?sormais plus nombreuses que les coups d??tat en Afrique. Il existe de plus en plus d?exemples de partis au pouvoir perdant leur majorit? au parlement et de pr?sidents battus acceptant de c?der le pouvoir apr?s le comptage des voix. Les ? Big Men ? livrent leurs derni?res batailles. Source : New York Times

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Crises post-?lectorales: le Grand nord dans la tourmente

Le Grand Nord s?embrase. La contestation s?organise et menace l?ordre ?tabli. Col?re froide, incendies chauds Deux semaines apr?s le processus ?lectoral d?octobre 2025, les villes du septentrion semblent fig?es. Les march?s ferment plus t?t, les ?coles restent silencieuses, et les visages se ferment. Pendant que Yaound? s?enferme dans sa tristesse, le Grand Nord bouillonne. Les villes de Garoua, Maroua, Ngong, Boukoula et Guider ont ?t? secou?es par plusieurs jours de tension. B?timents administratifs incendi?s, domiciles d?alli?s du pouvoir pris pour cibles : la col?re est sortie des discours pour s?attaquer aux symboles. ? Ils sont responsables de la mascarade ?lectorale que nous connaissons, tonne Samuel, habitant de Guider. Nous allons nous attaquer ? leurs int?r?ts. C?est la seule fa?on de rappeler ? ces ?go?stes que l?int?r?t g?n?ral doit primer ?. Ces violences traduisent un basculement : la r?gion, longtemps bastion loyaliste, se d?tache. ? Le Grand Nord sera d?sormais un autre Nord ?, avertit Hamza Aminou, cadre politique local. ? Biya devra se r?inventer pour continuer d?exister ?. La rue n?a plus peur de l?arm?e Les heurts survenus avant le scrutin ont laiss? des traces. Dans plusieurs quartiers de Garoua et Maroua, des jeunes ont os? d?fier les patrouilles, filmer les charges, riposter ? mains nues. ? La peur de l?arm?e a recul? ?, explique un militant des droits humains. ? Ce n?est plus la m?me g?n?ration. Ils savent que mourir dans le silence est pire que mourir debout ?. Cette mutation est lourde de cons?quences : la contestation se d?place d?sormais hors des structures politiques classiques, souvent d?consid?r?es, pour rena?tre dans la rue, les quartiers et les r?seaux sociaux. Une r?sistance diffuse, horizontale, insaisissable mais d?termin?e. Un mandat de trop, une l?gitimit? fissur?e Au sommet de l??tat, la victoire annonc?e a un go?t amer. Les dirigeants savent, en priv?, que le mandat qu?ils entament est celui de trop. ? Ils n?ont plus le soutien de la base ?, confie Mollah, universitaire ? Garoua. ? Ils savent que tout peut basculer si, d?s la premi?re ann?e, rien n?est fait pour redonner espoir aux Camerounais. Il faut descendre du pi?destal et servir, au lieu de r?gner ?. Ce constat, d?sormais partag? jusque dans certains cercles du pouvoir, marque un tournant. L??lection d?octobre 2025 n?a pas seulement confirm? la continuit? du r?gime ; elle a r?v?l? son isolement. Les citoyens, longtemps r?sign?s, ne craignent plus autant la r?pression. Un syst?me ? bout de souffle Le Cameroun sort de cette s?quence ?lectorale ?puis?, fractur?, m?fiant. Les institutions parlent de stabilit?, mais les signes de rupture sont partout. Le sentiment de trahison est profond, et la r?signation pourrait vite c?der la place ? la r?volte. ? La r?sistance se reconfigure?, r?sume un observateur. ? La prochaine vague ne viendra pas des partis, mais des gens ordinaires. Et elle ne demandera pas la r?forme : elle exigera le changement ?. Tom

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Tour d’horizon : Les efforts de Paris pour la paix dans la r?gion des Grands Lacs africains s’enrayent dans un climat de violence et de m?fiance.

Une importante conf?rence sur la paix et la stabilit? dans la r?gion des Grands Lacs africains s’est achev?e jeudi ? Paris, avec un focus particulier sur la crise prolong?e dans l’est de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC). Malgr? de grands espoirs, la r?union s’est rapidement trouv?e confront?e aux causes profondes d’un conflit vieux de plusieurs d?cennies. Les efforts de m?diation se sont multipli?s, mais les progr?s restent au point mort, les tirs continuant de r?sonner et la m?fiance se r?pandant parmi les principaux acteurs. D?CEPTION LI?E ? LA PARTICIPATION Initialement con?ue comme un sommet de haut niveau, cette conf?rence devait r?unir de hautes personnalit?s politiques et institutionnelles, dont plusieurs chefs d’?tat africains directement impliqu?s dans la crise congolaise. ? Dans toute la r?gion des Grands Lacs, le conflit se propage ? nouveau, infiltrant les communaut?s des deux c?t?s des fronti?res congolaise, rwandaise, burundaise et ougandaise ?, a d?clar? le ministre fran?ais des Affaires ?trang?res, Jean-No?l Barrot, dans son discours d’ouverture jeudi. Seuls deux dirigeants africains ?taient pr?sents : le pr?sident de la RDC, F?lix Tshisekedi, et Faure Gnassingb?, pr?sident du Conseil des ministres du Togo et m?diateur d?sign? par l’Union africaine pour la crise r?gionale. La plupart des autres pays ?taient repr?sent?s par leurs ministres des Affaires ?trang?res ou des envoy?s sp?ciaux, notamment le Rwanda, autre acteur central, repr?sent? par son ministre des Affaires ?trang?res, Olivier Nduhungirehe. Depuis des d?cennies, l’est de la RDC est l’?picentre de violences r?currentes, aliment?es par un r?seau de conflits locaux et transfrontaliers. Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir le Mouvement du 23 mars (M23), un groupe rebelle qui contr?le de vastes portions de territoire dans l’est de la RDC, ce que Kigali r?fute. Le Rwanda, quant ? lui, accuse la RDC de collaborer avec les Forces d?mocratiques de lib?ration du Rwanda (FDRR), un groupe impliqu? dans le g?nocide de 1994. Depuis janvier dernier, le M23, d?sormais membre de la coalition politico-militaire Alliance du fleuve Congo (AFC), s’est empar? de plusieurs villes strat?giques, dont Goma et Bukavu. Dans ces zones, les rebelles ont install? des administrations parall?les, fragilisant davantage l’autorit? de l’?tat et aggravant une situation humanitaire d?j? catastrophique. ? Il ne s’agit pas seulement d’une crise congolaise, mais d’une crise r?gionale ?, a d?clar? le ministre togolais des Affaires ?trang?res, Robert Dussey, ? Paris. ? C’est un ?chec collectif de la communaut? internationale ? garantir la paix et la dignit? humaine, qui devraient ?tre des droits fondamentaux. ? DES PROMESSES AUDACIEUSES SOUS LE CONTRAIRE Lors de la conf?rence, le pr?sident fran?ais Emmanuel Macron a annonc? la mobilisation de 1,5 milliard d’euros (1,74 milliard de dollars am?ricains) d’aide internationale pour faire face ? l’urgence humanitaire. Il s’est engag? ? fournir de la nourriture et des m?dicaments, ? rouvrir l’a?roport de Goma aux vols humanitaires et ? ?tablir des couloirs humanitaires s?curis?s. Mais cette d?claration audacieuse a rapidement suscit? un certain scepticisme. Dans la province du Nord-Kivu, l’a?roport de Goma reste sous le contr?le des rebelles du M23.qui ont fait de cette ville de plus d’un million d’habitants l’un de leurs principaux bastions dans l’est de la RDC. ? L’a?roport de Goma est entre les mains des autorit?s du M23? On ne peut pas rouvrir un a?roport depuis Paris ?, a d?clar? le Rwandais Nduhungirehe lors de la conf?rence. Quelques heures plus tard, le M23 a r?agi, qualifiant l’annonce de Macron d’? inopportune, d?connect?e des r?alit?s du terrain et faite sans consultation pr?alable ?. Face aux critiques, Barrot a pr?cis? que cette initiative s’inscrivait dans un processus diplomatique en cours. ? Cette conf?rence internationale a permis d’acc?l?rer les discussions sur cette question (la r?ouverture de l’a?roport de Goma), qui se poursuivront sous m?diation qatarie, avec un nouvel ?lan qui commence ici, depuis Paris ?, a d?clar? le ministre fran?ais des Affaires ?trang?res aux journalistes. La question, selon Barrot, sera abord?e dans le cadre du processus de Doha, canal de communication actif entre Kinshasa et les rebelles sous m?diation qatarie. Le porte-parole du gouvernement de la RDC, Patrick Muyaya, a d?clar? que la r?ouverture de l’a?roport de Goma n’aurait lieu ? qu’avec l’autorisation des autorit?s congolaises et exclusivement pour les vols humanitaires de jour ?. Lors d’une visite de correspondants de Xinhua ? l’a?roport de Goma en septembre, des signes d’abandon ?taient manifestes. Les mauvaises herbes avaient envahi le parking, contrastant fortement avec l’activit? intense qui caract?risait autrefois ce carrefour du trafic a?rien national et international. Malgr? un nettoyage limit? effectu? par les Nations Unies en d?but d’ann?e, des fragments d’?quipement militaire jonchaient encore le tarmac. LA M?FIANCE AGITE UN CONTEXTE D?LICAT. Au-del? des promesses d’aide et de corridors s?curis?s, la conf?rence de paix a cherch? ? renforcer les efforts de m?diation en cours. Cependant, la confiance mutuelle entre les parties rivales demeure fragile. Barrot a d?clar? que ? la r?ponse humanitaire ? elle seule ne suffit pas ?. Pourtant, tant sur le terrain que dans les cercles diplomatiques, la m?fiance ne cesse de s’aggraver. ? Les pourparlers de Doha marquent le d?but de la fin politique du M23 ?, a d?clar? le porte-parole du gouvernement de la RDC, Patrick Muyaya, lors d’une interview accord?e aux m?dias mercredi. Ses propos ont suscit? une vive r?primande de Benjamin Mbonimpa, l’un des principaux n?gociateurs du M23 aupr?s du gouvernement congolais ? Doha : ? M?me les Qataris, pourtant r?put?s pour leur habilet? ? mener des m?diations complexes, sont stup?faits par le comportement de la d?l?gation congolaise. C’est tout simplement surr?aliste. ? De nouveaux combats ont ?clat? jeudi dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, o? les rebelles du M23 auraient repris le contr?le de la ville strat?gique de Ndete. Selon des sources s?curitaires cit?es par les m?dias locaux, plusieurs personnes ont ?t? tu?es et la situation demeure instable. Le contr?le de Ndete pourrait permettre aux rebelles de progresser plus profond?ment dans la province. Les tensions diplomatiques se sont encore exacerb?es lorsque, ? Paris, le ministre rwandais des Affaires ?trang?res a accus? Kinshasa de ? violations quotidiennes du cessez-le-feu ? par des frappes a?riennes et des attaques de drones contre des positions du

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Tour d’horizon : Les efforts de Paris pour la paix dans la r?gion des Grands Lacs africains s’enrayent dans un climat de violence et de m?fiance.

Une importante conf?rence sur la paix et la stabilit? dans la r?gion des Grands Lacs africains s’est achev?e jeudi ? Paris, avec un focus particulier sur la crise prolong?e dans l’est de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC). Malgr? de grands espoirs, la r?union s’est rapidement trouv?e confront?e aux causes profondes d’un conflit vieux de plusieurs d?cennies. Les efforts de m?diation se sont multipli?s, mais les progr?s restent au point mort, les tirs continuant de r?sonner et la m?fiance se r?pandant parmi les principaux acteurs. D?CEPTION LI?E ? LA PARTICIPATION Initialement con?ue comme un sommet de haut niveau, cette conf?rence devait r?unir de hautes personnalit?s politiques et institutionnelles, dont plusieurs chefs d’?tat africains directement impliqu?s dans la crise congolaise. ? Dans toute la r?gion des Grands Lacs, le conflit se propage ? nouveau, infiltrant les communaut?s des deux c?t?s des fronti?res congolaise, rwandaise, burundaise et ougandaise ?, a d?clar? le ministre fran?ais des Affaires ?trang?res, Jean-No?l Barrot, dans son discours d’ouverture jeudi. Seuls deux dirigeants africains ?taient pr?sents : le pr?sident de la RDC, F?lix Tshisekedi, et Faure Gnassingb?, pr?sident du Conseil des ministres du Togo et m?diateur d?sign? par l’Union africaine pour la crise r?gionale. La plupart des autres pays ?taient repr?sent?s par leurs ministres des Affaires ?trang?res ou des envoy?s sp?ciaux, notamment le Rwanda, autre acteur central, repr?sent? par son ministre des Affaires ?trang?res, Olivier Nduhungirehe. Depuis des d?cennies, l’est de la RDC est l’?picentre de violences r?currentes, aliment?es par un r?seau de conflits locaux et transfrontaliers. Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir le Mouvement du 23 mars (M23), un groupe rebelle qui contr?le de vastes portions de territoire dans l’est de la RDC, ce que Kigali r?fute. Le Rwanda, quant ? lui, accuse la RDC de collaborer avec les Forces d?mocratiques de lib?ration du Rwanda (FDRR), un groupe impliqu? dans le g?nocide de 1994. Depuis janvier dernier, le M23, d?sormais membre de la coalition politico-militaire Alliance du fleuve Congo (AFC), s’est empar? de plusieurs villes strat?giques, dont Goma et Bukavu. Dans ces zones, les rebelles ont install? des administrations parall?les, fragilisant davantage l’autorit? de l’?tat et aggravant une situation humanitaire d?j? catastrophique. ? Il ne s’agit pas seulement d’une crise congolaise, mais d’une crise r?gionale ?, a d?clar? le ministre togolais des Affaires ?trang?res, Robert Dussey, ? Paris. ? C’est un ?chec collectif de la communaut? internationale ? garantir la paix et la dignit? humaine, qui devraient ?tre des droits fondamentaux. ? DES PROMESSES AUDACIEUSES SOUS LE CONTRAIRE Lors de la conf?rence, le pr?sident fran?ais Emmanuel Macron a annonc? la mobilisation de 1,5 milliard d’euros (1,74 milliard de dollars am?ricains) d’aide internationale pour faire face ? l’urgence humanitaire. Il s’est engag? ? fournir de la nourriture et des m?dicaments, ? rouvrir l’a?roport de Goma aux vols humanitaires et ? ?tablir des couloirs humanitaires s?curis?s. Mais cette d?claration audacieuse a rapidement suscit? un certain scepticisme. Dans la province du Nord-Kivu, l’a?roport de Goma reste sous le contr?le des rebelles du M23.qui ont fait de cette ville de plus d’un million d’habitants l’un de leurs principaux bastions dans l’est de la RDC. ? L’a?roport de Goma est entre les mains des autorit?s du M23? On ne peut pas rouvrir un a?roport depuis Paris ?, a d?clar? le Rwandais Nduhungirehe lors de la conf?rence. Quelques heures plus tard, le M23 a r?agi, qualifiant l’annonce de Macron d’? inopportune, d?connect?e des r?alit?s du terrain et faite sans consultation pr?alable ?. Face aux critiques, Barrot a pr?cis? que cette initiative s’inscrivait dans un processus diplomatique en cours. ? Cette conf?rence internationale a permis d’acc?l?rer les discussions sur cette question (la r?ouverture de l’a?roport de Goma), qui se poursuivront sous m?diation qatarie, avec un nouvel ?lan qui commence ici, depuis Paris ?, a d?clar? le ministre fran?ais des Affaires ?trang?res aux journalistes. La question, selon Barrot, sera abord?e dans le cadre du processus de Doha, canal de communication actif entre Kinshasa et les rebelles sous m?diation qatarie. Le porte-parole du gouvernement de la RDC, Patrick Muyaya, a d?clar? que la r?ouverture de l’a?roport de Goma n’aurait lieu ? qu’avec l’autorisation des autorit?s congolaises et exclusivement pour les vols humanitaires de jour ?. Lors d’une visite de correspondants de Xinhua ? l’a?roport de Goma en septembre, des signes d’abandon ?taient manifestes. Les mauvaises herbes avaient envahi le parking, contrastant fortement avec l’activit? intense qui caract?risait autrefois ce carrefour du trafic a?rien national et international. Malgr? un nettoyage limit? effectu? par les Nations Unies en d?but d’ann?e, des fragments d’?quipement militaire jonchaient encore le tarmac. LA M?FIANCE AGITE UN CONTEXTE D?LICAT. Au-del? des promesses d’aide et de corridors s?curis?s, la conf?rence de paix a cherch? ? renforcer les efforts de m?diation en cours. Cependant, la confiance mutuelle entre les parties rivales demeure fragile. Barrot a d?clar? que ? la r?ponse humanitaire ? elle seule ne suffit pas ?. Pourtant, tant sur le terrain que dans les cercles diplomatiques, la m?fiance ne cesse de s’aggraver. ? Les pourparlers de Doha marquent le d?but de la fin politique du M23 ?, a d?clar? le porte-parole du gouvernement de la RDC, Patrick Muyaya, lors d’une interview accord?e aux m?dias mercredi. Ses propos ont suscit? une vive r?primande de Benjamin Mbonimpa, l’un des principaux n?gociateurs du M23 aupr?s du gouvernement congolais ? Doha : ? M?me les Qataris, pourtant r?put?s pour leur habilet? ? mener des m?diations complexes, sont stup?faits par le comportement de la d?l?gation congolaise. C’est tout simplement surr?aliste. ? De nouveaux combats ont ?clat? jeudi dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, o? les rebelles du M23 auraient repris le contr?le de la ville strat?gique de Ndete. Selon des sources s?curitaires cit?es par les m?dias locaux, plusieurs personnes ont ?t? tu?es et la situation demeure instable. Le contr?le de Ndete pourrait permettre aux rebelles de progresser plus profond?ment dans la province. Les tensions diplomatiques se sont encore exacerb?es lorsque, ? Paris, le ministre rwandais des Affaires ?trang?res a accus? Kinshasa de ? violations quotidiennes du cessez-le-feu ? par des frappes a?riennes et des attaques de drones contre des positions du

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Le pr?sident de la R?publique d?mocratique du Congo annonce la reprise des pourparlers de paix avec les rebelles du M23 ? Doha.

Les pourparlers de paix entre le gouvernement de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC) et le Mouvement du 23 mars (M23), groupe rebelle, reprendront la semaine prochaine ? Doha, au Qatar, a annonc? le pr?sident congolais F?lix Tshisekedi. Selon un communiqu? publi? dimanche soir par la pr?sidence congolaise, M. Tshisekedi a r?affirm? l’engagement de la RDC ? privil?gier les voies politiques et diplomatiques pour mettre fin au conflit dans les provinces de l’Est, tout en pr?servant la souverainet? et l’int?grit? territoriale du pays. Doha est demeur? depuis des mois le seul canal de dialogue op?rationnel entre Kinshasa et le M23. En juillet, Kinshasa et le M23 ont sign? ? Doha une D?claration de principes, feuille de route qui fixait initialement le d?but des n?gociations au plus tard le 8 ao?t et la signature d’un accord de paix avant le 18 ao?t. Ces ?ch?ances n’ont pas ?t? respect?es. Tshisekedi, arriv? dimanche ? Doha pour participer au deuxi?me Sommet mondial pour le d?veloppement social, pr?vu du 4 au 6 novembre, a ?galement salu? l’implication de l’?mir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, dans les ?changes en cours avec le M23. La d?claration ne pr?cisait pas si le pr?sident participerait directement aux prochaines n?gociations avec les rebelles. Apr?s sa r?apparition fin 2021, le M23, d?sormais membre de l’Alliance fluviale du Congo (AFC), un groupe politico-militaire, a ?tendu son contr?le sur plusieurs centres strat?giques de l’est de la RDC, dont Goma et Bukavu. Dans ces zones, des structures administratives parall?les ont ?t? mises en place, affaiblissant davantage les institutions locales et aggravant une situation humanitaire d?j? catastrophique. Selon les Nations Unies, plus de 2,4 millions de personnes ont ?t? d?plac?es depuis janvier 2025, portant le nombre de personnes d?plac?es ? l’int?rieur du pays ? pr?s de 6 millions. Environ un million de Congolais ont cherch? refuge dans les pays voisins, tandis que 27 millions de personnes sont aujourd’hui menac?es par la famine. KINSHASA, 2 novembre (Xinhua)

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Une Chine ouverte et innovante pour maintenir l’APEC ? l’avant-garde de l’?conomie mondiale

BEIJING, 1er novembre (Xinhua) — pouss?e de la Chine en faveur d’une plus grande ouverture et d’une collaboration mondiale a ?t? mise en avant lors de la r?union des dirigeants ?conomiques de la Coop?ration ?conomique pour l’Asie- Pacifique (APEC) organis?e en R?publique de Cor?e. Gr?ce ? son engagement constant en faveur d’une ouverture de haut niveau et ? ses solides capacit?s d’innovation, la deuxi?me ?conomie mondiale est bien plac?e pour conduire l’avenir prosp?re de la r?gion Asie-Pacifique et maintenir son r?le de moteur de la croissance ?conomique mondiale.    OUVERTURE ACCRUE Surnomm? le « miracle de l’Asie-Pacifique », la r?gion est devenue un p?le de croissance ?conomique mondiale, un pilier de stabilit? du d?veloppement et un haut lieu de la coop?ration internationale. La Chine a depuis longtemps compris que sa r?ussite ?conomique est ?troitement li?e ? la stabilit? et ? la croissance de l’ensemble de la r?gion. En cons?quence, elle a constamment poursuivi une strat?gie d’ouverture et stimul? l’innovation afin de renforcer sa propre ?conomie, tout en donnant un coup de pouce consid?rable aux autres ?conomies r?gionales.  « Nous devons ?largir progressivement l’ouverture du cadre r?glementaire, d?fendre le syst?me commercial multilat?ral, promouvoir le d?veloppement du circuit ?conomique international, stimuler la r?forme et le d?veloppement par l’ouverture, partager les opportunit?s de d?veloppement et r?aliser un d?veloppement commun avec le reste du monde », selon les propositions sur l’?laboration du 15e Plan quinquennal r?cemment adopt?es lors du quatri?me pl?num du 20e Comit? central du Parti communiste chinois. Au cours des cinq derni?res ann?es, la Chine s’est class?e comme le premier commer?ant mondial de marchandises et le deuxi?me pour les services. Elle a attir? plus de 700 milliards de dollars d’investissements ?trangers, tandis que ses investissements ? l’?tranger ont augment? ? un taux annuel moyen de plus de 5%. Le pays a ?galement raccourci la liste n?gative pour les investissements ?trangers et ?tendu sa politique d’exemption unilat?rale de visa ? davantage de pays.    Au cours des trois premiers trimestres de cette ann?e, les importations et exportations de la Chine avec les autres ?conomies de l’APEC ont augment? de 2% en glissement annuel, atteignant 19.410 milliards de yuans (environ 2.740 milliards de dollars), ce qui repr?sente 57,8% de la valeur totale des importations et exportations du pays, selon les donn?es officielles.  Aujourd’hui, les politiques ?conomiques de la Chine, en particulier sa strat?gie d’ouverture de haut niveau, jouent un r?le crucial dans la stimulation de la croissance et de la prosp?rit? r?gionales. Des efforts tels que l’initiative « Ceinture et Route » (ICR) ont renforc? la connectivit? entre la Chine et les autres ?conomies gr?ce au commerce, ? la logistique et aux infrastructures num?riques. Gr?ce ? des m?canismes de coop?ration tels que l’ICR, le Partenariat ?conomique r?gional global (RCEP) et la version 3.0 de la Zone de libre-?change Chine-ASEAN, les obstacles au commerce dans la r?gion seront r?duits davantage, et la coop?ration s’?tendra ?galement aux industries vertes, num?riques et d’intelligence artificielle (IA) ?mergentes, a d?clar? Liu Jing, ?conomiste en chef pour la Chine ? la banque HSBC. L’ascension de la Chine au rang de puissance ?conomique mondiale a ?t? remarquable, et sa porte sur le monde continuera de s’ouvrir toujours plus largement.    INNOVATION POUR TOUS  La Chine accorde une grande importance ? l’innovation pour d?velopper son ?conomie, et ses prouesses dans les industries de haute technologie telles que l’IA, la robotique et les ?nergies renouvelables l’ont propuls?e ? l’avant-garde des avanc?es technologiques mondiales.   Mais la Chine ne se contente pas de stimuler sa propre ?conomie, elle contribue ?galement ? acc?l?rer la croissance dans toute la r?gion Asie-Pacifique. Comme soulign? lors de la r?union de l’APEC, le pays vise ? « ?liminer collectivement la pauvret? et promouvoir la prosp?rit? partag?e pour tous les peuples de la r?gion Asie-Pacifique » et ? « approfondir la coop?ration sur les technologies open source, tout en construisant un ?cosyst?me ouvert et comp?titif pour l’innovation ».    Selon Mme Liu, un nombre croissant d’entreprises ? capitaux ?trangers ?tablissent des centres de recherche et d?veloppement en Chine, choisissant le pays comme plaque tournante pour la fabrication et l’innovation. Dans le m?me temps, de plus en plus d’entreprises chinoises se d?veloppent ? l’?chelle mondiale, implantant des usines dans des r?gions proches des consommateurs finaux, notamment dans de nombreuses ?conomies de la r?gion Asie-Pacifique.  HSBC a pr?dit que le d?veloppement de la Chine dans les domaines de l’IA et de la robotique aura des retomb?es positives gr?ce ? son r?seau commercial et d’investissement. Les progr?s technologiques et les avantages du march? de la Chine continueront ? fournir de nouveaux moteurs de croissance et ? assurer la stabilit? de la coop?ration r?gionale ; les membres de l’APEC acc?l?reront leur propre transformation verte et leur mise ? niveau num?rique gr?ce ? des collaborations dans les domaines de la cha?ne industrielle, des capitaux et de l’innovation, favorisant ainsi le progr?s de l’ensemble de la r?gion Asie-Pacifique.  L’apprentissage mutuel et la collaboration ont aid? la r?gion Asie-Pacifique ? conserver son statut de centre mondial d’innovation scientifique et technologique, abritant les r?seaux les plus actifs au monde en mati?re de personnes, de finance, de logistique et d’information, ainsi que certaines des cha?nes industrielles les plus importantes, a d?clar? Dai Erbiao, directeur de l’Institut de recherche sur la croissance asiatique. M. Dai estime qu’en tant qu’h?te de la prochaine r?union des dirigeants ?conomiques de l’APEC, la Chine fera progresser la coop?ration r?gionale en encourageant les nouvelles industries dans le domaine de la protection de l’environnement comme moteurs de croissance, en favorisant les progr?s technologiques dans les sciences de la vie et les soins de sant?, en soutenant le d?veloppement sain des secteurs de haute technologie tels que l’IA et en renfor?ant la compr?hension mutuelle entre les membres de l’APEC. Fin

MATINS DE L'INTEGRATION, Reportage

CRADEC/NORME ITIE: QUAND L?OPACIT? NOURRIT DES INEGALIT?S

La machine du secteur extractif au Cameroun est en marche. Et depuis 2005, o? le Cameroun s’est engag? au rang des pays membres de l’ITIE, il devient de plus en plus difficile d’obtenir une corr?lation positive entre la norme exig?e et les r?sultats r?els sur le terrain. Allant du format utilis? pour publier les donn?es de ce secteur, au fond m?me de celles-ci, l’opacit? laisse ? comprendre un r?el manque de volont? d’exploitation publique et d’inaccessibilit? aux informations fournies, limitant les exigences 7.2 que repr?sente la norme ITIE. Dans cette ?dition, d?couvrez tous les d?tails cl?s sur l’impact concret engendr? par cette situation, sur Radio Int?gration, avec Nina Prisca MEKAM et Josu? NABRAL ? la technique.

Grande interview

Maurice Simo Djom: ? face aux manifestants dans la rue, que les militaires et les policiers pensent ? leurs propres enfants ?

Le fondateur de la revue internationale de g?opolitique africaine L?Etat de l?Afrique ?voque quelques th?mes de l??dition 2025, notamment l?analyse g?opolitique de la pr?sidence perp?tuelle et de la succession dynastique en Afrique centrale. Votre ouvrage s?intitule L?Etat de l?Afrique 2025. Port? ? ce jour, l?Afrique est-elle sur la trajectoire que vous annonciez ? En cr?ant cette revue en 2023, je la voyais comme un miroir, un thermom?tre et une boussole. Comme miroir, c?est une base de donn?es assez dense qui nous montre o? nous sommes, nous, Africains. En tant que thermom?tre, les analyses contenues dans la base de donn?es indiquent comment nous allons. Et en tant que boussole, les donn?es et les analyses tracent le chemin de l?avenir. Contrairement ? ce qu?on croit, la prospective n?est pas la science qui ?tudie les sc?narii du futur, c?est plut?t l?art de pr?parer l?avenir. Vous comprendrez qu?il est t?t pour dire si ce que je voulais en 2023 s?est r?alis?. C?est plut?t ? moi de souhaiter rester dans la m?me trajectoire et de pers?v?rer. A cet effet, oui, je reste dans la trajectoire de donner ? l?Afrique un outil d?introspection et de prospective pour agrandir ses marges de man?uvres dans le jeu mondial. Vous parlez de ? successions dynastiques et de pr?sidences perp?tuelles ? l??preuve des ruptures g?opolitiques en Afrique centrale. Est-ce l??chec des dirigeants, des institutions ou d?un mod?le postcolonial impos? ? Je ne vois pas cela comme un ?chec, mais comme une dynamique. La m?thode d?analyse que j?utilise est emprunt?e ? l?Ecole des Annales, c?est l?histoire de la longue dur?e. En utilisant cette m?thode, j?ai constat? que la pr?sidence perp?tuelle est une combinaison savante entre des ambitions personnelles de dirigeants locaux et une logique de d?colonisation en trompe-l??il, o? les puissances mondiales veulent garder la main en jouant sur des figures parentales aussi longtemps qu?elles le peuvent. C?est pourquoi, lorsque la pr?sidence perp?tuelle tend ? s?essouffler, la succession dynastique est tout trouv?e en tant que facteur de pr?servation du statu quo. Mais cette dynamique est ? l??preuve des ruptures g?opolitiques et les puissances occidentales n?ont plus le monopole de la planification et de la projection. S?ouvre alors un horizon int?ressant o? plusieurs nouveaux acteurs s?invitent dans le jeu : les peuples, ? travers l?appropriation politique par le bas, les puissances anticoloniales, notamment asiatiques et latino-am?ricaines, porteuses d?agendas concurrents et enfin des profils politiques porteurs de rupture. La prospective sugg?re que la pr?sidence perp?tuelle et la succession dynastique ont un avenir incertain. Dans le contexte politique camerounais actuel, pensez-vous que le processus politique en cours ouvre la porte aux perspectives d?une ouverture d?mocratique v?ritable ? Ce processus politique est une ?ni?me occasion pour les populations camerounaises de devenir un peuple. Vous savez que le Cameroun en tant qu?Etat est n? de la volont? des conqu?rants. A plusieurs reprises, les Camerounais ont essay? de reprendre la main mais ils se sont heurt?s ? des difficult?s fortes. L?UPC avait cr?? un moment de construction d?un contrat social et d?une nation, mais elle a perdu la guerre de d?colonisation, une guerre d?autant plus curieuse et in?gale qu?elle ?tait cach?e. Depuis lors, les populations camerounaises tentent en vain de faire ce qu?il faut pour poser des bases solides. Nous avons eu plusieurs constitutions, mais aucune d?elle ne vient v?ritablement de nous. Elles ne refl?tent ni nos r?alit?s ni nos aspirations. En plus, d?s que de faibles consensus ont ?t? d?gag?s, l?autocratie a tout fait pour les d?tricoter.Ce moment offre aux populations une nouvelle possibilit? d?essayer. Peut-?tre que cette fois sera la bonne pour faire les deux choses qui vaillent : tourner la page de l?autoritarisme et ?crire un contrat social. J?insiste sur le fait que tourner la page ne suffit pas. Il faut poser les bases et d?finir comment nous voulons vivrons ensemble. Car finalement, peu importe comment le Cameroun a ?t? constitu? initialement, maintenant la question c?est le contrat social : comment les Camerounais veulent-ils vivre ensemble ? Sommes-nous une monarchie ou une r?publique ? Si nous nous accordons pour ?tre une monarchie, alors r?digeons un contrat de monarchie et le roi restera l? comme au Maroc, ? vie. Mais si nous sommes une r?publique, le contrat social devra garantir que chacun de nous fasse ce qui est n?cessaire pour que ce contrat soit respect?. Votre livre ?voque la bataille de Tinzaouat?ne. De quoi s?agit-il ? C?est un ?v?nement, une bataille qui a eu lieu au nord du Mali en juillet 2024. Tinzaouat?ne est une localit? du Mali qui a son pendant de l?autre c?t? de l?Alg?rie (dont la graphie est Tinzawat?ne), un peu comme Kolwezi en RDC qui a son pendant sym?trique en Zambie (Solwezi). En 2023, le fait marquant de l?ann?e, c??tait la bataille de Niamey, mais je parlais alors d?une bataille qui n?a pas eu lieu car le porte-avion fran?ais ? Mistral ? avait certes mouill? au large du golfe de Guin?e, mais il ?tait reparti sans avoir propuls? le moindre avion de guerre en direction de Niamey. Contrairement ? la bataille de Niamey qui n?avait pas eu lieu, la bataille de Tinzaouat?ne, elle, a bel et bien eu lieu. C?est le fait marquant de l?ann?e 2024. L?ouvrage analyse le contexte, les combats, les bellig?rants directs et indirects et les enjeux. Le r?le de chacun est d?crypt? : les mercenaires internationaux, les FAMa, l?Ukraine, l?OTAN, le S?n?gal, l?UA, etc. L?analyse offre l?occasion de comprendre le jeu mondial en Afrique et l?absence de projection africaine au sujet de ce jeu. Vous parlez de ? l?int?gration r?gionale qui entre dans une zone de turbulence, avec la sortie consomm?e de trois pays de la CEDEAO ?. A quoi ressemblerait, concr?tement l?Afrique du XXIe si?cle, selon Maurice Simo ? Absolument, l?ann?e 2025 marquait le cinquantenaire de la CEDEAO, mais l?anniversaire n?a pas ?t? c?l?br?. Pourtant c?est la CER [Communaut? Economique R?gionale] qui enregistre le plus d?avanc?es en mati?re d?int?gration. La sortie du Burkina Faso, du Niger et du Mali de la CEDEAO n?est pas une bonne nouvelle. L?Afrique que je souhaite ? C?est un continent

Flash d?infos sous- r?gionales, Grande interview

ITIE/CRADEC: QUAND L?OPACIT? NOURRIT L?IN?GALIT? DU GENRE

Le niveau de risque encouru par les femmes dans le secteur de la mine artisanale est ?lev?, surtout face ? l?in?galit? existente, ? cause de l’opacit? des donn?es. M?me les gains qu?elles ont dans leurs activit?s, ne leur permettent pas d’atteindre un niveau d’?panouissement durable. De plus, d’apr?s les ?tudes r?alis?es par certaines organisations de la soci?t? civile, notamment FODER et AFEMIC, les projets utilis?s pour l’extraction et le traitement de l’or est nocif et tr?s dangereux pour la femme dont l’essentiel du corps est constitu? d’organes ouverts, accentuant les possibilit?s d’absorption des produits toxiques pour l’organisme. Une compr?hension des enjeux du secteur explicit?s par des donn?es fiables permettrait ? la gent f?minine de mieux se positionner par rapport aux activit?s du secteur. ?coutez les d?tails dans cette ?dition de GRANDE INTERVIEW, avec Madame PENKEN ELISABETH EPSE NKOLO, vice presidente d’AGAGES, et Membre Actif de la Soci?t? civile, sur la question du genre et de la norme ITIE au Cameroun. C’est au micro de Nina Prisca MEKAM, en collaboration avec LOUISE NSANNA et Josu? NABRAL ? la Technique, sur Radio Int?gration.

bloc d'article, Grande interview

Interview : la lumi?re des femmes perce les t?n?bres de la guerre, d?clare une experte de l’ONU sur le genre en RDC

Il y a pr?s de 20 ans, Charlotte Songue arrivait ? Kisangani, capitale de la province de la Tshopo, ? l’est de la R?publique d?mocratique du Congo. C’?tait une jeune avocate camerounaise anim?e par des r?ves de justice et de solidarit?. Aujourd’hui conseill?re principale pour la protection des femmes et coordinatrice des questions de genre au Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme en RDC, son nom est devenu synonyme d’empathie, de d?termination et de force tranquille, des qualit?s qu’elle incarne dans l’une des missions humanitaires les plus exigeantes de l’ONU. ? J’avais une vingtaine d’ann?es lorsque j’ai commenc? en 2006 ?, se souvient-elle lors d’un r?cent entretien avec Xinhua dans son bureau de Kinshasa. ? Le monde professionnel ?tait majoritairement masculin, mais j’ai vite appris que le professionnalisme n’a pas de genre. ? D?s son plus jeune ?ge, Songue a ressenti une vocation pour le service international. ? D?s le lyc?e, je savais que je voulais travailler dans les relations internationales ?, a-t-elle d?clar?. Apr?s des ?tudes de droit au Cameroun et de droits humains en France, elle a rejoint le syst?me des Nations Unies comme volontaire et a ?t? d?ploy?e en RDC, un pays sortant d’une guerre mais pourtant tr?s r?silient. ? En tant que femme africaine, je me suis sentie oblig?e de servir mes fr?res et s?urs au-del? de mes fronti?res ?, a-t-elle d?clar?. ? Travailler ici m’a offert l’opportunit? de faire une r?elle diff?rence pour les survivantes de violences sexistes et de contribuer ? la reconstruction de la justice. ? Son bureau documente les violations des droits, assiste les victimes, forme les autorit?s et d?fend l’?galit? des sexes ? un travail qu’elle d?crit comme ? collectif et profond?ment humain ?. ? Nous collaborons avec le gouvernement congolais et la soci?t? civile pour garantir le respect des droits de chacun ?, a-t-elle d?clar?. Ces id?aux ont ?t? mis ? l’?preuve dans certaines des r?gions les plus difficiles du pays. Songue se souvient encore des pistes boueuses de Lemera, des for?ts denses de Shabunda et de Baraka, et des villages incendi?s d’Enyele apr?s des affrontements intercommunautaires. ? Se rendre l?-bas ?tait un d?fi ? la fois logistique et ?motionnel ?, a-t-elle confi?. ? Pourtant, je savais que notre pr?sence ?tait porteuse d’espoir. ? Il y a eu des moments o? le fardeau ?tait presque insupportable. ? Apr?s avoir entendu des t?moignages horribles ou appris la mort d’un coll?gue, je me sentais parfois impuissante ?, a-t-elle confi?. ? La nuit, lors des missions sur le terrain, je restais allong?e dans mon lit, sachant que non loin de l? o? je dormais, la violence et le sang continuaient de couler. ? ? Mais ma foi et ma famille m’ont donn? la force de continuer. Mes enfants me rappellent que la pers?v?rance compte ?, a-t-elle ajout?. Ce qui l’a le plus soutenue, ce sont les r?sultats tangibles : une survivante retrouvant sa dignit? ou une prisonni?re injustement d?tenue lib?r?e. ? Chacune de ces petites victoires me montre que ce que nous faisons ici n’est pas vain ?, a-t-elle ajout?. Au fil des ann?es de travail sur le terrain, Songue a coordonn? des projets de soutien aux victimes et d’autonomisation ?conomique des femmes. ? Ce qui me frappe le plus, c’est leur capacit? ? transformer la douleur en pouvoir ?, a-t-elle d?clar?.Une survivante m’a dit : « Je peux ? nouveau me tenir debout. » Ces mots restent grav?s dans ma m?moire. Elle s’exprimait avec fiert? en ?voquant la fa?on dont elle avait aid? des femmes ? assumer des r?les de leadership dans des zones autrefois inaccessibles. Dans la r?gion de Ruzizi, au Sud-Kivu, 57 femmes ont ?t? nomm?es chefs de quartier pour la premi?re fois gr?ce ? un projet similaire. ? Lorsque les femmes acc?dent ? la gouvernance locale, les d?cisions refl?tent les besoins de toute la communaut? ?, a-t-elle d?clar?. ? Investir dans le leadership f?minin profite ? tous. ? ? ses yeux, lutter contre les violences bas?es sur le genre implique l’engagement de toute la soci?t?, en particulier des hommes et des gar?ons. ? Les hommes doivent passer de la parole aux actes : signaler les abus, soutenir les survivantes et remettre en question les normes n?fastes. Il ne s’agit pas d’une guerre des sexes, mais d’un effort collectif pour une soci?t? plus juste ?, a-t-elle d?clar?. ?tant elle-m?me une femme, Songue a d?clar? que la question du genre ?tait ? l’essence m?me ? de sa mission. ? Comment rester insensible ? la douleur d’une adolescente agress?e par un groupe arm? ou d’une m?re rejet?e apr?s un viol ? ?, a-t-elle demand?. ? Ce qui me motive, c’est de les voir gu?rir et redevenir des leaders. Leurs victoires sont ma plus grande joie. ? Tourn?e vers l’avenir, Songue envisage des progr?s, mais aussi des d?fis : renforcer l’?tat de droit, mettre fin ? l’impunit? et prot?ger les libert?s civiques. ? La paix et la justice doivent progresser ensemble ?, a-t-elle d?clar?. Alors que la R?union mondiale des dirigeants sur les femmes se tient en Chine, son message a une port?e bien au-del? de la RDC. ? Le monde a besoin de cette force f?minine pour construire la paix ?, a-t-elle d?clar?. ? Votre lumi?re finit toujours par percer les t?n?bres de la guerre ?, a-t-elle ajout?, faisant r?f?rence ? ses s?urs dans les r?gions en proie ? des conflits. Songue a exprim? l’espoir que chaque fille d’Afrique puisse grandir dans un monde o? le genre ne constitue pas un obstacle. ? Je r?ve d’une Afrique o? ?tre une femme est une force, pas un risque. Qu’une fille n?e demain ? Kinshasa ou ? Yaound? ait la m?me ?ducation, la m?me libert? et les m?mes opportunit?s que n’importe quel gar?on. ? Fin? Comment rester insensible ? la douleur d’une adolescente agress?e par un groupe arm? ou d’une m?re rejet?e apr?s un viol ? ?, a-t-elle demand?. ? Ce qui me motive, c’est de les voir gu?rir et redevenir des leaders. Leurs victoires sont ma plus grande joie. ? Tourn?e

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