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Construction et entretien des routes: le gros ?il du fonds routier

Dans son r?le? L?antienne est connue de tous :  au Cameroun, les entreprises charg?es de construire ou d?entretenir les routes sont devenues un monde de menteurs. Quand elles livrent leurs chantiers, il y a de nouveaux mensonges qui attendent d??tre d?couverts. Ce qui se passe sur le terrain donne l?impression de vivre dans une zone cr?pusculaire o? tout est possible. Et le plus effrayant, c?est que la plupart des ouvrages ne sont pas r?alis?s selon les normes requises ; lorsqu?ils ne sont pas simplement abandonn?s. Tous les deux jours, surgit dans la presse une nouvelle histoire ? propos d?un chantier b?cl?. Bref, la chronique des travaux sur le terrain r?v?le un purgatoire o? s?accumulent d?sillusions et ?checs. Pour ?viter l?occultation du ph?nom?ne et de sa reproduction, des ?quipes compos?es des membres du Comit? de gestion et des responsables de l’administration du Fonds routier du Cameroun sont (une nouvelle fois) descendues sur le terrain. Du 10 au 24 ao?t 2025, elles ont pass? au peigne fin 38 projets (17 dans le r?seau routier sud et 21 dans le r?seau routier ouest). Du 25 ao?t au 7 septembre 2025, des ?quipes mettront le cap sur le r?seau routier nord o? 18 projets seront inspect?s. ? Objectifs : appr?cier le niveau de mise en ?uvre de certains projets financ?s par le Fonds routier ; ?valuer la pertinence des projets programm?s ; appr?cier les r?alisations, notamment l’effectivit? et la consistance des travaux et prestations ex?cut?s par les contractants, en rapport avec les paiements effectu?s ou ? effectuer ; formuler des recommandations relativement aux constats ?, selon Yaouba Abdoulaye, le pr?sident du comit? de gestion du Fonds Routier. En clair, l?institution est dans son r?le : inspecter les projets et tirer des le?ons ? partir du terrain. Inspir? de ce r?le, le pr?sent dossier s?attache ? rendre compte d?un ensemble de clich?s capt?s pendant la tourn?e.  Jean-R?n? Meva’a Amougou source : Fonds Routier du Cameroun

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Tchad : une campagne de vaccination contre le chol?ra pr?vue dans la province du Ouadda?

Une campagne de vaccination contre le chol?ra sera organis?e du 2 au 8 septembre dans cinq districts sanitaires de la province du Ouadda?, a annonc? mercredi le minist?re tchadien de la Sant? publique et de la Pr?vention. Selon le minist?re, 1 116 cas de chol?ra, dont 68 d?c?s, ont ?t? enregistr?s dans le pays entre le 14 juillet et le 24 ao?t. Le taux de l?talit? s’?l?ve ? 6,1 %, d?passant largement le seuil de moins de 1% fix? par l’Organisation mondiale de la sant? (OMS). L’?pid?mie, qui a ?clat? en juillet dans le camp de r?fugi?s de Dougui, situ? dans la province du Ouadda?, s’est d?sormais propag?e aux provinces du Ouadda? et du Sila, dans l’est du pays. N’DJAMENA, 28 ao?t (Xinhua)

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Les moto taximens du Sud de la capitale parlent

Qu’ils soient camerounais ou ?trangers, qu’ils exercent ? Odza, Nkomo, Awae escalier o? ? ?kounou, tous adressent des dol?ances au futur Pr?sident de la R?publique du Cameroun. ? On ne peut pas avoir la paix quand on a faim. Je veux un pr?sident qui am?liore les conditions de vie des camerounais ?, cette phrase forte de Jean, moto taximan ? borne 10 Odza dans la Commune de Yaound? 4, est le reflet de ce que pense la grande majorit? de ses coll?gues. Tous caressent le r?ve de voir les jeunes qu’ils sont, avoir acc?s ? ce que l’on peut appeler les besoins existentiels comme manger, se v?tir, se soigner, aller ? l’?cole. ? Le camerounais vit tr?s mal. Il ne se nourrit pas bien. Il ne se soigne pas bien. Ces facteurs r?duisent son esp?rance de vie ?, argumente le transporteur. Cette situation se caract?rise par l’ambiance assez mouvement?e de ce jeudi 21 ao?t 2025 entre les conducteurs. Ils estiment que de nos jours, le camerounais vit tr?s mal. Loin des grands discours intellectuels, Jean coupe court lorsqu’il dispute avec Assan un moto taximan tchadien ? qui il rappelle qu’il conna?t mieux son pays : ? il y a beaucoup d’argent dans notre pays, mais c’est une petite poign?e de personnes qui s?en servent. Le pr?sident devra cr?er une banque alimentaire pour que je le soutienne ?, pr?vient-il. Tordre le cou ? la corruption est le souhait de Jules et ses confr?res. Lui qui est conducteur de moto ? Ekounou dit subir trop d’abus de la part des agents de s?curit?, ? la police municipale et la police nous m?nent la vie dure. J’?value ? 30 000 FCFA au minimum tout ce que je perds dans les multiples tracasseries ?. ? Awae escalier ou les conducteurs d’engins ? deux roues lancent habituellement des piques sous cap pour d?noncer les brimades polici?res du coin, l’on assiste ? une sortie d’hibernation en cette veille de l’?lection pr?sidentielle. ? Il nous faut un pr?sident qui arrange les routes afin que les moto taximen soient un peu disciplin?s. Ce qui pourra aider ? ?viter les tracasseries polici?res ?. Ces propos, Luc les tient devant un policier mettant de l’ordre dans ce carrefour tr?s fr?quent? de la capitale. Instantan?ment, une petite discussion ?clate entre Luc et Joseph son coll?gue, ? tu provoques trop, si on t’arr?te tu vas dire quoi ? ?, pr?vient Joseph. ? Plus besoin d’aller au maquis pour s’exprimer. Il y a la libert? d’expression au Cameroun. C’est le moment de poser nos besoins ?, r?plique Luc. Comme un arbitre, le policier en faction r?pond : ? je ne suis pas un d?codeur, je vous discipline seulement. Je ne gagne rien en mettant quelqu’un en cellule. Rendez-vous le 12 octobre ?. Le ton est diff?rent ? Nkomo, ici l’on met l’accent sur l’emploi. Assis sur sa moto, Ariel et deux de ses coll?gues r?vent de voir un pr?sident qui s’attardera sur l’emploi des jeunes. ? On ne sait pas pourquoi les vieux ne veulent pas aller ? la retraite. Je suis titulaire d’une licence en biologie animale et me voici derri?re une moto. Je suis s?r qu’il y a des incomp?tents qui occupent des postes de travail alors que les m?ritants sont au quartier ?, ?voque le dipl?m? et conducteur de moteur. Andr? Gromyko Balla

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La campagne des ?v?ques?engag?s

? la veille d?une pr?sidentielle explosive, le clerg? catholique se divise entre prudence diplomatique et discours frontal. Alors que certains ?v?ques sont re?us au Palais de l?Unit?, trois autres voix fortes brisent le consensus en appelant clairement les Camerounais ? choisir l?alternance au sommet de l??tat. Monseigneur Samuel Kleda, archev?que de Douala ? moins de deux mois du scrutin du 12 octobre, l??v?que de Douala hausse le ton. Dans une d?claration solennelle, il d?nonce ? un pays asphyxi? par la mauvaise gouvernance, la corruption, la pauvret? et l?injustice ?. Pour lui, ? ?lire un pr?sident n?est pas seulement un devoir civique, c?est un choix qui engage l?avenir du Cameroun ?. Il met en garde contre ? des ?lections dont les r?sultats sont d?cid?s d?avance ?, qu?il qualifie de ? p?ch? contre la justice et menace grave pour la paix sociale ?. Appelant ? une v?ritable alternance, il affirme que ? le Cameroun a besoin d?hommes nouveaux, porteurs d?un projet cr?dible et d?une vision ?. Et de rappeler que ? la paix n?est pas un slogan : elle na?t de la justice, de la v?rit? et du respect de la dignit? humaine ?. En conclusion, l?homme d??glise exhorte les Camerounais ? devenir ? artisans de paix ? et confie l?avenir de la Nation ? ? l?amour de Dieu, plus fort que la force destructrice des hommes ?. La lettre de Mgr Samuel Kleda suscite au sein de l?opinion des r?actions tr?s contrast?es. ? C?est un geste tr?s courageux de ce leader religieux qui s?engage pour le Renouveau ?, soutient Ibrahim D?sir?, enseignant des Lyc?es ? Maroua. Le gouvernement pour sa part, par la voix de son porte-parole se veut rassurant en rappelant le cadre constitutionnel et en appelant au respect des institutions. Il condamne d?ailleurs ce qu?il appelle la ? v?h?mence ? des propos de certains pr?lats (dont l?archev?que de Douala), jug?s fond?s sur ? une interpr?tation sp?cieuse ? des intentions pr?sidentielles. Il a rappel? que seules les d?cisions du pr?sident concernant sa candidature seront retenues, et que l??tat reste neutre, garantissant une ?lection ? dans un climat de s?r?nit? et de transparence ?. Tom.

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La campagne des ?v?ques?engag?s

? la veille d?une pr?sidentielle explosive, le clerg? catholique se divise entre prudence diplomatique et discours frontal. Alors que certains ?v?ques sont re?us au Palais de l?Unit?, trois autres voix fortes brisent le consensus en appelant clairement les Camerounais ? choisir l?alternance au sommet de l??tat. Monseigneur Paul Lontsie-Keune, ?v?que de Bafoussam: l’inflexible ? l?approche de l??lection pr?sidentielle du 12 octobre 2025, l??v?que de Bafoussam a livr? un message fort au peuple camerounais. Il d?nonce d?abord les zones d?ombre qui entourent le processus ?lectoral : ? reports des ?lections l?gislatives et municipales, multiplication des candidatures, rejet syst?matique des recours, restrictions des libert?s publiques, pr?sence massive des forces de l?ordre et mont?e du tribalisme ?. Autant de signaux inqui?tants qui am?nent l?homme d??glise ? poser une question centrale : ? le Cameroun veut-il vraiment de la d?mocratie et de l?alternance ? ?. Pour le pr?lat, ? aucune paix durable ne peut ?tre construite sur le mensonge, la fraude, la peur ou l?injustice. La v?ritable paix, affirme-t-il, repose uniquement sur la justice, la v?rit? et le respect de l??tat de droit. L?absence d?alternance pr?pare le lit des conflits futurs et non de la paix ?, avertit-il avec gravit?. Citant la Bible et le philosophe Claude Lefort, il rappelle que ? le pouvoir doit rester provisoire et soumis aux r?gles d?mocratiques, et que l?alternance est un bien pr?cieux pour toute nation : elle ?vite la confiscation du pouvoir, renouvelle la l?gitimit? des institutions et redonne au peuple le sentiment de sa souverainet? ?. Au Conseil constitutionnel, il lance un appel solennel : ? dire le droit, rien que le droit, loin des influences partisanes, afin que la justice ne soit pas seulement rendue, mais ?galement per?ue comme telle ?. Les propos de Mgr Lontsi?-Keune ont d?clench? des r?actions contrast?es, allant du soutien ? l?inqui?tude, en passant par la suspicion d?ing?rence politique. Ils illustrent ?galement une ?glise aux voix parfois discordantes sur la question cruciale d?une possible alternance en 2025. Le gouvernement, via son porte-parole, le ministre Ren? Emmanuel Sadi, a tent? de minimiser ces prises de position. Tout en affirmant reconna?tre le droit ? la libre expression, il a jug? certaines opinions, notamment celles centr?es sur la pr?sidentielle, comme excessivement v?h?mentes ou fond?es sur des interpr?tations abusives des propos. TOM

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La campagne des ?v?ques?engag?s

? la veille d?une pr?sidentielle explosive, le clerg? catholique se divise entre prudence diplomatique et discours frontal. Alors que certains ?v?ques sont re?us au Palais de l?Unit?, trois autres voix fortes brisent le consensus en appelant clairement les Camerounais ? choisir l?alternance au sommet de l??tat. Monseigneur Barthelemy Yaouda Hourgo, l’?v?que de Yagoua: l’incisif Apr?s avoir surpris l?opinion par une hom?lie incisive dans laquelle il affirmait que ? m?me si c?est le diable, qu?il prenne d?abord le pouvoir au Cameroun, le reste on verra apr?s ?, l??v?que de Yagoua, ? l?Extr?me-Nord du Cameroun est revenu ? la charge par une circulaire pastorale dat?e du 15 ao?t 2025. Dans ce texte, Monseigneur Barth?l?my Yaouda Hourgo place l??lection pr?sidentielle du 12 octobre prochain au c?ur d?une d?marche spirituelle collective et appelle les fid?les ? intensifier leur pri?re pour la paix et l?alternance politique. ? Rappelant que la mission du chr?tien est d??tre artisan de paix et t?moin de l?esp?rance dans le monde, je d?cide et ordonne ce qui suit : la cloche sonnera chaque jour ? 12h30 pr?cises ; ? ce signal, tous les fid?les sont tenus de r?citer la pri?re de l?Angelus dans l?unit? de toute l??glise dioc?saine ; r?citer ?galement l?Angelus ? la fin de chaque c?l?bration eucharistique. L?intention particuli?re de cette pri?re est d?implorer de Dieu le don pr?cieux de la paix v?ritable pour notre pays ; de confier ? la Vierge Marie la gr?ce d?une alternance politique pacifique et juste ; de demander la b?n?diction du Seigneur pour que notre Nation demeure stable avant, pendant et apr?s l??lection pr?sidentielle du 12 octobre 2025 ?. Le pr?lat charge les pr?tres, religieux, religieuses et responsables de communaut?s chr?tiennes de veiller ? l?application stricte de cette d?cision et d?en sensibiliser les fid?les. Des r?actions diverses ont suscit? des remous au sein de l?opinion publique. Au premier rang, le Pr?sident de l?Assembl?e nationale, Cavaye Y?gui? Djibril, tr?s remont?, a ironis? en d?clarant qu?on devrait envoyer l??v?que ? Rome pour qu?il montre le diable, affirmant que personne ne l?a jamais vu ? part lui. Une r?ponse virulente qui montre ? quel point les propos ont touch? une corde sensible au sommet de l?Etat. Face ? cette pol?mique, Monseigneur Yaouda a affirm? ne pas avoir litt?ralement ? invoqu? le diable ?. ? Je n?invoque pas le diable. Tout pr?tre chasse le diable ? avec la pri?re ? avec l?eau b?nite ? ?. Il a pr?cis? que c??tait une m?taphore destin?e ? d?noncer l??tat de souffrance et de marginalisation, notamment dans les r?gions septentrionales du Cameroun. TOM

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Le Grand Nord ? l??preuve de l???effet Tchiroma??.

A quelques semaines d?une pr?sidentielle sous haute tension, Issa Tchiroma s?impose ? nouveau comme un acteur incontournable du jeu politique dans le Grand Nord. Fin man?uvrier, l?ancien ministre et leader du FSNC sait toujours tirer parti des contextes ?lectoraux pour exister sur la sc?ne nationale. Entre d?placements ? Garoua, prises de parole m?diatiques et rencontres avec les ?lites locales, Tchiroma entend jouer un r?le actif dans le jeu ?lectoral ? venir. ? Il s?agit d?un ? retour en force ? destin? ? rappeler que le Grand Nord reste son terrain naturel ?, rappelle un militant de son parti ? Garoua. L?? effet Tchiroma ? traduit une r?alit? politique : celle d?un homme qui, malgr? les critiques et les ann?es, parvient encore ? attirer des sympathisants et ? imposer son agenda dans le d?bat public. Un discours calibr? Issa Tchiroma a l?art d?adresser ses messages ? la fibre sensible des populations septentrionales. Ses interventions mettent en avant les th?matiques qui touchent directement le quotidien : ch?mage des jeunes, marginalisation ?conomique, faiblesse des infrastructures et in?galit?s dans le d?veloppement. En habile communicateur, il manie le fufuld?, langue populaire, et donne l?impression de parler directement au ? peuple du Nord ?. Dans ses meetings, il se pr?sente comme le d?fenseur des oubli?s, celui qui n?h?site pas ? interpeller Yaound? sur les manquements en mati?re d??quit? r?gionale. Cette rh?torique, loin d??tre nouvelle, trouve cependant un ?cho favorable au sein des populations nordistes. Le m?contentement de nombreux jeunes cr?e un terreau favorable ? son discours. Les alliances et contre-alliances Mais au-del? des slogans et des discours, Tchiroma sait que la politique se joue aussi dans les salons feutr?s, aupr?s des notables et des figures d?influence. Sa r?cente visite ? Garoua, capitale r?gionale du Nord, a ?t? ponctu?e de rencontres discr?tes visant ? b?tir, ou ? reb?tir, des alliances capables de lui assurer une visibilit? accrue le 12 octobre prochain. Toudjani Phil?mon, ?tudiant et sympathisant de l?UNDP dans la commune de Pitoa pense que ? l?effet Tchiroma n?est rien d?autre qu?une tentative de repositionnement pour se rapprocher du RDPC. Ses gestes peuvent ?tre interpr?t?s comme une pr?paration ? un r?le de ? faiseur de roi ?. Dans un contexte o? chaque voix compte, Issa Tchiroma veut ?tre l?homme capable d?influencer les ?quilibres. Son profil de v?t?ran politique, sa fine connaissance des codes du Septentrion et son talent oratoire sont des atouts susceptibles d?en faire un potentiel alli? mais aussi un adversaire redoutable. Une image contrast?e de l?homme Si l?ancien ministre conserve une influence ind?niable, son image n?est pas exempte de controverses. Ses passages successifs dans plusieurs gouvernements et son soutien affich? au r?gime de Paul Biya lui valent des critiques acerbes de la part de l?opposition et d?une partie de l?opinion publique. ? Cet homme est un ? cam?l?on politique ?, prompt ? changer de position pour sauvegarder ses int?r?ts ?, s??crit une vendeuse ? la sauvette ? un groupe de jeunes hommes abordant l?actualit? politique. Pourtant, cette flexibilit? est aussi ce qui lui permet de rester au-devant de la sc?ne depuis plus de trois d?cennies. Tom

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Aupr?s des populations: le Fonds Routier ext?riorise son int?rieur

Au-del? de ses aspects techniques, la mission du Fonds Routier travaille ? la sensibilisation des riverains des chantiers. ?Comme le sugg?re un responsable de la mission, le travail d?analyse et d?exploitation des donn?es de terrain est une t?che complexe.  ? Elle requiert la mobilisation de savoirs techniques, et d?autres ?troitement li?s ? l?insertion et ? la familiarit? aux lieux visit?s, en vue de la sensibilisation ?, apprend-on. C?est pr?cis?ment cette capacit? que revendique le Fonds Routier.  A Yaound? ce 18 ao?t 2025, dans leurs randonn?es de contr?le des chantiers, ses experts incorporent des causeries avec quelques citoyens.  Au lieu-dit Elig-Edou (derri?re la base a?rienne 101 de Yaound?), si les populations appr?cient l?am?lioration de leur cadre de vie gr?ce ? la route Carrefour Elig Edou-vers fin Elig Nkolo (dont les travaux r?alis?s par Razel Cameroun ont ?t? financ?s ? hauteur de 574 632 415FCFA), elles semblent ?galement saboter l?ouvrage. A divers endroits de celui-ci, on peine ? concevoir les riverains autrement que comme des coupables, responsables de l?obstruction des caniveaux, des d?p?ts d?ordures m?nag?res, la mauvaise gestion du ruissellement des eaux de pluies, la manipulation incontr?l?e des hydrocarbures sur la chauss?e, des constructions anarchiques de hangars de petits commerces. ? C?est un cas d’?cole de cette difficile jonction entre des enjeux d?entretien de la route et des probl?matiques de survie communautaire. Mais aux populations, nous disons ce que nous attendons d?elles ?, traduit un expert du Fonds Routier. Il ajoute : ? Un aspect de notre mission de terrain repose aussi sur la sensibilisation des populations. Cette d?marche, men?e sans haine ni col?re, va dans le sens de la conservation durable de nos infrastructures. Nous sommes convaincus que l’?volution des pratiques des riverains passe par un travail de longue haleine pour les convaincre de la n?cessit? de prot?ger leur route autant que leurs affaires ?. JRMA

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Synergie Etat – secteur priv?: la soci?t? civile resserre les joints

Le Think do thank The Okwelians trace les sillons d?une nouvelle m?thodologie de d?veloppement dans le pays. En mati?re de d?veloppement, le Cameroun est ? la crois?e des chemins ?conomiques. Apr?s l??chec de sa strat?gie pour la croissance et l?emploi (DSCE), le pays impl?mente sa Strat?gie nationale de d?veloppement (SND30) pour un essor infrastructurel, ?nerg?tique et industriel, capable d?impulser l?activit? ?conomique et de r?duire la pauvret?. Cependant, les avanc?es obtenues depuis le lancement en 2020 n?ont pas permis jusqu?ici de porter une croissance ? deux chiffres comme envisag?. Elle est de 3,8% pour l?exercice 2024, tandis que le taux de pauvret? reste ?lev? avec 56% de personnes affect?es (soit 9 millions d?individus). Le secteur priv?, pilier de la SND30, reste en bute ? un climat impropre aux affaires, ? des probl?mes de financement, de comp?titivit? et d?acc?s aux ressources ?nerg?tiques, entre autres. C?est dans ce contexte qu?est paru vendredi, 22 ao?t 2025, le ? Livre vert ? du Think do thank The Okwelians, avec pour objectif d?apporter une caution intellectuelle et pratique au chantier national de l??mergence. ? Ce Livre vert constitue une boussole pour f?d?rer les ?nergies, transcender les clivages et inscrire l?Etat et la soci?t? civile dans une dynamique p?renne de co-construction d?un Cameroun prosp?re ?, affirme Jacques Jonathan Nyemb, pr?sident de The Okwelians. La d?marche choisie par cette organisation en appelle ? un renforcement de la collaboration entre l?Etat, le secteur priv? et la soci?t? civile. Il est concr?tement question d??laborer une strat?gie nationale de confiance visant ? acc?l?rer l?adoption des principes de gouvernement ouvert, en mati?re de transparence, de responsabilit? et de participation citoyenne. L?Etat est par ailleurs appel? ? mettre en place une plateforme Etat – Secteur priv? – Soci?t? civile pour assurer la mise en ?uvre de la SND 30, accompagn?e d?une feuille de route concert?e et r?vis?e chaque ann?e ; ainsi qu?? cr?er un Observatoire Open Data pour promouvoir et acc?l?rer l?essor de nouvelles pratiques de gestion de donn?es. Plus-value ? Le Livre vert apporte une lecture participative. Ce qui permet de faire des propositions allant dans le sens de cr?er un observatoire national de donn?es. L?institut national de la statistique centralise la production de donn?es alors qu?avec l?observatoire, nous promouvons une approche participative qui veut que les journalistes puissent participer, les collectivit?s territoriales devraient participer?Cela pourrait permettre de renforcer la transparence et aussi de renforcer le capital-confiance qui fait d?faut par rapport ? nos institutions ?, indique le Pr Youssouf Nvuh Njoya, membre de The Okwelians. En gros, la tangente dessin?e par les 300 contributeurs nationaux et internationaux du ? Livre vert ? vise l?am?lioration de la gouvernance au Cameroun, avec pour catalyseur la lib?ration du potentiel ?conomique et social. Pour y arriver, Trois acteurs concentrent l?essentiel de l?attention de The Okwelians: le secteur priv? sur qui repose les ambitions du gouvernement, notamment en mati?re d?import-substitution ; les collectivit?s d?centralis?es, dor?navant plac?s aux avant-postes du d?veloppement local ; et la soci?t? civile dont l?action se d?cline autour de l?accompagnement des start-ups et la sensibilisation pour un patriotisme ?conomique, selon la vision du Think do thank. ? Quelques fois dans les commandes publiques, les maires vont chercher le savoir-faire ? l?ext?rieur parce qu?ils ne sont pas au courant du savoir-faire pr?sent sur leur territoire. D?o? la n?cessit? que cette coop?ration naisse et de faire en sorte que les acteurs de la soci?t? civile, une fois qu?ils sont en activit?, veillent ? promouvoir le savoir-faire local. Si on ne le valorise pas, on va toujours aller chercher ailleurs. Or la politique d?import substitution veut r?duire la d?pendance aux importations ?, mart?le le secr?taire permanent du R?seau des maires du Cameroun pour l??conomie sociale et solidaire (Remcess), Jean Paul Betchem. Louise Nsana

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