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Phil?mon Yang: un an d?une pr?sidence sobre et africaine ? l?Onu

? la t?te de la 79? session de l?Assembl?e g?n?rale des Nations unies (Onu) depuis septembre 2024, le Camerounais vient de clore un mandat marqu? par la sobri?t? et l?engagement en faveur du continent africain. L?ancien Premier ministre camerounais, ?lu en juin 2024, est arriv? en fin de mandat. En fin septembre prochain, il c?dera son fauteuil ? l?Allemande Annalena Baerbock (44 ans) qui sera charg?e de pr?sider cette instance embl?matique de la diplomatie multilat?rale. Durant son ann?e ? New York, Yang a plac? la r?forme du Conseil de s?curit? et la repr?sentativit? de l?Afrique au c?ur de son agenda. ? Le monde ne peut se construire en laissant de c?t? un continent d?un milliard et demi d?habitants ?, lan?ait-il devant les d?l?gations. Il a aussi mis en avant le r?le strat?gique du bassin du Congo dans la lutte contre le r?chauffement climatique, plaidant pour des financements verts plus justes. H?ritage symbolique Connu pour sa discr?tion, Yang a adopt? un ton d?arbitre, ?vitant les postures clivantes. Sur l?Ukraine comme sur le Proche-Orient, il a privil?gi? le consensus et rappel? que ? le multilat?ralisme reste la voie la plus s?re pour d?passer les fractures ?. Ce style sobre, appr?ci? par certains diplomates, a parfois ?t? jug? trop effac? par ceux qui esp?raient une pr?sidence plus audacieuse. Sous son impulsion, l?Assembl?e g?n?rale a d?battu de l??valuation ? mi-parcours des Objectifs de d?veloppement durable et de la pr?vention des conflits en Afrique centrale et au Sahel. Mais ses marges de man?uvre sont rest?es limit?es : la r?forme du Conseil de s?curit? n?a pas progress?, et l?influence des grandes puissances a continu? ? freiner les ambitions des pays du Sud. Si son passage ne laissera pas de grandes r?formes, il aura donn? ? l?Afrique centrale une visibilit? rare dans l?ar?ne onusienne. ? Phil?mon Yang n?a pas chang? l?ONU, mais il a rappel? que notre voix compte ?, r?sume un diplomate africain. Un mandat ? l?image de l?homme : discret, pragmatique et fid?le ? l?id?e que l?Afrique doit peser davantage dans l?ordre international. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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S.E. Sylvain Riquier

De lui, on va d?embl?e dire qu?il est d?j? sur le terrain. En sa qualit? d?ambassadeur de France au Cameroun, il a visit? le Centre Pasteur du Cameroun (CPC) le10 septembre dernier. Au cours de son s?jour dans cette structure qui b?n?ficie depuis de nombreuses ann?es du soutien de la coop?ration fran?aise, le diplomate fran?ais a appr?ci? un ? dispositif unique et d?cisif pour la recherche et pour la sant? des populations ?. Bon ? savoir : c?est le 4 septembre 2025 que S.E. Sylvain Riquier a pr?sent? la copie figur?e de ses lettres de cr?ance au ministre camerounais des Relations ext?rieures, M. Lejeune Mbella Mbella.

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6 milliards FCFA

Le Cameroun s?appr?te ? b?n?ficier d?un nouveau financement de la Banque islamique de d?veloppement (BID). Selon un d?cret pr?sidentiel sign? le 10 septembre 2025, le ministre de l??conomie, Alamine Ousmane Mey, a re?u l?autorisation de contracter un pr?t d?un montant de 6 milliards FCFA. Cette enveloppe sera sp?cifiquement consacr?e au Projet d?appui ? l??ducation de base au Cameroun (Paebc), une initiative qui vise ? renforcer l?acc?s et la qualit? de l?enseignement primaire dans plusieurs r?gions du pays. L?accent mis sur l??ducation traduit la volont? du gouvernement de diversifier l?utilisation des ressources mobilis?es aupr?s de ses partenaires financiers.

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Tour d’horizon : La vaccination contre Ebola est en cours en RDC, alors que seize foyers ?pid?miques sont en cours ; l’OMS met en garde contre une lutte difficile

L’Organisation mondiale de la sant? (OMS) a d?clar? que la vaccination contre Ebola est en cours dans la province du Kasa? en R?publique d?mocratique du Congo (RDC), alors que le pays lutte contre sa 16e ?pid?mie depuis 1976, sur fond d’avertissements d’une lutte difficile pour la contenir. Selon un communiqu? de l’OMS publi? dimanche, la phase de vaccination en cours cible les agents de sant? de premi?re ligne et les contacts des cas confirm?s. Le premier lot de 400 doses du vaccin Ervebo, efficace contre l’esp?ce d’Ebolavirus Za?re ? l’origine de l’?pid?mie actuelle, est d?j? arriv? ? Bulape, d?crit comme l’?picentre de l’?pid?mie. 45 000 doses suppl?mentaires devraient arriver dans le pays dans les prochains jours. Le 4 septembre, le gouvernement de la RDC a confirm? une nouvelle ?pid?mie d’Ebola dans la province du Kasa?, marquant la 16e ?pid?mie du pays depuis 1976. L’OMS a rappel? que la m?me r?gion avait connu des ?pid?mies d’Ebola en 2007 et 2008. ? Cela nous inqui?te au plus haut point ?, a d?clar? Jean Kaseya, directeur g?n?ral des Centres africains de contr?le et de pr?vention des maladies (CDC Afrique), dans une interview accord?e ? la cha?ne fran?aise TV5 Monde le 5 septembre. Kaseya a d?clar? que l’?pid?mie actuelle est caus?e par la souche Za?re, qu’il a d?crite comme ? la plus virulente et la plus mortelle ?. Il a ?galement soulign? le risque accru de propagation transfrontali?re compte tenu de la proximit? du Kasa? avec les fronti?res nationales. Ngashi Ngongo, conseiller principal du directeur g?n?ral des CDC Afrique, a d?clar? lors d’un point de presse en ligne le 11 septembre que 68 cas suspects avaient ?t? signal?s, dont 20 confirm?s et 16 d?c?s. Il a pr?cis? que les cas suspects se sont d?sormais propag?s ? quatre zones de sant?, contre seulement deux au d?but. ? Il y en avait deux, maintenant c’est quatre ?, a d?clar? Ngongo, qualifiant l’?pid?mie de ? menace majeure pour les syst?mes de sant? nationaux ?. Il a ajout? que Bulape est limitrophe de la province de Sankuru, o? les infrastructures sanitaires, d?j? fragiles, pourraient exacerber les risques. Les r?sultats du s?quen?age du g?nome entier sugg?rent qu’il s’agit d’une nouvelle propagation zoonotique, sans lien direct avec les ?pid?mies survenues dans la m?me r?gion en 2007 et 2008, a d?clar? Ngongo. L’?picentre de l’?pid?mie se situe pr?s de Tshikapa, capitale de la province du Kasa?, ? environ 100 ? 200 km de la fronti?re angolaise. L’?pid?mie touche actuellement une zone rurale recul?e, bien que les fr?quents mouvements de population entre Bulape et Tshikapa augmentent le risque de propagation. Patrick Otim, responsable du Bureau r?gional de l’OMS pour l’Afrique, a d?clar? aux journalistes ? Gen?ve, en Suisse, le 12 septembre, que le nombre de cas confirm?s ?tait pass? ? 25, de nouveaux cas ayant ?t? d?tect?s jusqu’? 70 km de Bulape, ce qui suscite des inqui?tudes quant ? une propagation plus large. Il a d?clar? que l’?pid?mie pourrait encore ?tre ma?tris?e si des mesures appropri?es ?taient prises dans les deux prochaines semaines, tout en avertissant qu’un tel objectif ?tait ? possible mais pourrait s’av?rer difficile ?. Des enqu?tes ?pid?miologiques sont en cours, les cha?nes de transmission et la source de l’infection restant ? identifier.L’OMS ?value actuellement le risque pour la sant? publique comme ?lev? au niveau national, mod?r? au niveau r?gional et faible au niveau mondial. La derni?re fois que la RDC a d?clar? la fin d’une ?pid?mie d’Ebola, c’?tait en septembre 2022, apr?s la confirmation d’un cas dans la province orientale du Nord-Kivu. Les tests ont montr? que le cas ?tait g?n?tiquement li? ? l’?pid?mie de 2018-2020 dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, qui a tu? pr?s de 2 300 personnes. Ebola est apparu pour la premi?re fois en 1976 lors de deux ?pid?mies simultan?es : l’une ?tait due ? la maladie ? virus Soudan ? Nzara, dans l’actuel Soudan du Sud, et l’autre ? la maladie ? virus Ebola ? Yambuku, dans l’actuelle RDC, alors connue sous le nom de Za?re. Cette derni?re s’est d?clar?e dans un village pr?s de la rivi?re Ebola, d’o? la maladie tire son nom, selon l’OMS. Ebola est une fi?vre h?morragique hautement contagieuse qui provoque divers sympt?mes tels que fi?vre, vomissements, diarrh?e, douleurs g?n?ralis?es ou malaises, et dans de nombreux cas, h?morragies internes et externes. KINSHASA, 15 septembre (Xinhua)

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Climat : l?Afrique ? l??preuve de sa propre coh?rence

Trois jours de discussions, des d?clarations solennelles, quelques accents d?enthousiasme? et, en toile de fond, une question lancinante : l?Afrique a-t-elle r?ellement franchi un cap dans la bataille climatique, ou s?est-elle une nouvelle fois perdue dans les mirages de la rh?torique ? Le second sommet africain sur le climat, tenu le 10 septembre dernier ? Addis-Abeba, a offert un condens? des ambitions et contradictions d?un continent qui se veut ? la fois victime et acteur, suiveur et leader, impuissant et audacieux. Certes, les participants ont salu? l?espace in?dit de dialogue ? entre Africains ?, loin du regard dominateur des grands rendez-vous internationaux. Cette intimit? r?gionale a permis, dit-on, de ? mieux se comprendre ?. Mais suffit-il de se comprendre entre soi quand les oc?ans montent, que les s?cheresses laminent les r?coltes et que les m?gapoles suffoquent ? Les jeunesses, repr?sent?es ? travers ONG et associations, n?ont pas manqu? de rappeler que les attentes d?passent largement le registre symbolique. ? l?instar d?Abischag Jitimay, militante burundaise, qui a jug? l?exercice constructif mais en de?? de ce que son continent devrait revendiquer. Sa frustration rejoint celle de millions de jeunes Africains qui voient, sommet apr?s sommet, le temps s??couler sans traduction concr?te. Le repr?sentant de l?Union africaine, Bankoye Adeoye, a voulu se montrer optimiste : ? Nous n?avons pas fui les conversations difficiles ?, a-t-il martel?. Mais cette fiert? ne cache-t-elle pas un d?ficit de r?sultats tangibles ? Car ce qui manque cruellement aux grandes messes africaines, ce n?est pas la lucidit? du diagnostic, mais la volont? d?action suivie. ? Action z?ro ?, reconnaissent certains participants, comme un aveu d?sarmant.Le v?ritable test, assur?ment, viendra en novembre prochain, ? la COP30 au Br?sil. C?est l? que l?Afrique devra prouver sa capacit? ? parler d?une seule voix et ? peser face aux mastodontes ?conomiques qui dictent encore les r?gles du jeu climatique. Ce sera aussi le moment de d?montrer que les r?solutions adopt?es ? Addis-Abeba ne sont pas des v?ux pieux, mais les jalons d?une strat?gie cr?dible. Car sans coh?rence interne, sans m?canismes communs de financement et sans fermet? vis-?-vis des partenaires du Nord, l?Afrique risque de n??tre qu?un figurant de plus dans le grand th??tre climatique. Au fond, la critique la plus s?v?re vient de l?int?rieur m?me du sommet : beaucoup s?accordent ? dire que, si l?Afrique est toujours ? attendue ? sur ces questions, elle tarde ? transformer cette attente en leadership r?el. Or, les enjeux sont vitaux. Il ne s?agit pas seulement de sauver des ?cosyst?mes fragiles, mais de prot?ger la souverainet? alimentaire, d?assurer la stabilit? sociale, et de pr?venir les conflits li?s aux ressources. Autrement dit, de sauvegarder l?avenir. L?Afrique se r?ve en pionni?re de la justice climatique. Mais ce r?ve ne survivra pas ? l??preuve des faits si, ? l?enthousiasme d?Addis-Abeba, ne succ?dent pas des d?cisions claires, contraignantes et assum?es. Le temps n?est plus aux formules convenues ni aux promesses repouss?es. Le temps est venu de passer du discours ? l?action. Faute de quoi, les futures g?n?rations ? celles qui d?j?, aujourd?hui, frappent ? la porte des sommets ? jugeront s?v?rement ce continent qui aura pr?f?r? s??couter lui-m?me plut?t que de s?armer face au d?fi du si?cle. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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CEEAC : Ez?chiel Nibigira engage la rupture avec l??re Ver?ssimo

A peine d?sign? pr?sident de la commission de la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale (CEEAC), Ez?chiel Nibigira a pos? un geste fort : suspendre toutes les d?cisions prises dans la pr?cipitation par son pr?d?cesseur, l?Angolais Gilberto Ver?ssimo. Des mesures jug?es opaques et contest?es, qui avaient fragilis? la cr?dibilit? de l?institution r?gionale. ? Nous devons re- partir sur des bases solides et claires. Toute d?cision qui compromet l?int?grit? de la Commission sera r?- examin?e ?, a affirm? le diplomate burundais, ancien ministre des Affaires ?trang?res, d?termin? ? incarner une gouvernance de rupture. Parmi les d?cisions mises en cause figureraient des modifications de proc?dures internes et le lancement de projets sans consultation, per?us par plusieurs observateurs comme des initiatives improvis?es. En y mettant un coup d?arr?t, Nibigira entend envoyer un signal politique : la CEEAC veut tourner la page des pratiques contest?es pour r?tablir une culture de responsabilit? et de transparence. Au-del? de cette suspension symbolique, le nouveau pr?sident a annonc? un audit complet des processus internes. Objectif: identifier les dysfonctionnements, corriger les failles administratives et instaurer des r?formes durables. ? Chaque d?cision devra d?sormais ?tre prise dans l?int?r?t collectif et dans le respect des normes  en vigueur ?, a-t-il insist?. Une orientation salu?e par plusieurs experts, qui y voient l?occasion de restaurer la confiance des citoyens et de rassurer les partenaires internationaux. Mais Ez?chiel Nibigira ne pourra pas se limiter aux d?clarations d’intention. Son premier chantier est d?j? trac?: finaliser la selection des nouveaux membres de la commission dans un delais de 45 jours. pour y parvenir, il b?n?ficie de l’appui du cabinet Forvis Mazars, charg? de redresser un processus de recrutement marqu? par de nombreux blocages administratifs et techniques. Attendu ? Libreville, si?ge de l’organisation, dans les prochains jours, le nouveau pr?sident devra composer avec une transition d?licate. Il lui faudra travailler quelque temps aux c?t?s des ?quipes h?rit?es de Ver?ssimo, dont le bilan, malgr? de vives critiques, a ?t? salu? par les chefs d??tat de la sous-r?gion pour ? le dynamisme? et ? les efforts ? en faveur de l?int?gration. La mission de Nibigira s?annonce donc double : restaurer l?int?grit? de la Commission et d?montrer, au-del? des symboles, sa capacit? ? transformer les promesses de r?forme en r?sultats tangibles. Une t?che d?cisive pour relancer la cr?dibilit? de la CEEAC, ? un moment o? l?Afrique centrale cherche ? renforcer son unit? et sa voix dans les grands d?bats continentaux. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Vie ch?re: l’augmente du prix de la tomate fait sa rentr?e

Tranche de vie quotidienne entre consommateurs et vendeurs dans quelques art?res de la capitale et ses environs. C’est une hausse spectaculaire qui prend toutes les femmes au d?pourvu. Entre la fin ao?t et d?but septembre, le prix du cajou de tomate en fruit quadruple. On passe de 2 500 FCFA ? 8 000 FCFA. Christine ne s’attendait pas ? subir un tel choque en ce d?but de rentr?e scolaire. Elle qui ?tait d?j? habitu?e ? prendre deux ? trois cajous ? moindre co?t pour tenir chaque mois est contrainte de ne prendre qu’un seul cajou, ? je ne savais pas que la tomate a augment?. Je vais faire comment avec la rentr?e scolaire qui me menace. Je suis oblig?e d’acheter un seul cajou ?, dit-elle au vendeur ambulant qui lui livre r?guli?rement ces fruits incontournables dans la cuisine. Nous sommes ? l’entr?e carri?re Monti (Nkol-Afamba). Justine l’une de ses voisines essaye d’obtenir un rabais de 1 000 FCFA. Mais c’est une peine perdue, ?Asso? (nom populaire visant ? flatter son vis-?-vis dans une transaction), reste droit dans ses bottes, ? ?As?, je sais que c’est la rentr?e scolaire, mais je ne peux rien, d’ici la semaine prochaine le cajou conna?tra une autre hausse. Si tu as m?me de l’argent prend encore deux cajous tu gardes au cong?lateur ?, r?pond le vendeur. Cette hausse est aussi perceptible ? Ekounou. Habituellement, les vendeurs de tomates perch?s ou accroch?s derri?re les petits camion Dyna crient ? gorge d?ploy?e pour attirer les clients. Ce mardi 9 septembre 2025, Bachir et son fr?re Ibrahim, les choristes (c’est ? dire des griots qui attirent les clients avec des chants) de la Dyna de couleur bleu ciel sont plut?t silencieux cet apr?s-midi. Ils ne courent plus apr?s les clientes. C’est plut?t le contraire, parce que la tomate a pris de la valeur avec le retour des pluies. ? leur arriv?e du c?t? de l’entr?e Gazolan, les femmes accourent pour esp?rer arracher au moins un cajou. Ibrahim avec un zeste d’humour demande aux femmes de former un rang, ? si vous n’?tes pas en rang, vous n’aurez rien. Chacun doit avoir la monnaie ?, ironise-t-il. Bachir quant ? lui se contente de rappeler aux dames que la saison des cultivateurs de tomates a commenc?, ? c’est le mercato, nous recrutons les joueurs pour les r?coltes ?, dit-il. Ce qui n’est pas du go?t des femmes. Mais elles n’ont pas le choix. Elles vont devoir supporter les caprices des vendeurs de tomates durant la grande saison pluvieuse. ? Mvog-Mbi, Mama C?cile, revendeuse de tomates et autres ? Akol-Nnomo fait sa rentr?e. Elle a d? prendre un cong? du fait de la surproduction des tomates. Elle promet l’enfer aux clientes, ? le client ne sera pas Roi avec moi. Elles boudaient nos tomates. Elles vont lire l’heure surtout quand le cajou co?tera 20 000 FCFA. Je vendrais quatre fruits ? 500 FCFA ?, promet la revendeuse. Andr? Gromyko Balla

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Rentr?e scolaire 2025-2026: les couturi?res victimes d’une concurrence d?loyale ? Yaound?

Les ?tablissements scolaires, malgr? l?interdiction de vendre des manuels et des tenues de classe, font des propositions all?chantes aux parents. Rose n’a pas bonne mine ce lundi 8 septembre 2025, jour marquant le d?but effectif des classes au Cameroun. Cette anxi?t?, en contraste avec les rentr?es scolaires des ann?es pr?c?dentes, s?explique par la raret? voire l’absence de commandes de tenues scolaires. Les principaux accus?s sont les chefs d’?tablissements scolaires. Ils conditionneraient les inscriptions ? l’achat des tenues ? l??tablissement. ? Les promoteurs d’?coles exigent que les ?l?ves arborent les tenues vendues par les ?tablissements. Si le parent r?siste, on lui demande d’aller avec son enfant ailleurs ?, r?v?le la couturi?re. Des r?sistances ne manquent pas chez certains parents, surtout du primaire. Selon Rose, l’offre gratuite des tenues par des ?tablissements est la politique la plus fatale. Elle est beaucoup plus pratiqu?e par les nouveaux ?tablissements. ? Les nouveaux ?tablissements en qu?tes d’effectifs proc?dent ? la dotation gratuite des tenues. Il est tr?s difficile pour un parent de refuser un tel avantage. C’est au moins 15 ? 20.000 FCFA d’?conomie qu’il peut faire ?, indique la malheureuse couturi?re affal?e dans son canap? ? Abang (Mfou). Les rares tenues visibles dans cet atelier sont celles des ?tablissements secondaires publics du coin. ? Des ?tablissements scolaires publics, surtout le secondaire, ne constituent pas un march? lucratif ?, ajoute-t-elle. Les m?mes lamentations sont observ?es au march? de Mfou, plus pr?cis?ment dans le secteur de la couture. Ce matin de rentr?e scolaire, le moral d’?dith est au plus bas. Elle comptait sur les commandes pour payer la scolarit? de ses deux enfants dans une ?cole priv?e la?que de la ville. Avec la ? s?cheresse financi?re ?, elle est tent?e de les inscrire dans une ?cole publique. ? Je n’ai pas d’argent pour envoyer les enfants dans le priv?. Le march? de cette ann?e est tr?s dur. Je n’ai pas cousu 10 tenues jusqu’? ce jour. Je ne sais pas o? mettre la t?te avec mes enfants ?, ?voque la maman – couturi?re. Exception Denise exerce au quartier Ekoumdoum (Yaound? 4). Elle ne s’apitoie pas sur son sort. Voyant le vent arriver, elle a anticip? en faisant du lobbying aupr?s des promoteurs d’?tablissement, juste apr?s la remise des bulletins. Ainsi, elle a gagn? le march? de confection de tenues scolaire de trois complexes scolaires de son quartier. ? Il a fallu que je r?fl?chisse en allant aupr?s des propri?taires d’?coles. Si je ne l?avais pas fait, je me retrouverais dans les probl?mes comme bon nombre de mes coll?gues ?, se satisfait la couturi?re. Elle explique avoir gagn? beaucoup plus d’argent que les ann?es pr?c?dentes. ? J?ai d?j? confectionn? 2000 tenues. L’?tablissement me donne le mat?riel et j’ai 1000 FCFA par pi?ce. Je ne regrette rien ?, conclut Denise. Andr? Gromyko Balla

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Pr?sidentielle 2025: sur les eaux du fleuve Mfoundi ? Yaound?

Les horticulteurs exer?ant tout le long du cours d?eau qui traverse la capitale se plaignent des multiples d?placements dont ils font l?objet. Ils sollicitent une prise en compte de leurs aspirations par le prochain pr?sident de la R?publique. Les fleuristes de la capitale ont d?ores et d?j? choisi leur pr?sident de la R?publique. Il s?agit de celui qui leur offrira un espace o? ils pourront se mouvoir sur les rives du fleuve Mfoundi. ? Notre choix est simple, c’est celui qui nous permettra d’exercer en toute s?curit?. Tous les jours nous sommes confront?s aux multiples menaces et d?logements ?, fulmine un planteur de fleurs ? Nsam, dans le 3e arrondissement de Yaound?. En moins de 3 ans, il a subi deux d?placements qualifi?s de d?guerpissement. Au d?part, il exer?ait en face du palais des Sports, au quartier Warda, dans le 2e arrondissement. ? Nous avons ?t? chass?s, le super maire nous avait dit qu’il nous relogerait ici ? Nsam. Mais, avant d’avoir pu retrouver notre sant? financi?re, l?entreprise Razel vient d?j? ?tablir sa base – vie pour les travaux de construction de la deuxi?me phase de l’autoroute Yaound?-Nsimalen ?. Sa coll?gue Hortense est ?galement d?sesp?r?e depuis l’installation du d?p?t des d?tritus, face lyc?e technique bilingue de Nsam. A cet endroit, se trouvait sa p?pini?re. Aujourd’hui, n’ayant plus d’espace pour produire des fleurs, Hortense propose ses services de fleuriste aux particuliers. ? Je suis souvent sollicit?e par de riches clients qui me payent pour entretenir leurs fleurs. Je fais ces jobs en attendant trouver un espace et red?marrer mon activit? ?, indique la maman. Son souhait : un pr?sident qui prendra en compte les besoins des horticulteurs, en leur trouvant un espace d?di? ? leur activit?. A l?en croire, les producteurs de fleurs sont tr?s marginalis?s. ? Voil? un secteur qu’on n?glige, alors que c’est une tr?s grande source de revenus ?, ajoute-t-elle. ? L??thiopie, le Kenya et d?autres pays d’Afrique de l’Est ne n?gligent pas cette source de revenus ?, poursuit-elle. Toujours sur les rives du Mfoundi, entre Olozoa et Mvog-Atangana Mballa, c’est le m?me r?ve. Les semenciers de cet espace ne redoutent pas les d?guerpissements. Ils veulent un espace plus important. ? Ici, nos fleurs se vendent beaucoup gr?ce au trafic routier, mais la surface est tr?s r?duite. Cette petite portion de terre provoque des conflits entre horticulteurs. Nous voulons avoir un march? sp?cialis? dans la vente des semences ?, r?ve Christine, jardini?re du coin. Les semenciers localis?s le long de la ? nouvelle route Bastos ? misent sur le statut quo. Tous trouvent leurs comptes ? cet endroit. Guillaume, l’un des producteurs de fleurs, se dit satisfait. ? Nous d?placer d’ici pour o? ? Nous sommes bien ? Bastos. Si on nous envoie ailleurs, nous n?aurons plus de clients. Avec le retour des pluies, je suis content. Aujourd?hui (jeudi 4 septembre), je suis ? plus de 70.000 FCFA de recette ?, se satisfait -il. Guillaume pense que les horticulteurs de la ? nouvelle route Bastos ? m?ritent les f?licitations de la part du prochain locataire d’Etoudi, parce qu’ils embellissent cette partie de la capitale. Andr? Gromyko Balla

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Filippo Scammacca

Il officie comme ambassadeur d’Italie au Cameroun. Au- del? des dossiers diplomatiques, il est aussi un fanatique de la nature et des arts. C’est ? ce titre qu’il a, le 6 septembre dernier, visit? le site d’exposition Bana Botanica. Une initiative de la Coop?rative Culturelle ECOGRASSFIELDS, visant ? pr?server et valoriser la biodiversit? du Cameroun, en particulier celle des r?gions de l’Ouest et des Grassfields.

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