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Transformation du syst?me financier : vue d?ensemble sur les grands axes de l?agenda gouvernemental transformation du syst?me financier

Ils fournissent des d?tails sur quelques points cl?s de la route vers l?inclusion financi?re au Cameroun. Au Cameroun, ? l??re du digital, certains acteurs ?conomiques continuent ? s?organiser au travers du papier. Des professionnels passent encore des heures ? op?rer leurs t?ches ? la main, alors qu?elles pourraient ?tre automatis?es ou mieux g?r?es avec des outils digitaux plus performants. A travers le pays, l?utilisation des technologies actuelles est encore embryonnaire. Et m?me si les choses ?voluent et les processus adoptent progressivement des innovations, un tableau est largement partag?: celui des d?fis strat?giques, des contraintes et des ambitions du secteur financier camerounais. Matrices essentiellesEn pleine conscience de ce tableau, les experts planchent sur la premi?re ?dition des Journ?es scientifiques sur l??conomie num?rique. Prospectif, le champ de vision des experts r?unis ? Yaound? ces 6 et 7 juin 2024 s?appuie essentiellement sur le syst?me financier national et les opportunit?s offertes par l?intelligence artificielle (IA) et l?open Banking (OB). D?o? l?insistance sur le th?me: ?Transformation du syst?me financier par les innovations digitales?. Selon le ministre des Finances (Minfi), l?adaptation et l?adoption du digital constituent des matrices essentielles dans la consolidation de la modernisation de l??cosyst?me financier camerounais. ?Ils r?pondent au besoin de faire face au double d?fi de fluidit? des proc?dures et de l?arrimage ? l??volution radicale de l?industrie financi?re mondiale?, assure le Minfi. Tableau de bordEn ce sens, les ambitions ?lev?es du gouvernement reposent sur un agenda pour la transition num?rique du secteur mon?taire camerounais, en compl?ment du Projet d?Acc?l?ration de la Transformation Num?rique au Cameroun (PATNUC). Au programme: ?la poursuite du d?veloppement infrastructurel afin de renforcer et consolider la disponibilit? en ?nergie ?lectrique, la construction des ouvrages devant constituer une fondation et une meilleure impl?mentation de nouvelle technologie, la migration de tous les prestataires de services de paiement vers le 4.0, la construction de data centers nationaux pour l?h?bergement des donn?es, le renforcement du niveau d?accessibilit? de l?utilisation de l?USSD ? tous les op?rateurs de Fintech, entre autres?. ?Pour ce qui est de l?infrastructure, ?l?ment cl? de cet agenda, celle-ci implique l?expansion et l?am?lioration des r?seaux de t?l?communications permettant de supporter le volume croissant des transactions num?riques, et de favoriser l?acc?s aux services num?riques aux populations camerounaises, y compris dans les zones rurales?, insiste Mme Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et T?l?communications. MinfiPour Louis Paul Motaze, ?ledit agenda part du constat objectif et sur la conviction que la modernisation du syst?me financier camerounais, dont la mise en ?uvre ne proc?de d?aucune arrogance, doit aider non seulement ? assurer la t?che premi?re de protection des int?r?ts des acteurs financiers, mais aussi ? construire un programme pragmatique?.Et pour conduire le processus, le Cameroun peut compter sur l?UNCDF. ? Yaound?, cette entit? de financement des Nations unies, a r?it?r? son engagement dans l?accompagnement du pays sur sa route vers l?inclusion financi?re. Jo?lle Effa (Stagiaire)

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Fusion Cemac-CEEAC : des positions in?branlables

Le processus y aff?rent poursuit son cours dans le sens de la fusion-constitution. La CEEAC, quoique toujours engag?e, n?abandonne pas l?id?e d?une harmonisation des politiques pour parvenir ? une seule communaut? sous-r?gionale. Les travaux de Yaound? ont tenu la sous-r?gion en haleine du 3 au 7 juin 2024. Les d?cisions attendues de ces assises sont, sous r?serve de l?approbation des chefs d??tats en septembre prochain, susceptibles de propulser l??volution du processus de fusion CER en cours. Alors que les r?flexions sont pouss?es sur les modalit?s de la transition vers la nouvelle communaut?, une prise de parole du pr?sident de la Commission de la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale (CEEAC) remet au go?t du jour les divergences de vue sur la question. ?La Commission de la CEEAC consid?re comme un acte de responsabilit? que d?exprimer ses positions devant les membres du Copil-CER, non pas sur le processus de rationalisation dont elle est historiquement initiatrice et auquel elle a adh?r? sans r?serve, mais plut?t sur les modalit?s de sa mise en ?uvre?, d?clare d?entr?e de jeu Gilberto Da Piedade Verissimo.La raison de cette posture tient du fait que cette communaut? de onze ?tats est engag?e depuis pr?s d?une d?cennie dans un processus de r?formes institutionnelles. Elle en est ? sa phase de mise au fait. Les principaux acquis en la mati?re portent sur la mise en place de nouveaux organes et institutions ? l?instar du Parlement et de la Cour des comptes communautaires de l?Afrique centrale. D?autres instances sont en voie de cr?ation. Il s?agit ? titre illustratif de la Cour de justice dont le protocole sera pr?sent? en septembre ? la vingt-cinqui?me r?union de la Conf?rence des chefs d??tats et de gouvernements de la CEEAC. Toutes ces r?formes sont ?consid?r?es par les instances d?cisionnelles de notre communaut? comme bien enclench?es et conformes ? leurs attentes?, d?clare-t-il comme pour en d?voiler le prix accord? ? ces acquis. Ce, nonobstant les r?solutions sorties de la retraite minist?rielle tenue le 5 juin 2024 sur instruction du pr?sident Paul Biya. Lesdits travaux ont abouti aux perspectives selon lesquelles ? la question de fusion-absorption ou de fusion-constitution ne doit aucunement impacter la conduite du processus de la rationalisation?. Il y a par ailleurs ?t? relev? que les acquis des CER doivent ?tre pris en compte, en vue de leur capitalisation dans la poursuite de la mise en ?uvre de ce processus.L?institution milite pour une rationalisation par harmonisation des politiques, programmes et instruments de coop?ration. ?Je ne peux pas dire qu?on va dissoudre la CEEAC, je n?ai pas encore re?u l?instruction de la conf?rence des chefs d??tats?, explique Gilberto Da Piedade Verissimo ? Int?gration, laissant voir une divergence avec l?option poursuivie d?une fusion-constitution. Laquelle fait naitre la nouvelle CER des cendres de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac). ?Je me suis permis le rappel de tous ces points, car ils constituent les principaux ?l?ments d?un contexte qu?il sied d?avoir constamment ? l?esprit lorsque nous discutons de la mise en ?uvre du processus de rationalisation en Afrique centrale ?, a d?clar? le pr?sident de la Commission de la CEEAC devant ses homologues ; ajoutant par la m?me occasion que : ?La commission de la CEEAC ne peut n?anmoins cacher ses pr?occupations et exprimer ses r?serves quant ? l?option qui semble ?tre privil?gi?e. De notre point de vue, cette option ne semble pas refl?ter l?ambition des chefs d??tats et de gouvernement dans leur d?claration de Brazzaville en 2005?, a-t-il d?clar? d?s l?ouverture des travaux du conseil des ministres ? proprement parler le 6 juin 2024. Louise Nsana Rationalisation des CER: un plan de transition au pilori des financements La situation financi?re du Copil/CER-AC reste marqu?e par un faible taux de recouvrement et des arri?r?s des contributions de la part des parties prenantes ? ce processus. Le constat est flagrant. Les institutions communautaires et les pays membres de l?Afrique centrale ne s?acquittent pas assez, ni assid?ment, de leurs obligations financi?res relatives ? la fusion des CER. Cette question a monopolis? l?attention tour ? tour des experts du processus, r?unis lundi et mardi derniers, puis des ministres du Comit? de pilotage de la rationalisation. Toutes choses qui, de l?avis g?n?ral, ont ?impact? la mise en ?uvre du plan d?action r?am?nag? 2018-2023?, indique le rapport des travaux des experts. La p?riode de cinq ans indiqu?e ?tait initialement consacr?e au travail technique et ? l?adoption des d?cisions politiques en vue de converger vers la communaut? ?conomique unique dans la sous-r?gion.En chiffres, l?ardoise des arri?r?s de contribution repr?sente 4,052 milliards de FCFA au 31 mai 2024. Soit 1,770 milliards FCFA au non-acquittement par les ?tats de leurs versements et 2,282 milliards FCFA pour la CEEAC et la Cemac. Les pris en faute s?engagent ? honorer leurs engagements. Aussi, le Conseil des ministres retient ?l?option qui consiste ? poursuivre le recouvrement des arri?r?s. Il s?est donn? un d?lai de trois mois pour r??valuer la situation avant d?arr?ter une nouvelle option consistant ? d?finir un nouveau bar?me de contribution?, rel?ve le communiqu? final de la 6? r?union du Conseil des ministres du Copil/CER-AC. Entendez par l? que des d?marches seront mises en ?uvre pour recouvrer, autant que se peut, les impay?s. ? posteriori de l??valuation, il sera proc?d? ? la mise ? plat de l?ancien dispositif et ? l’annulation des arri?r?s non pay?s.?ch?ancier pass? pour les pr?visions de mise en branle du nouvel appareil communautaire, les parties prenantes se veulent prudentes pour la suite. ? l?heure notamment de l?entr?e en vigueur du plan de transition vers la nouvelle CER. Dans leur posture avant-gardiste, les membres du Conseil des ministres exigent l??laboration d?une strat?gie de financement avant l’acheminement du projet de plan de transition vers le pr?sident Paul Biya, d?sign? par ses pairs pour conduire la rationalisation. Objectif : s?assurer du recouvrement effectif de la somme de 3,400 milliards de FCFA requis pour la mise en ?uvre de ce plan. Les autres points de discussion autour du plan de transition, nouvelle boussole de la rationalisation, portent sur : l??ch?ancier de la

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CEEAC-Cemac : une int?gration ? b?ton rompus

En la mati?re, l?Afrique centrale enregistre progressivement des avanc?es, m?me si des disparit?s demeurent d?un point ? un autre. La Commission ?conomique des Nations unies pour l?Afrique centrale (CEA) pr?sente le diagnostic de l?int?gration dans l?espace communautaire. C’?tait le 5 juin 2024 au cours de la retraite minist?rielle organis?e sur instruction du pr?sident d?di?, en pr?lude au Conseil des ministres du Copil/CER-AC. L?objectif ?tant de ?lever tout ?quivoque sur les objectifs poursuivis par le processus de rationalisation des CER en Afrique centrale?, renseigne-t-on au secr?tariat technique du Copil. Agissant sur instruction du Secr?tariat technique, la CEA proc?de ? l??valuation de domaines du commerce, la production, les infrastructures communautaires, la libre-circulation des personnes et l?int?gration macro?conomique. ?En Afrique centrale, le score g?n?ral est de 0,442, soit sup?rieur ? celui du continent. Contrairement ? la plupart des CER, la CEEAC excelle dans le domaine de l?int?gration macro?conomique, mais ? l?instar de la plupart d?entre elles, elle est peu performante en mati?re d?int?gration productive ? ; indique le rapport con?u en pr?lude de la 6? r?union des ministres du Copil. Sur ce point, le Congo enregistre les meilleures performances ? l??chelle de la CEEAC. ? contrario, le Gabon, le Cameroun et le Rwanda, le Burundi, l?Angola et la R?publique D?mocratique du Congo trainent le pas.De belles promessesL?int?gration infrastructurelle connait de beaux jours en Afrique centrale. Les projets int?grateurs de la Cemac y sont pour beaucoup dans l?embellie progressive enregistr?e dans les liaisons intracommunautaires. L?engouement des investisseurs ? participer au financement de ces projets routiers, ?lectriques et de connectivit?, entre autres, t?moigne ? suffisance de leur importance pour le d?veloppement ?conomique dans la zone. ?Les 11 projets int?grateurs prioritaires de premi?re g?n?ration, qui ont fait l?objet de la premi?re table ronde en novembre 2020, ont un niveau de d?marrage de 80%. Pour la Cemac, la r?alisation de ces projets int?grateurs, essentiellement infrastructurels, va intensifier l?int?gration physique et commerciale? lit-on. Points critiquesS?agissant du volet du commerce, le constat de la CEA est alarmant: ?Les pays de la Cemac et de la CEEAC n?exportent pas ou n?importent pas entre eux les produits interm?diaires pouvant subir une premi?re transformation dans un ?tat et achever le processus de manufacture dans un autre. Le Cameroun enregistre seul la meilleure performance dans cette dimension. Il d?tient la part la plus ?lev?e des importations interm?diaires de la r?gion, et il vient en deuxi?me position pour les exportations interm?diaires derri?re le Gabon?. Pour en ?clairer l?opinion, les donn?es mises en exergue dans le rapport, la grande marge des exportations de l?Afrique centrale ? destination du continent sont achemin?s vers l?Afrique du Nord (280 millions de dollars, soit 8% de son potentiel d?exportation). Sur le plan de la production, les chines de valeur r?gionales sont en berne dans la Cemac et la CEEAC. Elle ne contribue qu?? hauteur de ? 2,58% de la chaine de valeur mondiale des mines et carri?res, 0,61% de transport, 0,55% de l?agriculture et 0,44% de bois et papier. Le Burundi, le Tchad, la Centrafrique, Sao Tome et Principe, connaissent les performances les moindres de la r?gion.Il n?en est pas mieux de la libre circulation dans l?espace Afrique centrale. L?institution onusienne estime que peu de progr?s ont ?t? r?alis?s dans ce sens depuis l’adoption du protocole relatif ? la libre circulation et au droit des personnes en 1983. Pour en citer un dysfonctionnement, la CEA ?voque l?exigence g?n?ralis?e du passeport biom?trique Cemac. ?Toutefois, au sens de l?Union africaine, l?exemption de visa dans le cadre de la libre circulation des personnes constitue la premi?re phase de cette libert? ?conomique qui devrait int?grer le droit de r?sidence et le droit d??tablissement. Les cinq ?tats membres de la CEEAC non Cemac exigent des visas aux ressortissants de cette Communaut??, apprend-on. L’Afrique centrale reste ainsi en de?? de la moyenne en Afrique (0,556). L?institution appelle ? une convergence des politiques budg?taires et mon?taires, ? l’am?lioration des r?seaux de production et de commerce ainsi qu?? la rationalisation des CER. Louise Nsana Formation communautaire : Que s?ouvre l??re de l?autonomisation Les travaux de Yaound? ouvrent ?galement la voie ? la rationalisation des ?coles de formation ? caract?re sous-r?gional. Le sort des institutions et ?coles de formation communautaire de l?Afrique centrale constitue l?un des enjeux de cette sixi?me r?union du Copil/CER-AC. Alors que des r?formes sont envisag?es pour la r?organisation de la sous-r?gion, en vue d?une meilleure int?gration ?conomique, la n?cessit? de palier au chevauchement des ?coles communautaires entre elles, d?une part, et avec les ?coles nationales, d?autre part, s?impose. ?Il y a des ?tudes qui sont r?alis?es. ? la fin, nous allons voir la possibilit? de fusionner les ?coles pour avoir des instituts un peu plus solides pour avoir une rentabilit? au niveau des ?tats et all?ger les co?ts dus ? la prolif?ration de nos ?coles?, explique Baltasar Engonga Edjo?o en marge des travaux. La r?duction des co?ts ici escompt?s entre en droite ligne des objectifs du processus de fusion de la Cemac et la CEEAC; dont un volet est li? ? la r?sorption des probl?mes li?s ? la multiplicit? des p?les de d?penses des pays appartenant ? plusieurs CER ? la fois. Les r?flexions sur la question ont port? autour de trois axes; l?autonomisation, le reversement ou la cr?ation d?une grande ?cole communautaire.Deux d?cisions importantes ?manent des assises de Yaound?. Elles sont prises sous r?serve de l?approbation de la conf?rence des chefs d??tats. La premi?re porte sur l?autonomisation de l?Institut sous-r?gional de statistique et d??conomie appliqu?e (ISSEA), l??cole r?gionale de formation aux m?tiers de la navigation int?rieure (ERFMNI), l?Institut sous r?gional multisectoriel de technologie appliqu?e (ISTA), le Centre Inter-?tats d?enseignement sup?rieur en sant? publique d?Afrique centrale (CIESPAC).L?autre volet de propositions concerne le reversement de l??cole inter-?tats des douanes (EIED) ? la Centrafrique, de l?Institut de l??conomie et des finances p?le r?gional (IEF-PR) au Gabon et de l??cole de l?H?tellerie et de tourisme (EHT-Cemac) au Cameroun. Ce dossier est transmis au pr?sident Paul Biya. Louise Nsana Les bons points de la rationalisation Il y a tout de m?me des avanc?es enregistr?es au cours de

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Propri?t? intellectuelle en Afrique : Faire glisser la petite histoire des PME dans la grande Propri?t? intellectuelle en Afrique

? Yaound? le 3 juin dernier, les acteurs et autres ont plaid? pour son insertion dans divers secteurs, notamment celui de l?entrepreneuriat. ?La bataille du d?veloppement dans l?ordre mondial se joue davantage sur le terrain de la science, du savoir et des technologies en somme de la propri?t? intellectuelle?. Prononc?s ce 3 juin 2024, ces mots sont de Denis Bohoussou. Le directeur g?n?ral de l?Organisation africaine de la propri?t? intellectuelle (OAPI) s?exprime au cours d?une conf?rence-d?bat, plac?e sous le th?me ?l?int?gration de la propri?t? intellectuelle dans les strat?gies de d?veloppement?. Aux premi?res loges, Daren Tang, directeur g?n?ral de l?Organisation mondiale de la propri?t? intellectuelle, en s?jour au Cameroun. ? ses c?t?s, quelques membres du gouvernement ainsi que le directeur g?n?ral de l?OAPI, par ailleurs mod?rateur. Objectif, ?changer avec les pays africains sur l?usage de la propri?t? intellectuelle dans le d?veloppement du continent.Selon le patron de l?OMPI, ?dans la plupart des pays, ce sont les PME qui portent l??conomie, ? pr?s de 90%. C?est le cas au Cameroun et m?me ailleurs. Et la plupart de ces PME ne comprennent pas comment la propri?t? intellectuelle peut faire partie de leurs activit?s?. En r?alit?, apprend-on, la propri?t? intellectuelle est encore per?ue comme un privil?ge r?serv? uniquement aux grandes entreprises ou ? un certain type de secteurs d?activit?s et produits. Pourtant, ?il n?est pas toujours n?cessaire de breveter un produit ou un service, mais il faudrait par contre avoir une marque. Par exemple, on pourrait vendre le Ndol? en Tunisie, ? Paris et ailleurs, et si on ne prot?ge pas sa marque, il y a p?ril?, explique le directeur g?n?ral de l?OMPI.Selon IP Africa, cabinet conseil en propri?t? intellectuelle au Maroc, ?la propri?t? intellectuelle peut jouer un r?le cl? dans la r?duction de la pauvret?, la cr?ation d’emplois et la croissance ?conomique en Afrique. En prot?geant les innovations et les cr?ations, les entrepreneurs africains peuvent se diff?rencier de la concurrence et valoriser leurs actifs. Cela peut ?galement encourager les investissements ?trangers et favoriser le transfert de technologie?. Par ailleurs, ?en investissant dans l’?ducation ? la propri?t? intellectuelle et en sensibilisant le public, les gouvernements africains peuvent cr?er un environnement propice ? l’innovation et ? la cr?ation d’emplois.?Au Cameroun, cela prend progressivement corps. Selon Achille Bassilekin III, elle est au c?ur de l?entrepreneuriat et fait partie du programme national d?incubation impl?ment? par son d?partement minist?riel (minist?re des petites et moyennes entreprises, de l??conomie sociale et de l?artisanat). Mais cela n?est pas suffisant pour amorcer le d?veloppement de l?Afrique. ?Je pense tr?s sinc?rement que nous avons besoin de d?mystifier la compr?hension de la propri?t? intellectuelle ? travers l?innovation aupr?s des jeunes. On devrait outiller les jeunes ? tous les niveaux du parcours scolaire, leur faire comprendre que ce qu?ils apprennent ? l??cole devrait leur permettre de r?soudre des probl?mes et les encourager dans l?innovation. L?innovation n?est pas seulement la fabrication des machines compliqu?es?, explique Daren Tang. Dans cet environnement d?incompr?hension, encourager les entrepreneurs ? prot?ger leurs cr?ations consiste davantage ? leur offrir un accompagnement de fa?on permanente. Joseph Julien Ondoua Owona Dialogue direct entre le Cameroun, l?OAPI et l?OMPI Le Cameroun vient de recevoir, pour la premi?re fois, la visite d?un directeur g?n?ral de l?Organisation mondiale de la Propri?t? intellectuelle (OMPI). Du 3 au 6 juin 2024, Daren Tang a s?journ? en terre camerounaise. Selon Denis Bouhoussou, directeur g?n?ral de l?Organisation africaine de la propri?t? intellectuelle (OAPI), cette visite ?rentre dans le cadre d?une initiative que l?OMPI a commenc? depuis quelques ann?es. Il s?agit de maintenir un dialogue direct entre l?organisation mondiale et les responsables de la Propri?t? intellectuelle des ?tats membres?. Objectif, ?changer avec les pays membres de l?OAPI sur les ?volutions de la propri?t? intellectuelle, et ?uvrer pour une approche coh?rente plus efficaces au d?ploiement de l?assistance technique de l?OMPI ; promouvoir la coop?ration et le dialogue entre les ?tats membres dans un esprit de partage des meilleures pratiques et exp?riences en mati?re d?administration et de gestion des droits de propri?t? intellectuelle. C?est ce qui explique la tenue de la premi?re conf?rence entre le directeur g?n?ral de l?OMPI et l?OAPI le 3 juin dernier.Outre ces ?changes, la venue de Daren Tang pour la premi?re fois dans un pays de l?Afrique centrale a aussi permis de revisiter la coop?ration avec le Cameroun et l?OAPI. De ces diff?rents ?changes, il ressort que la propri?t? intellectuelle ne se limite plus aux simples brevets, ni ? un certain nombre de secteurs d?activit?s encore moins ? des entreprises d?un certain calibre. C?est tout le contraire. Entre levier de croissance et arme de lutte contre la contrefa?on, la propri?t? intellectuelle a un nouveau visage. Joseph Julien Ondoua Owona Zlecaf : ?viter le cheval de Troie Du fait des enjeux qu?elle repr?sente, la Zone de libre-?change continentale africaine est en passe de devenir le terrain de plusieurs d?rives. D?o? l?urgence de prot?ger les productions. Selon le ministre du Commerce du Cameroun, ?la Zone de libre-?change continentale africaine r?unit les 55 ?tats membres de l?Union africaine. Soit un total d?une population de 1, 3 milliards de consommateurs. Ce qui fait de l?Afrique le deuxi?me ou le troisi?me espace commercial au monde, apr?s la chine avec 1,4 milliards de consommateurs. Les statistiques nous font savoir qu?en 2050, c?est-?-dire dans 26 ans, l?Afrique va repr?senter 2,5 milliards de personnes. Cela veut dire que nous sommes en devenir le march? le plus puissant au monde?. Seulement, un si grand espace commercial pourrait faire l?objet de la convoitise des chantres de la contrefa?on et autres. ?En lib?ralisant le march?, l?objectif ?tait de promouvoir le d?veloppement par le commerce, c?est cela la base du lib?ralisme commercial. Malheureusement, on assiste depuis des ann?es ? des d?rives qui ne consistent plus ? promouvoir le d?veloppement, mais ? promouvoir le commerce, notamment avec les zones de commerce illicite qui se sont d?velopp?es?, d?plore Luc Magloire Mbarga Atangana. Il est donc urgent de trouver des m?canismes de protection du march? commun.Pour ?viter que cet espace devienne un vaste ?cheval de Troie?, il faut tout d?abord sensibiliser les producteurs afin qu?ils

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Documents m?dicaux au Cameroun: Sous les pav?s du fauxDocuments m?dicaux au Cameroun:

?C’est un peu comme ces mauvaises blagues dont on sait, d?s la premi?re phrase, que la chute sera d’un go?t plus que douteux?. Ce qu?il y a de bien avec Maurizio Kenfack, c?est que son quotidien de vendeur en pharmacie ? Mfou (Mefou-et-Afamba) est un r?servoir in?puisable d?anecdotes dramatiques ou utiles, le plus souvent les deux. Prenons l?affaire qui le conduit devant les autorit?s polici?res de la ville ce 8 mai 2024. ?Un jeune lyc?en est venu acheter une bo?te de Tramadol, un opio?de contre la douleur souvent d?tourn? de son usage car addictif et consomm? comme une drogue. Ordonnance en mains. Il m?a expliqu? que le m?dicament ?tait destin? ? sa grand-m?re. Tout ?tait faux pourtant; le gars voulait juste se ravitailler en drogue?, relate-t-il. La suite raconte le calvaire endur? lors d?un interrogatoire tr?s pointu diligent? par les policiers. ?Ils m?ont dit de prouver que ce n?est pas moi qui fournis des stup?fiants aux jeunes de Mfou. Cela m?a valu 48 heures de garde ? vue?, explique l?homme au visage orn? de petites lunettes ?paisses. ?Catalogue??On a ici typiquement une histoire banale qui miniaturise et illustre un probl?me m?dico-social, avec en bonus une le?on morale: vendre un m?dicament ? un usager muni ou non d?une ordonnance est tr?s risqu??, assure Dr Rodolphe Fonkoua. Aux yeux du pr?sident du Conseil de l?Ordre national des m?decins du Cameroun (ONMC), ce type de transactions permet de faire appara?tre quelques caract?ristiques d?une pratique devenue courante ? l??chelle du pays. ?C’est un peu comme ces mauvaises blagues dont on sait, d?s la premi?re phrase, que la chute sera d’un go?t plus que douteux?, ironise Dr Rodolphe Fonkoua.A en croire des sources de premi?re main au minist?re de la Sant? publique (Minsant?), en 2022, cinq jeunes ont ?t? jet?s en prison pour avoir d?livr? de faux certificats m?dicaux ? quelques fonctionnaires absent?istes. Toujours au Minsant?, l?on ?voque le cas de deux pr?sidents d’associations ? vocation humanitaire. ?Ils croupissent en prison pour aide en bande organis?e ? l??migration ill?gale. L?enqu?te d?montrait qu?ils s?vissaient depuis au moins 2012 avec la complicit? de rabatteurs. Cela a permis ? de nombreux jeunes de quitter le Cameroun en faisant valoir un statut de personnes malades?, pr?cise-t-on.?Je suis tomb? des nues! C’est quelque chose de tr?s violent! Il y a plusieurs sortes de pr?judices, mais celui-ci a atteint ma r?putation?, t?moigne Tamar (nom d?emprunt). En service dans un h?pital public de Yaound?, ce psychiatre a vu son nom sur une soixantaine d’arr?ts de travail. Pourtant, il ne les a jamais sign?s. Selon des informations dont-il a l?exclusivit?, des faussaires montaient des dossiers d?arr?t d?activit?, en faisant ?tat de pathologies mentales dont seraient victimes des usagers ayant au pr?alable souscrit ? une assurance-maladie. ?Ils en profitaient pour escroquer massivement les caisses d’assurance-maladie, en d?clarant notamment des consultations fictives?, expose Tamar. ?Gr?ce ? ses efforts et les n?tres, l?assurance-maladie a d?tect? 50% de fraude en plus en 2023 provenant des professionnels de sant?, des assur?s ou des entreprises, soit plusieurs milliards FCFA de d?penses?, ?value une source polici?re.Au cours d?une r?cente p?riode, apprend-on de sources bien inform?es, les services s?curitaires et judiciaires camerounais ont trait? pas moins d?une centaine d?affaires de faux test de paternit?. ?G?n?ralement, il s?agit de faux documents m?dicaux dont la vocation est d?attester l?appartenance ? telle ou telle famille, apr?s le d?c?s d’un citoyen?, balance un connaisseur. Exp?rienceSur le coup, notre interlocuteur nous montre ? quel point il est facile de cr?er, avec internet et un logiciel de traitement de texte, une fausse ordonnance ?en 20 minutes chrono. Nous avons tent? l’exp?rience: se procurer une fausse ordonnance est relativement facile, rapide et peu on?reux. Sur une messagerie crypt?e, nous rep?rons un dealer d’ordonnances, ? qui nous demandons du Tramadol. Environ 20 minutes plus tard et apr?s avoir pay? 2000 FCFA via mobile money, nous recevons une ordonnance ? imprimer, au nom d’un m?decin qui existe r?ellement et dont le nom a certainement ?t? trouv? sur internet. La prescription: seulement quatre bo?tes de Tramadol, pour ne pas ?veiller les soup?ons. Au bout du fil, quelqu?un nous pr?cise: ?Tu fais une signature cr?dible et tu peux passer dans autant de pharmacies que tu veux, t’as juste ? imprimer plusieurs fois?. Il nous donne aussi deux-trois conseils, par exemple ?avoir l?air malade mais ?viter d?en faire des tonnes?. Guillaume, pharmacien, nous donne des pr?cisions: ?Parfois, les gars noient les mol?cules probl?matiques dans une prescription de m?decine g?n?rale un peu classique. Cela donne l’impression qu?il est all? chez le m?decin pour plusieurs choses et qu?il en a profit? pour demander, par exemple, des m?dicaments pour des maux de dos. C’est la porte d’entr?e pour des mol?cules un peu probl?matiques?. Ce n?est pas tout?A ces cas de figure assez classique, le professionnel en ajoute encore deux. D?apr?s lui, ?le vol d?ordonnancier est ?galement r?pandu? et dans ce cas pr?cis est souvent impliqu? ?un r?seau de malfaiteurs, infiltr?s partout, qui scrute les services de m?decine internes, des h?pitaux, des cabinets?. Pour finir, ?il y a un autre ?piph?nom?ne, un peu moins facilement d?tectable et qui concerne bien souvent des produits chers, anti-canc?reux notamment, non pas ? destination de patients fran?ais mais plut?t ?trangers?, ajoute-t-il, ?voquant ici une ?d?marche sinc?re mais dans un cadre absolument ill?gal?. AmpleurSi le ph?nom?ne des ?fausses ordonnances? n?est pas nouveau, sa recrudescence semble tout de m?me faire l?unanimit? parmi les professionnels. ?Cela fait une petite dizaine d?ann?es que ?a s?acc?l?re?, constate un m?decin ayant requis l?anonymat. Si l?on veut y voir tr?s clair, tr?s juste, il faut lire le rapport 2018 de Health Sciences and Deseases. A en croire le document, 91,5% des ordonnances prescrites au Cameroun sont non conformes. ?Les pharmaciens d?officine, font face, ces derni?res ann?es, ? une forte augmentation des demandes de dispensation des m?dicaments psychotropes avec pr?sentation, dans de nombreux cas, d?ordonnances falsifi?es difficilement d?tectables, ce ph?nom?ne a pris une ampleur telle que, cela commence ? pr?senter un risque majeur pour la sant? publique de nos concitoyens?, lit-on dans un courrier que le Conseil de

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Probatoire ESG 2024?: satisf?cit dans?le Littoral

Selon l’antenne OBC de cette r?gion, le taux de participation est globalement de 98,71%. Il est 9 h 40, lorsque l’?quipe de l’Office du Baccalaur?at du Cameroun (OBC) foule le campus du sous-centre du lyc?e de Bojongo. Dans cet ?tablissement situ? dans la banlieue du 4? arrondissement de la capitale ?conomique, l’ambiance est studieuse. Les candidats, toutes s?ries confondues, sont focalis?s sur les ?preuves. Le staff organisationnel est aussi ? pied d’?uvre pour le bon d?roulement de l’examen. Pour Hannah Mokoko, proviseur dudit lyc?e et chef de sous-centre, cette ambiance tr?s s?rieuse date de lundi, jour du d?but de l’examen de Probatoire de l’enseignement g?n?ral. En termes d’effectifs, dit-elle, l?on note six absences sur 606 candidats attendus. Soit un taux de participation de 99%. Elle n?en est pas fi?re, mais se satisfait de la pers?v?rance des examin?s. ?Jusqu’ici tout se passe bien. Aucun candidat ayant fait acte de pr?sence depuis lundi n’a abandonn?. On esp?re que cette s?r?nit? se poursuivra demain 14 juin, jour qui marquera la fin de l’examen?, confie, Hannah Mokoko. Bibombari C’est la m?me s?r?nit? que l’on retrouve au lyc?e de Dibombari, dans le d?partement du Moungo (Nkongsamba). L’unique sous-centre de cet arrondissement situ? ? 38,6 km de Douala attendait 128 candidats (s?ries litt?raires et scientifiques). Cependant, huit sont absents. ?Tout se d?roule bien depuis le d?but de l’examen. Nous n?avons enregistr? aucun cas d’abandon?, souligne F?licit? Richard Motapon Fewou, le charg? de mission OBC du lyc?e de Dibombari. Pour ceux des postulants ? la classe de terminale qui sont pr?sents, tout se passe plut?t bien., ?Depuis lundi, l’examen se d?roule bien pour moi. Ce matin, l’?preuve de chimie ?tait tr?s abordable. Je suis satisfait de mon travail et j’esp?re que l’?preuve d’informatique sera facile comme l’?preuve pr?c?dente?, confie Jerdy Ewonde, candidat au probatoire s?rie D. Bilan Selon D?sir? Dissake, chef d’antenne OBC du Littoral, ?la r?gion du Littoral a enregistr? 36 317 candidats, r?partis dans 82 sous-centres. Malheureusement, 468 candidats n’ont pas r?pondu ? l’appel?. Soit un taux de participation de 98,71%, apprend-on. S’agissant du d?roulement de l’examen, elle se dit satisfaite. ?La r?gion du littoral est calme et l’examen se d?roule dans de tr?s bonnes conditions?, conclut-elle. Andr? Gromyko Balla

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Financements des projets : ce gros serpent qui mord les investisseurs

Pour plus d?investissement en Afrique centrale, les proc?dures lourdes doivent entre lev?es pour plus de comp?titivit? et pour une finance plus inclusive. La question de financement des projets ou des entreprises en zone Cemac reste pr?gnante. Il faut le dire que de nombreux investisseurs trouvent les proc?dures longues et contraignantes, et recourent pour la plupart dans les tontines du quartier. Au regard de ces freins, il faut le dire selon la SND30, qu?il y a des leviers ? activer pour impulser le dynamisme du march? financier. Il faut d?abord activer tout ce qui est juridique, il faut que sur le plan juridique certaines proc?dures judiciaires soient acc?l?r?es. Un autre levier, les hommes d?affaires doivent se faire accompagner par les sp?cialistes, un autre levier c?est de tropicaliser la conformit?, les hommes d?affaires n?aiment pas la transparence, comme le dernier levier il faut ?duquer les investisseurs et ?pargnants pour l?adh?sion au march? financier. Selon Frank Bunang, directeur de la gestion Harvest Asset Management pense que pour plus d??cho pour le march? financier, les acteurs de la t?l?phonie mobile sont importants. Toutefois, l??ducation financi?re reste une priorit?, lorsqu?on est ?duqu? l?on peut souscrire aux produits offerts par les banques. Pour l?acc?s aux financements obligataires des PMEs, il faut n?cessairement qu?elles se ?r?inventent?, selon la formule d?Emmanuel Florian Djoubissie, cadre sup?rieur des banques. PlaidoyerSelon Barnab? Okouda (directeur ex?cutif du Centre d?analyse et de recherche sur les politiques ?conomiques et sociales du Cameroun, Camercap-Parc), le changement, l?am?lioration des conditions de vie ne viendront pas du haut mais par le bas. Pour ce qui est des emprunts obligataires le Cameroun a lev? sur 10 ans en zone Cemac 1200 milliards FCFA. Et sur les emprunts obligataires, l?on voit que le taux de recouvrement est sup?rieur ? 100%. La question pour ce qui est des emprunts, il y a de l?argent, mais le probl?me de fond reste l?accompagnement. Cette dimension, regrette-t-il, manque dans l?institution financi?re. Il revient ? cet effet aux secteurs priv?s, institutions financi?res, groupe de m?dias ? caract?re ?conomique de faire la promotion de la culture financi?re. A la v?rit?, la finance reste encore ?litiste, les gens ont peur de la carte bancaire, comment d?mocratiser celle-ci, au regard des avanc?es faites par les op?rateurs de la t?l?phonie mobile. Alain Blaise Batongu?, participant, va plus loin, et estime que pour ce qui est du march? de la finance, le probl?me de fond est ?celui de la rupture de confiance entre l?Etat et les banques, entre l?Etat et les PMEs, parce que l?Etat op?re par embuscade pour coincer le public au lieu plut?t de le sensibiliser et de l?accompagner?. Pour chuter, il pense que la sensibilisation sur la culture de la finance doit commencer par ?l?Etat et un ensemble de r?formes pour remettre tout le monde en confiance. En Afrique de l?Ouest, les Etats sont en avance par rapport ? l?Afrique centrale, c?est ce qui justifie que l?int?gration r?gionale est plus aboutie que celle de l?Afrique centrale?. Olivier Mbessit? Ils ont dit ? Pierre Ekouti, Directeur de publication du quotidien L?Economie ?Nous envisageons organiser la prochaine ?dition dans un autre pays de l?Afrique centrale? Je suis ravi pour cette deuxi?me ?dition de l?Economie Business Summit qui repose sur le th?me: ?Les leviers de comp?titivit? en Afrique centrale?. Ma satisfaction repose sur le fait que 98% des personnes convi?es ont r?pondu pr?sent. Les participants sont venus des Etats Unis, du Tchad, de partout pour rehausser. Je suis ravi par la qualit? des travaux pr?sid?s, la qualit? des intervenants, les interventions. Le cadre choisi a permis de faire des suggestions, les expositions avec le savoir-faire des entreprises du secteur financier, du secteur des banques, de la Pme, des organismes de promotion d?investissement. Je suis enfin satisfait, par la qualit? de couverture m?diatique. Pour toutes ses raisons, l?on peut dire que les attentes sont combl?es. M?me s?il faut relever l?absence des pouvoirs publics ? ces ?changes j?esp?re que ce pan sera combl? lors des prochaines ?ditions. Le socle de cet ?v?nement c?est l?Afrique centrale nous avons fait deux ?ditions au Cameroun, nous envisageons faire la troisi?me ?dition dans un autre pays de l?Afrique, et nous allons contacter les d?cideurs, les entrepreneurs, les acteurs de la finance de ces cinq autres pays de la zone de la Cemac pour voir comment organiser la prochaine ?dition. Ce sera soit au Gabon, le Congo, le Tchad, la R?publique centrafricaine, soit en Guin?e Equatoriale. Emmanuel Florian Djoubissie, cadre sup?rieur des banques ?Pour l?acc?s aux financements, il faut que le projet soit matur?? Pour accompagner les investisseurs, le conseil que je donne est de maturer, comprendre son projet il faut le vivre, avant de rendre ? une banque, ce qu?on regrette est qu?il y a des personnes qui arrivent avec des projets qu?ils ne parviennent pas ? expliquer, certainement parce qu?ils ont dupliqu? le projet du voisin, ou alors ils se sont laiss?s par l?effet de mode. C?est apr?s avoir matur? son projet que les banques peuvent mieux l??tudier. Danielle Omog, participante ?Je suis ravie de rencontrer les personnes de diff?rents secteurs? A la sortie des ?changes de la deuxi?me ?dition de l?Economie Business Summit, l?on peut dire que c?est un grand rendez-vous. En ce qui me concerne, ce sommet m?ajoute un plus en terme de connaissances ?conomiques, l??volution intellectuelle, je suis ravie des personnes de diff?rents secteurs rencontr?s ?conomiques, des PMEs et autres.

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Industrialisation des ?conomies: Comment se positionner ? la hauteur du temps pr?sent et futur Industrialisation des ?conomies:

Panorama des pistes propos?es par quelques experts pr?sents ? la deuxi?me ?dition de l?Economie Business Summit. Pris individuellement, les pays de la Communaut? ?conomique de l?Afrique centrale (Cemac) ont des tissus ?conomiques faibles. Le niveau actuel de l?industrialisation des ?conomies demeure faible en termes d??quipements, de la technologie et de la productivit?. R?sultat: une offre de production insuffisante pour satisfaire la demande locale. Pour justifier tous ces manquements, le directeur technique national du Centre des r?seaux des fili?res de croissance (CRFC) pointe la faible valorisation des fili?res productives. Jean D?apr?s Marie Etoga Awoumou, la valorisation d?une chaine des valeurs devrait int?grer et prendre en compte l?identification du march? pour orienter la production. ?Le p?le de production, de transformation et commercialisation sont et doivent ?tre en harmonie et en synergie?, souligne-t-il. PMEsDans ce contexte, explique Victor Nkolo Mbassa (directeur ex?cutif du Centre national de promotion des ?changes du Cameroun de l?organisation non gouvernementale de promotion et des investissements, CNPE), l?Afrique centrale doit cr?er un mod?le d?entreprise mieux adapt? au d?veloppement industriel. ?On doit se baser sur les PMEs l?un des leviers qui permettent de rattraper la comp?titivit? industrielle qui, elle-m?me, d?pend de la demande, laquelle est, ? la fois, domestique et internationale?, d?montre-t-il.Pour Raoul Keddy, cela fait appel au p?rim?tre des m?tiers exerc?s par les grandes entreprises, aux relations des entreprises entre elles, ainsi qu?? l?environnement r?glementaire, fiscal, financier. Selon ce fondateur, manageur et directeur d?entreprise, la t?che fondamentale de la politique industrielle est, alors, de cr?er les conditions d?un cadre bien structur?. ?Pour accompagner les PMEs, il faut des facilitations, il faut des lois d?accompagnement, car ? la v?rit?, des goulots d??tranglement restent d?actualit?. Car le d?veloppement des petites et moyennes entreprises, essentiel dans la perspective de constituer un tissu industriel coh?rent et efficace, est tributaire de l?environnement r?glementaire?, souligne-t-il. Il poursuit d?ailleurs, pour industrialiser la zone Cemac, il faut ? la base revoir les formations des apprenants. Doter aux apprenants les stages professionnels. Import-substitutionParler de l?industrialisation renvoie ? la politique de consommer ce qu?on produit, et que l?on produise ce qu?on consomme. Pour parvenir ? ce r?sultat, l?on doit observer le volume du march?. Or c?est l?inverse. Cependant l?on a de la mati?re premi?re inexploit?e. Le Cameroun importe 4200 tonnes par an d?amidon de l?industrie, nous consommons l?amidon alimentaire, le volume des importations de l?amidon est estim? ? 800 milles tonnes. La transformation de cette mati?re est artisanale, 38 millions de baguette de pains sont consomm?s chaque jour. Il faut valoriser les produits locaux, il y a un march? de consommation qui doit ?tre capitalis?. Pour parvenir ? ce r?sultat, il faut que les entrepreneurs portent des projets bancables, pour les facilitations. Olivier Mbessit? De la d?composition ? la recomposition Ce qui lui ?chappe peut-?tre: le r?ve, la strat?gie. Toutes choses dont la politique ?conomique d?Afrique centrale cherche ? s?emparer pour exploiter son potentiel industriel. Et la proposition faite ? Yaound? lors de la deuxi?me ?dition de l?Economie Business Summit: est que la sous-r?gion fasse non pas ce qui lui ?chappe, mais ce qu?il faudrait qu?elle soit en mati?re de comp?titivit? ?conomique. Quand tout, dans l?air du temps, justifie l?urgence de la sortie d?un horizon presque bouch?, des experts r?unis dans la capitale camerounaise sont venus construire un projet b?ti autour des leviers de comp?titivit?. Ils scandent tous que l?Afrique centrale devrait mobiliser ses ?nergies si elle veut que la phase actuelle de d?composition ?conomique laisse place ? une phase de recomposition. Il s?agit pour Thierry Ekouti, directeur de publication du quotidien camerounais L?Economie, de pense comment ?structurer les ?conomies de l?Afrique centrale dans un march? international, en les rendant davantage comp?titives?. Les pays de la zone Cemac Gabon, Tchad, la Guin?e Equatoriale, la R?publique centrafricaine doivent pour ce faire prendre en compte ?les vuln?rabilit?s socio?conomiques et environnementales, identifier les ?l?ments d?attractivit? capital humain, capital financier, infrastructures, gouvernance ?conomique march?) et d?finir la comp?titivit? ?conomique, la comp?titivit? des produits et la comp?titivit? des co?ts?, laisse entendre Thierry Ekouti. Selon ses dires c?est sur cette base que les entreprises publiques et priv?es peuvent assurer ? la fois l?effectivit? de l?import-substitution et augmenter les parts de march?, la qualit?, et la sophistication des produits et services. Cela passe par la valorisation des chaines des valeurs et la cr?ation d?un mod?le d?entreprise mieux adapt? au d?veloppement industriel. Cela passe ?galement par la mise en ?uvre de bonnes strat?gies de financement des projets et des choix ?nerg?tiques peu couteux. Telles que pos?es, ces pistes constituent les grands axes du pr?sent zoom. Olivier Mbessit? Energies renouvelables : Encore en p?riode d?essai Le tissu industriel d?Afrique centrale profite peu ? peu du d?veloppement du solaire, de la biomasse et de l??olien. D?lestages au quotidien; barrages hydro?lectriques sont construits ? coup des milliards; d?ploiement in?gal selon les fili?res et leur efficacit? frein?e par des proc?dures administratives trop lourdes; rapports tendus entre acteurs intervenant dans le secteur de l??lectricit?; de fausses solutions qui fleurissent et font abstraction du lien entre la comp?titivit? ?conomique et l??lectricit?; ? l??chelle du pays, l?offre ne parvient pas ? suivre la demande? Pour orienter la discussion portant sur le d?veloppement des ?nergies renouvelables en Afrique centrale, la deuxi?me ?dition de l?Economie Business Summit se sert du Cameroun comme cadre d?analyse. Faisant ?cho aux groupes de travail mis en place dans la sous-r?gion, les experts r?unis ? Yaound? r?affirment donc en cons?quence la n?cessit? d??tablir ?une strat?gie ?nerg?tique plus concert?e et coh?rente en vue de l?adoption des ?nergies renouvelables (solaire, biomasse, ?olien) comme alternative?. EffortsLes ?tats en zone Cemac encouragent les acteurs ? se tourner dans ces ?nergies propres. Pour montrer sa bonne volont? l?Etat en 2024 sur la loi des finances du Cameroun a introduit une mesure int?ressante qui pr?voit ?l?exon?ration ? l?importation de certains droits, les taxes, les douanes et ces exon?rations concernent les ?quipements et mat?riels de production?, fait savoir Jessica Fukeu Tchoua, fiscaliste. Au Tchad, la l?gislation a fait un pas ? avant. En 2020, la l?gislation du Tchad pr?voyait un ?r?gime tr?s incitatif, un r?gime politique dans

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Viche Ndikawa:?C?est la personne qui paie qui retient les salaires?Viche Ndikawa:

Le chef de la division de la l?gislation et des relations fiscales internationales/DGI s’exprime au sujet de la d?claration annuelle des revenus des particuliers. Qu?est-ce que la d?claration annuelle des revenus? Et quelles sont ses modalit?s de mise en ?uvre?Cette d?claration permet ? l?administration fiscale d??tablir la situation pr?cise de chaque foyer fiscal au titre de l?ann?e pr?c?dente et de proc?der, en fonction de cette d?claration, au calcul d?finitif de l?imp?t incluant l?int?gralit? des revenus en charge. Qui est concern? par la d?claration des revenus?Tous les contribuables non professionnels, c?est-?-dire, les personnes physiques qui per?oivent des revenus passifs, comme les traitements, les salaires, les pensions et rentes viag?res; les revenus des capitaux mobiliers (dividende, int?r?t); les revenus fonciers; les plus-values non professionnelles; les b?n?fices non commerciaux; les revenus non commerciaux; les revenus provenant de locations meubl?es non professionnelles. Qui d?autres est soumis ? la d?claration annuelle?Les contribuables personnes physiques exer?ant une activit? commerciale, industrielle, artisanale, lib?rale ou agricole; les contribuables non professionnels assujettis ? la taxe sur la propri?t? fonci?re. Quels types de revenus sont imposables pour les contribuables non professionnels?Les revenus qui sont imposables pour les contribuables non professionnels sont, de mani?re g?n?rale, tout revenu passif. Un revenu passif est une forme de revenu qui repr?sente un flux de tr?sorerie per?u sur une base continue qui demande un minimum ou aucun effort de suivi de la part de son b?n?ficiaire pour le maintenir. Qui est soumis ? la d?claration annuelle r?capitulative des revenus?La d?claration annuelle r?capitulative des revenus s?applique aux personnes physiques non professionnelles ayant un domicile fiscal au Cameroun (pour l?ensemble de leurs revenus mondiaux); elle s?applique aussi ? des personnes n?ayant pas de domicile local au Cameroun (pour leurs revenus de source camerounaise). Qu?est-ce que le domicile fiscal au Cameroun? Et quels sont les crit?res pour avoir un domicile fiscal?Le domicile fiscal au Cameroun est d?fini par l?article 25 du code g?n?ral des imp?ts. Pour avoir un domicile fiscal, il existe trois crit?res principaux: avoir son foyer ou le lieu de son s?jour principal au Cameroun; y exercer une activit? professionnelle salari?e ou non salari?e (sauf si accessoire); avoir le centre de ses int?r?ts ?conomiques au Cameroun. Quels sont les pr?alables ? la d?claration?Il faut acc?der au site web de la direction g?n?rale des imp?ts, ensuite s?immatriculer et obtenir son identifiant unique et enfin cr?er son compte fiscal. Comment venir en aide aux contribuables?Afin d?accompagner les contribuables dans la souscription de leur d?claration, le dispositif d?assistant a ?t? mis en place, le help desk qui est le lien du site web de la direction g?n?rale des Imp?ts (https://www.impots.cm); un num?ro vert (8200); la notice explicative et le guide sur la t?l?d?claration. Sur les revenus salariaux, quels sont les pr?l?vements qui doivent ?tre d?clar?s? Est-ce que cela concerne seulement l?imp?t sur le revenu des personnes physiques (IRPP) ou d?autres ?l?ments qui sont dus aux autres structures: la CNPS, le cr?dit foncier ou le fond national de l?emploi?Nous avons commenc? la formation en appelant d?abord les responsables des ressources humaines et les responsables services financiers des entreprises priv?es. L?id?e ?tait pour eux de leur donner toutes les informations n?cessaires sur l?ensemble des ?l?ments qui doivent faire l?objet de d?claration pour les retenus sur salaire. Donc, nous avons commenc? le travail par eux. Et au niveau du personnel salari? de la fonction publique, nous sommes plus avanc?s sur ce sujet parce que nous avons d?j? la possibilit? pour tous ces salari?s d?avoir un bulletin de solde r?capitulatif. Nous nous sommes rapproch?s de la solde pour qu?il puisse ?laborer ce bulletin de paie r?capitulatif de l?ensemble des revenus d?taill?s en fonction du montant per?u des retenus salari?es qui ont ?t? op?r?s pour pouvoir faciliter pour les fonctionnaires de la fonction publique de pouvoir renseigner leur d?claration.Nous avons mis en place une modalit? de simplifier des positions des plus-values. Il y a un taux de 10% qui s?applique lorsque le montant est en esp?ces et d?sormais lorsque la transaction se fait par virement bancaire, on applique une offre privil?gi?e de 5%. Lorsque le notaire proc?de au versement, le montant appara?t sur la facture du revers.Lorsque vous partez sur la rubrique des salaires vers?s ? des ?l?ments, vous voyez bien que tous ces ?l?ments apparaissent. Lorsque vous avez retenus les salaires pour les patrons d?entreprises, il y a une rubrique, traitement des salaires, il y a tous ces ?l?ments qui apparaissent. Quels sont les ?l?ments qui figurent sur la fiche de paie qui doit faire l?objet de d?claration?Tout ce qui doit faire l?objet de d?claration, ce sont les retenues sur salaire qui sont op?r?es par les employ?s et qui sont revers?es aupr?s des services fiscaux. Par contre, s’il y a d?autres types de revenus qui sont op?r?s et qui sont revers?s directement aupr?s des compagnies d?assurance, il n?y a pas d?int?r?t ? les faire m?rir. Il faudrait simplement qu?au moment de la d?claration que ces responsables s?assurent d?avoir cr?? un cadre sp?cial.Ce qu?il faut rappeler en mati?re de paiement de salaire, c?est que c?est la personne qui paie qui retient les salaires, qui op?re les retenues sur salaire. Nous avons pris deux cas de figure, le cas d?un salari? pour lequel un employeur op?re toutes les retenues salariales. Pour lui, il a seulement renseign? la base brut annuelle des retenus op?r?s et le nette qu?il a per?u. Il y a ?galement une autre rubrique qui pr?voit un autre cas de figure pour un salari? qui est un employ? de maison et qui verse les salaires ? ce personnel. En ce moment-l?, vous-m?me entend que salari? vous ?tes dans une posture, vous ?tes devenu employeur pour ce monsieur et vous devenez donc, au nom du principe selon lequel, c’est l?employeur qui paie ces retards-l? de retenir aupr?s de cet employ?, en sachant qu?il y a un montant plafond pour pouvoir percevoir l?IRPP. Donc, si c?est un salaire qui est inf?rieur ? 62.000 FCFA, le salaire de cet employ? est totalement exon?r? de l?IRPP. Par contre, si le salaire de ce personnel de maison

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?vasion fiscale: il est temps que l?Afrique s??te cette ?pine du pied

La lutte contre l’?vasion fiscale prend de l’ampleur en Afrique. Enfin. C?est le constat majeur fait ? Lom? lors de la 15?me r?union de l’Initiative Afrique tenue du 3 au 5 juin 2024. Selon le rapport final desdites assises, rien que sur l’ann?e 2023, pas moins de 2,2 milliards d’euros de recettes fiscales ont ?t? r?cup?r?es par 7 des 39 pays africains membres du Forum mondial sur la transparence fiscale de l’Organisation de coop?ration et de d?veloppement ?conomiques (OCDE). D?apr?s cette institution, c’est bien plus que la totalit? enregistr?e sur la p?riode comprise entre 2009 et 2022, o? seulement 1,7 milliard d’euros avaient pu ?tre r?cup?r?s. Au total, ? fin d?cembre 2023, l’Afrique aura collect?, en cumul, plus de 3,8 milliards d’euros de recettes fiscales suppl?mentaires, contre 1,69 milliard ? fin d?cembre 2022.Mais, de quoi parlons-nous? Concr?tement, il s?agit de l??vasion fiscale, de l?optimisation fiscale, de blanchiment. Autant de noms pour des pratiques qui se regroupent sur un point: des gens, qui ont beaucoup d’argent et qui ne veulent pas qu’on leur en prenne une partie par le m?canisme de l’imp?t. Comment cette ?vasion fiscale massive a-t-elle ?t? rendue possible? Et pourquoi l??vasion de ce patrimoine fait-elle l?objet d?une telle omerta judiciaire, alors que les institutions de contr?le, la police, la justice, la douane, les services de renseignements, etc. en poss?dent l?essentiel des preuves? Comment s?organise l?impunit? de tous ceux qui participent ? ce syst?me qui soustrait ? l?Afrique une part colossale de sa richesse et faire dormir celle-ci dans des ?paradis? prot?g?s par d?ing?nieux banquiers jamais ? court d?imagination pour dissimuler l?argent de leurs clients? Cette immersion en eau trouble r?v?le surtout que les plus gros consommateurs des paradis fiscaux ne sont pas les particuliers mais les entreprises. Elle r?v?le ?galement que, chaque ann?e, un gros pactole quitte illicitement les pays africains pour trouver refuge au Nord. En logeant leurs b?n?fices dans ces ?territoires?, les multinationales r?alisent des ?conomies d?imp?t colossales! Un dossier bien d?primant ? la vue de tous les m?canismes utilis?s pour planquer ou faire circuler de l’argent dans le monde. Feuillet? par quelques pays, quand d’autres refusent ? tout prix d’y toucher. Il faut ?tre sacr?ment accroch? pour suivre ce pav?, tr?s dense, complexe; enrichi par de multiples acteurs et faits r?els, enchev?tr?s les uns aux autres; agr?ment? d’un jargon qui frise parfois le secret d’initi?. L’impunit? pour les fraudeurs est quasi totale. Les engagements r?cemment pris par les paradis fiscaux sont bien trop flous et les moyens de contr?le bien trop faibles pour esp?rer une quelconque am?lioration dans les ann?es ? venir.Mais, ce qui s?est dit ? Lom? ne se contente pas de chiffrer le scandale. Il propose aussi un plan d?action coh?rent et r?aliste pour lutter contre l?opacit? financi?re: mettre en ?uvre des sanctions commerciales, ?laborer un cadastre financier ? l??chelle mondiale, instaurer un imp?t global sur le capital. Sur ce point, ce qui s?est dit ? Lom? constitue une ?tape marquante. On va simplement dire que c?est un d?but. Car il n’est pas trop tard pour inverser le cours des choses. L’?vasion fiscale des plus fortun?s et des grandes soci?t?s peut ?tre stopp?e. Cela passe par des d?marches simultan?es: la sanction, principalement ?conomique, dirig?e par une coalition de pays africains ? l’encontre des paradis fiscaux; le contr?le, par le biais d’un cadastre financier mondial, l’?change automatique d’informations et l’imp?t global sur le capital. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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