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D?veloppement de l??conomie num?rique au Cameroun: le Minpostel a un bilan 2024 ? faire valoir

De quels indicateurs dispose-t-on ? ce jour, si l?on veut comprendre la d?marche du Cameroun vers la transformation num?rique? Au minist?re des Postes et T?l?communications (Minpostel) o? l?on ambitionne de relever les grands et petits d?fis inh?rents ? la transformation digitale du pays, la r?ponse consiste ? postuler la cr?ation d?un environnement et d?un ?cosyst?me propices au d?veloppement d?une ?conomie num?rique capable de g?n?rer d?importants dividendes num?riques pour l??conomie nationale. Sur ce plan, souligne Mme Minette Libom Li Likeng, le minist?re dont elle a la charge signe le pilotage de trois grandes actions en 2024. Il s?agit, ?num?re la Minpostel, de ?l?acc?l?ration de la transformation digitale de la soci?t? camerounaise et la promotion de l?usage des TIC, l?accroissement de l?acc?s au r?seau postal national et de la s?curisation du cyberespace?. Transformation digitale et promotion de l?usage des TICAujourd?hui, le Cameroun comme de nombreux autres pays ? travers le monde, a d?cid? de fonder sa strat?gie de valorisation de l??conomie num?rique sur la transformation digitale et la promotion de l?usage des TIC au sein des diff?rents groupes sociaux de sa soci?t?. Tout au long de l?ann?e 2024, situe la Minpostel, le curseur a ?t? plac? sur l?accroissement de l?acc?s quantitatif, qualitatif et ? moindre co?t au service du num?rique sur l?ensemble du territoire national. Et dans cette optique, rel?ve Mme Minette Libom Li Likeng, le corpus des actions engag?es a essentiellement ?t? aiguillonn? par le Projet d’acc?l?ration de la transformation num?rique au Cameroun (PATNUC). ?Au cours de l?ann?e qui s?ach?ve, ses activit?s ont connu une acc?l?ration dans chacune des 03 principales composantes du projet ? savoir notamment, le renforcement des politiques et r?glementations num?riques, l?am?lioration de la connectivit? et de l?inclusion num?rique et la facilitation de la mise en ?uvre de solutions bas?es sur les donn?es dans le secteur agricole. Nous citerons, entre autres projets, l??valuation de la mise en ?uvre du plan Cameroun num?rique 2020, l??laboration du plan num?rique 2028 en cours, l?audit des cadres r?glementaires des secteurs cl?s impact?s par le d?veloppement de l??conomie num?rique, en vue d?un renforcement de ces cadres, la r?alisation d?un ?tat des lieux de l?existant, en vue du renforcement de la connectivit? large bande dans certaines entit?s publiques, y compris les a?roports, l?organisation de la 1?re ?dition des Agritech Innovation Challenge, en vue de la s?lection des startups qui proposent les meilleures solutions agricoles num?riques, ainsi que le d?marrage des activit?s de subventions des agriculteurs ? travers la plateforme E-voucher?, vante la Minpostel.En ce sens, en 2024, la mise en ?uvre du PATNUC a ?t? d?cisive. Selon Mme Minette Libom Li Likeng, elle a notamment facilit? la poursuite de la transformation num?rique de la CAMPOST, en droite ligne de la densification du r?seau et de l?am?lioration de la couverture postale nationale. Ce n?est pas tout?Dans le cadre de l?am?lioration des usages des TIC, le Minpostel se f?licite d?avoir, en 2024, d?marr? l??laboration d?une strat?gie de d?veloppement de l?Intelligence Artificielle au Cameroun. C?est dans cette optique qu?ont ?t? organis?es les premi?res Concertations Nationales sur l?Intelligence Artificielle au Cameroun (CONIAC), en vue d?une adoption responsable et ?thique de cette derni?re innovation num?rique.Sur son bilan 2024, le Minpostel ?voque aussi ?la poursuite des campagnes de vulgarisation des TIC en milieu scolaire et aupr?s des jeunes des zones rurales et semi-urbaines et ?galement aupr?s des femmes et jeunes filles, l?am?lioration de la qualit? de services des communications ?lectroniques, la poursuite du d?veloppement des infrastructures de t?l?communications, avec principalement, le projet de modernisation de la m?t?orologie nationale, la finalisation des ?tudes techniques de la r?habilitation des infrastructures des T?l?communications et TIC dans les zones sinistr?es des r?gions du sud-ouest, du nord-ouest et de l’extr?me-nord, gr?ce ? un accord op?rationnel avec le MINDEF, la poursuite de l?assainissement du secteur postal et de la modernisation de CAMPOST avec la mise en place d?un hub au Cameroun, pour le commerce ?lectronique dans la sous-r?gion Afrique centrale, au-del? de la mise en service des produits digitaux et financiers?. Renforcement de la cybers?curit?Il y a lieu de signaler d?une part, la mise en place en cours d?infrastructures de cybers?curit? (laboratoires de cybers?curit? ? SUP?PTIC, ainsi que dans les universit?s de Dschang et Maroua) et d?autre part, la poursuite de la Campagne Nationale pour la promotion de la culture de la cybers?curit? et la sensibilisation ? l?usage responsable des r?seaux sociaux, avec un accent sur la lutte contre les discours haineux en ligne, l’adoption de la loi sur la protection des donn?es personnelles et la promulgation de cette loi par le chef de l’?tat, la r?alisation de plusieurs ?tudes visant ? renforcer notre cadre institutionnel et l?gal. Jean-Ren? Meva?a AmougouSource: Minpostel

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D?livrance des cartes nationales d?identit?: voyage au bout de l??trange

Las d?attendre le lancement du processus de production des CNI en 48 heures, des citoyens s?adonnent ? un raisonnement dans lequel l?espoir et l?infortune se livrent un duel ?pique. ?Carte d?identit? en 48 heures: un nouveau syst?me en 2024?. Le sujet est ?voqu? dans un article paru en fin janvier 2024 dans les colonnes du quotidien ? capitaux publics Cameroon Tribune. Toujours consultable, le texte pr?cise que la d?livrance des CNI en 48 heures, ?c?est l?une des priorit?s de la S?ret? nationale en 2024?. ?Nous voici rendus ? la mi-janvier 2025. M?me les relev?s les moins exhaustifs de la situation ne donnent aucune indication, relativement ? l?application du nouveau syst?me annonc?. On ne sait toujours pas ce qu?il en est ? ce jour?, s?indigne un op?rateur ?conomique abord? dans un quartier de Yaound?. Loin dans l?arri?re-pays, le sujet est ?galement source de grand embarras. Face ? la cam?ra d?une cha?ne de t?l?vision priv?e, un citoyen r?sidant ? Galim (r?gion de l?Ouest) se d?fausse tout simplement: ?On attend toujours voir si ce sont les Camerounais ou bien les gens d?autres pays qui sont concern?s par les 48 heures?. Toujours ? Galim, un autre usager qui refuse la controverse, s?adonne ? un raisonnement dans lequel l?espoir et l?infortune se livrent un duel ?pique: ?Le temps du gouvernement n?est pas le n?tre, c?est vrai. Mais l?, on a d?j? trop attendu?, d?clarait l?homme au soir du 9 janvier 2025. Et le 10 janvier?Le D?l?gu? g?n?ral ? la S?ret? nationale (DGSN), Martin Mbarga Ngu?l? fait publier un communiqu?. Dans le document, il invite les citoyens ayant des probl?mes li?s ? la d?livrance de leurs CNI ? soumettre leurs requ?tes, assorties de coordonn?es, dans l?une des dix d?l?gations r?gionales. Les concern?s doivent fournir les informations telles que le num?ro de t?l?phone, l?adresse e-mail, la bo?te postale etc. Le m?me document pr?cise aussi que les int?ress?s peuvent consulter le site web de la DGSN www.dgsn.cm ou suivre les tranches d?antennes r?serv?es ? la S?ret? nationale sur le Poste national (88.8FM). ?Canal police? est diffus?e sur le poste national (88.8 FM) Version anglaise: Lundi et mercredi (7H40 ? 7H45), Version fran?aise: mardi (7H40 ? 7H45) et vendredi (6H55 ? 7H00). Dans les d?bats publics, l?annonce du DGSN donne lieu ? deux types d?interpr?tations: ?on peut, d’une part, se d?fier du caract?re vague et suffisamment exclusif de ce communiqu? pour pr?f?rer un d?coupage plus fin et pr?cis du lancement du processus de d?livrance des CNI en 48 heures. Mais il est ?galement possible de constater qu?une fois de plus, les citoyens sont convi?s ? un voyage au bout de l??trange?, analyse un fonctionnaire, d?tenteur d?un r?c?piss? vieux de 4 ans. Selon un agent de ma?trise exer?ant dans une structure priv?e ? Yaound?, ?il faut se poser au moins une question: a-t-on fini de construire les 68 centres multifonctionnels ultramodernes dans les 10 r?gions et les 58 d?partements du pays? A-t-on fini de r?nover les 219 postes d?identification existants? A-t-on d?j? pris des dispositions pour l?exp?dition des cartes ? travers tous les postes d?indentification??A ces interrogations, aucune r?ponse ne fuse. A la DGSN, quelques sources contact?es se r?fugient derri?re l?obligation de r?serve. Tout au plus, sous le manteau, quelques flics proches du dossier renseignent que ?le boss suit tout attentivement?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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RCA : les Etats membres de l’Afrique centrale discutent des questions li?es ? la s?curit? dans la r?gion

Les membres des Etats du Comit? consultatif permanent des Nations Unies charg? des questions de s?curit? en Afrique centrale (UNSAC) se r?unissent du 25 au 29 novembre ? Bangui, capitale centrafricaine, pour discuter des questions s?curitaires dans la r?gion, a-t-on appris dans une note conjointe publi?e mardi. Selon la note d’information, les pays membres de l’Afrique centrale tiennent actuellement dans la capitale centrafricaine la 58e r?union minist?rielle du Comit? consultatif permanent des UNSAC, dont le th?me est « impact du d?veloppement ?conomique sur les processus de reconstruction et de r?conciliation dans les contextes post-conflit ». Les ?changes portent sur plusieurs sujets li?s ? la situation g?opolitique, s?curitaire et humanitaire dans la sous-r?gion. Les probl?matiques relatives au changement climatique, aux droits de l’homme, ? la s?curit? maritime dans le golfe de Guin?e, la transhumance, le terrorisme dans le bassin du lac Tchad et les discours de haine seront notamment au c?ur des discussions, selon le document. L’UNSAC compte 11 Etats membres : Angola, Burundi, Cameroun, R?publique Centrafricaine (RCA), Congo, R?publique d?mocratique du Congo, Gabon, Guin?e ?quatoriale, Rwanda, Sao Tom?-et-Principe et Tchad. Lors de ses assises qui prendront fin ce 29 novembre, un comit? sera mis en place lors des travaux et la pr?sidence tournante actuellement assur?e par l’Angola sera confi?e en R?publique centrafricaine pour six mois. BANGUI, 26 novembre (Xinhua)

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Affaire Glencore: Migraines ? r?p?tition au Cameroun

Le pays vient de solliciter un sursis de 10 semaines pour publier son rapport 2022. A en croire des sources bien introduites, le scandale de corruption toujours en instance devant la justice anglaise en est la cause. Exig? au plus tard en fin 2024, le rapport portant sur la conformit? du Cameroun aux exigences de l’Initiative internationale pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), n?est toujours pas pr?t. Pour se donner le temps de le confectionner efficacement, le gouvernement camerounais sollicite une prorogation jusqu?au 7 mars 2025. Au parfum de cette demande, le pr?sident de la section Cameroun de l?Ong Transpareny International, Ma?tre Henri Njoh Manga Bell, renseigne que ?le ministre des Mines qui a saisi le secr?tariat du Comit? international de l?ITIE a pari? sur le fait que le comit? d??valuation de l?ITIE allait probablement si?ger apr?s le 7 mars 2025. Et que, au moment o? le conseil d?administration de l?ITIE allait si?ger, le Cameroun aura d?j? r?ussi ? publier son rapport 2022?. Selon plusieurs autres sources, c?est l?affaire Glencore qui est ? l?origine du ?retard? du Cameroun. Le pays esp?re que d?ici d?but mars, la justice anglaise r?v?lera l?identit? des Camerounais impliqu?s dans ce scandale de corruption aux tentacules inestimables. Dans un communiqu? publi? le 10 septembre dernier, la Soci?t? Nationale des Hydrocarbures (SNH) affirmait avoir saisi Glencore le 30 mai 2022, d?s l??clatement de cette affaire, puis le 6 juin 2023, apr?s la condamnation de Glencore le 3 novembre 2022, pour qu?elle lui communique les noms des dirigeants de la SNH qui seraient m?l?s ? cette affaire. Mais Glencore avait oppos? un refus ? cette requ?te, pr?textant une clause d?anonymat conclue avec le Serious Fraud Office, agence gouvernementale rattach?e au procureur g?n?ral, qui menait l?enqu?te Avec un score de 53 points (sur 100) ? la Validation de l?Initiative pour la transparence dans les industries extractives (qui ?value les progr?s dans la mise en oeuvre de la norme ITIE), le Cameroun a ?t? suspendu par le conseil d?administration de l?ITIE, selon un communiqu? diffus? le 1er mars 2024. En expliquant les mobiles de cette suspension, on citait notamment la non-implication de la soci?t? civile dans la promotion de l?am?lioration de la gouvernance des industries extractives et la gestion des finances publiques. L?institution internationale d?plorait alors que la soci?t? civile, repr?sent?e par ITIE Cameroun ne soit pas impliqu?e dans les discussions sur diverses questions, telles que l?aveu de corruption de Glencore avec des repr?sentants d?entreprises p?troli?res et de raffinage nationales en 2022 ou l?utilisation par la SNH des recettes p?troli?res de l??tat aux fins de la s?curit? nationale. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Bassin du Lac Tchad: 5 milliards de FCFA pour le Prolac en 2025

Le Projet de relance et de d?veloppement de la r?gion du Lac Tchad (Prolac) amorce un tournant d?cisif depuis le 17 janvier dernier, apr?s les travaux de son comit? de pilotage. En effet, la quatri?me session ordinaire du Comit? national de pilotage dudit projet en a fix? les grandes orientations vendredi, ? travers l?examen et la validation du plan de travail pour l?ann?e 2025. ?Les r?solutions majeures adopt?es portent sur la p?rennisation des acquis du projet. Des suggestions ont ?galement ?t? faits allant dans le sens de la prolongation de ce projet et ?galement son extension ? certains d?partements qui ont la m?me configuration g?ographique que le d?partement du Logone et Chari, notamment le Mayo Sava et le Mayo Danay. Cela a ?t? port? ? l?attention du coordonnateur et nous voulons croire que ceci est pris en compte?, explique le gouverneur de l?Extr?me-Nord Midjiyawa Bakari. Cinq milliards de FCFA. C?est le budget dont disposera le Prolac en 2025 pour jouer ses derni?res partitions dans cette r?gion en crise. ?Sur les 29 milliards de FCFA qui avaient ?t? octroy?s, 24 milliards ont ?t? consomm?s. Ce qui repr?sente un taux de consommation de 96%?, poursuit-il. Mis sur pied en janvier 2021 dans le but de renforcer les moyens de subsistance des populations dans le Logone et Chari, le Prolac a atteint ses objectifs. C?est du moins ce que soutient le coordonnateur national, Abicho Mahamat. ?On a contribu? ? augmenter la production agricole. On a contribu? ? augmenter l?espace cultivable parce qu?on a cr?? un espace hydro-agricole. On a commenc? par des petits p?rim?tres mais aujourd?hui on est en train de faire de grands p?rim?tres. On a adress? tous les segments des chaines de valeur, la production, la transformation, la commercialisation. La production parce qu?on a appuy? les agriculteurs avec les engrais, les insecticides, les semences am?lior?es. La transformation parce qu?on a aujourd?hui des machines qui permettent de transformer les aliments. Pour la commercialisation, on a aujourd?hui des march?s, des boutiques et des magasins de stockage?, ?num?re-t-il. Puis avec un haussement d??paules pour traduire l??vidence du sujet qu?il aborde, il poursuit son propos sur l?impact du Prolac. ?Les b?n?ficiaires directs et indirects sont ? plus de 600 000 personnes. Le niveau de vie est am?lior?. Ils ne sont plus aussi vuln?rables pour qu?on puisse les app?ter et les enr?ler dans des groupes arm?s?, d?clare-t-il. Depuis 2014, la r?gion de l?Extr?me-Nord connait des difficult?s particuli?res li?es ? la rudesse du climat, ? la pression d?mographique des d?plac?s et r?fugi?s, les exactions de la secte djihadiste Boko Haram. Cette situation a entra?n? un ralentissement g?n?ral de l?activit? ?conomique de la zone, un probl?me de d?veloppement et de d?perdition de la jeunesse. C?est dans ce contexte que le Prolac est cr?? en 2021 pour r?pondre aux besoins des populations directement affect?es par Boko Haram. Ses actions sur le terrain comprennent ?galement la formation des b?n?ficiaires, la construction des forages, des routes et des salles de classe, l??tablissement d?actes de naissances en faveur des enfants non-inscrits dans les registres d?actes civils du pays, etc. Ils sont quelques 6000, les b?n?ficiaires du Projet de relance et de d?veloppement de la r?gion du Lac Tchad enregistr?s au Cameroun ? ce jour. Ces habitants du Logone et Chari dans l?Extr?me-Nord se recensent parmi toutes les composantes sociales de ce d?partement. Agriculteurs, ?leveurs, jeunes d?s?uvr?s, b?n?ficiaires indirects; et jouissent de l?accompagnement technique du Prolac en mati?re de formation, de l?initiative dont il a la charge sur les vies des populations cibles.

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Promotion et de protection des droits des femmes et des filles au Cameroun : la team Europe laisseun message au Minproff

En visite dans les services centraux du minist?re de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), des diplomates de la D?l?gation de l?Union europ?enne et ceux des Etats membres repr?sent?s au Cameroun ont fait part de leur soutien aux priorit?s du gouvernement en faveur de la gent f?minine locale. ?Combattre les violences, les pratiques n?fastes et les discriminations fond?es sur le genre; promouvoir les droits ?conomiques et sociaux et assurer l’autonomisation des filles et des femmes; promouvoir la participation civique et le leadership des femmes. Nous veillerons ?galement ? ce que 85% de toutes nos actions au Cameroun ciblent l’?galit? de genre et l’autonomisation des filles et des femmes. Nous continuerons ? soutenir les projets de la soci?t? civile. L’UE et ses ?tats membres au Cameroun m?neront des activit?s de communication et de diplomatie publique notamment avec des groupes de femmes pour sensibiliser ? la non-discrimination, ? l??galit? de genre et aux droits des femmes. Par ailleurs, nous renouvelons notre soutien aux priorit?s du gouvernement dans ces domaines, notamment dans la mise en ?uvre des recommandations issues de l?Examen p?riodique universel et dans le cadre de l??laboration d?un cadre l?gislatif de lutte contre les violences bas?es sur le genre?. Ainsi parle l?ambassadeur, chef de d?l?gation de l?UE au Cameroun et en Guin?e Equatoriale, ce 14 janvier ? Yaound?. Dans le cadre d?un ?change sur les questions de droits de l?Homme, de promotion et de protection des droits des femmes et des filles, S. E. Jean-Marc Chataigner a donn? quelques lignes d?actions men?es par les repr?sentants des pays membres de l?UE accr?dit?s au Cameroun. Avec Mme Marie Th?rese Abena Ondoa (Minproff), le choix fait ici est de se concentrer sur les leviers de la lutte contre les in?galit?s bas?es sur le genre au Cameroun. Ce choix n?est pas seulement de circonstance. Il repose sur la conviction que l??galit? entre les femmes et les hommes est un enjeu universel. D?o? la suggestion d?un processus de r?forme administrative capable d?entra?ner une rationalisation des moyens d?action administratifs, une gestion par projet et une mutualisation du traitement public des diff?rentes formes de discrimination. Ongoung Zong Bella

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Le pauvre et le riche

Si vous parlez ? un riche n?ayant pas abdiqu? toute probit? intellectuelle de l?am?lioration du sort de la classe ?conomiquement pauvre, vous obtiendrez le plus souvent une r?ponse du type suivant: ?Nous savons bien qu?il n?est pas agr?able d??tre pauvre?. Avec spontan?it? et ?nergie brute, la bouche du riche le dit. Et, sans remonter tr?s loin, le c?ur du riche lib?re une autre prose: ?En fait, il s?agit d?un ?tat si ?loign? du n?tre qu?il nous arrive d??prouver une sorte de d?licieux pincement au c?ur ? l?id?e de tout ce que la pauvret? peut avoir de p?nible. Mais ne comptez pas sur nous pour faire quoi que ce soit ? cet ?gard. Nous vous plaignons – vous, les classes inf?rieures – exactement comme nous plaignons un chat victime de la gale, mais nous lutterons de toutes nos forces contre toute am?lioration de votre condition. Il nous para?t que vous ?tes tr?s bien o? vous ?tes?. Spectacle irr?el, me diriez-vous?Mais, c?est le spectacle de notre soci?t? o? riches et pauvres se c?toient. Les premiers savent bien dire combien la situation des seconds occupe le haut de leur agenda. Par le style et les id?es, on ?coute les riches dans toute leur splendeur: bon sens, belles formules et beaux sentiments. Tol?rance et dialogue sont les cl?s de leur m?thode. Habitu? ? la th?matique de l??galit? des chances qui leur sert de refrain, ils r?ussissent ? dire de mani?re claire et convaincante qu?il n?est pas loin, le bout du tunnel. Depuis toujours, les pauvres y croient. Un jour, des professeurs d??loquence avaient trouv? que ?tout est mis en ?uvre pour que le bout du tunnel soit vite atteint?. Message re?u, les pauvres ont transmis leurs ?nergies ? ces gens et leur ont permis d?avancer avec confiance. Mais alors, ce qui se vit au quotidien dans nos villes et villages est le portrait d?une bonne partie du peuple qui, chaque jour, ?l?ve la survie au rang de m?tier. Il s?agit des personnes dont les vies caboss?es cachent leur d?sarroi sous de fausses esp?rances. Ce que ces gens ne savent pas ou ne r?alisent pas, c?est que la classe des riches s?est ferm?e sur elle-m?me, sur ses rivalit?s internes, ses probl?mes et ses enjeux propres. En ces temps de road-show pr??lectoral, les futurs dirigeants se d?signent dans les d?bats de t?l?vision ou les conclaves d’appareil. Les gouvernants sont prisonniers d’un entourage rassurant de technocrates qui, visiblement, ignorent ? peu pr?s tout de la vie quotidienne de leurs concitoyens et ? qui rien ne vient rappeler leur ignorance. Tout en se gardant d’y voir une cha?ne m?canique de responsabilit?s, il n’est pas inutile de porter au jour le fait que ce que certains appellent ?seuil de pauvret?? ne veut plus rien dire en lui-m?me. Il vaut mieux parler de ?seuil de la mis?re?, dans un environnement o?, en plein c?ur de la capitale, une foule inestimable se bouscule encore autour du sac de riz de 50 kilogrammes vendu ? 15 000 FCFA. Ceux qui savent si bien nommer les choses appellent cela ?lutte contre la vie ch?re?. Quand on observe ce qui se joue dans nos march?s, il devient cocasse et m?me consternant de parler de lutte contre la vie ch?re. Esp?rons que, dans les prochains jours, ceux qui ch?rissent ce slogan pourront enfin s?int?resser ? une t?che essentielle: permettre au peuple de vivre dans la dignit?. Ongoung Zong Bella

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S?rie sur les h?ros africains?: Cheikh Anta Diop, fer de danse intellectuelle??

Diop contribua ? l??laboration d?une conscience africaine d?complex?e. Il a redonn? de la fiert? au Noir qui, aux dires de certains th?oriciens occidentaux (Voltaire, Hegel, Gobineau, Hume, L?vy-Bruhl), n?avait rien invent?, ne poss?dait ni ?criture, ni histoire alors que les travaux de Diop ont montr? que les Bamouns (Cameroun) et les ?thiopiens, entre autres, avaient leur ?criture avant l?arriv?e des Blancs en Afrique, alors que les grands penseurs et savants grecs (Thal?s, Pythagore, Anaxagore, Anaximandre, H?raclite, Solon, Platon?) ?taient venus s?instruire en ?gypte.??? Cheikh Anta Diop, un pur wolof de Diourbel (S?n?gal), avait ?t? surnomm? le dernier pharaon, probablement parce qu?il avait fait des recherches sur l??gypte pharaonique mais ?galement parce que ses connaissances ?taient aussi impressionnantes que les pyramides construites par les pharaons. Des connaissances qu?il avait acquises en ?tudiant la physique nucl?aire, la chimie, l?histoire, l?anthropologie, la linguistique, la philosophie. Cette formation pluridisciplinaire lui semblait d?autant plus n?cessaire qu?il estimait, comme Jean Pic de la Mirandole, savant italien du 15e si?cle, que consid?rer un sujet sous plusieurs angles permettait de mieux l?appr?hender. Sa position sur les langues n?gro-africaines Diop refusait que les langues africaines soient appel?es dialectes, mot qui a une connotation d?pr?ciative. Il pensait qu?on pouvait ?tudier et ?crire dans ces langues, qu?on pouvait m?me enseigner les math?matiques, la physique, la chimie dans ces langues. Bref, Cheikh Anta Diop craignait que les langues du colonisateur ne mangent nos langues et ne les fassent dispara?tre, ph?nom?ne que le linguiste fran?ais Louis-Jean Calvet a bien analys? ? travers le concept de ?glottophagie? (cf. ?Linguistique et colonialisme?, Paris, Payot, 1974). Pour le savant s?n?galais, l?Organisation internationale de la francophonie (OIF) participait de cette absorption des langues africaines par le fran?ais, l?anglais, le portugais et l?espagnol. Pour m?moire, l?OIF a pour anc?tre l?Agence de coop?ration culturelle et technique cr??e en 1970 par L?opold S?dar Senghor (S?n?gal), Habib Bourguiba (Tunisie), Hamani Diori (Niger) et le prince Norodom Sihanouk (Cambodge). Rapports avec Senghor Le moins que l?on puisse affirmer, c?est qu?ils ?taient ex?crables. Diop et Senghor ?taient des ennemis intimes comme le sont la France et le Royaume uni. Le premier voyait le second comme un ali?n?. Le vocable latin ?alienus?, d?o? est tir? l?adjectif ?ali?n??, signifie ?qui appartient ? autrui?. Dans l?entendement de Diop, Senghor, bien qu?ayant vu le jour et grandi en Afrique, appartenait ? la France, travaillait pour elle, lui ?tait soumis, en ?tait un valet car ? quoi reconna?t-on les ali?n?s ? Au fait qu?ils aiment avoir des ch?teaux et comptes bancaires en France, y passer leurs vacances, s?y soigner avec leur famille et y scolariser leur prog?niture, au fait de croire que seul le Blanc est d?tenteur du beau, du bien et de la raison. Diop, qui abhorrait visc?ralement l?ali?nation, ne pouvait qu??tre en d?saccord avec la formule senghorienne selon laquelle ?l??motion est n?gre comme la raison est hell?ne?. Diop trouvait la formule ? la fois ridicule et contraire ? la v?rit? car, pour lui, tout ?tre humain est pourvu de raison et d??motion. C??tait aussi l?avis de Marcien Towa dans ?L?opold S?dar Senghor : n?gritude ou servitude ?? (Yaound?, Cle, 1971), de Stanislas Adotevi dans ?N?gritude et n?grologues? (Paris, Union g?n?rale d??ditions, 1972), de Mongo Beti et de Wole Soyinka qui estimait que les Africains colonis?s par la France parlaient trop sans agir alors que ?le tigre ne proclame pas sa tigritiude mais bondit sur sa proie et la d?vore?. Comme chef de l??tat, Senghor mena la vie dure ? Cheikh Anta Diop en le faisant s?journer pendant un mois ? la prison de Diourbel en 1962, puis en lui interdisant d?enseigner ? l?universit? de Dakar. C?est Abdou Diouf qui l?vera cette stupide interdiction. Le successeur de Senghor ira encore plus loin en donnant le nom de Cheikh Anta Diop ? l?universit? de Dakar. Pourquoi Senghor fit-il toutes ces vacheries ? Diop ? Deux explications sont avanc?es. Selon la premi?re, Senghor ?tait jaloux du doctorat de Cheikh Anta Diop. En effet, Senghor n?avait que l?agr?gation de grammaire qui permet d?enseigner au lyc?e. Diop, lui, avait soutenu une th?se, le 9 janvier 1960, sur ?De l?antiquit? n?gre ?gyptienne aux probl?mes culturels de l?Afrique noire d?aujourd?hui?. La th?se ? la Sorbonne reposait sur 3 grandes id?es (l??gypte antique est une civilisation noire; cette civilisation existe avant toutes les autres; il y a une parent? entre l??gyptien et les langues n?gro-africaines) et avait ?t? pr?par?e sous la direction de Marcel Griaule, anthropologue et auteur de ?Dieu d?eau. Entretiens avec Ogotemm?li? (1948). C?est 9 ans plus t?t que Diop aurait d? d?fendre cette th?se. Malheureusement, les esprits en Europe n??taient pas encore pr?ts ? entendre une v?rit? qui battait en br?che tout ce qui avait ?t? ?crit jusque-l? sur l?origine de l??gypte antique. Presque tous les ?tudiants anticolonialistes de France avaient tenu ? assister ? cette soutenance qui dura 7 heures. Diop re?ut la mention honorable. Dans le syst?me fran?ais, il faut avoir obtenu la mention ?tr?s honorable? pour ?tre recrut? dans une universit?. La mention ?honorable? ne correspondait pas ? la vraie valeur de Diop. Elle lui fut d?cern?e, uniquement parce qu?on voulait l?emp?cher d?enseigner dans les universit?s fran?aises et africaines o? il pourrait ouvrir les yeux de la jeunesse africaine. La deuxi?me explication, c?est que, ? cette ?poque, une grande partie de l?intelligentsia africaine ?tait avec Diop, le pr?f?rait ? Senghor, se reconnaissait dans ses id?es, pensait qu?il d?fendait mieux les int?r?ts de l?Afrique que Senghor. Diop a cr?? successivement le Bloc des masses s?n?galaises (1961), le Front national s?n?galais (1963) et le Rassemblement national d?mocratique (1976). Avait-il pris une bonne d?cision ou bien devait-il rester loin de la politique pour continuer ? incarner ?la libert? ? l’?gard des pouvoirs, la critique des id?es re?ues, la d?molition des alternatives simplistes, la restitution de la complexit? des probl?mes? (cf. Pierre Bourdieu, ?Contre-feux?, Paris, Liber/Raison d?Agir, 1998, pp. 105-107) ? Pour Bourdieu, il faut ?oser s?aventurer dans le champ politique pour le subvertir, au risque de s?y pi?ger et de s?y perdre car refuser de courir ce risque reviendrait ?

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Mise en ?uvre du Plan de transformation de la CEMAC: pour une gestion financi?re et des march?s publics plus efficaces

A Douala, la semaine derni?re, la Communaut? ?conomique et Mon?taire de l’Afrique Centrale (Cemac) a pilot? un atelier de deux semaines consacr? ? l’?laboration des textes d’application de deux nouveaux r?glements majeurs : le r?glement financier et celui relatif ? la passation des march?s publics. Pr?sid? par le Pr?sident de la Commission de la CEMAC, S.E Baltasar Engonga Edjo?o, l’atelier de Douala marque une ?tape cruciale dans la mise en ?uvre des r?formes visant ? renforcer la gouvernance financi?re et ? promouvoir la transparence dans les proc?dures de passation des march?s au sein de l’institution. Il se tient en pr?sence des commissaires en charge du march? commun et des politiques ?conomique, mon?taire et financi?re. Les travaux de cet atelier portent sur des questions d’une importance capitale pour le bon fonctionnement de la CEMAC. S’agissant du r?glement financier, les experts se pencheront notamment sur la d?finition d’une nomenclature budg?taire et comptable harmonis?e, l’?tablissement des r?gles de la comptabilit? mati?re, ainsi que sur les modalit?s de confection des comptes de gestion et des comptes administratifs. Les questions d’incompatibilit?s, essentielles pour garantir l’int?grit? financi?re, feront ?galement l’objet d’?changes approfondis.En ce qui concerne le r?glement sur les proc?dures de passation des march?s publics, les participants devront notamment se prononcer sur les modalit?s de d?signation et de nomination des membres des commissions des march?s des institutions communautaires, ainsi que sur les attributions et le fonctionnement de ces commissions. L’objectif est de mettre en place un cadre r?glementaire clair et rigoureux qui permettra de garantir l’?quit?, la transparence et l’efficacit? dans les proc?dures de passation des march?s.Cet atelier, qui r?unit des experts des ?tats membres de la CEMAC, de la Commission de la CEMAC et des autres institutions communautaires, se tiendra jusqu’au 25 janvier 2025. Les r?sultats de ces travaux permettront de doter la CEMAC d’un outillage juridique modernis? et adapt? aux enjeux actuels, contribuant ainsi ? renforcer la bonne gouvernance financi?re et ? am?liorer la gestion des ressources publiques. Source: Commission de la Cemac

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Fotrac 2025 : ce sera du 17 au 30 juillet prochain

Cette ann?e encore, le tripoint Kye-Ossi-Ebibeyin-Bitam va vibrer au rythme de la Foire transfrontali?re annuelle d?Afrique centrale (Fotrac). Pour sa 16e ?dition, l’?v?nement dont le th?me est ? Transformer les corridors d?Afrique centrale en de v?ritables passerelles s?curis?es pour l?atteinte des objectifs du d?veloppement durable et de la ZLECAF ? revient sur le sites de Ky?-Ossi (Cameroun), Ebibeyin (Guin?e Equatoriale) et Bitam(Gabon). Au chapitre des pr?paratifs, Danielle Nlat? et quelques partenaires impliqu?s dans l’organisation se sont r?unis ? Yaound? le 16 janvier dernier. Avec les repr?sentants du minist?re du Commerce et ceux du Bureau des Nations unies pour l?Afrique centrale (Unoca), la promotrice de la Fotrac a fait le premier point. Du conclave, il ressort que des d?marches d?clin?es en plaidoyers sont entreprises pour permettre ? toutes les d?l?gations de prendre part ? la Fotrac. Selon la pr?sidente du R?seau des Femmes actives d?Afrique centrale (REFAC), le th?me retenu cette ann?e r?sonne comme une interpellation ? l’endroit des autorit?s des pays d’Afrique centrale. Occasion pour relever que, dans la sous-r?gion, la libre circulation des personnes et des biens reste faible. Aussi faut-il, selon elle, acc?l?rer la lev?e des barri?res et leur d?mat?rialisation, engager des formations au sein des communaut?s, pour tordre le cou aux tracasseries observ?es sur le terrain. Bobo Ousmanou

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