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En pr?lude aux Journ?es ?conomiques camerounaises au Br?sil : premi?re tasse de caf? au Minrex

Avant le voyage proprement dit, une r?union technique permet aux parties prenantes de proc?der ? quelques r?glages. Belo Horizonte (plus grande ville et capitale de l’?tat de Minas Gerais au Br?sil) va accueillir du 13 au 19 avril 2025 la 8e ?dition des Journ?es ?conomiques camerounaises au Br?sil. L??v?nement articule deux th?mes. Le premier:?Attractivit? des communes par l?am?nagement des espaces de loisirs et de sports en plein air? et le second: ?L?appui du Br?sil dans le d?veloppement de la cha?ne de valeur caf? au Cameroun?. Avant le voyage, il faut produire un maximum d?id?es. D?o? la r?union technique de ce 20 f?vrier 2025 au minist?re des Relations ext?rieures (Minrex) ? Yaound?. Conduits par Joseph Chantal Etoundi, (ministre pl?nipotentiaire, directeur des Affaires d?Am?rique et Cara?bes au Minrex), les ?changes impliquent des repr?sentants des diverses structures (FODECC, ANOR, CAPEF, MINADER, PARF Caf?, MINCOMMERCE, Coop?ratives telles que l?UCCAO et des ?lus municipaux dont les maires de Nkongsamba 1er et de Yaound? 3e). L?enjeu central est, selon Joseph Chantal Etoundi, ?de ne pas se limiter uniquement ? l’effervescence mesur?e sur quelques jours ? Belo Horizonte. C?est la raison pour laquelle la r?union de ce jour consiste ? lister les outils permettant au Cameroun de jouer les premiers r?les en terre br?silienne en mati?re de recherche de partenaires techniques et financiers pour la production massive du caf?, de partage d?exp?riences, et de promotion des projets?. Organis?es par le Cabinet Trace Trading dirig? par le Camerounais Alain Waha, avec l?appui technique de la Chambre d?Agriculture, l?appui organisationnel de l?ambassade du Cameroun au Br?sil, sous la supervision du Minrex, la huiti?me ?dition des Journ?es ?conomiques camerounaises au Br?sil a pour projet fort: le renforcement et le d?veloppement des cha?nes de valeurs sur le caf?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Conseil des ministres de l?UEAC du 30 octobre 2023: controverses sur l?authenticit? du communiqu? final

Certaines r?solutions du Conseil chang?es ? des fins inavou?es. La Commission de la Cemac index?e par ses fonctionnaires train?s en justice. La Commission de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) n?en a pas fini avec ses fonctionnaires tomb?s en disgr?ce depuis l?arriv?e de la nouvelle ?quipe dirigeante. Apr?s avoir mordu la poussi?re par deux fois ? la Cour de justice communautaire, la Commission de la C?mac choisit d?sormais les juridictions nationales pour attaquer ses employ?s. C?est par devant les juridictions centrafricaines qu?elle essaye depuis novembre 2024 de r?gler ses comptes aux d?nomm?s Marc Aristide Nguema Mba, Joseph D?sir? Ondo Ngoua, Lo?c Franck Ona Ondo, Adolphe Bi Nguema, Jean Paul Paul Kimoto, Lehindah Dimbaj et Joelle Rebeca Zoua Ona. Pour cette proc?dure, Baltasar Engonga Edjo?o, pr?sident de la Commission de la Cemac, dit s?appuyer sur les recommandations du Conseil des ministres de l?Union ?conomique de l?Afrique centrale (UEAC) du 30 octobre 2023. Lequel l?autoriserait ? poursuivre certains personnels accus?s d?avoir re?u des ?cadeaux financiers? de l?ancien top management de la Commission. En effet, les ministres de l?Union ?conomique d?Afrique centrale (UEAC) avaient recommand? ?la saisine des juridictions communautaires, par souci du contradictoire, ? l?effet d??tablir des responsabilit?s individuelles?. Ce qui se confirme ? l??coute de l?audio de la lecture du communiqu? final des travaux en pl?ni?re. Seulement, cette d?cision, rendue ex?cutoire sur la seule base d?une d?cision de mandat, n?a jamais ?t? rapport?e de mani?re conforme. Le document sign? du pr?sident du Conseil des ministres de l?UEAC a des ajouts inattendus: ?Il est donn? mandat au pr?sident de la Commission d?user de tous les moyens de droit, y compris par voie de saisine des juridictions communautaires et nationales, ? l?effet d?obtenir le remboursement des sommes indument per?ues ou d?tourn?es par les responsables et personnels, en exercice ou non?, indique la d?cision prise en 2023. L?effet imm?diat est la proc?dure ouverte ? Bangui, avec la possibilit? d?une extension dans les autres pays de la Communaut? et le risque de voir perdurer l?incertitude autour de la situation administrative des mis en cause. Pourquoi la Commission de la C?mac opte d?sormais en faveur des juridictions nationales en lieu et place de la Cour de Justice de la C?mac? Certainement parce qu?elle a d?j? ?t? d?bout?e par deux fois par la Cour de Justice communautaire dans le cadre des plaintes contre son personnel. La Commission refuse ? ce jour d?ex?cuter les arr?ts de cette Cour. En l?occurrence la restitution des personnels accus?s dans leurs pr?c?dentes situations administratives, le remboursement des sommes retenues sur leurs salaires et le payement des dommages et int?r?ts individuels d?une valeur de 10 millions de FCFA. Louise Nsana

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Union douani?re et March? commun: cahier de charges d?une harmonisation Cemac-Ceeac

Les chefs de d?partements de la Communaut? ?conomique des Etats de l?Afrique centrale (Ceeac) et la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) en charge du March? commun d?cident de faire chemin ensemble dans la mise en ?uvre de l?Union douani?re Ceeac-Cemac et de la zone de libre-?change. Une r?union s?est tenue ? cet effet ? Malabo du 17 au 19 f?vrier 2025. Elle avait pour but de faire le suivi de l??volution du projet; et de parvenir ? un cadre conjoint de suivi et de mise en ?uvre coordonn? des instruments harmonis?s y relatifs, entre autres. Il a cons?cutivement ?t? d?cid? de s?attaquer aux divergences dans les textes adopt?s par les instances des deux organismes communautaires, en vue de proposer un processus d?harmonisation. Une quinzaine de textes sont adopt?s ? ce jour, faisant ?voluer le cadre r?glementaire. Bien plus, des m?canismes sont mis au point en vue d?en mat?rialiser l?existence. Il s?agit notamment du Tarif pr?f?rentiel de la Ceeac, les r?gles d?origine, etc. Il est ?galement question de pr?parer les dossiers n?cessaires ? la rectification des ?carts entre les instruments de la zone de libre-?change en vigueur dans la Cemac et les textes harmonis?s; d?harmoniser les architectures institutionnelles et juridiques des deux organisations pour faciliter la mise en ?uvre conjointe des instruments du March? commun; et de pr?parer et soumettre ? la conf?rence des chefs d?Etat et de gouvernement un projet de d?cision instruisant les deux organisations de syst?matiser une approche conjointe dans la pr?paration et la soumission des textes en vue d??viter la duplication des efforts, tout en garantissant la compl?mentarit? dans le processus d?int?gration r?gionale. LOUISE NSANA

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Connectivit? sous-r?gionale: la BM octroie 11 milliards de FCFA au Tchad

Le Groupe de la Banque mondiale a approuv? ce 18 f?vrier 2025 l?octroi d?un financement de 170 millions de dollars (10,633 milliards de FCFA) en faveur de la construction d?infrastructures routi?res au Tchad. Ce financement de l?Association internationale de d?veloppement (IDA) est d?di? ? l?impl?mentation de son Projet de connectivit? et d?int?gration au Tchad. Il sera pr?cis?ment question de bitumer 55 km de route sur le corridor Tchad-Niger-Mali-Alg?rie, notamment la section Liwa et Rig Rig, ainsi que 12 km de desserte reliant Bol (R?gion du Lac) ? cette m?me route. Il est ?galement question de proc?der au r?am?nagement de 50 km de routes rurales afin de faciliter l?acc?s ? des march?s dans des zones ? fort potentiel, renseigne l?institution. Un dernier volet du projet porte sur la construction d?installations commerciales et agricoles dans la localit? de Bol, tels que des entrep?ts et des march?s. ?En am?liorant l?efficacit? des transports le long de la route transsaharienne et la navigabilit? du Lac Tchad, le projet soutiendra la stabilisation de la r?gion, favorisera les opportunit?s ?conomiques et reliera les populations isol?es aux zones agricoles, aux march?s, aux ?coles, et aux services de sant??, souligne la directrice des op?rations de la BM pour le Tchad, Clara De Sousa. Louise Nsana

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Code minier de la Cemac: le bout du tunnel se profile

A la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac), des experts des d?partements de l?Education, de la recherche et du d?veloppement social (DERDS) et ceux des Infrastructures et du d?veloppement durable (DIDD) ont eu fort ? faire ? Bangui du 3 au 7 f?vrier 2025. Ces derniers ont ralli? la capitale centrafricaine dans le but de proc?der ? la relecture et ? la pr?-validation du Code minier de la sous-r?gion. Il y a ainsi ?t? consacr? le principe d?harmonisation des l?gislations mini?res nationales en vue de cr?er un environnement d?affaires attractif et de garantir la transparence dans le secteur. A ce titre, ?le projet de Code minier ?nonce les principes visant ? am?liorer la gouvernance du secteur minier, notamment en assurant la transparence des proc?dures et la redevabilit? des acteurs afin d??viter la fraude?, renseigne un compte-rendu de l?institution. Ledit texte met ?galement l?accent sur l?encadrement des activit?s mini?res artisanales, la protection de l?environnement et le respect de la r?glementation de changes ?dict?e par la Banque des Etats de l?Afrique centrale (Beac). Le DERDS et le DIDD appellent la Commission de la Cemac ? adopter, ? la suite du Code minier fin pr?t, un texte communautaire sp?cifique sur les carri?res. Ce, apr?s une collecte des donn?es dans les Etats. Louise Nsana

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Phase 2 de l?autoroute Yaound?-Douala : le chantier dans la nostalgie de l?avenir

La confrontation d?int?r?ts divergents n?en finit pas de dessiner un horizon incertain pour la fin des travaux. C?est un feuilleton qui n?en finit pas. D?un c?t?, le minist?re des Travaux publics (Mintp) envisage la reprise des travaux de la phase 2 du projet, ? l?arr?t depuis novembre dernier. De l?autre, des riverains qui bloquent tout d?ploiement d?engins sur le site. Au centre, des questions relatives aux indemnisations. Selon une autorit? traditionnelle qui cite des sources proches du dossier, ?l?argent ? verser aux populations impact?es par le trac? de la phase 2 du projet n?est pas disponible?. Et du coup, les indemnisations sont devenues une source d?attente ayant une influence sensible sur l?avancement du chantier. Au fil des jours, la situation ne cesse de susciter l?ire des oppositions et de concentrer la col?re des riverains de tout rang. Malgr? ses tentatives pour d?passer cette ambiance, la China First Highway Engineering Corporation (CFHEC), entreprise chinoise en charge de l’ex?cution du projet, compte sur des espaces d?initiatives et d?arbitrage ouverts par le Mintp. Rapports de forceSe targuant d??tre aux commandes d?une d?marche d?apaisement, Emmanuel Nganou Djoumessi a entrepris de marcher sur des ?ufs. ?Il est hors de question d?engager un bras de fer violent avec les populations riveraines?, a-t-il d?clar? face ? la presse le 14 f?vrier dernier. Seulement, soulignent nos sources, les prises de paroles de quelques repr?sentants des riverains n?ont pas laiss? au membre du gouvernement la possibilit? d?ouvrir et d?exploiter des marges de man?uvre. Fig?e et travers?e par des rapports de force, l?atmosph?re du jour a (par exemple) permis au Collectif des personnes impact?es par le projet au village Limai (Ngog-Mapubi) de dire clairement au Mintp qu?il serait imp?ratif d?obtenir leur indemnisation avant le d?but effectif des travaux. ?Ce n?est donc pas nous qui pouvons emp?cher les travaux. Il est simplement question de respecter les lois et r?glements du pays qui demandent que les riverains soient indemnis?s avant le d?but des travaux?, mart?le Christine Ngo Telep, conseiller r?gional pour le Centre et pr?sidente du comit? de suivi des travaux de l?autoroute pour les populations de Dibang dans le Nyong-et-K?ll?.Apr?s 8 ans (de 2014 ? 2022) consomm?s pour r?aliser la premi?re phase longue de 60 km, les pouvoirs publics disent prendre des pr?cautions en esp?rant honorer cette fois-ci les d?lais de 36 mois estim?s sur un lin?aire de 141,1 km. Bobo Ousmanou

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Man?uvres Rage, orage et affutage dans le Grand Nord

Au milieu du ras-le-bol et des m?disances publiques venues des r?gions septentrionales du pays, le Renouveau est en train de prendre des coups d?une rare violence. ?Si j?ai dit qu?il faut que le diable prenne d?abord et on verra apr?s, ce n?est pas le diable en tant que tel. Que n?importe qui prenne et on verra. Parce qu?on souffre. O? est l?amour? O? sont les ?coles dans les campagnes? Nos enfants souffrent, ils sont limit?s quand les enfants des autres sont en Am?rique, au Canada, en Europe! Nos enfants s?arr?tent ? Douala et Yaound?, ils sont des veilleurs de nuit avec la licence en poche. Les motos – taximen ? Douala, Yaound? et Bafoussam, ce sont nos enfants et nous sommes l? tout le temps ? dire oui, oui. Ils disent: Les gens du Nord, donnez- nous votre voix. B?tail ?lectoral donnez- nous votre voix. Actuellement dans le b?tail ?lectoral du Nord, il y a des panth?res, Des loups, il y a tout dedans??. A ?couter Mgr Barth?lemy Yaouda dans une r?cente sortie, on s?embarrasse vite: l??v?que de Yagoua est-il un id?aliste dans une ?poque troubl?e? Un dangereux pyromane? Ou encore un pr?lat qui vient de choisir d?exister par des propos incandescents? ?En tout cas, ses expos?s tr?s critiques vis-?-vis du r?gime de Yaound? donnent simplement un ?cho public au ton plus ?pre encore dans les conversations priv?es. L??v?que de Yagoua n?est que point de ralliement de tous les enfants en panne de figure providentielle?, confie un ressortissant de la r?gion de l?Extr?me-Nord. ?Si je vous le dis avec tant de franchise, c’est parce que partout dans la partie septentrionale de notre pays, nombreuses sont les personnes d?termin?es ? d?truire leurs anciens rapports avec le r?gime actuel, afin de produire un changement ? la bonne heure?, poursuit notre interlocuteur. Dur de ne pas le remarquer: la temp?rature continue de chuter sur le thermom?tre des relations entre Paul Biya et les populations du Grand Nord. Sur ces terres o? l?h?g?monie du Renouveau ?tait encore indiscutable, beaucoup d?habitants disent attendre une offre politique qui leur propose d?heureux lendemains, qui leur parle de leur juste fiert? d??tre ressortissant du Septentrion ou qui leur dit que les emplois seront d?abord pour eux et leurs enfants. En toutes mati?res, sp?cialement en mati?re de gouvernance politique, les uns et les autres estiment qu?ils ont ?t? les jouets de certains meneurs de jeux indiff?rents ? leurs souffrance?. Plan B? l?approche de l??lection pr?sidentielle, plusieurs r?cits construisent sans masquer l’essentiel des abominations subies par les populations de l?Adamaoua, du Nord et de l?Extr?me-Nord. ?Partout ici, les gens s?alarment d’un taux de ch?mage tr?s ?lev?, d?une ins?curit? et d?un sous-d?veloppement criards. C’est un immense g?chis. Ici, le syst?me est ? bout de souffle. ?a ne peut plus continuer comme ?a?, glisse un chef traditionnel. Dans cette ambiance, une d?marche est en cours. ?On va voir les gens directement pour recueillir leurs pr?occupations. Nous allons ? la recherche des habitants qui n’iraient pas d’eux-m?mes ? une r?union publique, en leur posant quelques questions d?ordre g?n?ral. Toutes leurs r?ponses nous serviront ? ?laborer notre programme pour l??lection pr?sidentielle?, assure une ?lite du Logone-et-Chari. Ongoung Zong Bella

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Oser quitter les sentiers battus

?Nous allons provoquer l?effondrement de l??conomie russe ? travers les sanctions ?conomiques?, pr?disait arrogamment un certain Bruno Le Maire. C??tait le 1er mars 2022. Il n?est pas inutile de rappeler que, avant d?aller ? la soupe, Le Maire avait violemment ?trill? Emmanuel Macron, consid?rant celui-ci comme un homme sans projet parce que sans conviction. Mais l??conomie russe s?est-elle effondr?e? La v?rit? est que la Russie n?a jamais gagn? autant d?argent que durant les fameuses sanctions.La v?rit? est que le gaz am?ricain transport? par bateaux co?te aujourd?hui plus cher ? l?Europe que le gaz russe qui ne traverse plus le territoire ukrainien.La v?rit? est que le pays de Macron a ?labor? et adopt? dans la douleur le budget 2025. La v?rit? est que Trump a ?cart? les Europ?ens des discussions sur l?Ukraine.Comme si cela n??tait pas suffisant, JD Vance, le vice-pr?sident am?ricain, affirmait ? la 61e conf?rence de Munich sur la s?curit?, le 15 f?vrier 2025, que la libert? d’expression ?tait en recul et en danger en Europe o? les citoyens sont de plus en plus surveill?s et musel?s par leurs dirigeants. Qui ne se souvient en effet de la fermeture sans autre forme de proc?s de « Russia Today » et de « Sputnik?? Les pr?tendus pays d?mocratiques avaient rendu les m?dias russes inaccessibles parce qu’ils voulaient nous emp?cher d?entendre un autre son de cloche sur l?Ukraine. Qui ignore que ce sont les dictateurs et esclavagistes europ?ens qui sont intervenus aupr?s du patron de Facebook pour restreindre la visibilit? de nos messages sur ce r?seau social?En tous les cas, ces fieff?s menteurs et pseudo-d?fenseurs des droits de l?homme ont trouv?, cette ann?e, un homme qui est d?cid? ? leur mener la vie dure et ? mettre fin ? leurs conneries. On peut ne pas approuver certaines annonces de Trump comme l?id?e d?envoyer les Palestiniens en ?gypte ou en Jordanie pour prendre le contr?le de la bande de Gaza mais comment ne pas se r?jouir que le successeur de Joe Biden soit en train de remettre les Europ?ens ? leur place? Qui se plaindrait des humiliations qu?il a commenc? ? infliger aux ridicules gueulards de l?Europe?Les Africains devraient profiter du retour de Donald Trump au pouvoir pour s’?manciper totalement de ces gens sans foi ni loi. ? mon avis, ce n?est plus le moment de tergiverser ni de se demander si une seconde chance peut ?tre accord?e ? la France dont la pr?sence ne nous a apport? que mis?re, d?solation et mort. Il s’agit plut?t de fermer certaines portes, de laisser partir les moments qui ont atteint leur fin. Nous devons nous dire que ce qui est arriv? est arriv? et que le moment est venu de l?cher prise, de rompre les amarres car il serait absurde de maintenir des liens avec ceux qui n’ont jamais montr? qu’ils souhaitaient ?tre li?s ? nous. S’il est av?r? que la gr?ce de Dieu passe mais ne repasse pas, alors les autres pays africains doivent mettre ? profit la Pr?sidence de Trump pour oser quitter les sentiers battus et se r?inventer comme le Mali, le Burkina et le Niger sont en train de le faire. Jean-Claude Dj?r?k?

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Yaound?: Il pleut des larmes?de pluie

A certains endroits de la capitale, le ciel est tomb? sur la t?te de quelques promoteurs de petites affaires. Ce vendredi matin Fortune, jeune m?re habitant le quartier Barri?re ? Yaound?, maudit le ciel face ? son poulailler ravag? par la pluie de la veille. ?C?est 35 poules et coqs du village, d’une valeur de plus de 700.000 FCFA, qui sont partis?, ?value-t-elle. Et cette ?norme perte tombe au moment de liquider une commande de 7 poules faite par un naturopathe. ?Qu’est-ce je vais dire ? mon client? Et comment je fais pour honorer les autres commandes??, s’interroge la dame en sanglots. Elle qui donne les poussins aux autres est d?sormais oblig?e de redemander la souche puisqu?il ?faut au moins 3 ans pour reconstituer un tel poulailler?.Autres endroits Ina, ressortissante de la r?gion de l’Extr?me-Nord du Cameroun, a perdu son espace de vente de Bili – Bili (breuvage traditionnel de l?Extr?me-Nord du Cameroun fait ? base de ma?s). La faute au vent pluvieux du jeudi 20 f?vrier 2025, qui a emport? le hangar nouvellement construit. ?J’inaugure mon petit bar le 11 f?vrier, en moins de dix jours, tout est parti. C’est quelle malchance?? Pour autant, la commer?ante ne se d?courage pas. Sa capacit? de r?silience est dop?e par l’enthousiasme qu’elle affiche pour remettre sur pied sa structure. Cette apr?s-midi du vendredi 21 f?vrier, elle d?barque avec des t?les neuves. Elle veut voir son ?affaire? red?marrer. ?Mes clients ne doivent pas chercher o? boire le Bili – Bili?, confie- t-elle aux personnes venues voir ce qui s?est pass?. A Nkongoa, ?Main coup?e? le Burundais et Yves le charpentier d?montent la toiture qui prot?ge le conteneur de sa compagne. ?L?eau de pluie stagne au-dessus du conteneur et s’infiltre dans la boutique?, dit-il. Les d?g?ts sont importants: alv?oles d’?ufs, trois sacs de farine, de sucre et de lait en poudre sont tremp?s. C’est avec une mine grave que ces ressortissants Burundais parlent des pertes de leur boutique. Selon ?Main coup?e?, ?les pertes financi?res sont de 600.000 FCFA au minimum?. Pour ne pas subir les m?mes d?sagr?ments, Yves le technicien ?tablit des besoins de l?ordre de 300.000 FCFA. Andr? Gromyko Balla

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Pass? colonial de l?Afrique et ?conomie in?galitaire : lourd tribut pour l?Afrique

Les lacunes des syst?mes ?conomiques, juridiques et judiciaires mis en ?uvre ? l?aune des orientations des supers puissances ne sauraient ?tre d?un grand b?n?fice pour l?Afrique. La r?alit? est mise en exergue dans le cadre des assises de pr?sentation de la Nouvelle pens?e africaine. Le probl?me des r?parations li?es ? l?esclavage et la colonisation devient in?vitable en Afrique. Alors que pour certaines communaut?s hors du continent la question est r?gl?e depuis des d?cennies, le continent noir peine ? se faire r?tablir dans ses droits. Une dynamique a lieu ces derni?res ann?es; en France notamment, o? la d?classification des archives a permis de donner de la vigueur aux travaux de recherche sur le pass? colonial des territoires jadis annex?s par la France. Les premiers r?sultats de ces travaux de recherches sur la p?riode 1945-1971 sont disponibles au Cameroun, o? une commission mixte franco-camerounaise a ?t? constitu?e ? cette fin sous l??gide de Paris. Et comme pour en acc?l?rer les processus similaires sur l?ensemble du continent, l?Union africaine a donn? de sa voix au concert des revendications le 15 f?vrier dernier, ? l?occasion du 38e sommet organis? sur le th?me: Justice pour les Africains et les personnes d?ascendance africaine par le biais des r?parations. La d?marche souscrite par l?institution continentale pour parvenir ? cet id?al consiste ? la fois ? des compensations financi?res et des politiques de r??quilibrages ?conomique, ?ducatif et social. L?id?al de justice recherch?e laisse cependant des doutes, notamment chez le Professeur gabonais Gr?goire Biyogo, de l?universit? panafricaine de la renaissance de Paris. ?Qui dit le conflit? Qui le d?dit? Qui met un terme au conflit? C?est celui qui a la puissance technologique. On voit bien ici que ce n?est pas n?cessairement la conception intrins?que de la justice que nous d?ployons?, ?nonce-t-il. Lire aussi : Depuis Yaound?: la Pens?e africaine se r?ajuste Pour ce dernier, la justice ? laquelle a droit l?Afrique reste sous le contr?le de l?Occident qui d?tient toujours sous sa coupe une partie des archives. ?J?ai appris qu?une communaut? d?historiens venaient au Cameroun pour r??crire la m?moire d?un acte inaudible. Comment peut-on penser que pour redire cet acte abominable, un regard ext?rieur puisse un tant soit peu ?tre pr?sent. Il s’agit de dire l’une des plus hautes abominations des temps coloniaux et aujourd’hui les chercheurs doivent automatiquement poser l’?quation d?s que l’abomination est ?tablie. Il faut donner sa traduction juridique et judiciaire. Et eux en arrivant ici ont pour objectif pr?cis d’anticiper pour amoindrir les enjeux judiciaires. Or, amoindrir la gravit? judiciaire c’est toujours aggraver l’horreur de la port?e financi?re de cette abomination, de cette infamie?, expose-t-il au rang des injustices et in?galit?s subies par l?Afrique dans sa position d?inf?riorit?. Il ?tend cette r?alit? aux aspects ?conomiques qui lient le continent au reste du monde; alors m?me que la voix de la mondialisation s?est impos?e ? l?Afrique, sur fond d?esp?rance de retomb?es positives. ?L??conomie mondiale ne se soucie pas d’?quilibrer, de redistribuer les richesses, les trouvailles. Or, le 20eme si?cle nous racontait qu’il avait fait un bond dans la conception unitaire de l’habitation du monde. On parlait du village-monde. Mais on avait compris que chaque ?conomie tient d’abord ? sup?rioriser sa partie et non pas ? redistribuer pour que le village-monde soit moins paup?ris?, soit une autre chose dans son unit?, dans sa multiplicit?. D’o? cette exigence que nous avons de repenser et de red?finir ce soi. Deuxi?me topique, les r?appropriations de soi. Il est donc important de comprendre que le premier enjeu qui est le n?tre, qui se dresse devant nous comme un geyser, c’est l’autod?finition de soi. Non pas un soi extatique, contemplatif, mais un soi ouvert?, souligne le scientifique, abordant l?int?r?t de la Nouvelle pens?e dont il est l?un des d?positaires. Le proc?d? conduisant ? cette finalit? ne semble cependant pas de tout repos tant l?ali?nation d?nonc?e est profonde. ?Depuis les traites n?gri?res, vous voyez comment ?a fonctionne, comment l’esclavage nous a d?sincarn?s totalement, puis la colonisation, et aujourd’hui, le n?ocolonialisme, nous n’avons pas de descriptions pertinentes de soi. Elles sont biais?es, elles sont d?pr?ci?es. Il nous faut nous red?crire autrement. Avec un horizon possible, capable de d?gager autrement ce qu’est l’homme, ce qu’est la pens?e, ce qu’est vivre ensemble, ce qu’est la relation ? la nature, ce qu’est la relation ? l?environnement?, d?clare-t-il avant d?appeler ? une refonte des relations commerciales entre l?Afrique et l?Occident. Louise Nsana Une mission pour les prochaines g?n?rations La jeunesse (actuelle et future) est appel?e ? perp?tuer la Nouvelle pens?e africaine dans les faits, gr?ce au d?veloppement des qualifications, savoirs et comp?tences. Relancer l?Afrique alors que tout semble jouer en d?faveur de l??mergence du continent. Tel est le mandat dont est investie la jeunesse du continent face aux contexte politique, macro?conomique en d?gradation. Et pour y arriver, l?universitaire C?cile Dolisane Ebosse appelle la jeunesse ? tenir le flambeau du savoir, via l??ducation. ?Th?ophile Obenga demande aux jeunes africains de s’inscrire dans la connaissance, et d’avoir le d?fi de la connaissance. Donc, la connaissance qui permet justement d’appr?hender les situations, d’appr?hender l’environnement, d’appr?hender l’ensemble des outils qui permettent de transformer son discours?, mart?le-t-elle. Le challenge pour les g?n?rations futures ? son sens consiste ? sortir de la diplomite pour progresser vers l?innovation, la cr?ation et le d?passement de soi. En termes de savoir, rappelle-t-on ? Yaound?, toutes les disciplines se valent. ?Voil? les grands d?fis exprim?s ? travers cette revue. Qui repr?sentent une manne d?opportunit? pour les jeunes g?n?rations qui devraient ?voluer d?sormais entre l’afrocentrisme et l’afro futurisme?, indique C?cile Dolisane Ebosse.La recherche du savoir ici pr?n?e touche la dimension plurielle des avoirs acad?miques et professionnelle que des aspects culturels sp?cifiques ? l?Afrique.?Donc, toutes les disciplines, les humanit?s, les sciences sociales et les exp?rimentales doivent se conjuguer, se croiser et s’encroiser. En r?cup?rant l?intelligence ancestrale, cela nous permet d’agir sur certains probl?mes contemporains. Comment cette intelligence ancestrale informe les questions sur le changement climatique ou sur le d?fi de l’intelligence artificielle?, questionne la savante qui rappelle dans la foul?e que la mission attendue de la jeune g?n?ration sera

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