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Au Cameroun, l?ambassadeur turc se paie une tourn?e

Au fil des jours, S.E. Volkan ?skiper s’installe dans ses habits de chef de la diplomatie turque en pleine proximit? avec le Cameroun. L’esprit, la lettre et, encore davantage, la pratique de la diplo- matie de contact. En quelques semaines, la diplomatie turque au Cameroun affiche elle-m?me avec un visage assorti de plusieurs qualifications: ?conomique, strat?gique, sportive et sanitaire. Ainsi, apr?s avoir pr?sent? la copie figur?e de ses lettres de cr?ance au ministre ca- merounais des Relations ext?rieures (Minrex) le 8 janvier 2025, S.E. Volkan ?skiper a choisi de se d?- ployer sur le terrain o? il articule information, n?gociation, repr?sentation et coordination. Comme premi?re il- lustration de ce r?le, l?on s?arr?te sur la visite du diplomate turc ? l?Institut des relations internatio- nales du Cameroun (Iric) le 25 f?vrier dernier ? Yaound?. A cette occasion, S.E. Volkan ?skiper, en plus d??valuer les collaborations en cours et d?explorer de nouvelles perspectives avec cette institution, a exprim? son sou- hait de dynamiser les ?changes entre l?Iric et les institutions similaires de son pays. Une posture qui rappelle le Programme international de formation des jeunes diplomates inaugur? le 5 mai 2014 par la Turquie. ?Ce Pro- gramme est organis? chaque ann?e par l’Acad?mie diplomatique du Minist?re des Affaires ?trang?res de la R?publique de Turquie et r?unit des jeunes diplomates provenant des diff?rentes r?gions du monde. Il vise ? familiariser les partici- pants avec les principes de la politique ?trang?re de la Turquie ainsi que les probl?mes internatio- naux actuels et ? contri- buer au d?veloppement des capacit?s et des talents requis par la diplomatie en tant que profession?, a expliqu? l?ambassadeur de Turquie au Cameroun. Deuxi?me illustra- tion: la visite de S.E. Vol- kan ?skiper au minist?re camerounais des Arts et de la Culture (Minac) le 19 f?vrier 2025. Ce jour- l?, le pl?nipotentiaire turc a relev? l?importance pour le Cameroun de b?n?ficier de l ?expertise de son pays dans le renforcement des capacit?s archivistiques, et rendre par ricochet ma- nifeste les trait?s et conventions sign?s entre les deux pays. Il a ?gale- ment exprim? son int?r?t pour les moyens par les- quels l’Unesco pourrait contribuer au renforce- ment des liens culturels entre la Turquie et le Ca- meroun, au travers par exemple des arts, de la cuisine, le cin?ma et les ?v?nements culturels. Au minist?re de l??conomie, de la Planifi- cation et de l?Am?nage- ment du Territoire (Mi- nepat) le 31 janvier 2025, S.E. Volkan ?skiper a ?voqu? les perspectives de coop?ration ?conomique, notamment ? travers les investissements du secteur priv? turc au Cameroun. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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RDC- Rwanda-M 23: dur, dur!

C?est connu: l’affaire R?publique d?mocratique du Congo (RDC) contre Rwanda est sur la table de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, l’organe judiciaire de l’Union africaine (UA) depuis le 21 ao?t 2023. C?est la toute premi?reaffaireinter?tatique port?e devant la Cour afri- caine. C’est ?galement la premi?re fois que des ?tats africains acceptent qu’un diff?rend soit r?gl? par un organe judiciaire ind?pendant compos? de juges africains. Onze juges, dont seule la pr?si- dente exerce ? plein temps, si?gent ? la Cour ? Arusha, en Tanzanie. Ce sera un test important pour l’UA, consi- d?rent de nombreux obser- vateurs. Lors d’une audience publique de cette affaire en f?vrier 2025, le Rwanda a sou- tenu que la Cour n’avait pas comp?tence pour la traiter. Il se fait valoir que la Cour n’a pas une comp?tence territoriale pour statuer sur cette affaire, estimant que les violations all?gu?es ont eu lieu en dehors des fronti?res du Rwanda. Kinshasa a r?torqu? que si les ?tats sont g?n?ra- lement responsables des actes commis sur leur propre ter- ritoire, ils restent n?anmoins responsables des actes qu’ils contr?lent en dehors de leurs fronti?res. La RDC a donc demand? ? la Cour de conclure qu’elle a comp?tence sur le Rwanda, en raison de la pr?sence en RDC des forces arm?es rwandaises et de leur soutien au M23. Le Rwanda a object?, af- firmant qu’il n’existait pas de ?diff?rend? clair entre lui et la RDC. La RDC a r?torqu? qu’un diff?rend n’avait pas besoin d’?tre formel et que les ?checs r?p?t?s des tentatives diplomatiques pour r?soudre le conflit prouvent son exis- tence. D?apr?s Kigali, la RDC avait abus? de la proc?dure en intentant une affaire similaire (le ministre de la Justice de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC) contre le Procureur g?n?ral de la R?publique du Rwanda) devant la Cour de justice de l’Afrique de l’Est. Celle-ci a entendu les objec- tions pr?liminaires du pro- cureur g?n?ral du Rwanda et n?a pas encore rendu son jugement. La RDC a r?pondu qu?elle s??tait conform?e ? la seule exigence pertinente de la Charte africaine: ne pas soumettre ? la Cour une af- faire d?j? tranch?e par un autre m?canisme de r?glement des diff?rends. Entre temps, le pr?sident rwandais Paul Kagame a publiquement remis en question les fron- ti?res entre le Rwanda et le Congo. Ce discours sur le ?Grand Rwanda? sugg?re une extension du Rwanda le d?fi consistera ? amener les pays ? se conformer aux d?cisions, car la Cour africaine n’a pas de pouvoir d’ex?cution. M?me si les deux pays ont accept? la comp?- tence de la Cour, cela ne ga- rantit pas qu?ils respecteront ses d?cisions. Historique- ment,lerespectdesd?cisions de la Cour a ?t? loin d’?tre exemplaire: moins de 10% de ses d?cisions ont ?t? plei- nement appliqu?es. Compte tenu de la poli- tique ?America First? du pr?- sident am?ricain Donald Trump, les yeux sont riv?s sur l’Union europ?enne pour qu’elle agisse. Cependant, r?unis en Conseil ce 24 f?- vrier, les ministres des Af- faires ?trang?res de l?UE n?ont pas sanctionn? le Rwanda pour son soutien au M23, malgr? une r?solution du Parlement europ?en r?- clamant des sanctions. Les divergences internes rendent la t?che difficile jusqu’? pr?- sent. La Belgique plaide pour des sanctions, tandis que la France s’y oppose. C?est tout dire! Ongoung Zong Bella

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PARTENARIATS PUBLIC-PRIVɠ(PPP) : l?envers du folklore

Des op?rateurs ?conomiques ont profit? de l?estrade des Rencontres Economiques du Cameroun pour mettre ? nu les entraves ? la mise en ?uvre des PPP. ?Hum… Mieux, on n?en parle pas!? R?pondant ? une question qu?un jour- naliste lui pose (sur le ton de la plaisanterie) au sujet de ce qu?il pense du ?mod?le de PPP ? la camerounaise?, un chef d?entreprise fait l??co- nomie de ses mots. Entre pe- tits et grands patrons pr?sents dans un hall plein ? craquer, les rires fusent. Celui qui ra- conte cette s?quence ? Int?- gration ce 28 f?vrier 2025 ren- tre des Rencontres Econo- miques du Cameroun. Ou- vert du 26 au 27 f?vrier der- nier ? Yaound?, le grand raout du business et de l??co- nomie organis? par le Grou- pement des Entreprises du Cameroun (Gecam) a d?- nonc? les entraves ? la mise en ?uvre des PPP au Came- roun. Selon Jean-Marie Nka, journaliste sp?cialiste des questions ?conomiques (et non moins mod?rateur des ?changes portant sur le th?me ?Place de la gouvernance dans la comp?titivit? des en- tit?s publiques et priv?es?), ?la litanie fait ?tat de l?im- pr?paration, de l?inadaptation du cadre juridique, des lo- giques mercantilistes, des lourdeurs administratives et de l?appropriation insuffi- sante du concept PPP?. ?Diatribes? Alors, experts des mar- ch?s publics et patrons ont profit? de l?estrade ? eux of- ferte par les Rencontres Eco- nomiques du Cameroun pour lancer leurs piques. ?Quand on observe ce qui se passe dans le cadre des PPP, on est bien loin de l?esprit et de la lettre de l?article 2 de la loi n? 2006/012 du 29 d?cembre 2006 portant r?gime g?n?ral des contrats de partenariat. Cet article recommande bien de faire recours au PPP dans le cadre des projets d?une tr?s grande envergure tech- nique et financi?re?, souligne Clovis Takeudeu, op?rateur ?conomique sp?cialis? dans le BTP. ?Nous avons conscience que la situation budg?taire et financi?re du Cameroun est tr?s d?licate avec un ni- veau de dettes et de d?ficit public qu’il est indispensable de corriger. Nous d?plorons cette situation qui nous conduit, la plupart du temps, ? hypoth?quer l’avenir pour assumer nos ?ch?ances d’en- dettement ? court terme. Les entreprises ne peuvent pas ind?finiment combler les trous d’une sph?re publique incapable de se r?former et de s’adapter ? la r?alit? ?co- nomique que nous affron- tons?, fulmine Alhadji Ben Awal. Pour cet op?rateur ?co- nomique venu de la r?gion de l?Extr?me-Nord, ?malgr? cette situation in?dite avec des marges de man?uvre li- mit?es, il est essentiel de pr?- voir des ajustements sur notre mod?le de PPP afin d’en li- miter les impacts r?cessifs pour les entreprises?. Dans le propos se profile une ?motion qui participe au ras-le-bol des promoteurs de PME. Cela ?tant, des voix pointent un probl?me d?iden- tification du type de projet ? r?aliser en PPP. A ?couter Hilaire Djamen, (op?rateur ?conomique bas? dans la r?- gion de l?Ouest) par exemple, tout porte ? croire que les gouvernants pr?f?rent r?aliser des projets mal ficel?s au d?part par l?endettement ou le budget d?investissement pu- blic, ce qui leur donnent plus de marge de man?uvre en mati?re de r?trocommissions. Au-del?, certaines adminis- trations le feraient en toute connaissance de cause, dans le but de saboter les PPP. ?Nous ne voyons aucune strat?gie claire de simplifi- cation, de meilleure r?parti- tion des comp?tences ou de recherche de compl?menta- rit?. Nous subissons seule- ment la superposition d’en- tit?s administratives contrai- gnantes que nous finan?ons toujours davantage. Poursui- vre dans cette voie, cela si- gnifierait ?touffer durable- ment notre secteur productif et globalement notre ?cono- mie, qui sont ? l’origine de la cr?ation de richesse de no- tre pays?, signale Hilaire Dja- men. Bobo Ousmanou

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Baccalaur?at tchadien : des r?gles plus contraignantes pour les candidats camerounais?

En plus des documents traditionnellement exig?s, l?obtention et la pr?sentation du probatoire compl?tent la liste d?s cette ann?e.? Dans un communiqu? tr?s relay? depuis le 13 f?vrier 2025, la Direction G?n?rale de l?Office Nationale des Examens et Concours du Sup?rieur (ONECS) porte ? l?attention des candidats souhaitant s?inscrire en r?gime libre au baccalaur?at session 2025, que les inscriptions seront ouvertes du 17 f?vrier au 17 mars. A en croire le document de l?ONECS, les conditions pour faire acte de candidature ont ?t? r?vis?es, sp?cialement pour les postulants d?origine camerounaise. Ces derniers, en plus du certificat de scolarit?, d?une copie certifi?e conforme de l?acte de naissance et d?un certificat de nationalit? traditionnellement exig?s, devront pr?senter une attestation de r?ussite au probatoire et un certificat de r?sidence. Cette exigence cible principalement les candidats libres, c?est-?-dire ceux qui ne sont pas scolaris?s dans des ?tablissements tchadiens. Pendant des ann?es, le bac tchadien a ?t? une alternative pour de nombreux jeunes camerounais, notamment ceux recal?s au probatoire ou ceux en qu?te d?un parcours moins exigeant que celui du Cameroun. Et du coup?  Le bac tchadien, consid?r? par certains ?l?ves camerounais comme un raccourci acad?mique pour un acc?s ? l?enseignement sup?rieur, est d?sormais conditionn? par un pr?alable : l?obtention du probatoire. S?inscrivant dans une logique de r?adaptation r?glementaire des participants des autres nationalit?s aux examens du BAC Tchad, les autorit?s tchadiennes entendent maximiser la cr?dibilit? du dipl?me. Bien plus, l?instauration de cette nouvelle r?gle vise donc ? limiter le ph?nom?ne de ? contournement du probatoire ? par certains ?l?ves.  TOM

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Pour leurs droits :?les jeunes filles du Grand-Nord donnent de la voix ce 8 mars 2025?

Pour la plupart victimes de discrimination et de violence cette partie du Cameroun, elles sont d?sormais soucieuses de leur devenir.  La Journ?e internationale de la femme rassemblera les femmes autour de la question du droit, de l??galit? et de leur autonomisation. Tout se met progressivement en place pour marquer positivement ce grand ?v?nement. La condition des femmes sera au centre des diff?rents ?changes. Il faut admettre que l??galit? des sexes est un droit fondamental et une condition indispensable au d?veloppement et ? la r?duction de la pauvret? en Afrique subsaharienne. ? L??ducation est une condition fondamentale pour leur ?ducation. C?est le lieu de le dire maintenant. Nos petites s?urs doivent savoir ? quoi s?en tenir. C?est ce que nous nous attelons ? les expliquer toutes les fois que nous en avons l?occasion. Aujourd?hui encore, il y?en a, celles qui ne vont toujours pas ? l??cole parce que l?indigence de leurs parents fait qu?elles sont d?savantag?es au d?triment de leurs fr?res. Nos cadettes doivent savoir qu?elles ont droit ? l??ducation et ? d?autres ressources au m?me titre que leurs fr?res ?, soutient Natascha, enseignante de droit ? l?universit? de Maroua. Lorsqu?une situation de grossesse pr?coce survient ? Une grossesse survenue en pleine ann?e acad?mique entraine in?luctablement la fin des ?tudes de la jeune fille. Pour pr?server l?honneur de la famille, ses parents pr?f?rent, contre son gr?, de l??loigner des autres. Elle ne va plus ? l??cole, elle n?a plus le droit de vaquer sereinement ? ses activit?s habituelles. Elle devra se recroqueviller sur elle-m?me, cloitr?e dans un taudis, attendant que le sort de cette grossesse se d?cide rapidement. ? J?ai v?cu ?a apr?s la grossesse que j?ai contract?e en classe de 3?me ? la suite d?un viol par un ?l?ve de la classe de Terminale. C??tait un camarade d??tablissement, dit Fatoumata, logisticienne dans une agence de transport interurbain dans la ville de Maroua. J??tais subitement devenu ind?sirable. J?ai d? quitter le domicile familial pour aller vivre au village pr?s de ma grand-m?re. Je n?ai plus jamais pu reprendre mes ?tudes ?.  De la responsabilit? des pouvoirs publics Historiquement, les ?l?ves enceintes ?taient exclues de l??cole, mais en avril 2022, une nouvelle r?glementation leur a permis de rester scolaris?es jusqu?? la 26?me semaine de grossesse et de reprendre leurs ?tudes apr?s la naissance du b?b?. Cependant, dans certains villages recul?s du Septentrion, les grossesses pr?coces persistent du fait du manque d?acc?s des jeunes filles ? l??ducation et aux informations sur la sant? sexuelle.  Tom

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? l?occasion de la Journ?e Internationale des Droits des Femmes, la Wikimedia Fondation c?l?bre les contributrices qui r?duisent les in?galit?s de genre sur Wikip?dia

au cours desquels elle propose des formations, anime des ateliers et incite d’autres personnes ? modifier Wikip?dia. La promotion de l’?galit? des sexes, en particulier au sein de la communaut? locale des volontaires du B?nin, est quelque chose qui lui tient ? c?ur. R?cemment, son travail dans le cadre de la campagne ? ?galit? des sexes au B?nin ? a consist? ? essayer de nouvelles strat?gies pour impliquer davantage de femmes b?n?voles. Dans ce cadre, elle a mis en place et g?r? une communaut? WhatsApp pour faciliter leur participation, avec des r?sultats incroyables : ensemble, le groupe a cr?? 660 nouveaux articles et am?lior? 1 150 pages existantes sur Wikip?dia. L’importance de Wikip?dia n’a fait que cro?tre dans le monde actuel de l’IA g?n?rative. Presque tous les grands mod?les de langage, y compris ceux qui pilotent des outils tels que ChatGPT, s’appuient sur les donn?es de Wikip?dia comme principale source d’apprentissage. Wikip?dia doit repr?senter toutes les personnes et toutes les connaissances du monde en raison de la fr?quence ? laquelle les gens l’utilisent. Participez ? la c?l?bration Pour en savoir plus sur la campagne et sur les efforts visant ? r?duire l??cart de genre sur Wikip?dia, rendez-vous sur la page de la campagne La connaissance est humaine. La connaissance, c’est elle.

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Tribune:face aux discours haineux, la presse doit se ressaisir, l??tat doit?prendre ses responsabilit?s?

En facilitant la propagation des discours haineux, les journalistes trahissent leurs codes d??thique. En restant laxiste face aux entrepreneurs de la haine, les pouvoirs publics font le lit d?un possible d?chirement de la coh?sion nationale. ? qui profite le crime (car le tribalisme en est un !) ? La question se pose avec gravit?, depuis que prolif?rent sur la toile et ? la t?l?vision une surench?re de discours tribalistes, stigmatisants et haineux. D?sormais, c?est de mani?re totalement d?complex?e et parfaitement docte que des compatriotes organisent des forums sur les r?seaux sociaux et des d?bats t?l?vis?s pour conforter et enrichir leur haine, juger et condamner telle ou telle ethnie, coupable des agissements suppos?s ou r?els de certains de ses membres. Pourquoi est-ce un crime de tribaliser le d?bat politique et social ? C?est ?vident. Parce qu?en cultivant le rejet de l?autre et la m?fiance vis-?-vis des non-membres du groupe, en les pr?sentant comme des dangers imminents, en pr?chant la haine de l?autre, que ce soit ouvertement ou ? force de sous-entendus, ces discours menacent gravement la coh?sion sociale de notre nation encore fragile. Pourtant, comme l?indique la Charte d??thique mondiale des journalistes de la FIJ, ? Le/la journaliste veillera ? ce que la diffusion d?une information ou d?une opinion ne contribue pas ? nourrir la haine ou les pr?jug?s et fera son possible pour ?viter de faciliter la propagation de discriminations fond?es sur l?origine g?ographique, raciale, sociale ou ethnique, etc. ? Autant dire que certains journalistes camerounais pi?tinent all?grement les r?gles de base de leur m?tier. Selon l?UNESCO, le discours de haine est d?fini comme ? tout type de communication, orale ou ?crite ou de comportement, constituant une atteinte ou utilisant un langage p?joratif ou discriminatoire, ? l??gard d?une personne ou d?un groupe, en raison de leur identit? ?. Or que voyons-nous ? la t?l?vision camerounaise ? Que lisons-nous sur les r?seaux sociaux ? Une prolif?ration de discours et de sous-entendus qui cultivent la haine de l?autre. Une surench?re de poncifs tout aussi naus?abonds les uns que les autres. Quelle gloire professionnelle peut revendiquer le journaliste ou le pan?liste qui alimente les ranc?urs ? coups de st?r?otypes ? Quelle ambition veut atteindre l?homme politique qui montre de la complaisance face ? la prolif?ration des discours haineux et/ou de l?intol?rance dans ses rangs ? Certes, le contexte pr??lectoral est propice ? la constitution de camps id?ologiques et de chapelles partisanes. Mais la polarisation actuelle ne se fait plus sur les programmes et les id?es, elle se fait ? tort sur les origines ethniques. Parmi ces gladiateurs des claviers et des petits ?crans, les plus mod?r?s appellent ? la solidarit? tribale en faveur des politiciens de leurs contr?es (chose clairement interdite par la loi), tandis que les plus radicaux appellent purement et simplement ? l?extermination d?autres groupes ethniques (une d?rive s?v?rement punie par la loi). Il est curieux de constater que le ton monte sans cons?quence, les tribalistes inv?t?r?s en rajoutant ? chaque fois une couche, assur?s de leur impunit?. Il semble donc de plus en plus certain qu?au-del? de l??ducation, le terreau fertile de ces discours clivants et de ces appels au meurtre, c?est l?impunit?. Pourtant, la loi pr?voit des poursuites et des peines d?emprisonnement contre ? celui qui, par quelque moyen que ce soit, tient des discours de haine ou proc?de aux incitations ? la violence contre des personnes en raison de leur appartenance tribale ou ethnique ?. La libert? d?expression ne peut pas ?tre la libert? de propager la haine. L?article 241-1 du Code p?nal camerounais pr?voit des peines allant jusqu?? deux ans d?emprisonnement et des amendes de 300 000 ? 3 000 000 FCFA pour de tels actes. Pire encore, lorsque l?auteur est un fonctionnaire, un responsable politique ou un journaliste, ces peines sont doubl?es et les circonstances att?nuantes interdites. Le plus ?c?urant est de constater que ces discours haineux ?manent souvent d?intellectuels et de leaders d?opinion que l?on croyait au-dessus de ces basses consid?rations. Il y a quelques ann?es, un ?crivain Camerounais vivant ? l??tranger appelait au meurtre d?une communaut?, et nous avons tous d?tourn? le regard, par pudeur et peut-?tre m?me par honte. Hier toujours, des Camerounais ont ?t? pourchass?s de certaines r?gions du pays, leurs biens pill?s, impun?ment. Aujourd?hui, on entend journalistes et universitaires aboyer ouvertement leur rage contre d?autres communaut?s, toujours impun?ment. Et d?sormais, les appels au meurtre se multiplient. Le plus gla?ant, c?est le flegme des pouvoirs publics face ? cette d?rive qui menace la coh?sion sociale et, par extension, la paix et la stabilit? du pays. Bien des ?tats, parfois voisins du n?tre, ont sombr? dans le chaos sous l’effet combin? des discours haineux et du laxisme des autorit?s. Pourtant, l??tat camerounais ne manque pas d?instruments pour endiguer cette vague d?l?t?re qui se propage ? travers les m?dias et les r?seaux sociaux. Outre les dispositions du Code p?nal r?vis?, on peut citer les lois en vigueur contre la cybercriminalit?, l?Agence Nationale des Technologies de l?Information et de la Communication (ANTIC), la Commission Nationale pour le Bilinguisme et le Multiculturalisme, ainsi que le Conseil National de la Communication (CNC). Chacune de ces institutions a un r?le ? jouer dans la lutte contre les discours de haine. Encore faut-il que ces m?canismes soient mobilis?s avec rigueur et efficacit?, et non laiss?s ? l’?tat d’outils dormants face ? un p?ril grandissant. Les hommes de m?dias camerounais doivent faire preuve de retenue et de responsabilit? face ? la tentation du sensationnalisme et de la qu?te d?audience. Le Cameroun est un pays composite, constitu? de plus de 200 ethnies qui, depuis ? peine un demi-si?cle, apprennent ? forger ensemble une identit? nationale. Les discours clivants fragilisent ce tissu social encore en construction et attisent des antagonismes dangereux. Or, les communaut?s sont aujourd?hui profond?ment imbriqu?es, unies par des alliances, des mariages et des filiations qui transcendent les clivages ethniques. En soufflant sur les braises du tribalisme, certains m?dias ne mesurent pas les risques qu?ils font courir ? l?ensemble de la soci?t?. L?histoire, notamment en Afrique, regorge d?exemples tragiques o? de

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La revitalisation rurale en Chine, un mod?le d’espoir pour l’Afrique selon des ?tudiants africains

Ces derni?res ann?es, un nombre croissant d’?tudiants africains ont observ? et pris part au processus de revitalisation rurale en Chine, offrant une perspective unique sur les vastes campagnes chinoises. Ces jeunes, venus de diff?rents pays du continent africain, ont parcouru les champs, observ? l’alliance entre la civilisation agricole et les technologies modernes, et d?couvert les dynamiques du d?veloppement rural en Chine. Leur exp?rience est devenue un lien vivant, r?injectant de l’?nergie dans la coop?ration agricole sino-africaine et les projets de d?veloppement rural sur le continent africain. Koumba Matondo Stanel Pr?cieux, originaire de la R?publique du Congo et ?tudiant ? l’Institut polytechnique d’agriculture de Suzhou depuis 2022, raconte son immersion dans le monde agricole chinois. « Lorsque j’ai pos? les pieds sur cette terre pour la premi?re fois, j’ai ressenti l’h?ritage profond de la culture agricole chinoise », d?clare-t-il. Apr?s les cours, M. Pr?cieux porte son bleu de travail et s’exerce dans les fermes de Dongshan, un bourg de la ville de Suzhou, o? il apprend des techniques agricoles telles que le retournement du sol, l’ensemencement et l’irrigation. Selon lui, chaque t?che accomplie lui permet de mieux comprendre les subtilit?s d’une agriculture ? la fois enracin?e dans l’histoire et r?solument tourn?e vers l’avenir. Les ?tudiants africains ont aussi ?t? impressionn?s par la modernit? de l’agriculture chinoise, port?e par des technologies avanc?es. Au village de Jinlan, dans la province du Jiangsu, ils ont visit? des « fermes sans personnel », o? des armoires intelligentes contr?lent l’irrigation, la luminosit?, la temp?rature et l’humidit? des serres, permettant une gestion pr?cise et efficace de la production. De nombreuses universit?s du Jiangsu proposent aux ?tudiants africains des formations pratiques sur les machines agricoles modernes, comme les tracteurs et drones. Selon Muleke Price Amanya, ?tudiant k?nyan ? l’Universit? agricole de Nanjing, les cours leur ont non seulement appris des techniques pratiques, mais ont aussi r?v?l? le potentiel ?norme des sciences et technologies dans l’agriculture, les incitant ? introduire les « technologies chinoises » en Afrique. Apr?s trois ans d’?tudes, M. Pr?cieux ma?trise d?sormais les connaissances de base de l’agriculture moderne, dont la culture des plantes, la lutte contre les parasites et la fertilisation des sols. Il a ?galement acquis une solide exp?rience des technologies agricoles avanc?es, comme l’irrigation intelligente et l’agriculture de pr?cision. « Les sciences et technologies sont les moteurs du d?veloppement agricole. La strat?gie de revitalisation rurale de la Chine ne se contente pas d’acc?l?rer son propre d?veloppement, elle offre aussi un mod?le inspirant pour les pays africains qui cherchent ? moderniser leur agriculture », affirme-t-il. A mesure que les ?changes entre la Chine et l’Afrique se renforcent, les ?tudiants africains deviennent des observateurs privil?gi?s et des acteurs du partenariat sino-africain. Sowadan Ognigamal, originaire du Togo et ?tudiant ? l’Universit? agricole de Nanjing depuis dix ans, travaille actuellement au Kenya dans une organisation ? but non lucratif. Il apporte un soutien technique gratuit aux petits agriculteurs locaux, les conseillant pour am?liorer la qualit? des semences et le rendement de leurs r?coltes. « La revitalisation rurale est un enjeu mondial, et l’exp?rience de la Chine est une lueur d’espoir pour l’Afrique », explique-t-il. Les atouts de la Chine en mati?re de sciences agricoles et d’expertise en gestion se combinent parfaitement avec les vastes ressources naturelles de l’Afrique et les besoins croissants de ses march?s. La Chine encourage ?galement les jeunes experts agricoles chinois ? se rendre en Afrique pour des ?changes, renfor?ant ainsi les liens entre les deux parties. Ces ?changes favorisent le d?veloppement de la communaut? de destin pour l’humanit?, enracin? dans les champs. L’Universit? agricole de Nanjing m?ne depuis 1994 des projets de coop?ration ?ducative et technique avec l’Universit? d’Egerton, au Kenya, et a s?lectionn? de nouvelles vari?t?s de haricots et de sorgho dans son laboratoire k?nyan. Ces initiatives ont permis d’augmenter les rendements de plus de 10%, contribuant ainsi au d?veloppement agricole du Kenya. Gr?ce ? la technologie des serres, les agriculteurs k?nyans ne sont plus ? la merci des al?as m?t?orologiques, comme l’explique Liu Gaoqiong, professeure de l’Universit? agricole de Nanjing. « La technologie des serres chinoises permet aux agriculteurs de ne plus d?pendre du ciel pour leurs r?coltes », d?clare-t-elle.? NANJING, 5 mars (Xinhua)

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Am?lioration de la performance??des entreprises publiques:la Cemac et la Banque mondiale se mobilisent?

Am?lioration de la qualit? de service,  accroissement de la valeur ajout?e, augmentation  des  revenus sont  quelques objectifs  que veulent atteindre  ces deux institutions   au  cours  de l?atelier sur l?appropriation du guide pratique  de suivi des entreprises publiques, ? Douala du 3 au 5 mars 2025.  ? (?) La plupart des entreprises publiques de la Cemac sont confront?es  ? de r?elles difficult?s  op?rationnelles  et financi?res. Cela a pour cons?quence la d?gradation de la performance de ces entreprises avec pour corollaire, des pertes ?conomiques, des revenus insuffisants et une dette croissante  ainsi que  des co?ts  budg?taires importants pour les diff?rents Etats ?,  constate  Nicolas Beyeme Nguema, Commissaire en charge du d?partement des politiques, ?conomiques, mon?taires et financi?re de la Commission de la Cemac (DPEMF).    C?est dans le but d?am?liorer la  performance  des entreprises publiques  sans cesse d?croissante qu?un renforcement des capacit?s s?impose. L?atelier sur le renforcement de la gouvernance  et du suivi  des entreprises publiques  dans les Etats de la Cemac, dont Nicolas  Beyeme Nguema, Commissaire en charge du DPEMF de Cemac  pr?side   l?ouverture officielle ce lundi 3 mars 2025, ? Douala connait  la pr?sence de nombreux experts des pays voisins notamment : le Congo, la C?te-d?Ivoire et le Maroc,  venus partag?s leurs exp?riences.  Durant 3 jours ? Douala, les experts???changent sur la question afin de trouver des failles et proposer des esquisses de solution.???On met beaucoup l?accent dans??cet atelier sur le r?le du gouvernement??d?exercer un suivi rigoureux??de la performance des entreprises pour voir s?il y a des besoins ? prendre des actions??correctives. Tout au long de ces trois jours on va discuter??des modalit?s pratiques de ce suivi?? travers la remont?e d?informations,??les audites, le r?le du conseil d?administration??,??explique Henri Fortin,??sp?cialiste en chef du secteur public ? la Banque mondiale. Aussi,???L?impact vis? par cet atelier?c?est d?arriver ? terme pour??que les entreprises publiques soient bien g?r?es. Bien g?r?es contribue ? augmenter leur revenu pour qu?elles soient moins d?pendantes du gouvernement. Cet atelier permet aussi d?accroitre la valeur ajout?e et am?liorer la qualit? du service??, ajoute??Mamadou Issa Baba, directeur??des finances publiques, Commission Cemac.? Ces  entreprises publiques fournissent pour la plupart des biens  et des services  de base sp?cifique dans domaine de l?agriculture,  de l?eau, de l??nergie, des mines, des t?l?communications et de transport.  Pour le cas des entreprises publiques du Congo par exemple,  ? nous devons int?grer la  nouvelle gestion de l??laboration  des nouveaux  outils pour une meilleure gouvernance, pour un meilleur pilotage des entreprises publiques. Nous sommes en train de faire que ces entreprises qui sont d?nombr?es ? 56 au Congo signent un contrat de performance avec l?Etat.  C?est ce contrat de performance qui va servir au niveau du minist?re  ? faire le suivi des activit?s des entreprises quant ? savoir si elles sont ? m?me  de remplir  leur mission, ? m?me  d??tre rentables, ou si l?Etat y met de l?argent c?est pour de bonne raison. Et non pas uniquement pour combler  les d?ficits de la mauvaise gestion. Nous avons ?galement pour but de faire en sorte que  les entreprises  publiques  p?sent beaucoup moins sur le budget de l?Etat et qu?elles comptent sur leur propre  ressource ?,  rench?rit Brice Ondongo-Ezhet, conseill? au portefeuille public, Congo.  Diane Kenfack

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Projets routiers en zone Cemac?: plan et budget 2025 ?valu?s

Ils l?ont ?t? au cours des travaux de la 9e session Comit? national de pilotage y relatif ce 4 mars 2025 ? Yaound?. Il y a de cela quelques ann?es, le gouvernement camerounais prenait sur lui de d?velopper le secteur du transport dans son pays et Afrique centrale. L?initiative est adoss?e sur sa Strat?gie nationale de d?veloppement 2020-2030 (SND 30). Ceci en vue de mettre en ?uvre des projets routiers pour la modernisation du r?seau routier camerounais, pour soutenir le d?veloppement ?conomique et social ? travers l?augmentation des ?changes des biens et services de la mobilit? des populations entre et dans les r?gions du pays, mais ?galement entre le Cameroun et les pays de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale et le Nig?ria.  Avanc?es  Depuis lors, de l?eau a coul? sous le pont et les lignes ont boug?. Selon Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des Travaux publics du Cameroun (Mintp), bon nombres de ces travaux sont cours d?ex?cution et d?autres en voie de d?marrage. Il s?agit des travaux d?am?nagement et de r?habilitation des sections de route Matazem-Welcome to Bamenda longue de 18 Km, des voies de contournement de la ville de Bamenda, de la r?habilitation en cours du tron?on Maroua-Moutourwa (36 Km), Magada-Guidiguis (68,30 Km), entre autres. Estim?s ? pr?s de 2 milliards FCFA (1 957 110 584 226 FCFA), ils sont r?alis?s avec le concours des partenaires financiers. Il s?agit de la Banque africaine de d?veloppement (Bad), la Banque islamique de d?veloppement (BID), l?Agence japonaise de de coop?ration internationale, l?Agence fran?aise de d?veloppement (AFD), l?Union europ?enne (UE) et bien entendue, la Banque de d?veloppement des ?tats de l?Afrique centrale (BDEAC).  Pour le Mintp, ces travaux permettent le d?senclavement de plusieurs zones du pays. Puisque gr?ce ? ces projets, affirme-t-il, des infrastructures les populations de ces localit?s b?n?ficient des infrastructures socio-?conomiques. Par ailleurs, ces infrastructures doivent augmenter le niveau des ?changes entre les pays de la sous-r?gion Afrique centrale. C?est par exemple le cas du corridor Libreville-Kribi-Douala, Douala-Kribi-Campo, entre autres. Budget annuel Pour la bonne mise en ?uvre de ce projet, une instance de coordination constitu?e de divers d?membrements desdits projets a ?t? mise sur pied. Baptis?e Comit? national de pilotage des programmes routiers int?grateurs des projets de facilitation des transports et de transit en zone Cemac et du projet de transport multimodal, elle a tenu sa 9e session ce 4 mars 2025 ? Yaound?. Objectif, faire l??valuation de l??tat de la mise en ?uvre des activit?s des projets routiers, a?riens, des rails et d?adopter les Plans de travail et les budgets annuels 2025 des agences d?ex?cution des volets routier, a?rien et ferroviaire.  Aux membres du Comit? de pilotage, le pr?sident du Comit?, prescrit plus de rigueur dans le travail et le strict respect des d?lais pour l?ach?vement effectif de construction des diff?rents tron?ons retenus pour l?ann?e en cours. Joseph Julien Ondoua Owona

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