Comment se d?roul?e la 3e ?dition de la p?pini?re doctorale en sciences ?conomiques et de gestion

Nous sommes dans la phase op?rationnelle. Nous avons fait le premier jury de pr?s?lection. Je peux vous dire que rien n??tait facile. Pour la phase op?rationnelle, nous avons 63 soumissionnaires avec des dossiers actifs, parce que les dossiers incomplets sont rejet?s. La finalit? c??tait de retenir 35.
De mani?re g?n?rale, la tendance ?tait tr?s attrayante.
Nous nous restons encore au niveau des dossiers parce qu?on n?a pas les personnes physiques. La finalit? c?est ceux qu?on aura s?lectionn?s, les 35, qui vont, du 3 au 5 d?cembre pr?senter leurs projets devant un jury constitu? des professeurs de la sous-r?gion et ceux de la France. Les meilleurs ? fort impact soci?tal b?n?ficieront d?une bourse de mobilit? que la France met ? leur disposition.
La p?pini?re doctorale se propose de r?soudre le triple enclavement des jeunes chercheurs de la Cemac ; cela rel?ve d?une v?ritable gageure. On est bien curieux de savoir comment vous allez vous y prendre
Aujourd?hui on a un avantage qui est l?ambassade de France, par le biais du Service de la coop?ration et l?action culturelle, a valid? ce concept de p?pini?re doctorale au niveau de la sous-r?gion et nous on joue, en tant qu?enseignant, un r?le de s?lectionneur des projets. L?id?al c?est que les projets retenus soient des projets qui peuvent impacter au niveau de l??conomie ou de la gestion des projets de la sous-r?gion. Le projet en lui-m?me veut amener les jeunes ? comprendre une th?se aujourd?hui c?est r?gler un probl?me dans son environnement soci?tal. C?est pour ?a que ceux qui b?n?ficient de cette bourse de la mobilit? sont des jeunes de la sous-r?gion, pas seulement du Cameroun ; et qui ont un projet qui r?gle un probl?me dans leurs contr?es et ?a permet que les ?conomies de la sous-r?gion deviennent plus comp?titives et dynamiques.
Est-ce un basculement de paradigmes ou alors une rupture ?pist?mologique ou avec ce qu?on a appel? recherche fondamentale??
Pas tout ? fait. La recherche fondamentale c?est aussi la pratique habilit?e. Donc vous savez on a aujourd?hui des concepts ?pist?mologiques mais il faut aujourd?hui int?grer la pratique habilit?e. Vous voyez bien que le th?me de la p?pini?re cette ann?e c?est ?les d?fis et les enjeux de l??conomie sociale et solidaire?. On est dans une sous-r?gion o? 70 ? 80% c?est encore l?informel, ?a veut dire que ?a soutient fortement l??conomie de la sous-r?gion. Maintenant, il faut trouver des m?canismes pour le formaliser.
De ce point de vue vous vous reconnaissez dans cette terminologie de recherche pour la Cemac??
Oui. Je pense que c?est aussi ?a les enjeux pour l?ambassade. On est parti du d?senclavement, c?est l?acc?s aux sources d?informations. Et autre part cette mobilit? qu?on donne aux jeunes enseignants-chercheurs de se retrouver dans des laboratoires en France pour puiser de la connaissance. Vous voyez, c?est l?enjeu fondamental de ce projet au niveau de la sous-r?gion Cemac.
Que r?pondez-vous ? ceux qui pensent que la p?pini?re doctorale c?est un comptoir o? d?autres peuvent venir prendre les talents, une sorte de porte-ouverte ? la fuite des cerveaux ?
Absolument pas. On a besoin des comp?tences dans notre sous-r?gion. L?objectif final c?est de former ces jeunes.
On se pose tout de m?me des questions au sujet des deux derni?res ?ditions. Que sont devenus les b?n?ficiaires de cette bourse de mobilit? ? Pour la derni?re ?dition, on a un jeune Augustin Mbam qui ?tait l?un des laur?ats, qui a soutenu sa th?se, il est aujourd?hui recrut? ? l?universit? de Toulon en France. On a la laur?ate qui est revenue et qui a aussi soutenu ? Douala et qui est peut-?tre en phase de recrutement dans nos universit?s. On a celui de Dschang qui a d?pos? son projet, on attend les dates de soutenances.