Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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?Il se pose le probl?me de la formation d?un faux secteur priv? dans nos ?tats?

L??conomiste camerounais appelle les institutions financi?res ? accorder un int?r?t plus accru ? la gestion du secteur priv? dans les ?tats africains; o? le n?potisme et la corruption dictent d?autres lois. La Banque mondiale vient de publier les r?sultats de son ?valuation des politiques ?conomiques et des institutions africaines. Que retenez-vous de ce rapport?Le rapport CPIA de la Banque mondiale est une analyse qui pose bien les jalons du probl?me de la restructuration ?conomique de nos ?tats. Ce rapport insiste ? l?occurrence sur l??volution du secteur priv? dans les ?tats d?Afrique subsaharienne. Il fait bien de pr?ciser que pour les ?tats soient forts ?conomiquement, il faut un secteur priv? fort par ce que c?est le secteur priv? qui cr?? de la ressource et des emplois et qui permet ? une ?conomie d??tre comp?titive et forte. Si nous nous penchons sur nos ?tats d?Afrique subsaharienne, on se rend compte que le secteur priv? est le parent pauvre de l??conomie et tout repose donc sur le secteur public qui est asphyxi?, d?j? parce qu?il n?a pas vocation ? cr?er de la richesse quand on est dans une ?conomie de march?. Mais aussi parce qu?il ne peut pas tenir sous la pression des demandes d?emploi et donc il y a l? n?cessit?, rendre fort le secteur priv?. CPIA pose bien le contexte en montrant la balance commerciale d?ficitaire, les exportations des pays d?Afrique subsaharienne, l?inflation qui augmente dans tous les pays et qui est moins maitris?e en Afrique subsaharienne depuis la survenue du Covid-19 et la dette ext?rieure qui peut aussi ?tre un facteur m?lioratif ou d?pr?ciatif des ?conomies subsaharienne; mais aussi la formation du capital pour voir comment est-ce que les entrepreneurs forment leurs capitaux et comment est-ce qu?on peut cr?er la fibre entrepreneuriale dans nos pays. On se rend donc compte que la Banque mondiale a fait un projet pour aider nos ?tats ? restructurer nos ?conomies et ? booster le secteur priv?. Et donc l?institution a insist? sur des crit?res comme l??galit? des genres pour voir les am?liorations dans le secteur priv? en ce qui concerne l?emploi des femmes; la valorisation des ressources humaines en termes de formation, ce qui permet d?avoir les qualit?s intellectuelles et techniques pour cr?er des entreprises et booster l?activit? ?conomique. Et bien s?r, la Banque mondiale a touch? un aspect important qui est la gestion du secteur public et des institutions. Car nous savons qu?un ?tat peut soit encourager le secteur priv? en mettant sur pied des politiques d?ouverture propice ? la cr?ation et au d?veloppement des entreprises gr?ce ? des exon?rations de taxes par exemple; ou alors le d?courager en mettant beaucoup trop de contraintes ? la cr?ation ou ? l??volution des entreprises. On a aussi vu une analyse assez claire des institutions bancaires pour mettre le doigt sur la r?alit? de l?acc?s au cr?dit.Ce qui nous int?resse le plus dans ce rapport, ce sont les r?sultats, et nous nous rendons compte qu?il y a eu une am?lioration dans le secteur priv? d?Afrique subsaharienne. Mais que ces am?liorations sont vraiment de tr?s petit ordre, exception faite de quelques pays qui m?ritent des encouragements comme l??thiopie ou le Rwanda. On peut peut-?tre ajouter aussi la C?te d?Ivoire. La plupart des pays ?valu?s ont eu des am?liorations tr?s mitig?es. On peut donc se demander pourquoi des r?sultats aussi bas alors que les ?tats sont dot?s d?un tel outil qui touche les points saillants pour un secteur priv? fort ? Est-ce parce qu?il manque la fibre entrepreneuriale dans les pays africains ou alors le probl?me est ailleurs et ? ce moment-l?, cela nous pousse ? analyser la cause de l??chec de tels programmes au sein de nos ?tats. Si nous voulons seulement nous demander si l?Afrique subsaharienne a la capacit? dans la cr?ation des entreprises, nous allons interroger d?j? la population de nos ?tats. L?, le probl?me sera pos? sur deux angles. Le premier concerne les ressources humaines et l?, il faut questionner la qualit? de la formation dans nos ?tats qui offrent certainement des formations qui ne sont pas suffisamment orient?es entrepreneuriat. Si nous prenons par exemple le cas du Cameroun o? l?accent a longtemps ?t? mis sur l?enseignement g?n?ral plut?t que technique, on d?bouche vite sur le probl?me des ressources humaines. Heureusement, des efforts sont faits de parts et d?autres du continent pour changer les choses. Il faut aussi questionner l??ge de la population africaine. Elle est l?une des populations les plus jeunes dans le monde; et qui dit jeunesse, dit force, dit innovation, dit id?es. L?Afrique est un grenier de l?entrepreneuriat. On revient ? une seule conclusion: le probl?me est ailleurs. D?o? vient donc le probl?me ?On peut se dire que le probl?me est politique et ? ce niveau, on peut encore le prendre sous deux angles. Celui de politique ext?rieure?; pour qu?un secteur priv? soit fort, il faut ? prix une industrialisation, au niveau de l?agriculture et partout ailleurs; C?est le secteur tertiaire qui rend forte une ?conomie, et l?Afrique subsaharienne est faible en la mati?re. S?il n?y a pas v?ritablement d?industrie, l?on ne peut avoir un secteur priv? fort. Pourquoi l?industrie africaine tarde-t-elle ? prendre son envol? Les institutions financi?res peuvent avoir toutes les bonnes intentions, mais cela n?emp?che pas que nous sommes dans un contexte de concurrence et de ce fait, le partage des technologies ne peut pas se faire de mani?re ?quitable. Si l?industrialisation prend v?ritablement corps en Afrique, l?Europe, l?Am?rique et autres n?auront plus v?ritablement de march?s en Afrique dans la mesure o? on sait que le continent est le principal march? pour beaucoup de pays, m?me si pour le moment, on n?ach?te pas beaucoup. Et donc, il faut se dire que pour que le secteur priv? africain soit fort, il faut que les Africains prennent eux-m?mes des initiatives fortes pour pouvoir sortir du joug des ?tats industrialis?s et pouvoir cr?er elles-m?mes un secteur tertiaire capable de relever des d?fis. Les politiques ?tatiques constituent elles-m?mes un probl?me en ce qui concerne le secteur priv? parce qu?aucun secteur priv?

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Tirailleurs s?n?galais ? la deuxi?me Guerre mondiale : de la pertinence des actions

Ces derni?res ?taient principalement tourn?es vers la r?duction des d?ficits budg?taires pour renforcer la cr?dibilit? de leurs institutions. L?Afrique subsaharienne a men? des politiques macro?conomiques ?prudentes? et ?coordonn?es? durant l?ann?e ?coul?e, selon la Banque mondiale. Notamment dans les domaines pr?cis de la gestion ?conomique des politiques structurelles. Sur le terrain, cela s?est traduit dans bon nombre de pays par des r?formes visant ? accroitre la r?silience aux chocs internationaux, ce au travers de l?ind?pendance des banques centrales, et ? ?carter les menaces li?es ? l?accumulation de la dette et ? la persistance des d?ficits et l?am?lioration de la r?putation des institutions publiques. Par cons?quent, ?l’inflation y a diminu? et les soldes budg?taires s?y sont am?lior?s?, entre autres r?sultats r?pertori?s. Lesquels aident ? d?terminer les allocations de l’IDA (Association internationale de d?veloppement), les pr?ts concessionnels et les dons accord?s aux pays ? faible revenu. CongoDans le cas sp?cifique des pays d?Afrique centrale, des lauriers sont pour la R?publique du Congo; qui engrange des actions pertinentes de politiques mon?taires et de change, de politique budg?taire ainsi qu?en mati?re de politique et gestion de la dette. Dans le m?me temps, des actions pertinentes sont pos?es en faveur de l?inclusion sociale et de l??quit?. Sur ce point, le pays reste dans la moyenne des notes des sous r?gions Afrique de l?Ouest et du Centre et de l?ensemble des pays ?ligibles au financement IDA (Association internationale de d?veloppement) en mati?re de recherche de l??galit? de sexe, l??quit? dans l?utilisation des ressources publiques, la valorisation des ressources humaines et la protection sociale et de la main d??uvre. Ses plus belles prouesses concernent la gestion des institutions du secteur public. En ce qui concerne principalement la question des droits de propri?t? et la gouvernance fond?e sur les r?gles, la qualit? de sa gestion budg?taire et financi?re, l’efficience de la mobilisation des recettes, la qualit? de l?administration publique et la lutte contre la corruption. Cap vertCe pays enregistre de belles performances en mati?re de politiques structurelles pour booster le commerce, le secteur financier et le cadre r?glementaire des entreprises. Elle obtient ?galement de bons points pour la qualit? de son administration publique. ?Les pr?visions de croissance ?conomique indiquent une poursuite du redressement ?conomique, tandis que les pressions inflationnistes s?att?nuent. La gestion de la dette s?est am?lior? gr?ce ? la r?vision du cadre juridique, ? des rapports plus transparents et ? la gestion des risques budg?taires; Le pays a mis en ?uvre un plan pour augmenter les recettes gr?ce ? la num?risation et a introduit de nouvelles mesures fiscales pour am?liorer le respect des r?gles et l?efficacit?. Tous ces efforts visaient ? am?liorer le recouvrement de l?imp?t et l?efficacit? du syst?me fiscal?, rapporte la Banque mondiale. CamerounCe pays d?Afrique centrale a marqu? des points en mati?re de gestion ?conomique en 2023. La r?duction des subventions de carburant figure au premier volet de ce chapitre. ?Le d?ficit budg?taire a diminu? gr?ce ? la r?duction des subventions aux carburants, ? la hausse des recettes p?troli?res et non p?troli?res et aux mesures de politique fiscale, notamment l?augmentation des taxes sur certains produits import?s. Des progr?s ont ?t? r?alis?s dans le secteur de l??ducation par la finalisation d?une strat?gie en coh?rence avec les priorit?s, leLes principales mesures mises en ?uvre au courant de l?ann?e 2023 ont port? sur la gestion de la dette et la r?duction des in?galit?s. L?institution de Bretton Wood renseigne ? cet effet que: ?Le gouvernement a poursuivi ses efforts visant ? la r?duction de la dette publique, au remboursement des arri?r?s et ? la production et ? la publication de rapports annuels sur les statistiques de la dette. Il a continu? d?augmenter les d?penses dans le secteur social, notamment dans les domaines de l??ducation, de la sant? et de la protection sociale. Il est n?cessaire de relever les d?fis dans le domaine de l??ducation, notamment les faibles taux d?ach?vement des ?tudes et l?acc?s limit? ? une ?ducation de qualit? pour les ?tudiants ruraux et les ?tudiantes?. RDCLe cadre macro?conomique de la R?publique d?mocratique du Congo est rest? relativement stable et la politique mon?taire proactive de la Banque centrale du Congo a contribu? ? att?nuer les effets des chocs ext?rieurs. Face ? ces r?ponses, des r?sultats sont ressentis au niveau des am?liorations en mati?re de facilitation du commerce. ?Bien que l?int?grit? dans l?utilisation des fonds publics reste un d?fi, des progr?s ont ?t? r?alis?s en mati?re de production de rapports mensuels sur les d?penses globales. La publication des ?tats financiers de neuf entreprises publiques du secteur extractif a am?lior? la transparence?, apprend-on. RwandaLe pays de Paul Kagame fait des efforts pour la mise en ?uvre des politiques en faveur de l?inclusion sociale et l??quit? ainsi que de gestion ?conomique. Les performances les moindres sont toutefois relev?es au niveau de la transparence, la redevabilit? et la lutte contre la corruption dans les institutions publiques, ainsi que la r?solution des probl?matiques li?es au droit de propri?t? et la gouvernance fond?e sur les r?gles. ?Le pays a r?vis? sa loi bancaire et publi? des r?glements pour soutenir la stabilit? et la r?silience financi?res, y compris des lignes directrices concernant la gestion des risques li?s au climat. Le secteur de l??ducation a connu des am?liorations au niveau de l??laboration et la mise en ?uvre des politiques, du renforcement des institutions et des syst?mes et de l?augmentation des investissements dans le but d?obtenir de meilleurs r?sultats?, lit-on. Et encore: ?Un cadre complet de gestion des risques a ?t? mis au point pour faciliter l??tablissement du profil de risque des contribuables. Le syst?me fournit une approche compl?te, structur?e et syst?matique de l??valuation et de la hi?rarchisation des risques de conformit? pour tous les types de revenus?. Tchad, Sao Tom? et principeLes r?formes entreprises au courant de l?ann?e 2023 n?ont pas permis de faire ?voluer la situation de ces deux pays dans l?Evaluation des politiques et institutions nationales de la Banque mondiale. Des d?fis restent toutefois nombreux pour eux. Dans le chapitre, l?institution recommande une multiplication des efforts en vue de rem?dier aux importants d?s?quilibres macro-budg?taires,

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Gestion des Fonds en d?sh?rence : la Beac en arbitre du jeu

La Banque des ?tats de l?Afrique centrale (Beac) a d?cid? d?apaiser les tensions entre la Commission bancaire d?Afrique centrale (Cobac) et la Caisse des d?p?ts et consignations du Cameroun (CDEC). La querelle est li?es au transfert des banques ? la CDEC des fonds en d?sh?rence et des comptes inactifs. Le gouverneur de la Beac, Yvon Sana Bangui, a rencontr? le 7 ao?t 2024 ? Yaound? le directeur de la CDEC. ?Les discussions ont port? sur les divergences d’interpr?tation des textes r?gissant la gestion des d?p?ts et consignations au Cameroun, notamment en ce qui concerne les avoirs en d?sh?rence et les comptes inactifs. Le gouverneur a rappel? la n?cessit? d’harmoniser le cadre r?glementaire de la supervision bancaire au sein de la Cemac, afin de mieux encadrer les activit?s des Caisses des d?p?ts et consignations, fait savoir la banque centrale au terme desdites rencontres.L?objectif de l?institution bancaire r?gionale, apprend-on, est d?assurer la stabilit? financi?re en zone C?mac. C?est la raison pour laquelle un groupe de travail est mis sur pied. Il r?unit en son sein des repr?sentants de la Cobac, la Beac, la CDEC et l?Association professionnelle des ?tablissements de cr?dit du Cameroun (Appecam). Objectif: ?Identifier des pistes de convergence et formuler des recommandations concr?tes pour lever les obstacles et renforcer la confiance des acteurs de la place financi?re?, pr?cise la Beac. Louise Nsana

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Gouvernance publique : le Cameroun au bord de ?l?anomie?

En 2026, quarante-six (46) entreprises ? capitaux publics pourraient se retrouver aux mains d?au moins deux ?dirigeants sociaux ill?gaux?. Selon le Pr Viviane Ondoua Biwole, tous les mandats des directeurs g?n?raux (DG), directeurs g?n?raux adjoints (DGA) et des pr?sidents de Conseil d?administration (PCA), en poste au moment de la promulgation des lois n? 2017/011 du 12 juillet 2017 et n? 2017/010 du 12 juillet 2017 prennent fin cette ann?e. Les PCA concern?s seront en d?passement de 3 ans et les DG auront atteint l??ch?ance maximale qui est de 9 ans. C?est ce que donne ? voir l’enseignante d’universit? dans un document intitul? ?Projection 2026 de la situation des dirigeants ? la t?te des entreprises et ?tablissements publics? parvenu ? notre r?daction. L?experte sur les questions de gouvernance scrute la gestion des entreprises publiques camerounaises, dont elle d?crie et d?crit ces tares depuis plusieurs ann?es.D?apr?s la loi camerounaise en la mati?re, la dur?e des mandats des patrons de Conseil d’administration est de six ans; celle des directeurs g?n?raux et de leurs adjoints est de neuf ans. Dans la foul?e, les dirigeants de la majorit? des entreprises camerounaises vont exercer dans l’ill?galit? en 2026. ?Sur les 53 entreprises analys?es, 46 auront, simultan?ment, au moins deux dirigeants sociaux ill?gaux, ce qui repr?sente 86,79% des entreprises ?tudi?es. Pour ces 46 entreprises, un total de 110 dirigeants ill?gaux sont concern?s dont 46 DG, 22 DGA et 43 PCA. 21 des 46 entreprises auront au moins deux dirigeants ill?gaux, soit 45,65%. 20 entreprises parmi ces 46 auront tous les trois dirigeants (PCA, DG et DGA) ill?gaux, repr?sentant 43,47%?, lit-on dans le document.L?enseignante d?universit? rappelle que quatre postes de pr?sident du Conseil d?administration sont toujours vacants au sein des grandes entreprises camerounaises. Notamment ? la Mission d’am?nagement et de gestion des zones industrielles (MAGZI), ? l?Institut national de la cartographie (INC), ? l?Unit? de traitements agricoles par voie a?rienne (UTAVA) et au Fonds national de l?emploi (FNE). Une situation qui pourrait bien avoir un certain impact sur le fonctionnement desdites soci?t?s.En plus de cet autre manquement, il y a le fait qu?un ?dirigeant occupe en m?me temps un poste de DG et un autre de DGA dans deux entreprises diff?rentes. Trois (3) dirigeants sont PCA dans deux entreprises ? la fois: Taiga (Midepecam [Mission de D?veloppement de la P?che Artisanale et Maritime] et Sodepa [Soci?t? de D?veloppement et d’Exploitation des Productions Animales NDLR]); She Jones Yembe (Labog?nie [Laboratoire national de G?nie civil NDLR] et PAD [Port autonome de Douala NDLR]); et Fai Yengo (AER [Agence d’?lectrification rurale] et Bunec [ Le Bureau National de l’?tat Civil du Cameroun NDLR])?, ?crit l?auteur de l?analyse ?voqu?e supra. Ce n?est pas tout. ?Le pr?sident du S?nat est encore membre du Conseil d?administration d?Alucam [Aluminium du Cameroun NDLR] en parfaite incompatibilit??!?, s?insurge-t-elle.Si elle perdure, cette situation pourrait avoir de gros impacts n?fastes. D?ailleurs, Pr Viviane Ondoua Biwole tire la sonnette d?alarme. ?Si des remplacements ne sont pas faits avant le 12 juillet 2026, 21 des 46 entreprises auront au moins deux dirigeants ill?gaux, soit 45,65 %. En outre, 20 entreprises parmi ces 46 compteront tous les trois dirigeants (PCA, DG et DGA) ill?gaux, repr?sentant 43,47 %. De plus, quatre entreprises n?ont pas de PCA. Quand on sait que les actes pris par les 110 dirigeants concern?s seront jug?s ill?gaux et les actes de gestion pris seront frapp?s du saut de nullit?, il est ? craindre que 46 entreprises sur 53 soient expos?es aux risques juridique et commercial importants. En plus, il appara?t que l?ambition d??tre une R?publique exemplaire et un ?tat de droit est ?prouv?e par cette situation inqui?tante.? Joseph Julien Ondoua Owona

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Pourquoi tous les ?ges la disent bienheureuse

Oui ou non, Marie est-elle mont?e au ciel avec son corps selon le dogme de l?assomption proclam? le 1er novembre 1950 par le pape Pie XII? Je ne vois pas l?utilit? de savoir comment la m?re de J?sus est entr?e dans la gloire de Dieu. Il pourrait en revanche ?tre int?ressant de d?couvrir ce qu?elle a fait, les actes pos?s par elle, pour ?tre assum?e par Dieu (le verbe latin ?assumere? signifie ?prendre avec soi?) apr?s sa vie terrestre. Qu?a donc fait Marie, comment s?est-elle comport?e, pour que tous les ?ges la disent bienheureuse? Ce qui me frappe chez elle, ce sont 5 faits que tout disciple de son fils devrait s?efforcer d?imiter car le tout n?est pas de r?citer le chapelet ou le rosaire, d?avoir une statue de Marie chez soi ou de porter des pagnes ? son effigie.1) Marie a fait passer le projet de Dieu (?tre la m?re du sauveur) avant ses propres projets;2) elle est entr?e dans ce projet sans comprendre o? un tel projet la conduirait. Sa disponibilit? est r?sum?e par sa r?ponse ? l?ange qui portait le message de Dieu:?Que ta volont? soit faite?(Fiat voluntas tua). Abraham, Mo?se, Samuel et d?autres avaient r?agi de la m?me mani?re avant elle en pronon?ant simplement la phrase suivante :?Me voici, Seigneur! Je viens faire ta volont?.?3) elle est rest?e humble en d?pit de la c?l?brit? et de l?importance que pouvait lui conf?rer le fait d?avoir ?t? choisie pour porter le sauveur de l?humanit?. Bien que Dieu lui ait confi? une mission aussi importante, Marie n?a pas attrap? la grosse t?te;4) elle a ?t? une femme serviable. En effet, quand elle se rend chez sa cousine, c?est pour donner un coup de main pour les petits travaux comme faire la cuisine, nettoyer la maison, laver les habits, etc.5) elle s?est montr?e solidaire de son peuple qui ?tait domin? par les Romains; elle ?tait naturellement contre cette domination puisque, dans son magnificat, elle affirme que le Seigneur ?renverse les puissants de leurs tr?nes et ?l?ve les humbles?. Le dictateur Augusto Pinochet, qui succ?da au socialiste Salvador Allende, ?tait tellement d?rang? par ce passage du magnificat qu?il en avait interdit la r?citation au Chili.Un chr?tien qui reconna?t l?importance de Marie ne peut se r?signer ni ? l?injustice ni ? l?oppression. Certes, il n?est pas n?cessaire de prendre les armes pour renverser les puissants qui ?crasent, exploitent et affament le petit peuple, mais, si Marie compte pour nous, nous devrions refuser ou condamner tout ce qui bafoue la dignit? humaine, nous dresser contre la dictature parce qu?elle n?a rien ? voir avec le plan de Dieu selon lequel tous les hommes et tous les peuples m?ritent de vivre libres et d??tre trait?s avec justice et respect. Jean-Claude Dj?r?k?

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Compteurs pr?pay?s : d?j? 35% de l?ensemble des installations Eneo au Cameroun

La structure en charge de la distribution de l??nergie ?lectrique au Cameroun revendique l?installation de 800.000 compteurs pr?pay?s. Le programme de modernisation lanc? en 2018 est visiblement en bonne voie. C?est la quintessence du communiqu? commis par Eneo le 5 aout dernier. ? en croire le document officiel destin? au grand public, en plus des 1300 compteurs pr?pay?s install?s en 2018, Eneo a effectu? 798.700 installations ? date. Ce qui porte le chiffre ? 800.000 compteurs pr?pay?s install?s en tout, en lieu et place des ?lectrom?caniques.Et la soci?t? d??lectricit? compte aller plus loin. Elle envisage de lancer une op?ration gratuite de conversion des anciens compteurs ?lectrom?caniques en compteurs pr?pay?s dans les jours ? venir. En pr?lude ? cette op?ration, Eneo a r?cemment effectu? un inventaire pour identifier les installations qui n?cessitent une mise ? niveau. AccompagnementPour ce faire, la compagnie d??lectricit? dit avoir mis des mesures d?accompagnement en place. Celles-ci consistent ? d?ployer des ?quipes de ses agents sur le terrain, dans les agences commerciales et en ligne ??pour garantir une exp?rience positive avec cette technologie??. Par ailleurs, rassure Eneo, son r?seau de partenaires est impliqu? dans l?op?ration. AvantagesEn plus des mesures dites d?accompagnement sus ?voqu?es, la soci?t? n?a cess? de brandir les avantages auxquels auront droits les utilisateurs des compteurs pr?pay?s. Cette technologie utilis?e sous d?autres cieux, apprend-on, permet d??viter certaines difficult?s qui occasionnent parfois des litiges entre abonn?s et agents Eneo. C?est le cas de la non-distribution des factures, les erreurs de rel?ve, les coupures pour impay?s et les retards de r?tablissement, entre autres. De plus, gr?ce ? ce dispositif intelligent, les consommateurs ont la possibilit? de maitriser leur consommation. Ils payent uniquement ce qu?ils consomment en temps r?el. La d?termination de la structure ? convertir les compteurs de l?ancienne technologie r?side dans les r?sultats positifs produits par les nouveaux compteurs. Depuis qu?ils sont utilis?s au Cameroun, le taux de r?clamation relatif ? la facturation a baiss? de 54% entre 2020 et 2022. En 2019, 43% des dossiers de conciliation ?taient li?s ? des contestations de factures. Joseph Julien Ondoua Owona

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?F-Cybersecurity Cameroon? : pour armer les femmes dans le cyberspace

Lanc? le 6 ao?t 2024 ? Yaound?, le programme s?articule autour de la formation ? l?utilisation responsable des technologies num?riques d?une part, et ? l??ducation aux bonnes pratiques en ligne ainsi qu?? la mobilisation contre les fake news et les discours de haine sur la toile, d?autre part. ?La femme, actrice de premier plan pour la promotion de la cybers?curit? et promotrice de l’utilisation responsable des r?seaux sociaux?. Voil? un th?me qui place ?La Tutelle? (Association des femmes du minist?re des Postes et T?l?communications) aux avant-postes du programme ?F-Cybersecurity Cameroon?. Ledit programme a ?t? lanc? le 6 ao?t dernier. D?o? la tenue ? Yaound?, du s?minaire de sensibilisation ? l?attention des femmes du secteur public sur les questions de cybers?curit? au Cameroun. Pr?sid? par Mme Minette Libom Li Likeng (Minpostel), accompagn?e de son homologue de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie-Th?r?se Abena Ondoa, l??v?nement a ?t? pens? en termes de formation ? l?utilisation responsable des technologies num?riques d?une part, et ? l??ducation aux bonnes pratiques en ligne ainsi qu?? la mobilisation contre les fake news et les discours de haine dans le cyberespace d?autre part. Vis?eEn ces mati?res souligne la pr?sidente de ?La tutelle?, Rollande Pende, ?les femmes du Minpostel restent d?termin?es ? apporter leur contribution ? l?atteinte des objectifs de promotion de la cybers?curit? et de l?utilisation responsable des r?seaux sociaux?. Et de poursuivre: ?L?objectif de ce projet est vraiment d?accro?tre le nombre de femmes qui soient pr?par?es pour l?utilisation responsable des technologies num?riques et de l?Internet des r?seaux. Nous sommes toutes l?-dessus, quoique les chiffres disent que les femmes n?ont pas beaucoup d?acc?s aux ?quipements. Mais nous savons aussi que les femmes sont de grandes utilisatrices d?internet. Donc, le projet vise ? faire conna?tre d?j? toute l?activit? que le minist?re des Postes et T?l?communications donne toutes les activit?s li?es ? la poste, aux t?l?communications et au TIC ? nos s?urs des autres administrations publiques. Mais aussi ? sensibiliser sur la bonne utilisation des r?seaux sociaux. Vous savez, on peut avoir des outils en main, mais ces outils peuvent ?tre tr?s utiles. En revanche, quand ils sont mal utilis?s, ils peuvent ?tre transform?s en des armes, m?me contre nous-m?mes?, a d?clar? Rollande Pende.Mme Minette Libom Li Likeng exhorte les dames ? profiter du dividende num?rique. ?En utilisant les technologies pour r?soudre les probl?mes sociaux gr?ce aux projets ? impact social. Et pour cela, ?F-Cybersecurity Cameroon? est l? pour mobiliser toutes les couches soci?tales dans la lutte contre la cybercriminalit? et le d?voiement des r?seaux sociaux. Ce, dans une d?marche qui associe dans la lutte, les diff?rents acteurs de la soci?t? camerounaise et appellent ? l?engagement de toutes les composantes soci?tales, afin de b?tir une v?ritable coalition nationale pour la promotion de la culture de la cybers?curit?, et ? faire d?sormais un usage citoyen des r?seaux sociaux?, a martel? la Minpostel. Cependant, Joseph Nnemete a relev? des d?fis auxquels ces femmes font g?n?ralement face. Le sous-directeur de la R?glementation des T?l?communications et des TIC au Minpostel, a soutenu qu?en plus des in?galit?s li?es au genre, les femmes n?ont pas acc?s ? l?infrastructure num?rique. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Nous ne savons pas ce que demain nous r?serve

Aujourd’hui, tu as ceci ou tu es cela. Gloire ? Dieu pour cette ?l?vation ou promotion! Mais ne crois pas que tu es arriv?, que tu sais tout, que tu dois manquer de respect aux a?n?s, que tu es sup?rieur ? X ou Y, que tu n’as plus besoin de personne car « nobody knows tomorrow » (Prince Nico Mbarga). Demain, en effet, tu peux tout perdre, ?tre r?duit ? n?ant, ? cause d’une maladie, parce que l’entreprise qui t’emploie est oblig?e de fermer, parce que le r?gime que tu sers a ?t? balay? ou bien parce que tu as commis une faute l? o? tu travailles.La vie, c?est comme une roue qui tourne. Celui qui est premier aujourd?hui peut occuper la derni?re place demain, le petit que nous m?prisons aujourd?hui peut devenir grand et nous sauver la vie. Rien n?est acquis ou perdu une fois pour toutes sur cette terre.Quelle fut la fin de Mobutu, de Bokassa, de Taylor, de Compaor?, de Bazoum? Soyons modestes, humbles et charitables autant que faire se peut car tout passe et ?nobody knows tomorrow?. Jean-Claude Dj?r?k?

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Issa Hayatou : pour la grande et la petite Histoire

En alliant le plus confidentiel au plus largement diffus?, l?homme d?c?d? le 8 ao?t 2024 ? Paris s?est taill? une effigie de marbre pour le panth?on. Issa Hayatou est mort. Partout dans le monde, des documents ? en-t?te officiel donnent ? son d?c?s une autorit? sur l?actualit?. Sur les plateaux des cha?nes d?info, le sujet rappelle et illustre ? la fois une renomm?e fond?e sur le m?rite. Ici et l?, monographies et hommages se relaient. ?C?est le poids de la gloire. Le poids de l?histoire, aussi?, abr?ge Abel Mbengue, ancien journaliste sportif et proche du disparu. Une vie dans le footD?sormais conf?r?s par l?image et mis ? la port?e du plus grand nombre, les poids de la gloire et de l?histoire, dans toutes leurs d?clinaisons, pr?sentent une caract?ristique commune: la vie d?Issa Hayatou a ?t? un roman ?crit ? l?encre du football mondial. ?Elle m?rite d??tre racont?e comme telle? sans un mot de fiction?, souscrit Pr Sa?bou Issa. Pour avoir longuement c?toy? Issa Hayatou, l?universitaire ?gr?ne un r?cit ?pique. Ce dernier, dans sa forme et dans son fond, montre comment ?un homme, longuement fa?onn? par d’exceptionnels talents, de singuli?res faiblesses, avec la complicit? d’un destin radicalement d?parti de son impartialit?, a pu porter la voix du football africain pendant un quart de si?cle?. ?Du haut de la pr?sidence de la Conf?d?ration africaine de football, Issa Hayatou ?tait engonc? dans l?uniforme d?un pacifiste qui aimait la guerre et la faisait pour la gagner et jamais ne s’avouait battu. Une sorte de statue du commandeur qui suscitait le respect, y compris de ceux qui ne partageaient pas ses vues.?, brosse encore Pr Sa?bou Issa. ?Toujours ? la CAF, reprend Abel Mbengue, cet homme s??tait impos? une discipline de fer: six heures de sommeil, une s?ance de gymnastique matinale, la sacro-sainte lecture du Coran et de quelques actualit?s sur le football, et c’est parti pour un tour d’horloge de dossiers, r?unions, discours; parfois plus quand il est en voyage. Le rythme est ? peine moins soutenu le vendredi quand il se rend ? la mosqu?e, ?a permettait de souffler. Un point important: il ?tait loin d??tre fan des aspects protocolaires et guind?s. ? chaque rencontre, elle faisait en sorte que la convivialit? prime sur tout le reste; tant et si bien que durant son bail ? la CAF, il ?tait parvenu ? se tailler un r?le ? sa mesure, sans pr?cipitation, sachant toujours ?tre ? l??coute des autres?. Un esprit? prendre les mots par leurs sens, ce qui se dit l? revient ? repr?senter Issa Hayatou par l?interm?diaire d?une image qui, n??tant plus elle-m?me anim?e, agit, produit l?illusion du vivant. ?D?o? le fort retentissement ?motionnel que provoque sa mort au sein de la communaut? sportive internationale?, explique Mgr Samuel Kleda, archev?que m?tropolitain de Douala. Celui-ci, dans son entendement, per?oit l?h?ritage d?Issa Hayatou ?comme mixte d?intemporalit? et de spiritualit??. ?Son air aust?re et autoritaire masquait une profonde humilit? qui a souvent dict? ses actes et l’a rendu incapable de se poser en vedette. Le dire, poursuit le pr?lat, ne saurait ?tre un divertissement mondain ou un ornement descriptif?. Par cette r?flexion, Mgr Samuel Kleda met ? disposition un instrument efficace de savoir permettant de progresser dans la connaissance d?Issa Hayatou, de son caract?re, de ses m?urs au sein du monde du football. ?Durant toute ma pr?sidence ? la CAF, tous les actes pos?s l’ont ?t? dans le strict respect des statuts et r?glements et toujours dans l’int?r?t du football africain?, avait d?clar? le disparu, invit? du magazine Dimanche Midi (?dition du 14 novembre 2021) sur la CRTV-Radio. ?Un vrai cas d??cole qui devrait faire le bonheur de tous les dirigeants du sport?, avait comment? le S?n?galais Abdou Diouf lors de la r?ception organis?e ? Dakar en l?honneur des Lions de la T?ranga, vainqueurs de la Coupe d?Afrique des Nations au Cameroun. ?On voit bien qu?Issa Hayatou ?tait devenu chouchou mondial gr?ce ? un int?rim casse-gueule ? la Fifa?, rel?ve Fouzi Lekjaa (Pr?sident de la F?d?ration royale marocaine de football) dans les colonnes du magazine sportif Onze Mondial du vendredi 9 ao?t 2024. BatailleEt pourtant, ce ne sont pas les croque-en-jambes qui ont manqu?. En juin 2021, Issa Hayatou avait ?t? suspendu par la chambre de jugement de la Commission d’?thique de la Fifa pour une dur?e d’un an de toute activit? relative au football. Il avait notamment ?t? reconnu coupable d’avoir viol? son devoir de loyaut? envers la CAF, qu’il a dirig?e entre 1988 et 2017, pour son action dans la signature d’un contrat avec Lagard?re Sports, en septembre 2016. Celui-ci garantissait ? l’entreprise fran?aise la gestion des droits TV et marketing des comp?titions organis?es par la CAF jusqu’en 2028. Hayatou avait saisi le TAS en ao?t 2021 sur cette affaire, et une audience s’est tenue le 7 d?cembre 2021. Et puis, coup de th??tre! Le 4 f?vrier 2022, le TAS (Tribunal arbitral du Sport) avait donn? tort ? la FIFA et raison ? Issa Hayatou. ?La d?cision de la chambre de jugement de la commission d’?thique de la FIFA du 17 juin 2021 est annul?e?, indiquait alors un document de l?instance bas?e ? Lausanne. La FIFA renon?ait ainsi ? ses frais et s?engageait ? verser ? Issa Hayatou un montant de 5 000 francs suisses ? titre de contribution ? ses frais de justice et autres d?penses. C?est que le TAS avait estim? que l’int?ress? n’avait pas enfreint l’article 15 du Code ?thique de la FIFA. Jean-Ren? Meva?a Amougou

ARTICLE DE BLOG

Un cardinal doit-il utiliser un langage cod??

Le cardinal Jean-Pierre Kutw?, 79 ans, a pass? le t?moin ? Mgr Ignace Bessi Dogbo ? la t?te de l?archidioc?se d?Abidjan, le samedi 3 ao?t 2024. L?intervention faite par Mgr Kutw? ? cette occasion continue d??tre comment?e et interpr?t?e. Ainsi, certaines personne estiment qu?un cardinal ne peut pas dire les choses cr?ment. Je ne suis pas d?accord avec ce point de vue. Pourquoi? Du 31 janvier au 3 f?vrier 2023, le pape Fran?ois effectua un voyage apostolique ? Kinshasa. Il profita de ce voyage pour interpeller vigoureusement les Occidentaux en leur demandant de respecter l?Afrique qui n?est pas une terre ? d?valiser et de cesser de l??touffer. Avait-il mal parl?? Non. Le ciel lui tomba-t-il dessus et fut-il emp?ch? de retourner ? Rome? Non. Le 9 mars 1983, lorsque Jean-Paul II d?clara au dictateur ha?tien Jean-Claude Duvalier: ?Il faut que quelque chose change ici?, commit-il une erreur? Non. Alors, pourquoi des gens blanchis, nourris et cens?s ne pas avoir de famille (femme et enfants) manquent-ils de courage pour appeler un chat un chat (tancer publiquement les gouvernants qui martyrisent et affament le peuple) alors qu?une m?re de famille comme Pulch?rie Gbalet fait quotidiennement montre de ce courage, m?me apr?s avoir fait la prison et apr?s avoir ?t? injustement renvoy?e du Bureau national d??tudes techniques et de d?veloppement (BNETD)? Un la?c peut utiliser un langage diplomatique parce qu?il a des enfants ? ?lever et un emploi ? prot?ger. Ce ne devrait pas ?tre le cas pour un individu qui pr?tend parler au nom du Christ qui, comme chacun le sait, fut maltrait? et crucifi? pour avoir dit la v?rit? aux riches et puissants de son ?poque, pour avoir critiqu? publiquement scribes et pharisiens (Mt 23,1-33), pour avoir trait? de renard le roi H?rode Antipas (Lc 13,32). Bref, le Nazar?en fut assassin? par l?establishment politico-religieux parce qu?il n?avait pas sa langue dans la poche, d?une part, et parce qu?il n?avait pas pour habitude de r?primander en cachette les gens qui le m?ritaient (Jn 18, 13-27).Il y a des discours ambigus et tellement vagues que l?on ne sait plus ? qui et de qui l?orateur veut parler. Un ?v?que qui tient ce genre de discours est ? la fois un poltron et un complice de ceux qui d?pouillent et terrorisent les populations africaines. Il trahit ? la fois J?sus et le peuple africain. Le cardinal Fridolin Ambongo (RDC) affirme que le devoir de r?serve convient aux diplomates et qu?un ?v?que n?est pas l? pour caresser dans le sens du poil dictateurs et violeurs de constitution. Pour l?archev?que de Kinshasa, un vrai homme de Dieu doit ?tre direct et franc dans sa prise de parole, se mettre toujours du c?t? du peuple, prendre la d?fense des opprim?s et exploit?s et ?tre pr?t ? souffrir pour cela. Le grand probl?me dans notre ?glise d?Afrique, c?est que certains veulent l?argent, les titres et les honneurs sans la croix. De la fonction, ils aiment les avantages mais d?testent les inconv?nients. Or la route que choisit J?sus est celle de la croix. Les ?v?ques et cardinaux qui fuient la croix, n?ayons pas peur de les qualifier d?imposteurs.Ceux qui portent des v?tements rouges en connaissent-ils la signification? Le rouge symbolise le sang vers? par le Christ durant sa passion. C?est la couleur des martyrs. Les cardinaux doivent donc ?tre capables de rendre t?moignage ? la v?rit? jusqu?au sang (usque ad sanguinem). C?est la formule latine employ?e par le pape lorsqu?il leur remet la barrette (coiffe rouge ? quatre bords). La soutane, la calotte et la barrette rouges signifient que les cardinaux sont appel?s ? verser leur sang pour la cause de la v?rit? et de la justice. Jean-Claude Dj?r?k?

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