Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Recrutements dans les administrations le faux ? visages red?couverts

Des escrocs n?h?sitent pas ? abuser de la cr?dulit? des ch?meurs en diffusant de fausses offres d?emploi dans certains minist?res. Depuis quelques jours, la ministre des Postes et T?l?communications (Minpostel) se d?m?ne pour mettre fin ? une arnaque relative ? ?un pr?tendu recrutement sp?cial visant la contractualisation de 965 jeunes par le Minpostel?. Au minist?re du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana, le ma?tre de c?ans, d?nonce depuis le 29 novembre dernier, ?un faux document en circulation, largement relay? par les r?seaux sociaux, faisant ?tat d?un recrutement, ? la diligence de son administration, en vue de contractualiser 3800 jeunes afin de renforcer les ?quipes de la Brigade nationale des contr?les et des r?pressions des fraudes?. AttraitSelon une source polici?re contact?e par Int?gration, les escrocs savent ce qui fait qu?un travail est attrayant. Ils utilisent, par exemple, ?Sur tr?s hautes instructions de Son Excellence Monsieur le Pr?sident de la R?publique?. L?on apprend alors qu?au courant des deux derni?res semaines de novembre 2024, plusieurs jeunes dipl?m?s sont tomb?s dans ces arnaques ? l?emploi, ourdies par des escrocs. ?Apr?s avoir pass? un entretien t?l?phonique, un certain nombre de postulants a m?me re?u une confirmation d?embauche par mail. Afin de finaliser tout, les candidats ont ?t? invit?s ? communiquer leurs donn?es personnelles, telles que leur num?ro d?identifiant unique (NIU), permis de conduire, extrait de casier judiciaire, photocopie de passeport et num?ro de compte pour ceux qui en ont. Dans le cadre de ces arnaques, l’escroc cherche souvent ? soutirer de l’argent aux candidats ou ? d?rober des informations personnelles, comme les donn?es bancaires ou num?ro de t?l?phone. Celles-ci peuvent ?tre utilis?es frauduleusement ou encore revendues sur le dark web, l?espace qui permet de se prot?ger des mesures de surveillance mises en place par le gouvernement?, renseigne notre source. IllusionLa suite fourmille de d?tails. ?Dans le mail d’embauche, l’escroc propose un rendez-vous pour signer le contrat. Cela rend l’offre plus cr?dible. La rencontre doit avoir lieu pour certains dans les services centraux du Minpostel et dans les services d?concentr?s pour d’autres. Toutefois, ? la veille du jour J, l’usurpateur annule ces rendez-vous. ?Je suis infiniment d?sol? de devoir vous annoncer l’annulation de notre rencontre?, est-il ?crit dans le mail envoy? aux candidats. Ce dernier justifie cette d?cision par ?la perte d’un bug informatique?, qui oblige la ?r?vision des listes des candidats retenus?.Regard ?La circulation de fausses offres d?emploi n?est pas nouvelle au Cameroun. Seulement, elle prend de l?ampleur et les communiqu?s produits ? cet effet semblent de plus en plus authentiques, tant le soin est pris pour reproduire les logos, cachets et signatures originaux. Les canaux sont nombreux pour percevoir l?argent, le Mobile money y compris? Parfois des num?ros personnels ? contacter sont fournis. Si les postes propos?s et les comp?tences requises rel?vent le plus souvent du domaine d?activit? de l?entreprise en question, la proc?dure de recrutement n?est pas souvent celle adopt?e par la structure?, expose Elisabeth Nkengne, sp?cialiste des questions de cybercriminalit?. Bobo Ousmanou

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Kevin Mekulu par lui, la d?mence est d?mentie

Le jeune chercheur propose ? la communaut? scientifique et entrepreunariale une piste cr?dible de prise en charge des diff?rentes formes de d?mence. Le patronyme r?sonne camerounais. Mais les faits d’armes retentissent ? l’?chelle plan?taire. Ils retentissent d’autant plus fort qu’ils d?mystifient le champ de d?tection et de gestion des troubles cognitifs ? l’aide de l’intelligence artificielle. ?a, c’est du Kevin Mekulu, promoteur de la start-up ?Dementi Analytics ?, bas?e ? Penn State, aux Etats-Unis. Tel que d?fini par le jeune doctorant au Complex Systems Lab en ing?nierie industrielle de l’Universit? de Penn, le corpus offre une r?ponse am?lior?e au processus de d?pistage de la d?mence.? Les m?thodes de diagnostic actuelles reposent sur des questionnaires papier con?us dans les ann?es 1970 et 1990, qui sont souvent subjectifs et biais?s ?, confie le chercheur. Et pour prouver le profil r?volutionnaire de son affaire, Kevin Mekulu va bien loin: ?De nombreuses r?sidences pour personnes ?g?es sont en sous-effectif. Notre technologie permettrait ? ces membres du personnel de gagner du temps. Elle vise ? travailler avec des prestataires de services dans des ?tablissements de vie assist?e pour administrer un processus de d?pistage bas? sur l?IA. Ce processus commence par le r?sident qui parle pendant quelques secondes dans une application d?analyse de la parole, qui peut ?tre int?gr?e ? n?importe quel appareil intelligent tel qu?un smartphone, une tablette ou un robot. Si une analyse plus approfondie est n?cessaire, un casque de r?alit? virtuelle peut ?tre utilis? pour collecter des donn?es de suivi oculaire afin d?obtenir des informations plus compl?tes ?. Affaire d’experts donc. N?e d?un projet industriel sponsoris? par Highmark par l?interm?diaire du NSF Center for Health Organization Transformation, la m?me affaire implique bien des sommit?s, notamment Hui Yang, professeur au Penn State College of Engineering et non moins directeur du Penn State Center for Health Organization Transformation. Selon la presse internationale, Mekulu a r?cemment particip? au programme de cours de courte dur?e r?gional NSF I-Corps d’Invent Penn State. Il fait actuellement partie du programme d’?t? 2024 des ?quipes nationales NSF I-Corps pour commencer ? commercialiser la technologie DementiAnalytics. ? Le programme de formation de courte dur?e aide les chercheurs ? acqu?rir de pr?cieuses connaissances en mati?re d?entrepreneuriat, ? d?velopper des comp?tences pour ?tablir des liens avec les clients et ? se pr?parer au programme rigoureux des ?quipes nationales ?, a d?clar? Mekulu, repris par de nombreux m?dias et revues scientifiques de renom. ? Ce que nous avons principalement retenu, c?est l?importance de la d?couverte des clients et de sortir du b?timent pour leur poser des questions afin de vraiment comprendre qui est le client ? ce n?est pas aussi simple qu?il y para?t. Au d?part, nous pensions que nos principaux clients seraient des neurologues en clinique. Apr?s le cours de courte dur?e, nous avions une meilleure id?e, mais m?me ? ce moment-l?, ce n??tait pas tout ? fait clair. Nous avons d? passer par le programme des ?quipes nationales pour avoir une id?e plus pr?cise. ? Gr?ce au programme National Teams, Mekulu et son ?quipe ont re?u une subvention pour r?aliser 100 entretiens avec des clients. Le programme am?liore ?galement consid?rablement les chances d’une start-up de recherche comme DementiAnalytics de recevoir un financement SBIR/STTR. ? Nous avons enfin trouv? un march? cible gr?ce au programme I-Corps ?, a d?clar? Mekulu. ? C’?tait la grande question. Beaucoup de gens me demandaient : ? Qui sont mes clients ? ? Je n’avais pas de r?ponse ? cette question, mais maintenant je peux exprimer clairement qui sont mes clients et j’ai ?galement un canevas de mod?le commercial, qui comprend la proposition de valeur, les utilisateurs finaux, les d?cideurs et les flux de revenus. Les choses sont beaucoup plus claires maintenant. ? Mekulu a r?cemment termin? le programme TechCelerator de Ben Franklin Technology Partners et le concours de pr?sentation. Il a ?galement re?u une r?compense du Penn State College of Medicine pour participer au College of Medicine Innovation Fellows Program, un programme de commercialisation sp?cifique aux technologies de la sant?. En plus de participer ? ce programme d’un an, Mekulu a d?clar? qu’il pr?voyait de demander un financement SBIR/STTR et de collaborer avec le Center for Healthy Aging et le CHOT. ? Je recommande vivement ? tous les chercheurs de Penn State de suivre ces programmes. Le programme I-Corps vous oblige ? sortir du b?timent et ? parler au plus grand nombre de personnes possible. Vous ne faites pas que d?couvrir des clients, mais vous construisez ?galement des relations ?, a d?clar? Mekulu devant des journalistes. ? Au cours du processus de d?couverte de clients, quelques personnes se sont montr?es dispos?es ? tester ma technologie, c’est donc aussi une strat?gie d’acquisition de clients. C’est quelque chose que nous, les chercheurs, devons apprendre : comment nouer des relations commerciales et d?velopper ce canevas de mod?le commercial, deux ?l?ments extr?mement utiles dans le monde de l’entrepreneuriat. ? Jean Ren? Meva’a Amougou

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RDC : au moins 79 morts dues ? « une maladie inconnue » dans le sud-ouest du pays (officiel)

Au moins 79 morts ont ?t? enregistr?es en raison d’une « maladie d’origine encore inconnue », qui s?vit dans la province du Kwango, dans le sud-ouest de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC), ont d?clar? t?t mercredi les autorit?s sanitaires. Selon un communiqu? publi? par le minist?re congolais de la Sant? publique, cette maladie qui s?vit dans la zone de Panzi a caus? le d?c?s de 79 personnes, dont une majorit? d’enfants de plus de 15 ans, et a affect? 376 personnes, qui ont pr?sent? des sympt?mes, dont de la fi?vre, des maux de t?te, des difficult?s respiratoires et une an?mie. Une ?quipe sp?cialis?e d’intervention rapide a ?t? d?p?ch?e sur place pour identifier cette maladie, selon le minist?re, appelant la population ? ?viter les rassemblements en masse. Selon des m?dias locaux, qui citent le vice-gouverneur de la province Remy Saki, 143 d?c?s ont ?t? enregistr?s au 2 d?cembre KINSHASA, 4 d?cembre (Xinhua)

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Secteur? agricole: la Propac? a besoin de 11 milliards? pour soutenir les agriculteurs

Dans la zone Ceeac et Cemac, ?le financement oscille ?entre 2 et 5% du budget? national, ce qui accentue la d?pendance aux importations des produits de grande consommation. Pendant deux jours ? Douala, ?autour d?une table ronde, les repr?sentants? des organisations ?paysannes r?unies?? au sein? de la proprac accentuent le plaidoyer aupr?s des Etats afin de faire de l?agriculture une force ?conomique. ? La transformation du continent africain ne peut pas se faire sans la transformation  de l?agriculture africaine. L?enjeu aujourd?hui  c?est de faire en sorte que  le continent africain puisse lui-m?me s?appuyer sur  ses millions de producteurs, d?agriculteurs qui sont surtout  des jeunes et des femmes  qui attendent  d??tre v?ritablement appuyer  par des moyens concrets  pour que ces entrepreneurs  puissent v?ritablement relever le  d?fis de nourrir  un milliard 400 milles personnes. Le d?fis le plus important de la plan?te c?est  comment nourrir ces milliards de personnes ?, a constat? le Dr. Adama Coulibaly,  expert  ?conomiste Cea.  Les activit?s agricoles  sont domin?es  par l?agriculture familiale aux moyens  rudimentaires qui pourvoie essentiellement  aux besoins de subsistance des m?nages ruraux constituant dans la majorit?  des Etats plus de 60% de la population.  De ce fait, en Afrique centrale 2000 milliards sont introduits chaque ann?e pour exporter les produits de grande consommation comme le bl?, le riz, le poisson et le ma?s.  Cet ?tat de chose maintient plus de 70% des travailleurs africain dans la pauvret?. ? Si vous prenez les banques du continent, elles n?accordent pas plus de 5%  de cr?dit ? ce secteur  qui est pourtant le c?ur  m?me de la transformation de l??conomie  africaine. Mais malheureusement, cette couche, cette force active manque  de financement ?, a expliqu? l?expert de la  Cea.  Dans le cadre de la D?cennie de l?agriculture familiale en Afrique centrale, la plateforme  r?gionale des organisations  paysannes de l?Afrique centrale (Propac) est engag?e sur la voix de l?autonomie alimentaire. ? En Afrique centrale nous avons assez de ressources  naturelles. Et nous nous sommes dit que fort de cela, il va  peut-?tre falloir  essayer de travailler avec tous les acteurs pour voir o? est-ce que nous pouvons aller ensemble, et   s?ils peuvent nous accompagner ? d?velopper  l?agriculture dans notre sous-r?gion. C?est pour cette raison que nous nous sommes dit qu?il fallait organiser une table ronde  pour attirer l?attention  de tous nos partenaires techniques et financiers, de nos gouvernements, des communaut?s ?conomiques r?gionales, et d?autres organisations internationales ?, a affirm? Kolyang Palebele, pr?sident Propac. Aussi, ? il est ici question de soutenir le d?veloppement entrepreneurial de l?agriculture. Nous voulons sortir notre agriculture de l?agriculture de subsistance, pour qu?elle devienne entreprenante, cr?e de la richesse  au d?veloppement de l??conomie ?, Drem-Taing Toutkoul, coordonnateur  Propac. Il faut 11 milliards ? la Propac pour impl?menter  les  strat?gies  mises en place durant cette table ronde ? Douala. En s?appropriant de la D?cennie des nations unies pour l?agriculture familiale, les paysans d?Afrique  centrale  ambitionnent  de   transformer leur poids d?mographique en force ?conomique.  Diane Kenfack

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Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (C?mac): ISSEA, 40 ans au service de l?int?gration r?gionale

Par monsieur le Directeur G?n?ral de l?Institut sous-r?gional de la statistique et d??conomie appliqu?e (ISSEA), Dr Marcel OPOUMBA Ev?nement historique, notre Institution, l?Institut Sous R?gionale de Statistique et d?Economie Appliqu?e, ISSEA, c?l?bre cette ann?e son 40eme anniversaire, un jalon marquant son engagement pour la formation et le d?veloppement. Au d?part ?tait l?Institut de Statistique, de Planification et d?Economie Appliqu?e (ISPEA), cr?? le 19 d?cembre 1984 ? Brazzaville par acte additionnel de la conf?rence des chefs d?Etat de l?Union douani?re des Etats de l?Afrique centrale (UDEAC), aujourd?hui CEMAC. Cela veut dire que ISPEA est une institution sp?cialis?e de la CEMAC, elle-m?me cr??e en 1994.L?ann?e 2024 est donc un moment tr?s important pour notre sous- r?gion. Cette ann?e la marque ? la fois le 30eme anniversaire de la CEMAC et le 40eme anniversaire de l?ISSEA. C?est dans le cadre de la c?l?bration du trentenaire de la CEMAC que l?ISSEA comm?more l?anniversaire de sa cr?ation ? travers la formation et la recherche en statistique et en ?conomie appliqu?e. C?est l?occasion de marquer une pause pour ?valuer le chemin parcours en quatre d?cennies. L?ISSEA a men? des ?tudes socio-?conomiques dans les pays de la CEMAC, a form? ou recycl? et mis ? la disposition des Etats de nombreux experts et praticiens de la statistique et de l??conomie. Toutes ces r?alisations ont ?t? rendues possible gr?ce aux trois missions assign?es ? l?ISSEA par les chefs d?Etat de la CEMAC. Il s?agit de la formation initiale, la formation continue et la recherche appliqu?e. Concernant la formation initiale, l?ISSEA forme des analystes statisticiens. Nous appelons des analystes, des ing?nieurs statisticiens ?conomistes. L?ISSEA forme ? la demande des Etats des techniciens sup?rieurs de la statistique. Cette ann?e acad?mique, l?ISSEA compte 399 ?tudiants toutes fili?res confondues, originaires de 18 pays, soit une augmentation de 34,8 % comparativement ? l?ann?e derni?re. Pour ce qui est de la formation continue l?ISSEA dispose de formations dipl?mantes et qualifiantes. Dans le cadre de la formation dipl?mante, nous avons deux licences et trois masters. En 2022, il y avait 73 ?tudiants, dont 85% originaires des pays de la CEMAC. Dans le cadre de la formation continue qualifiante et depuis le d?but des ann?es 2000, l?ISSEA a organis? de plus en plus de sessions de formations continues au b?n?fice des personnels de diverses Institutions de l?Afrique. Nous pouvons citer la formation des directions des ?tudes et de planification des minist?res de la r?publique du Congo en charge de l??ducation sur le syst?me de gestion ?ducation. Dans le cadre du projet RCSBAD, une session de formation a ?t? organis? par l?ISSEA en faveur des cadres des INS des pays de la CEMAC. Dans le cadre du projet de renforcements des capacit?s du personnel du syst?me statistique national du Tchad en 2012, l?ISSEA a form? 20 statisticiens.Il s?agissait du personnel qui ?volue dans le syst?me de statistiques nationales n?ayant pas une formation de statistiques de base. De 2009 ? 2015, il s?est organis? chaque ann?e plusieurs sessions de formation continue des non-statisticiens du syst?me statistique Cameroun ; ce programme de formation qui ?tait financi?rement appuy? par l?Union europ?enne a permis de former des centaines de cadre issues d?une vingtaine de d?partements minist?riels. La r?ussite de ce programme a permis d??tendre la formation au cadre de la police et de la gendarmerie. Dans le cadre de la lettre d?accord sign?e entre l?ISSEA et la FAO, l?institut a organis? en 2015 une formation statistique de p?che et collecte de donn?es au b?n?fice de 15 pays. En 2022, l?ISSEA a cr?? deux certificats : le certificat en statistique des hydrocarbures ?conomiques/ p?trole et le certificat enqu?te et analyse statistique des donn?es. Depuis 2003, l?ISSEA a pris un tournant d?cisif dans le renforcement des capacit?s des personnels et syst?mes statistiques nationaux des Etats de la CEEAC : 134 personnels non-statisticiens du syst?me statistique national de la Guin?e Equatoriale. En 2023, une soixantaine de personnels du syst?me statistique national du Gabon en mati?re de recherche appliqu?e qui est la derni?re mission de l?ISSEA. Depuis la fin d?ann?e 2000, l?ISSEA organise des activit?s avec le financement des partenaires techniques et financiers en faveur des pays de la CEMAC. Nous pouvons citer par exemple deux ?tudes de financement de la Commission ?conomique pour l?Afrique (CEA) pour le compte des deux institutions de la CEMAC, une enqu?te sur le suivi-?valuation de la d?mat?rialisation des proc?dures du commerce ext?rieur au Port autonome de Douala pour les op?rations du commerce ext?rieur ; une ?tude est ?galement en cours sur les couts de transport sur le corridor Douala – Ndjamena avec l?Union europ?enne, dans le cadre du programme d?Appui ? la gouvernance des infrastructures r?gionales et nationales en Afriques centrale financ?e par l?Union europ?enne au titre du 11eme FED. L?ISSEA abrite pr?sentement l?observatoire r?gionale des pratiques anormales sur les principaux corridors de l?Afrique centrale mis en place depuis mai 2022, visant ? aider les autorit?s de la CEMAC ? prendre les mesures appropri?es en vue de corriger les abus et r?gulariser les services sur les principaux corridors routier avec la commission de la CEMAC, l??tude-diagnostic sur la production de statistiques agricoles dans les Etats membres de la CEMAC a ?t? r?alis?e en 2010 ; deux projets avec le Fonds international de d?veloppement agricole (FIDA) au b?n?fice du Cameroun et de la RCA. Au cours des quatre derni?res d?cennies, l?ISSEA a jou? un r?le crucial dans la formation des statisticiens et dans le domaine des ?tudes tant pour les pays de la CEMAC qu?en dehors de la CEMAC. C?est l?occasion de remercier les partenaires, entre autres la coop?ration fran?aise, l?Union europ?enne, la Banque mondiale, la CEA, le FMI et plusieurs partenaires la statistique. Le quarantenaire de l?ISSEA est une c?l?bration majeure qui vise ? mettre en lumi?re l?impact de l?ISSEA sur le d?veloppement socio-?conomique de l?Afrique et rendre hommage aux partenaire ?metteurs et aux anciens ?tudiants. Il s?agit d?une occasion qui marque une ?tape importante dans la promotion de l?enseignement statistique et ?conomique en Afrique. Ensemble, nous faisons de cette c?l?bration non seulement un moment de jouissance, mais

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Bassa-Mpoo-Bati : 23 novembre, Journ?e des familles Mbog Liaa

La dynamique en marche. Sortir de l?ombre et exploiter tous les leviers nationaux et internationaux pour d?velopper ce peuple. Tel est l?objectif affich? au terme de la sixi?me ?dition du festival Mbog Liaa. Le peuple Bassa-Mpoo-Bati est r?solument tourn? vers l?avenir. Rassembl?s ? Pouma dans la Sanaga maritime du 22 au 30 novembre 2024, populations, ?lites, chefs traditionnels et guides spirituels ont d?fini des approches pour redorer le blason de ce grand groupe ethnique. C?est au travers des conf?rences et ateliers organis?s dans le cadre du festival Mbog Liaa 2024 que le fil d?ariane est fix?. Car pour les ressortissants du peuple, il est question premi?rement de p?renniser et de promouvoir les langues Bassa, Bakoko et Bati. ? Aucune civilisation au monde a r?ussi ? conqu?rir le reste du monde et elle-m?me avec la langue d?autrui. Sinon, laquelle ?, pouvait alors questionner le Pr Emmanuel Pondi, responsable scientifique du Mbog Liaa. Sur cette question de revitalisation des langues Bassa, Bakoko et Bati, un accent est mis sur la p?dagogie ? privil?gier pour cette cause. L?-dessus, r?solution est prise de proc?der ? la ? cr?ation d?une acad?mie de transmission de la langue Bassa? annonce-t-il, se pliant ? un exercice de pr?sentation du rapport des travaux. Se saisir des opportunit?s qu?offre la d?centralisation pour d?velopper l?aire Mbog liaa. La probl?matique a ?galement retenu l?attention des ressortissants Bassa-Mpoo-Bati ? Notamment sur le point du financement des projets communaux et de la participation de l?ensemble des populations ? ce syst?me d?administration. Cette vision s?adosse ? un changement des rapports que devront pour l?avenir entretenir les ressortissants avec leurs villages et culture. ? Tout fils Bassa-Bati-Mpoo digne de ce nom se doit d?effectuer un retour aux sources. Car l?on ne peut ?tre mieux servi que par soi-m?me. Contrairement ? ce que pensent beaucoup d?Africains, il n?est pas bien vu dans le monde que les gens travestissent leur propre culture, essaient d?imiter les autres de mani?re tr?s gauche et maladroite et attendent que ces autres les admirent pour leur maladresse dans leur fa?on de les imiter. C?est bien mieux de retourner dans son fondement personnel spirituel et philosophique. L? o? on a des bases solides, o? on peut apporter au monde la singularit? de sa diversit? ?, soutient le Pr Emmanuel Pondi. Personne n?est laiss? de c?t? dans cette dynamique en marche. Des chefferies traditionnelles, en passant par les responsables des collectivit?s d?centralis?es et les ressortissants localis?s sous d?autres cieux jusqu?aux basses classes de la soci?t? Bassa-Mpoo-Bati, les esprits se tournent vers le rayonnement de la communaut?, le d?veloppement des terroirs et la valorisation des ressources humaines disponibles. ? Ne nous enfermons pas dans les sch?mas habituels de dire mon enfant est all? d?poser sa demande dans tel minist?re et nous attendons sa r?ponse. Si vous avez des enfants talentueux, au lieu d?aller d?poser les dossiers pour eux dans tel ou tel minist?re, pr?parez les enfants d?s l??ge de 5 ou 6 ans aujourd?hui pour qu?il tienne le profil qu?il faut dans l?avenir ?, entend-on. Des documents strat?giques pour le d?veloppement de l?aire Mbog Liaa sont dans la foul?e envisag?s. Tout en fraternit?La fraternit? et l?union sont ? la base des vell?it?s de d?veloppement exprim?es tout au long des neufs jours du festival. Au sens du comit? scientifique, cela passera par la famille, socle de la soci?t? Bassa ?Mpoo-Bati. Celle-l? qui constitue l?unit? o? se transmettent les valeurs ancestrales. Il est de ce fait convenu de faire du 23 novembre de chaque ann?e la Journ?e des familles Mbog Liaa, et maintenir les liens entre toutes les familles via une plateforme d?di?e. Louise Nsana

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L?argent, l?argent facile, premier arbitrede la quotidiennet?

?SunRun?. Maintenant, au Cameroun, si vous prononcez ? haute voix ce mot, peut-?tre serez-vous en train de fournir un f?cheux motif de col?re ? quelqu?un. Depuis quelques jours, les bureaux et les employ?s de SunRun sont inaccessibles. D?sormais, le sentiment qui traverse les esprits de ceux qui ne juraient qu?au nom de SunRun est que cette plateforme d?investissement en ligne portait et concentrait une arnaque de haut vol. Et pourtant, de nombreux Camerounais, illusionn?s par ce mirage de normalit? des gadgets pr?sent?s, s??taient laiss? distraire par ce ?label?. Apr?s coup, ils d?couvrent aujourd?hui le potentiel de malveillance dont cette affaire ?tait intrins?quement porteuse. Aujourd?hui, plus rien n?autorise, ni reprise, ni rattrapage. Ils ont perdu, tout perdu. Que l?on regrette ce qu?on n?a pas fait ou que l?on ait des remords pour ce qu?on a fait, dans les deux cas, les esprits des souscripteurs ? l?offre de multiplication de fonds brandie par SunRun butent contre l?irr?versibilit? du temps, qui rend tout acte irr?parable, qui lui conf?re comme une dimension d??ternit? : maintenant et pour toujours, le mal est fait et ne saurait ?tre d?fait. Apr?s celles qu?on a connues il y a quelques ann?es, voici SunRun, une autre ?pop?e renversante o? l?on parlait d?argent facile. ? remarquer dans cette phrase, la pr?sence de l?argent facile. Par cette seule expression, la possibilit?, pour l?analyse et l?analyste, de faire appara?tre un autre th?me est r?duite. Chez nous, l?argent, l?argent facile, est devenu le premier arbitre de la quotidiennet?. La progression du ch?mage, les faibles qualifications dont disposent la plupart des jeunes hommes, la disqualification des ?jeunes de cit?? sur le march? de l?emploi font que beaucoup se laissent s?duire par ?l?argent facile?, entendue comme r?tribution obtenue sans trop d?efforts. Voil? pourquoi investir toutes ses ?conomies dans des plateformes mirobolantes est facile. Tant ? pr?senter l?argent facile comme voie de salut, le discours ambiant semble pousser de nombreux jeunes (ou moins jeunes) d?s?uvr?s ? recourir aux ressources de l??conomie souterraine pour s?assurer une sant? financi?re au sein de la soci?t?. Au Cameroun, chaque jour, des initiatives comme SunRun s’inventent une nouvelle vie et les mensonges qui vont avec pour mieux pi?ger ses victimes. Perdez les promoteurs d?argent facile de vue quelques minutes de plus, et les voil? en train de vous bricoler un nouveau r?ve. Notre environnement est ainsi fait. Tout se passe comme si nous sommes pri?s de nous extasier, de nous prosterner devant les tours de passe-passe des escrocs. Or, eux ils ne cessent de s’enrichir tandis que les pauvres souscripteurs qui ne calculent jamais la probabilit? de se faire ?prendre?, continuent de sombrer dans la pauvret?. D’o? l’on conclura que le go?t du risque se dilue dans l’esp?rance math?matique des gains nets. On esp?re gagner gros et sans effort. Ce qui est au c?ur de cette ambition, c?est le r?ve camerounais par excellence, celui qui ?talonne le succ?s social ? l?argent : devenir riche et s?imposer dans sa famille, dans son quartier, dans sa communaut?. Oui, dans la mentalit? camerounaise, il existe peu d?aspiration aussi forte. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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L’Union africaine demande des efforts concert?s pour faire face aux menaces croissantes contre la paix et la s?curit? en Afrique

L’Union africaine a demand? samedi des efforts continentaux concert?s pour faire face aux menaces croissantes contre la paix et la s?curit? en Afrique, qui ?manent principalement des fl?aux du terrorisme et des conflits arm?s. La d?claration a ?t? faite par Bankole Adeoye, commissaire de l’Union africaine aux Affaires politiques, ? la Paix et ? la S?curit?, ? l’occasion de la Journ?e internationale de la paix, qui est comm?mor?e chaque ann?e le 21 septembre. Le commissaire a soulign? que l’?dition de cette ann?e de la Journ?e internationale de la paix, dont le th?me est « Cultiver une culture de la paix », est observ?e dans un contexte de menaces croissantes de terrorisme, d’insurrections et de conflits arm?s inextricables dans diff?rentes parties du continent africain. Selon M. Adeoye, dans certains cas de p?rils de ce genre pour la paix et la s?curit? continentales, « le concept de protection des civils s’effondre et le g?nocide est r?el ou imminent, aliment? par l’injustice, l’intol?rance, l’exclusion, la pauvret?, l’in?galit? et les d?fis li?s au changement climatique ». Il a ?galement averti que ce ph?nom?ne pr?occupant constitue « une grave menace pour l’Afrique et, en fait, pour la stabilit?, la paix et la prosp?rit? mondiales », soulignant en outre la n?cessit? d’acc?l?rer les efforts de r?ponse intersectoriels, inclusifs et locaux visant ? r?soudre les situations de conflit et d’apr?s-conflit sur tout le continent, principalement les d?fis s?curitaires dans la Corne de l’Afrique, le bassin du lac Tchad, le Sahel et les r?gions des Grands Lacs, entre autres. Notant que l’organisation continentale de 55 membres a donn? la priorit? ? la pr?vention des conflits en renfor?ant les m?canismes d’alerte pr?coce, la diplomatie pr?ventive, le r?tablissement de la paix inclusif et les missions de paix, le porte-parole a exhort? les Africains de tous horizons ? redoubler d’efforts pour parvenir ? la paix par le d?veloppement durable, la bonne gouvernance et la protection des droits de l’homme. « Nous demandons ? tous les Africains, en particulier les femmes et les jeunes, de s’engager activement dans l’?laboration des politiques et initiatives de consolidation de la paix. Ensemble, construisons sur les valeurs africaines d’Ubuntu (une philosophie traditionnelle africaine du « Je suis parce que nous sommes »), la solidarit?, le dialogue et la coop?ration et b?tissons concr?tement la paix », a conclu M. Adeoye ADDIS-ABEBA, 21 septembre (Xinhua)

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D?marcation de la fronti?re Cameroun-Guin?e Equatoriale: des archives diplomatiques pour faire avancer le dossier

Le Protocole franco-allemand sign? le 24 d?cembre 1885 et la Convention franco-espagnole du 27 juin 1900 servent d?sormais d?aiguillons pour r?soudre le diff?rend territorial qui oppose les deux parties depuis juillet 2019. Afin de mieux ?valuer et de pr?ciser la fronti?re commune entre le Cameroun et la Guin?e Equatoriale, deux documents historiques sont appel?s ? jouer les arbitres. Selon une source ayant pris part aux travaux de la r?union de la Commission ad hoc sur la d?marcation des fronti?res maritimes et terrestres, tenue la semaine derni?re ? Djibloho (Guin?e Equatoriale), les d?l?gu?s ont fait pr?senter plusieurs documents. ?Il s?agit notamment du proc?s-verbal des d?lib?rations, qui sera traduit en espagnol et sera analys? et modifi?, du document relatif au protocole franco-allemand du 24 d?cembre 1885, qui pr?cise les limites et possessions des deux pays de la c?te d?Afrique et d?Oc?anie et le document sur la convention franco-espagnole du 27 juin 1900 qui d?finit les limites des possessions espagnoles en Afrique de l?Ouest et sur la c?te de Guin?e?, apprend-on.Entre ?amis? Le Cameroun et son voisin guin?en ont convenu de s’appuyer sur les deux derniers documents datant de l’?poque coloniale pour finaliser la d?marcation de leurs fronti?res communes. Malabo et Yaound?, dont les relations s’?taient tendues en 2019 avec le lancement par la Guin?e ?quatoriale de la construction d’un mur ? sa fronti?re avec le Cameroun, privil?gient d?sormais la solution diplomatique. ?Ce d?autant plus qu?il existe, depuis 2020, un accord de coop?ration en mati?re de d?fense et de s?curit? transfrontali?re. Sign? ? l??poque ? Sipopo, en Guin?e ?quatoriale, par les ministres camerounais et ?quato-guin?ens de la D?fense, cet accord pr?voit la prohibition de l’usage de la force entre les deux pays et la non-ing?rence dans les affaires int?rieures de l?autre?, explique notre source. Et d?ajouter : ?seule une politique syst?matique de d?marcation consensuelle peut nous permettre d’atteindre ces objectifs pour le bien-?tre des populations frontali?res car, la coop?ration transfrontali?re constitue alors un v?ritable laboratoire de la construction sous r?gionale. Les territoires frontaliers sont en effet des pr?curseurs en mati?re d’int?gration ?conomique, sociale et culturelle. Mais c’est aussi sur ces territoires, ? la charni?re de r?alit?s nationales diff?rentes, que se mesure la capacit? de la construction communautaire ? gommer les effets fronti?res. C’est au travers de la r?alit? quotidienne que l’adh?sion des citoyens au projet d’int?gration sous r?gionale et r?gionale s’approfondit?, explique l?internationaliste Ferdinand Bouli Mengue. Ongoung Zong Bella

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