Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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L?ultime recours aux autorit?s

Avant d?en arriver ? la pr?sente campagne publique d?appel au ? pr?financement de tout ce qui lui est d?, le Dr KEYE NDOGO a pr?sent?, ? nouveau, l?affaire aux diff?rentes Autorit?s concern?es. Le courrier ?tait adress? au Ministre d?Etat Secr?taire G?n?ral de la Pr?sidence de la R?publique et au Directeur du Cabinet Civil, pour la tr?s haute attention du Chef de l?Etat, pour leur propre action, les autres ?tant mis en ampliation : Le Ministre Secr?taire G?n?ral des Services du Premier Ministre ; le Ministre des Finances ; le Ministre de la Communication ; S.E.M. le Ministre des Relations Ext?rieures ; S.E.M. l?Ambassadeur du Cameroun en France. En relevant que les intertitres sont de la r?daction, voil?, ci-apr?s, le contenu de cette correspondance. Le Dr KEYE NDOGO a ?crit 😕 J?ai l?honneur de vous adresser la pr?sente Note, pour d?plorer le fait que mes probl?mes financiers que j?avais soumis, par courrier DHL, au d?but du mois d?ao?t 2022, ? la Tr?s Haute Attention de S.E. Paul BIYA, Pr?sident de la R?publique, n?ont toujours pas ?t? r?solus : (1) Malgr? vos hautes instructions, moins de deux semaines plus tard, le 17 ao?t 2022, qui demandaient ? l?apurement de mes frais de rel?ve et de cong?s ?, pour 49.387.850 F CFA, et l?examen tripartite de ? mon manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger ? qui s?y ?tait greff? et qui s??levait d?j?, en ao?t 2022, ? un peu plus de 155 millions (L nB1019/SG/PR du 17 ao?t 2022), somme qui s??l?ve, d?sormais, en 2025, ? plus de 300 millions ; (2) Malgr? vos multiples relances, dont celle du SG/PM (LB 70/ 9-10 du 20/07/2023) qui vous avait rejoint, dans le combat, en vue de r?soudre ce probl?me ; (3) Malgr? le fait que la r?ponse (N? 002001/MINFI/SG/DGB/DDPP/CES du 19 octobre 2022) du Minist?re des Finances, que les collaborateurs de Monsieur le Ministre avaient, malicieusement, fait signer au Ministre D?l?gu?, qui ne connaissait pas le dossier, s?est, depuis lors, r?v?l?e avoir ?t? construite sur de fausses pr?misses ; (4) Malgr? le fait que les ?changes contradictoires, entre lesdits collaborateurs du Ministre et mon ?quipe juridique, que Monsieur le Ministre MOTAZE m?avait d?ailleurs conseill? de constituer, ? cet effet, aient, effectivement, ?tabli que ladite r?ponse reposait sur de fausses bases ; et que le Ministre ait, enfin, sign? deux D?cisions pertinentes, pour clore ce chapitre des frais de rel?ve et de cong?s, avec des instructions fermes de payer. On retiendra de la fameuse r?ponse du Minist?re des Finances au MINETAT SG/PR, que les collaborateurs du Ministre avaient bas? leur argumentaire sur l?aspect de l?Article 3, du D?cret 85/1197 du 29 ao?t 1985, qui limitait, ? trois mois, le salaire consulaire d? ? un diplomate rappel?. Mais, qu?ils avaient, d?lib?r?ment, ignor? la fin du libell? dudit Article qui stipule bien : ? sauf si le diplomate occupait un poste de responsabilit? ?, ce qui ?tait mon cas? I. Manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger !S?agissant de mon ? manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger ?, mes revendications, en faveur d?un tel r?glement, ont ?t? confort?es par une jurisprudence pr?sidentielle, rappel?e, par Monsieur le Ministre MOTAZE, dans les observations qu?il a faites ? Monsieur le DDPP, le Directeur de la D?pense de Personnel et des Pensions, sur la Note que ce dernier lui avait adress?e, le 29 juillet 2024.C?est dire que personne ne devrait laisser croire que je cours apr?s une r?mun?ration ? laquelle ? je n?aurais pas droit ?, s?il faut reprendre les termes de Monsieur le DDPP ! En effet, la cr?ation de ce poste budg?taire aura r?sult? de leur laxisme, eux qui sont les Conseillers du Ministre et qui ne l?auront pas alert? du danger annonc?, de ce manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger, qui se profilait ? l?horizon. Car, si, en avril 2018, mon dossier ne portait que paiement de mes frais de rel?ve et de cong?s, on retiendra que le manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger est n? de ce que : (1) mon salaire au titre de l??tranger, justement, avait ?t? interrompu, avant que je n?aie per?u mes frais de rel?ve et de cong?s et (2) mes cris d?alarme qu?on allait aboutir ? un manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger, si cette situation n??tait pas corrig?e et mes frais de rel?ve et de cong?s rapidement pay?s, n?avaient pas ?mu grand monde aux Finances.C?est ainsi que Messieurs les Conseillers ont laiss? ce poste budg?taire se cr?er tout seul. Sans pr?caution aucune ! C?est ainsi, aussi, qu?ils ont, par la suite, laiss? s?alourdir la dette subs?quente ? ce poste budg?taire, pour la voir passer d?un peu plus de 155 millions, en 2022, ? plus de 300 millions, en 2025. N?ont-ils pas pass? leur temps ? multiplier les obstacles, au paiement de mes frais de rel?ve et de cong?s, m?me apr?s qu?il ait ?t? ?tabli, sans ambages, qu?ils m??taient dus ? II. Bloqu? au Cameroun depuis onze moisPour le reste, voil? que je suis bloqu? au Cameroun, depuis onze mois, sans le moindre sou. Car, ces ? Powers That Be ? qui r?gnent, sans partage, au Minist?re des Finances, et qui m?prisent les instructions pr?sidentielles, ainsi que celles de leurs Ministres, se sont, en plus, offert le luxe de suspendre, depuis d?cembre 2024, la pr?pension qui m??tait vers?e jusque-l?. Pour vivre comment ? L?inhumanit? qui pr?vaut, dans ce Minist?re, n?en a cure !Je leur avais pourtant d?montr? que cet Arr?t? de Pension attendu du Minist?re de l?Enseignement Sup?rieur, dont ils faisaient la condition sine qua non, pour corriger la situation, ne pouvait pas ?tre disponible, avant la fin de la longue proc?dure engag?e.Mais, rien n?y fit. III. Reclassement bloqu? au MINFOPRA depuis 30 ans !Pr?alable ? la d?livrance de l?Arr?t? de Pension dont le dossier est en attente au MINESUP, il faut que mon Changement de Corps, pour passer de celui des Journalistes ? celui de l?Enseignement Sup?rieur, soit act?. H?las, mon dossier y

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Cri de v?rit? de Mgr Kleda: ?on n?organise pas une ?lection pour tuer ses concitoyens? ?

Dans une d?claration sans pr?c?dent depuis l??lection pr?sidentielle du 12 octobre 2025, Mgr Samuel Kleda signe une hom?lie politique cinglante contre la mal-gouvernance et la violence d??tat. Un ?Kairos? confisqu? D?s les premi?res lignes de sa d?claration, Mgr Samuel Kleda place le ton : l??lection du 12 octobre 2025 repr?sentait pour le peuple camerounais ? le Kairos, le moment favorable pour ?crire une nouvelle page de notre histoire : le changement ?. Mais cette esp?rance, dit-il, a ?t? trahie par le pouvoir en place, accus? d?avoir m?pris? la volont? populaire 😕 De nombreux citoyens qui s?attendaient ? un avenir meilleur ont eu la ferme conviction que leur choix n?a pas ?t? respect?. Il a ?t? m?pris? et pire encore ignor? ?. L?archev?que de Douala, connu pour son franc-parler, ne s?en tient pas ? la liturgie morale. Il s?inscrit dans le registre de la d?nonciation politique : la proclamation des r?sultats a suscit? ? d?ception et indignation ? et provoqu? des manifestations pacifiques violemment r?prim?es dans plusieurs villes, de Douala ? Maroua, de Garoua ? Dschang. ?On ne gouverne pas un peuple avec les armes? Avec une gravit? rare pour un pr?lat, Mgr Kleda pointe la responsabilit? directe du pouvoir dans les violences post-?lectorales. ? La d?mocratie ne s?accommode pas des coups de canons, des menaces, des arrestations arbitraires et des intimidations des citoyens qui ont une pens?e contraire. On n?organise pas une ?lection pour tuer les concitoyens. On ne gouverne pas un peuple avec les armes ?. Dans une atmosph?re politique satur?e de peur et de r?pression, cette phrase r?sonne comme un uppercut spirituel au visage d?un r?gime en fin de souffle. L?archev?que appelle ? un cessez-le-feu social, exhortant les autorit?s ? mettre un terme aux ? violences, arrestations et assassinats ? qui endeuillent la jeunesse. Il rappelle, dans un ton quasi pastoral mais profond?ment politique, que ? aucun gouvernement au monde ne peut gouverner sans le peuple ?, citant l?Ap?tre Pierre 😕 Veillez sur le troupeau, non pas en commandant en ma?tres, mais en devenant les mod?les du troupeau?. ?Le Cameroun profond crie sa mis?re? Le c?ur du texte frappe par sa pr?cision chiffr?e et sa duret? sociale. Pour l?archev?que, le Cameroun est un pays au bord du gouffre 😕 le Cameroun profond crie sa souffrance et sa mis?re. Les populations ont faim parce qu?elles n?ont pas de travail. Le taux de ch?mage g?n?ral est estim? ? 74%. Dix millions de Camerounais vivent avec moins de 1000 francs CFA par jour ?. Ces chiffres, livr?s comme des coups de semonce, traduisent une faillite structurelle de l??tat : ch?mage massif, pauvret? galopante, ?migration des jeunes, d?ficit ?nerg?tique, corruption end?mique, in?galit?s sociales. ? Le Cameroun compte plus de six millions de citoyens sur les routes de l?exil ou de l?immigration clandestine? Un peuple qui descend dans la rue pour crier son d?sespoir exprime une rupture et interpelle la conscience des dirigeants ?. Un syst?me in?galitaire Dans un passage d?une rare virulence, Mgr Kleda d?nonce la captation des richesses nationales par une ?lite d?connect?e du r?el 😕 L?exploitation des richesses du pays par une minorit? de Camerounais, un luxe insolent de certains pendant qu?une majorit? croupit dans la mis?re? ?. La charge vise directement les ?lites politiques et ?conomiques qui, selon lui, ont transform? l??tat en machine de pr?dation. Il ?voque un climat social ?tendu et d?l?t?re?, nourri par le tribalisme, la corruption et le manque de perspectives. Un texte historique qui secoue la R?publique En rompant le silence ? un moment o? la contestation populaire se heurte ? une r?pression implacable, Mgr Kleda s?impose en conscience morale du pays. Sa d?claration, v?ritable bombe spirituelle et politique, ouvre un nouveau chapitre de la r?sistance ?thique face ? l?autoritarisme. Le pr?lat ne se contente pas de pr?cher la paix : il d?nonce la peur, le m?pris du peuple et l?impunit? des puissants. Dans un Cameroun post-?lectoral au bord de l?implosion, sa parole r?sonne comme un verdict 😕 On n?organise pas une ?lection pour tuer ses concitoyens ?. Tom

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En « lieu s?r » au Cameroun ou au Nigeria: sur les traces de Tchiroma

Comment l’inattendu challenger de Paul Biya a disparu des ?crans radars des forces de s?curit? camerounaises. Garoua, capitale de l’invisibleC?est un sc?nario qui d?fie toute logique s?curitaire. Alors que son domicile du quartier Marouar?, ? Garoua, ?tait plac? sous la garde ?troite des services les plus comp?tents de la R?publique, Issa Tchiroma Bakary s?est litt?ralement volatilis?. Ni les cam?ras, ni les agents en faction, ni les voisins n?ont aper?u la moindre silhouette. L?homme politique le plus controvers? du Nord-Cameroun semble s??tre ?vapor? dans la nature. Une fuite ou une exfiltration ?Vendredi, une d?claration attribu?e ? Tchiroma a circul? sur les r?seaux sociaux : ? Je suis en lieu s?r avec une partie de l?arm?e loyaliste ?. Une phrase ?nigmatique qui a ouvert la porte ? toutes les hypoth?ses. A-t-il fui ? A-t-il ?t? exfiltr? ? Et surtout, par qui ? Franklin Sone, journaliste d?investigation pr?sent sur les lieux, livre son t?moignage : ? Selon plusieurs sources, Tchiroma aurait ?t? exfiltr? dans la nuit de mardi ? mercredi. Il a attendu vendredi pour informer l?opinion. Personne ne sait comment cette op?ration s?est d?roul?e. Certains parlent m?me d?un d?guisement pour brouiller les pistes ?. ? mesure que l?enqu?te avance, le myst?re s??paissit. Aucun poste-fronti?re, aucune agence de voyage, aucune cam?ra de surveillance ne semble avoir capt? la moindre trace du politicien. Les voix de Marouar?Dans les ruelles poussi?reuses de Marouar?, les discussions vont bon train. ? ITB n?est-il pas un peureux qui a pris la fuite et demande aux autres d?affronter les forces de l?ordre ? ?, l?che le journaliste. Mais ses partisans d?fendent leur leader : ? Un chef ne se livre pas. Il doit ?tre ? l?abri pour coordonner la r?sistance. S?il est captur?, la population perd le contr?le. Il faut un cerveau derri?re les manifestations, sinon c?est le chaos ?. R?pression et col?reDepuis lundi, plusieurs villes camerounaises se sont fig?es dans un silence inhabituel : march?s clos et art?res d?sert?es. ? Garoua, le climat reste particuli?rement tendu. ? Dimanche dernier, nous avons vu des ?l?ments des forces de d?fense et de s?curit? proc?der ? une descente muscl?e dans un quartier abritant les proches de l?ancien ministre, saccageant le domicile de certains membres de sa famille ?, t?moigne Abdou Salamou, mototaximan ? Garoua.Pour Josu?, enseignant au d?partement d?Histoire de l?Universit? de Garoua, la disparition d?Issa Tchiroma Bakary d?passe d?sormais le cadre individuel : ? Elle symbolise la rupture profonde entre les populations du Nord et le r?gime de Yaound?, per?u ici comme opaque et brutal ?.Une retraite strat?giqueou un refuge souterrain ?L?universitaire avance une th?se prudente : ? Tchiroma n?a pas quitt? le pays. Il conna?t trop bien la r?gion. Le Grand Nord regorge de zones recul?es, parfois inconnues, qui ont d?j? servi de refuge ? des combattants de Boko Haram ou ? des preneurs d?otages. Il pourrait s?y cacher sans que personne ne le d?tecte ?. L?hypoth?se para?t cr?dible. Les contreforts du Mayo-Tsanaga, du Mayo-Sava, du Mayo-Louti et du Mayo-Rey abritent de nombreuses grottes et vall?es inaccessibles, longtemps utilis?es comme caches par divers groupes arm?s. ? Il pourrait m?me ?tre h?berg? dans un domicile priv? sans que personne ne le sache ?, rench?rit l’universitaire. ?Une disparition mystique?selon les habitantsMais ? Garoua, la fronti?re entre le rationnel et le mystique reste poreuse. Hamadou, habitant du quartier Poumpoumr?, en est convaincu : ? On peut faire dispara?tre un homme sans qu?il sorte de chez lui. C?est un vieux rituel pratiqu? par certaines communaut?s, notamment les Mousgoum. On le transporte spirituellement ailleurs. Tchiroma a d? recourir ? cette m?thode ?. Ce t?moignage, oscillant entre croyance et r?alit?, illustre l?aura presque mystique dont s?entoure d?sormais le leader disparu. Enl?vement manqu?Le journaliste Franklin Sone, pr?sent a Garoua relate : ? Issa Tchiroma Bakary a ?t? enlev? lors d?une op?ration men?e dans une r?sidence de Yola, dans l??tat d?Adamawa au Nigeria, par les forces de s?curit? nig?rianes, entre 22 h et 23 h, le dimanche 2 novembre, selon un rapport confidentiel ?. ? Les forces nig?rianes ont agi sur la base d?un renseignement transmis par la s?curit? camerounaise, qui avait localis? Tchiroma gr?ce aux signaux ?mis par son t?l?phone portable. Les autorit?s camerounaises l?avaient d?crit ? leurs homologues nig?rianes comme un criminel dangereux. Les services nig?rians ont alors r?agi promptement ?, poursuit-il. ? Une unit? sp?ciale venue du Cameroun se trouvait d?j? au Nigeria, pr?te ? ramener Tchiroma ? la mani?re de Nera 10, mais lorsque les autorit?s nig?rianes ont compris de qui il s?agissait, elles ont interrompu l?extradition convenue. Il est d?sormais enti?rement sous la protection des services de s?curit? nig?rians, ?chappant ainsi de justesse ? une arrestation ?, conclut le journaliste. Entre mythe et manipulation politiquePendant que les autorit?s gardent le silence, les r?seaux sociaux s?enflamment. Certains parlent d?un sc?nario orchestr? par le r?gime de Yaound? pour pousser l?ancien ministre ? la reddition. D?autres ?voquent un rapt politique organis? par une faction dissidente de l?arm?e. Une chose est s?re : le ? myst?re Tchiroma ? secoue la R?publique. Comment un homme plac? sous haute surveillance a-t-il pu dispara?tre sans laisser de trace ? Et surtout, que pr?pare-t-il, depuis ce ? lieu s?r ? dont il affirme coordonner la r?sistance ? Tom

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Natalia Sanginiti

Elle prend officiellement ses fonctions comme nouvelle ambassadrice d?Italie au Cameroun, succ?dant ? Filippo Scammacca del Murgo, r?cemment parti. N?e ? Catanzaro en 1977 et dipl?m?e en sciences politiques de l?Universit? Roma Tre, elle a int?gr? le corps diplomatique italien en 2006. Son parcours l?a men?e ? des postes vari?s : ? Amman comme deuxi?me puis premi?re secr?taire, puis premi?re secr?taire commerciale, avant de rejoindre Hano? comme conseill?re commerciale en 2017. ? Yaound?, Natalia Sanginiti affirme d?buter son mandat ? avec fiert? et ?motion ?, et souhaite consolider le partenariat Italie-Afrique en s?appuyant sur des principes et valeurs partag?s. La mission diplomatique italienne au Cameroun couvre ?galement le Tchad et la R?publique centrafricaine, offrant un cadre strat?gique pour renforcer la coop?ration bilat?rale. Son exp?rience et son r?seau international devraient permettre ? l?Italie de saisir de nouvelles opportunit?s de collaboration avec le Cameroun et ses voisins africains, dans les domaines ?conomique, culturel et diplomatique. L?arriv?e de Natalia Sanginiti marque un souffle nouveau pour l?ambassade, port? par l?optimisme et la volont? de renforcer les liens historiques entre Rome et Yaound?.

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1 milliard

Selon de nouvelles donn?es publi?es par l?Organisation mondiale de la Sant? (OMS), plus d?un milliard de personnes dans le monde souffrent de troubles mentaux, dont l?anxi?t? et la d?pression, qui constituent la deuxi?me cause d?invalidit? de longue dur?e. Ces affections ont des cons?quences humaines et ?conomiques majeures, affectant la qualit? de vie et g?n?rant des co?ts importants pour les familles et les syst?mes de sant?. Les rapports La sant? mentale dans le monde aujourd?hui et Atlas de la sant? mentale 2024 soulignent des progr?s dans certains pays, mais mettent en ?vidence de larges lacunes dans l?acc?s aux soins. ? La transformation des services de sant? mentale est l?un des d?fis de sant? publique les plus urgents ?, a d?clar? le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur g?n?ral de l?OMS. Il a rappel? que la sant? mentale doit ?tre consid?r?e comme un droit fondamental, et que chaque gouvernement doit agir rapidement pour ?tendre les services et prot?ger la population.

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Afrique?Europe : l?heure de v?rit?

Les 24 et 25 novembre, l?Angola accueillera le prochain sommet Union africaine?Union europ?enne. Derri?re les sourires diplomatiques et les promesses de partenariat ? renouvel? ?, c?est une ?preuve de v?rit? qui s?annonce. Deux continents li?s par l?histoire, mais encore s?par?s par les d?s?quilibres ?conomiques, les blessures du pass? et une d?fiance persistante. Bruxelles avait promis en 2022 un nouveau d?part : la solidarit?, la s?curit?, la paix, et le d?veloppement durable devaient ?tre les quatre piliers d?une alliance r??quilibr?e. Trois ans plus tard, que reste-t-il de cette ambition ? L?Europe parle encore de coop?ration, mais trop souvent avec la voix de ses int?r?ts. Ses programmes d?investissement ? ? commencer par le fameux Global Gateway ? peinent ? convaincre. Derri?re les milliards annonc?s, les capitales africaines cherchent des r?sultats tangibles : des routes construites, des usines qui tournent, des jeunes qui trouvent un emploi sur leur sol. Ce qu?elles voient, trop souvent, ce sont des conditions, des lenteurs, des financements qui servent autant les entreprises europ?ennes que les besoins du continent. L?Afrique ne demande plus l?aum?ne : elle r?clame un partenariat d??gal ? ?gal, un pacte fond? sur la confiance et la r?ciprocit?. Car le monde a chang?. La Chine, la Turquie, les puissances du Golfe ou encore l?Inde courtisent l?Afrique, sans le poids historique ni la condescendance que beaucoup reprochent encore ? l?Europe. L?Union europ?enne, qui aime se pr?senter en championne du multilat?ralisme, risque d??tre rel?gu?e au second plan si elle ne repense pas en profondeur sa relation avec son voisin du Sud. Elle ne peut plus se contenter d?invoquer les valeurs universelles tout en ?rigeant des murs pour bloquer les migrants, ou en subordonnant son aide ? des clauses s?curitaires qui servent avant tout sa propre stabilit?. Le sommet d?Angola doit rompre avec cette logique de d?pendance. Il doit reconna?tre que la jeunesse africaine ? plus de 400 millions de jeunes de moins de 25 ans ? n?est pas une menace, mais une chance. Qu?investir dans l??ducation, les ?nergies propres, la sant? ou la transformation locale des mati?res premi?res, c?est pr?parer un avenir partag?, pas acheter la paix sociale. L?Europe doit ?couter, pas seulement parler. Elle doit apprendre ? ?tre partenaire, pas tuteur. Ce rendez-vous de novembre n?est pas un sommet de plus. C?est un test. L?Afrique attend des preuves, pas des discours. L?Europe, elle, doit prouver qu?elle a compris que le temps des rapports verticaux est r?volu. Dans un monde secou? par les crises, les guerres et les transitions ?cologiques, aucun continent ne peut r?ussir sans l?autre. Mais il faut du courage politique pour transformer une promesse en projet commun. De son c?t?, l?Afrique a aussi une responsabilit? historique. Elle ne peut se contenter de d?noncer les in?galit?s du syst?me international tout en tol?rant la corruption, la fuite des capitaux ou la d?pendance ? l?aide. Elle doit parler d?une seule voix, assumer son poids d?mographique et strat?gique, et exiger des conditions justes dans les n?gociations commerciales, technologiques ou climatiques. Le monde multipolaire qui ?merge donne ? l?Afrique un levier in?dit : celui de choisir ses alliances. Encore faut-il qu?elle s?en serve avec audace. Angola 2025 doit ?tre le sommet du r?veil. Si l?Union africaine et l?Union europ?enne veulent encore pr?tendre ?crire ensemble une page d?histoire, c?est maintenant ou jamais. Le partenariat du futur ne se b?tira ni sur la nostalgie, ni sur la peur, mais sur la reconnaissance mutuelle et la volont? de grandir ensemble. L?Afrique n?attend plus : elle avance. ? l?Europe de d?cider si elle veut marcher ? ses c?t?s ou rester sur le quai. JRMA

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Sa Majest? Foo Sokoudjou Mpoda: Pauvre Cameroun !!!!

Ce pays pour lequel j?ai tout donn? depuis 1955? Je pleure, les larmes descendent dans mon ventre, car j?estime qu?il m?rite mieux. Ces derni?res heures, j?ai l?impression que mon pays est entr? dans une phase tumultueuse de son histoire, et c?est tr?s d?plorable. Tout d?abord, je voudrais m?incliner devant la m?moire de ces Camerounais qui sont en train de perdre leurs vies dans cette situation regrettable et qu?on pouvait ?viter, alors qu?ils ne demandaient qu?? ?tre prot?g?s, encadr?s, ?duqu?s pour ?tre utiles au Cameroun de demain. Des morts de plus, des morts de trop, dont je souhaite qu?elles ne soient pas des morts inutiles. ? ces jeunes gens qui sont descendus dans les rues, et dont je peux comprendre le degr? de col?re malgr? quelques d?rives, je condamne fermement toute forme de violence, d?o? qu?elle vienne. S?attaquer aux biens publics ou priv?s, piller les biens d?autrui d?nature le sens de votre combat noble, jette un s?rieux discr?dit sur vos revendications l?gitimes, et c?est inacceptable. Br?ler des ?coles en pleine ann?e acad?mique est criminel, car cela fait plus de mal aux enfants inscrits dans cet ?tablissement qu?au propri?taire. Incendier des palais de justice, c?est ouvrir des portes ? l?injustice que nous d?non?ons. Exprimer votre col?re de mani?re pacifique et ordonn?e me semble plus porteur. ? vous qui tenez encore les manettes de la gouvernance de ce pays, je vous invite ? un minimum d?humilit?, de respect vis-?-vis de ce peuple dont vous avez la charge. Regardez jusqu?o? votre arrogance, votre m?pris, votre z?le ont conduit tout un pays. Le peuple se sent trahi, abus? et abandonn?, et le r?sultat est ce ras-le-bol manifest? depuis 72 h. Mettez de c?t? votre orgueil et ayez une oreille attentive aux cris, aux pleurs du peuple qui ne demande qu?un meilleur vivre et la v?rit?. La situation que traverse notre pays depuis quelques jours nous pousse, si l?on a encore un peu d?amour pour ce pays, ? marquer un temps d?arr?t, ? nous poser les bonnes questions sur la situation et l?avenir de ce pays que les p?res fondateurs nous ont l?gu?. Le contrat social est questionnable, et tout laisse ? croire qu?il r?gne d?sormais un climat de m?fiance entre le peuple et ses dirigeants. Je pense qu?il est plus qu?urgent que les Camerounais se parlent, se pardonnent, se tol?rent, se r?concilient et mettent en place les conditions d?une paix durable. Cela n?est possible que si l?on se regarde dans les yeux, que l?on se dise les v?rit?s pour apaiser les c?urs et ?tablir la justice pour tous. Ce que j?ai vu et entendu ces 72 derni?res heures me chagrine et n?est pas de nature ? rassurer, mais me convainc que beaucoup de plaies restent ouvertes, et nous devons courageusement les nettoyer, les soigner pour qu?elles se cicatrisent avant de transmettre cet h?ritage aux g?n?rations futures. Il nous appartient, ce pays ; nous devons le prot?ger, et chacun se doit de jouer sa partition. J?ai suivi avant-hier les juges supr?mes d?clarer un vainqueur de l??lection pr?sidentielle. J?ose croire qu?au-del? de tout, chacun est seul devant sa conscience. Depuis lors, une psychose traverse tout le pays. Le peuple envoie un message ? ses dirigeants, et il faut le d?crypter. Le malaise est profond, et il faut l?aborder sans haine ni rancune si nous aimons ce pays. Je pleure, car ce n?est pas ce pays-ci que nous vivons aujourd?hui que nous avons r?v? en 1955. Il incombe ? celui qui a encore le pouvoir de cr?er les conditions pour ramener la vraie paix dans ce pays, de r?tablir un climat de confiance entre le peuple et les dirigeants, car le doute semble s?installer et le peuple ne croit plus ? rien. ? contrario, il en portera la responsabilit? devant l?Histoire d?avoir laiss? cette situation s?empirer. La guerre du NOSO nous ?difie ? suffisance sur les cons?quences de l?arrogance, du mensonge, du m?pris, de la condescendance : le Cameroun ne peut plus se permettre un nouveau front, car il n?y a aucun honneur ? avoir une victoire sur son peuple en exer?ant la force, la r?pression et les arrestations. Chacun peut bien se faire l?illusion de se cacher derri?re son petit doigt pour ?chapper ? la justice des hommes, mais ce qui est certain, personne n??chappera ? la justice divine et r?pondra seul de ses actes. Que les dieux de nos anc?tres veillent sur le Cameroun, apaisent le c?ur de chacun et donnent de mettre le Cameroun au-dessus de vos int?r?ts ?go?stes. Foo Sokoudjou Mpoda, ce 29 octobre 2025 NB : J?ai express?ment autoris? la traduction de ce texte sans rien changer de ma pens?e, pour faciliter la compr?hension de tous.

bloc d'article, Grande interview

L?onard Eyoum Ngangue:?m?me pour les plus loyaux, il est difficile de maintenir un enthousiasme constant??

Le socio-politiste camerounais d?crypte les scores obtenus par Paul Biya de 2011 ? 2025. Merci de nous accorder cette interview. Pour commencer, comment interpr?tez-vous les r?sultats ?lectoraux de Paul Biya en 2025, avec 53,66 % contre 77,99 % en 2011 et 71,28 % en 2018?? Ah, les chiffres? ils ont cette capacit? ?trange de raconter des histoires que les mots seuls ne peuvent traduire. Si l?on observe ces trois scrutins, il y a un glissement constant, presque dramatique : on passe d?un sommet ?clatant ? un sommet plus modeste. 77,99 %, c??tait l??poque o? la victoire semblait un tsunami. 71,28 %, en 2018, laissait deviner des remous sous la surface. Et 53,66 % en 2025 ?voque un courant plus tranquille, moins imposant, mais toujours suffisant pour garder la rive. C?est une ?rosion lente mais certaine, reflet ? la fois de la soci?t? et du temps qui passe.  Certains observateurs soulignent que cette baisse pourrait signaler une contestation populaire. Partagez-vous cet avis?? Absolument. Ce score plus ? humain ? que les pr?c?dents n?est pas anodin. Il refl?te un contexte de m?contentement, notamment dans les r?gions anglophones et chez les jeunes urbains. La population camerounaise a chang??: elle est plus jeune, plus connect?e, plus exigeante. Les manifestations post-?lectorales, m?me limit?es, sont le signe d?une soci?t? qui demande plus de transparence et d?inclusion. Si les urnes peuvent parler, elles chuchotent aujourd?hui l? o? autrefois elles hurlaient ? victoire ?. Peut-on parler d?une perte de l?gitimit? pour Paul Biya?? Le mot ? l?gitimit? ? est d?licat. Paul Biya reste majoritaire et ses scores lui assurent une continuit? incontestable du pouvoir. Mais le consensus qui l?entourait autrefois s?amenuise. Le symbole d?un pr?sident ? vie reste puissant, mais la montagne semble s?user ? force de vent et de pluie?: le sommet est toujours l?, mais il est plus fragile qu?avant. C?est une l?gitimit? qui tient par la force des institutions et par la m?moire collective, plut?t que par l?enthousiasme unanime.  Comment expliquer alors que le pr?sident continue de gagner malgr? cette ?rosion?? Plusieurs facteurs. D?abord, le syst?me politique camerounais favorise stabilit? et continuit??: contr?le des institutions, influence m?diatique, ancrage dans les r?gions rurales. Ensuite, le vote urbain ou contestataire reste minoritaire en pourcentage du corps ?lectoral global. Enfin, il y a une dimension symbolique?: Paul Biya incarne un certain ordre, et pour une partie de la population, l?alternance ?voque davantage l?inconnu que l?espoir. Le pr?sident n?a pas seulement une base ?lectorale?: il a un socle historique et institutionnel. Peut-on parler d?une ?volution du paysage politique camerounais??  Oui, ind?niablement. La baisse r?guli?re du score est le t?moin d?une diversification politique. L?opposition gagne du terrain, m?me si elle reste fragment?e. Les jeunes votent diff?remment, les m?dias sociaux influencent l?opinion, et les crises locales deviennent des facteurs de vote. Le paysage politique ne change pas de pr?sident, mais il se transforme dans ses attentes et ses revendications. Il y a une tension subtile entre continuit? et transformation, o? chaque ?lection devient un miroir des ?volutions sociales et culturelles du pays.  Certains analystes ?voquent un ? effet de l?usure du pouvoir ?. Comment le d?finiriez-vous dans ce contexte?? L?usure du pouvoir, c?est ce m?lange de fatigue et de routine qui ronge l?image d?un dirigeant. Paul Biya est au sommet depuis plus de quarante ans. M?me pour les plus loyaux, il est difficile de maintenir un enthousiasme constant. L?usure ne signifie pas la fin, mais elle modifie le rapport entre le pr?sident et son peuple, impose des ajustements et n?cessite une communication renouvel?e. C?est un peu comme un vieux fleuve?: il continue de couler, mais ses rives se modifient avec le temps. La chute des scores a-t-elle une dimension r?gionale?? Oui, et c?est fondamental. Dans les r?gions anglophones, par exemple, la contestation est plus marqu?e. Dans les grandes villes comme Douala et Yaound?, le vote est plus critique, davantage orient? vers l?opposition. Mais dans les campagnes, les r?sultats restent largement favorables au pr?sident. La fracture urbaine-rurale devient donc un facteur d?terminant pour comprendre ces chiffres. Chaque r?gion a son histoire et ses attentes, et l??rosion du score global refl?te la complexit? de ce tableau. Quelles le?ons peut tirer le pouvoir de cette dynamique?? Plusieurs. Il est clair que la communication doit ?tre repens?e, que les politiques publiques doivent r?pondre aux pr?occupations des jeunes et des zones urbaines, et que la transparence devient un imp?ratif. L?histoire montre que l??rosion des scores n?est pas seulement un indicateur de contestation?: c?est un signal pour ajuster, adapter, et anticiper. Ignorer ces signaux serait dangereux. Que peut-on attendre des prochaines ?lections?? Si la tendance se confirme, les scrutins futurs pourraient ?tre plus serr?s et plus disput?s. L?opposition pourrait capitaliser sur l?urbanisation, les r?seaux sociaux et le d?senchantement d?une partie de la population. Mais il faut rappeler que Paul Biya sait naviguer dans la complexit? politique, ajuster ses alliances et pr?server une base fid?le. C?est une danse subtile entre continuit? et concessions, o? chaque mouvement compte. Un dernier mot pour nos lecteurs, qui observent cette chute apparente des scores avec inqui?tude ou fascination??  Les chiffres racontent une histoire, mais ils ne disent pas tout. Derri?re 53,66 %, il y a un pays qui change, des aspirations nouvelles, et une d?mocratie en mutation. Paul Biya reste au pouvoir, oui, mais le paysage autour de lui s?anime et se transforme. Pour paraphraser un po?te?: ? M?me la montagne la plus ancienne sent le vent du temps et voit les nuages passer ?. Il faut lire ces urnes non seulement comme un triomphe ou une d?faite, mais comme le miroir d?une soci?t? en mouvement, o? chaque citoyen devient acteur d?un r?cit encore en ?criture. Propos recueillis par Jean Ren? Meva’a Amougou

bloc d'article, MATINS DE L'INTEGRATION

Le Cameroun ? l’?preuve du d?sespoir : une interrogation sur l’avenir imm?diat

En ces heures sombres o? le Cameroun, cette terre de nos anc?tres, est secou? par des convulsions violentes, une angoisse profonde et existentielle m’?treint. Au-del? de l’imm?diatet? des troubles, ce sont les fondements m?mes de la r?silience quotidienne de notre peuple qui sont ?branl?s, me poussant ? une s?rie de r?flexions d?sol?es sur le jour d’apr?s. I. L’asphyxie progressive : La fin des ressources vitalesLa crise actuelle n’est pas seulement une rupture ponctuelle ; c’est un processus d’?puisement qui menace de laisser un vide derri?re lui.L’isolement num?rique : Dans une ?conomie de plus en plus d?mat?rialis?e, que deviendront nos concitoyens lorsque leurs forfaits t?l?phoniques, ce dernier lien avec le monde, l’information et les opportunit?s, arriveront ? expiration ? O? trouveront-ils le capital, ne serait-ce que pour cette recharge vitale, quand les circuits ?conomiques ordinaires sont paralys?s ? Cette question, en apparence anodine, symbolise l’effondrement des r?seaux de communication et d’?change.La menace de la faim : Aujourd’hui, la pr?occupation est dans les marmites. Mais que se passera-t-il demain, lorsque les derni?res r?serves seront consomm?es ? Cette angoisse est celle de la disette qui guette, du retour ? une pr?carit? alimentaire que l’on croyait r?volue. C’est la peur de voir le repas familial, ce ciment social, devenir un luxe inaccessible. II. L’an?antissement des filets de s?curit? ?conomique informelle Le v?ritable drame se joue au niveau de ces millions de Camerounais dont la survie d?pend d’une ?conomie de d?brouillardise et de courage, aujourd’hui m?thodiquement d?mantel?e.Le sacrifice des mamans d?brouillardes : Que dire de ces h?ro?nes anonymes, ces m?res et ces filles qui, bravant les intemp?ries et l’inconfort, installent leurs braises et leurs comptoirs au bord des routes pour braiser du poisson, griller du plantain ou du ma?s ? Elles ne sont pas seulement des commer?antes ; elles sont les piliers ?conomiques de leurs familles, assurant la scolarit? des enfants, les soins de sant? et le loyer. Les voir aujourd’hui priv?es de leur outil de travail ? leurs comptoirs r?duits en cendres, leurs marmites bris?es ?, c’est assister ? la destruction programm?e de la r?silience familiale. Comment, sans capital, sans soutien, pourront-elles se relever ? III. La destruction du capital et l’h?ritage bris? de l’entrepreneur Enfin, au-del? de l’?conomie de subsistance, c’est le tissu entrepreneurial camerounais qui est saign?.La perte d’un patrimoine et d’un avenir : Comment mesurer l’ampleur du d?sastre pour ces compatriotes qui, apr?s des ann?es de labeur et de sacrifices, ont vu leurs boutiques, ateliers et petites entreprises syst?matiquement pill?s, vandalis?s ou r?duits en cendres ? Ils ne perdent pas seulement un stock de marchandises ou un local ; ils voient s’envoler le fruit de toute une vie d’?pargne, l’h?ritage qu’ils comptaient transmettre ? leurs enfants, et l’emploi qu’ils procuraient ? leur communaut?. Leur demander « comment ils vont faire » revient ? leur demander de recommencer ? z?ro, sans moyens, dans un environnement de d?fiance et de peur. Conclusion : Une nation au bord du pr?cipice Ces questions ne sont pas rh?toriques ; elles sont le cri ?touff? d’un peuple confront? ? une r?gression sociale et ?conomique dramatique. La v?ritable inqui?tude n’est pas seulement dans les destructions visibles, mais dans l’effondrement silencieux qui suivra : l’appauvrissement g?n?ralis?, la perte de confiance, et la fracture durable du lien social. Le d?fi, pour le Cameroun de nos anc?tres, ne sera pas seulement de panser ses plaies, mais de retrouver les moyens de sa dignit? et les ressorts de son esp?rance. Dr BITANG Marcel Yves

bloc d'article, Grande interview

Jean-Paul Ngwem: ? quand la marmite est vide, la macro?conomie devient une langue morte ?

Un score, une strat?gie. D?cryptage du politologue. 35 % pour Tchiroma, c?est un score historique. Qu?est-ce que cela r?v?le selon vous ? C?est un tremblement de terre politique. Le Cameroun n?a pas l?habitude des surprises ?lectorales, surtout venant d?un homme que beaucoup voyaient comme quelqu?un en panne d?arguments apr?s avoir d?missionn? juste quelques mois avant le scrutin du 12 octobre 2025. Vous parlez de vote ? ventral ? ? Oui ! Les Camerounais n?en peuvent plus des discours sur les taux de croissance ou les autoroutes. Tchiroma a su transformer le d?sespoir collectif en capital ?lectoral. Le peuple a vot? avec son ventre, pas avec les bilans. Quand la marmite est vide, la macro?conomie devient une langue morte. Tchiroma a su parler ce langage oubli? : celui de la faim. Il a fait de la pauvret? un sujet noble et de la mis?re un drapeau. C?est ? la fois tragique et brillant.Comment expliquez-vous son immense succ?s aupr?s de la diaspora ?Il a retourn? la question de la double nationalit? ? son avantage. L? o? certains y voyaient une trahison, il en a fait un symbole d?ouverture. La diaspora s?est reconnue en lui parce qu?il est un pont entre deux mondes : celui du Cameroun des embouteillages et celui des papiers administratifs europ?ens. Pour une fois, les Camerounais de l??tranger ont eu le sentiment que leur voix comptait. Issa Tchiroma a souvent ?t? moqu? pour son style burlesque. Ce ton l?ger a-t-il jou? pour lui ? Absolument. Le Cameroun adore le rire, surtout quand tout va mal. Tchiroma a compris que l?humour est une arme politique redoutable. Il s?est pr?sent? comme un candidat du bon sens, celui qui dit tout haut ce que tout le monde chuchote. Le peuple s?est dit : ? Au moins, lui, il nous comprend ?. C?est de la communication ?motionnelle ? l??tat pur.Peut-on parler d?un vote de rupture ?Oui, mais pas id?ologique. C?est une rupture de patience. Les Camerounais ne veulent plus qu?on leur parle de b?ton, ils veulent du bouillon. Ce vote est une gifle symbolique adress?e au pouvoir central : ? vos routes sont belles, mais nos marmites sont vides ?. 35 %, c?est un bulletin d?humeur national. Comment r?agit le ? syst?me ? ? ce s?isme ? Avec incr?dulit?, comme vous pouvez l?imaginer. On fait semblant de ne pas comprendre, on cherche des causes techniques. Mais le message est clair : il existe un foss? entre la politique officielle et la r?alit? quotidienne. Tchiroma a mis le doigt ou la cuill?re dans la plaie. Et sur le plan sociologique ? Ce score r?v?le un ?lectorat en mutation. Les jeunes, les pr?caires, les citadins d?brouillards, la diaspora : ils ont trouv? en Tchiroma une figure anti-syst?me, mais joyeuse. Il ne promettait pas le paradis, juste de quoi survivre avec dignit?. C?est ce r?alisme qui a s?duit. Certains disent que c?est un vote de la d?rision. Vous ?tes d?accord ? Oui, mais attention : la d?rision n?est pas la b?tise. C?est la sagesse du peuple quand il a tout essay?. Quand on rit du pouvoir, c?est qu?on n?en a plus peur. Le burlesque de Tchiroma, c?est une forme de r?sistance douce. Derni?re question : que reste-t-il apr?s ce s?isme ? Une ?vidence. Le Cameroun n?a pas chang? de pr?sident, mais il a chang? de conversation. On ne parle plus d?inaugurations, on parle de survie. Et ?a, c?est d?j? une r?volution silencieuse. Propos recueillis par JRMA

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