A certains endroits de la capitale, le ciel est tomb? sur la t?te de quelques promoteurs de petites affaires.

Ce vendredi matin Fortune, jeune m?re habitant le quartier Barri?re ? Yaound?, maudit le ciel face ? son poulailler ravag? par la pluie de la veille. ?C?est 35 poules et coqs du village, d’une valeur de plus de 700.000 FCFA, qui sont partis?, ?value-t-elle. Et cette ?norme perte tombe au moment de liquider une commande de 7 poules faite par un naturopathe. ?Qu’est-ce je vais dire ? mon client? Et comment je fais pour honorer les autres commandes??, s’interroge la dame en sanglots. Elle qui donne les poussins aux autres est d?sormais oblig?e de redemander la souche puisqu?il ?faut au moins 3 ans pour reconstituer un tel poulailler?.
Autres endroits
Ina, ressortissante de la r?gion de l’Extr?me-Nord du Cameroun, a perdu son espace de vente de Bili – Bili (breuvage traditionnel de l?Extr?me-Nord du Cameroun fait ? base de ma?s). La faute au vent pluvieux du jeudi 20 f?vrier 2025, qui a emport? le hangar nouvellement construit. ?J’inaugure mon petit bar le 11 f?vrier, en moins de dix jours, tout est parti. C’est quelle malchance?? Pour autant, la commer?ante ne se d?courage pas. Sa capacit? de r?silience est dop?e par l’enthousiasme qu’elle affiche pour remettre sur pied sa structure. Cette apr?s-midi du vendredi 21 f?vrier, elle d?barque avec des t?les neuves. Elle veut voir son ?affaire? red?marrer. ?Mes clients ne doivent pas chercher o? boire le Bili – Bili?, confie- t-elle aux personnes venues voir ce qui s?est pass?.
A Nkongoa, ?Main coup?e? le Burundais et Yves le charpentier d?montent la toiture qui prot?ge le conteneur de sa compagne. ?L?eau de pluie stagne au-dessus du conteneur et s’infiltre dans la boutique?, dit-il. Les d?g?ts sont importants: alv?oles d’?ufs, trois sacs de farine, de sucre et de lait en poudre sont tremp?s. C’est avec une mine grave que ces ressortissants Burundais parlent des pertes de leur boutique. Selon ?Main coup?e?, ?les pertes financi?res sont de 600.000 FCFA au minimum?. Pour ne pas subir les m?mes d?sagr?ments, Yves le technicien ?tablit des besoins de l?ordre de 300.000 FCFA.
Andr? Gromyko Balla