Qu?est-ce qui manque encore aux Etats de l?Afrique centrale et de l?Est pour asseoir des chaines de valeur autour des produits de grande consommation que sont la viande, le poisson, le ma?s et le riz?

La Commission ?conomique des Nations unies pour l?Afrique (CEA) aborde la question dans une ?tude publi?e courant octobre 2024 o? est pos? le probl?me de la faible contribution de l?Afrique au commerce mondial sur ces produits sp?cifiques (6% de la production mondiale de toutes les viandes confondues, 7% de poissons, 5% pour le riz et 10% pour le ma?s). A cela, elle ajoute un manque notoire d?infrastructures de qualit?. Notamment les unit?s de transformation, les chambres froides, les syst?mes de transport et de stockage, les installations de nettoyage et de d?sinfection, les laboratoires d?analyse, et les installations de traitement des eaux us?es. Toutes choses qui, mises aux normes, comptent pour l?acc?s aux march?s internationaux. ?La transformation industrielle agricole requiert des investissements importants pour l’acquisition d’?quipements modernes, la formation du personnel et le d?veloppement de technologies innovantes. Malheureusement, les ZES (Zones ?conomiques Sp?ciales) en Afrique centrale et en Afrique de l’Est ont du mal ? attirer les investisseurs en raison, de leur absence de m?thode et d?approche telle que celle pr?conis?e par la FAO, de l’instabilit? politique, du manque de transparence, de nombreux couacs dans la gouvernance. Sans un financement ad?quat, il est difficile de d?velopper des capacit?s de transformation industrielle agricole et d’am?liorer la qualit? des produits alimentaires?, mart?le la CEA. Elle appelle les Etats ? maximiser sur la coop?ration r?gionale, optimiser l?investissement dans l?agriculture, ainsi qu?? entretenir des ?changes commerciaux infrar?gionaux bien r?gul?s.
Louise Nsana