Industrialisation des ?conomies: Comment se positionner ? la hauteur du temps pr?sent et futur Industrialisation des ?conomies:

Panorama des pistes propos?es par quelques experts pr?sents ? la deuxi?me ?dition de l?Economie Business Summit.

Pris individuellement, les pays de la Communaut? ?conomique de l?Afrique centrale (Cemac) ont des tissus ?conomiques faibles. Le niveau actuel de l?industrialisation des ?conomies demeure faible en termes d??quipements, de la technologie et de la productivit?. R?sultat: une offre de production insuffisante pour satisfaire la demande locale. Pour justifier tous ces manquements, le directeur technique national du Centre des r?seaux des fili?res de croissance (CRFC) pointe la faible valorisation des fili?res productives. Jean D?apr?s Marie Etoga Awoumou, la valorisation d?une chaine des valeurs devrait int?grer et prendre en compte l?identification du march? pour orienter la production. ?Le p?le de production, de transformation et commercialisation sont et doivent ?tre en harmonie et en synergie?, souligne-t-il.

PMEs
Dans ce contexte, explique Victor Nkolo Mbassa (directeur ex?cutif du Centre national de promotion des ?changes du Cameroun de l?organisation non gouvernementale de promotion et des investissements, CNPE), l?Afrique centrale doit cr?er un mod?le d?entreprise mieux adapt? au d?veloppement industriel. ?On doit se baser sur les PMEs l?un des leviers qui permettent de rattraper la comp?titivit? industrielle qui, elle-m?me, d?pend de la demande, laquelle est, ? la fois, domestique et internationale?, d?montre-t-il.
Pour Raoul Keddy, cela fait appel au p?rim?tre des m?tiers exerc?s par les grandes entreprises, aux relations des entreprises entre elles, ainsi qu?? l?environnement r?glementaire, fiscal, financier. Selon ce fondateur, manageur et directeur d?entreprise, la t?che fondamentale de la politique industrielle est, alors, de cr?er les conditions d?un cadre bien structur?. ?Pour accompagner les PMEs, il faut des facilitations, il faut des lois d?accompagnement, car ? la v?rit?, des goulots d??tranglement restent d?actualit?. Car le d?veloppement des petites et moyennes entreprises, essentiel dans la perspective de constituer un tissu industriel coh?rent et efficace, est tributaire de l?environnement r?glementaire?, souligne-t-il. Il poursuit d?ailleurs, pour industrialiser la zone Cemac, il faut ? la base revoir les formations des apprenants. Doter aux apprenants les stages professionnels.

Import-substitution
Parler de l?industrialisation renvoie ? la politique de consommer ce qu?on produit, et que l?on produise ce qu?on consomme. Pour parvenir ? ce r?sultat, l?on doit observer le volume du march?. Or c?est l?inverse. Cependant l?on a de la mati?re premi?re inexploit?e. Le Cameroun importe 4200 tonnes par an d?amidon de l?industrie, nous consommons l?amidon alimentaire, le volume des importations de l?amidon est estim? ? 800 milles tonnes. La transformation de cette mati?re est artisanale, 38 millions de baguette de pains sont consomm?s chaque jour. Il faut valoriser les produits locaux, il y a un march? de consommation qui doit ?tre capitalis?. Pour parvenir ? ce r?sultat, il faut que les entrepreneurs portent des projets bancables, pour les facilitations.

Olivier Mbessit?

De la d?composition ? la recomposition

Ce qui lui ?chappe peut-?tre: le r?ve, la strat?gie. Toutes choses dont la politique ?conomique d?Afrique centrale cherche ? s?emparer pour exploiter son potentiel industriel. Et la proposition faite ? Yaound? lors de la deuxi?me ?dition de l?Economie Business Summit: est que la sous-r?gion fasse non pas ce qui lui ?chappe, mais ce qu?il faudrait qu?elle soit en mati?re de comp?titivit? ?conomique. Quand tout, dans l?air du temps, justifie l?urgence de la sortie d?un horizon presque bouch?, des experts r?unis dans la capitale camerounaise sont venus construire un projet b?ti autour des leviers de comp?titivit?. Ils scandent tous que l?Afrique centrale devrait mobiliser ses ?nergies si elle veut que la phase actuelle de d?composition ?conomique laisse place ? une phase de recomposition. Il s?agit pour Thierry Ekouti, directeur de publication du quotidien camerounais L?Economie, de pense comment ?structurer les ?conomies de l?Afrique centrale dans un march? international, en les rendant davantage comp?titives?. Les pays de la zone Cemac Gabon, Tchad, la Guin?e Equatoriale, la R?publique centrafricaine doivent pour ce faire prendre en compte ?les vuln?rabilit?s socio?conomiques et environnementales, identifier les ?l?ments d?attractivit? capital humain, capital financier, infrastructures, gouvernance ?conomique march?) et d?finir la comp?titivit? ?conomique, la comp?titivit? des produits et la comp?titivit? des co?ts?, laisse entendre Thierry Ekouti. Selon ses dires c?est sur cette base que les entreprises publiques et priv?es peuvent assurer ? la fois l?effectivit? de l?import-substitution et augmenter les parts de march?, la qualit?, et la sophistication des produits et services. Cela passe par la valorisation des chaines des valeurs et la cr?ation d?un mod?le d?entreprise mieux adapt? au d?veloppement industriel. Cela passe ?galement par la mise en ?uvre de bonnes strat?gies de financement des projets et des choix ?nerg?tiques peu couteux. Telles que pos?es, ces pistes constituent les grands axes du pr?sent zoom.

Olivier Mbessit?

Energies renouvelables : Encore en p?riode d?essai

Le tissu industriel d?Afrique centrale profite peu ? peu du d?veloppement du solaire, de la biomasse et de l??olien.

D?lestages au quotidien; barrages hydro?lectriques sont construits ? coup des milliards; d?ploiement in?gal selon les fili?res et leur efficacit? frein?e par des proc?dures administratives trop lourdes; rapports tendus entre acteurs intervenant dans le secteur de l??lectricit?; de fausses solutions qui fleurissent et font abstraction du lien entre la comp?titivit? ?conomique et l??lectricit?; ? l??chelle du pays, l?offre ne parvient pas ? suivre la demande? Pour orienter la discussion portant sur le d?veloppement des ?nergies renouvelables en Afrique centrale, la deuxi?me ?dition de l?Economie Business Summit se sert du Cameroun comme cadre d?analyse. Faisant ?cho aux groupes de travail mis en place dans la sous-r?gion, les experts r?unis ? Yaound? r?affirment donc en cons?quence la n?cessit? d??tablir ?une strat?gie ?nerg?tique plus concert?e et coh?rente en vue de l?adoption des ?nergies renouvelables (solaire, biomasse, ?olien) comme alternative?.

Efforts
Les ?tats en zone Cemac encouragent les acteurs ? se tourner dans ces ?nergies propres. Pour montrer sa bonne volont? l?Etat en 2024 sur la loi des finances du Cameroun a introduit une mesure int?ressante qui pr?voit ?l?exon?ration ? l?importation de certains droits, les taxes, les douanes et ces exon?rations concernent les ?quipements et mat?riels de production?, fait savoir Jessica Fukeu Tchoua, fiscaliste. Au Tchad, la l?gislation a fait un pas ? avant. En 2020, la l?gislation du Tchad pr?voyait un ?r?gime tr?s incitatif, un r?gime politique dans la sous-r?gion dans la mesure o?, elle a d?tax? de mani?re quasi-totale le secteur des ?nergies renouvelables, pour ce qui est des importations l?on a droit ? une exon?ration de certains droits et taxes ? l?importation , tous les produits qui ont trait ? la production, il y a une exon?ration de TVA sur les emprunts destin?s ? financer les projets dans le secteur de l??nergie renouvelable?, explique-t-elle.

Olivier Mbessit?

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