À l’Est-Cameroun : la Suisse mise sur les petits projets et les grands besoins

À Bétaré-Oya et Gado, l’approche suisse de la coopération se veut concrète : partir des besoins des communautés, soutenir les acteurs locaux et mesurer l’action à ses effets sur le quotidien.

À Betaré Oya, les communautés locales au centre de la démarche helvétique

À Bétaré-Oya, le Consul de Suisse, Roland Brun, est venu voir ce que deviennent, sur le terrain, les soutiens accordés par l’Ambassade à travers son programme des Petits Projets. Avec ASCOVIME, la coopération suisse accompagne une campagne médicale qui rapproche les soins des populations. Médecine générale, maternité, dentisterie, ophtalmologie, laboratoire, chirurgie : une palette de services déployée au plus près des habitants, dans une localité où l’accès aux soins reste un enjeu quotidien.

Partenariat
La méthode repose moins sur la multiplication des grands dispositifs que sur l’appui à des initiatives capables d’agir directement auprès des communautés. ASCOVIME apporte ses équipes, son expérience et sa capacité de mobilisation ; le soutien suisse contribue à rendre cette intervention possible.
Lors de sa visite, Roland Brun a échangé avec les équipes engagées sur le terrain. Une manière de vérifier que la coopération ne reste pas confinée aux bureaux, mais se traduit par des consultations, des diagnostics et des soins.
À Gado, l’action change de registre. Dans le camp de réfugiés et les communautés environnantes, ASCOVIME a contribué à distribuer des livres et du matériel scolaire aux enfants. Ici encore, l’approche privilégie les besoins immédiats des populations. Après la santé, l’éducation : donner aux enfants les moyens de poursuivre leur apprentissage, malgré les difficultés liées à leur environnement et aux déplacements de populations.

Impact
De Bétaré-Oya à Gado, les « petits projets » dessinent ainsi une coopération à échelle humaine. Pas de grand spectacle, mais des interventions ciblées, des partenaires locaux et des bénéficiaires identifiables. La logique suisse tient peut-être dans cette équation simple : investir là où les besoins sont concrets, accompagner ceux qui savent agir et regarder, sur place, ce que produit le soutien. Dans l’Est camerounais, la diplomatie se mesure alors moins aux discours qu’à une consultation médicale, un soin prodigué ou un livre remis à un enfant.

Ongoung Zong Bella

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut