Soyons nous-même!

Nos ancêtres se saluaient tous les matins avant d’aller au champ. Chacun se préoccupait du bien-être de l’autre.

À ce moment là, il n’y avait ni cellulaire ni tablettes ni réseaux sociaux. Seul le contact était privilégié. Aujourd’hui, des frères, des parents peuvent passer des jours, des mois, voire des années, sans se voir, sans se rendre visite, sans se parler. Est-ce normal? Comment peut-on éternellement éviter sa famille? Comment peut-on fuir son propre village sous prétexte qu’il héberge des sorciers? Arrêtons de vivre repliés sur nous-mêmes. Car, le jour où nous apprendrons le décès de celui que nous appelons abusivement frère, ce sera trop tard et nous n’aurons que des regrets. Certains font l’effort de prendre des nouvelles des autres. Ce n’est pas parce qu’ils veulent leur argent, Ni parce qu’ils ne peuvent pas vivre sans eux, Ni parce qu’ils s’ennuient. Ils le font parce que c’était l’habitude de nos ancêtres de se préoccuper de l’état de santé physique, morale, financière du voisin, parce que c’était de cette manière que nos aïeux vivaient la fraternité et la solidarité. Ne laissons pas nos parchemins, grades, postes et comptes bancaires nous faire croire que nous n’avons pas besoin des autres. La vie est si courte. Parlonsnous. Prenons les nouvelles les uns des autres. Ne perdons pas nos valeurs. Soyons nous-mêmes.

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