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Criminalit? transnationale: l?odieux en Afrique centrale

Les mots n?ont pas tari en quatre jours au palais des Congr?s de Yaound? pour d?crier les formes de criminalit? en Afrique centrale. La Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac), l?Institut des ?tudes de s?curit? (ISS), l?Organisation internationale de la police criminelle (OIPC-Interpol) et le Comit? des chefs de police d?Afrique centrale (CCPAC) ont vid? leurs sacs. Non sans baisser la garde ? travers un rapport sur la situation attendue dont la pr?sentation effective fait l?objet d?une r?solution de la 3e r?union des chefs de police et du 23e forum des ministres en charge de s?curit? dans la sous-r?gion. Trafic de stup?fiants, drogues et faux m?dicaments, crimes transnationaux, enl?vement et prises d?otages, exploitation des ressources, traite humaine, utilisation des engins explosifs, vol de v?hicules, cybercriminalit?, terrorisme, sont entre autres les r?currences du document soumis ? l?information des ministres en charge de la s?curit?. ?Une infraction peut se commettre ici au Cameroun et avoir des cons?quences en R?publique d?mocratique du Congo et au Tchad. Avec les moyens de communication d?velopp?s, on peut partir du Cameroun aujourd?hui et arriver ? Kinshasa, passant par Sangmelima, Ouesso, Brazzaville et on traverse le fleuve. Le fleuve Congo peut ?tre travers? en moins de 15 minutes et l?on se retrouve ? Kinshasa. Donc les infractions peuvent avoir des ramifications dans tous les pays d?Afrique centrale. Nous devons monter des strat?gies pour lutter contre ces ramifications?, illustre le chef de bureau central Interpol ? Kinshasa, le g?n?ral De Gaulle Matangi Mbolo Deco. Il n?est pas encore possible d?en connaitre les profondeurs. Mais le vocabulaire ?manant de Yaound?, du 17 au 20 septembre 2024, fait r?f?rence ? un d?veloppement de la situation rapport?e dans l???valuation strat?gique de la criminalit? organis?e dans la r?gion de l?Afrique centrale? publi?e en 2019 par Interpol. L?organisation y parle sp?cifiquement de braconnage, de coupe ill?gale de bois et trafic de bois d??uvre, de minerais pr?cieux, de diamant, d?exploitation aurif?re ill?gale, de criminalit? financi?re, vol de b?tails et de voitures, flux illicites de fonds et d?avoir, de trafic d?armes l?g?res et de petit calibre, vol organis? et vol avec violence, infraction de facilitation et activit?s criminelles convergentes, trafic de migrants, entre autres. ?Les conflits cr?ent des conditions favorables au d?veloppement de puissantes organisations criminelles et leur offrent ?galement la possibilit? d?accro?tre leur influence et leurs profits. Ces organisations sont souvent enclines ? encourager la violence de mani?re ? garantir la persistance des march?s criminels dans l?espoir de se cr?er de nouvelles occasions de r?aliser des profits?, apprend-on. Opportunit?s ?conomiquesSi la situation s?curitaire figure au premier rang des pr?occupations des gouvernements (dont la R?publique d?mocratique du Congo dans le cadre du CCPAC) et de la Commission de la Cemac, c?est que l?Afrique centrale a soif de d?veloppement. Dans un contexte de pr?carit?, avec des services publics insuffisants, le manque d?opportunit?s ?conomiques, la porosit? des fronti?res, la crise de d?placements, et de g?n?ralisation des conflits dans l?espace communautaire, les gangs et les bandes organis?es ont pu trouver terreau dans la sous-r?gion. Par ailleurs, ces derniers, loin de se suffire avec les pays conquis, cherchent sans cesse ? ?tendre leurs activit?s au-del? des fronti?res ; ramifiant ainsi chaque fois ?les march?s illicites mondiaux?, selon des termes d?Interpol. Face ? cette menace en perp?tuelle mutation, les autorit?s en charge de l?application de la loi sont d?bord?es. Ce qui justifie la synergie des forces, promue tout au long de cette 4e r?union des chefs de polices et du 24e Forum des ministres concern?s. L?Afrique centrale est par ailleurs engag?e dans un processus d?int?gration ?conomique, avec en vue la cr?ation d?un march? commun r?gional et l?adh?sion ? la zone de libre-?change continentale (Zlecaf). Toutes ces opportunit?s entraineront ? terme un renforcement du tissu industriel et la comp?titivit? des entreprises. Une cause constamment mise en danger par l?ins?curit?. ?Pour la Commission de la Cemac, la pr?servation de la s?curit? constitue une exigence cruciale pour garantir l?effectivit? de l?int?gration r?gionale, en stimulant les affaires. La s?curit? rassure les investisseurs et encourage les talents. Je remercie particuli?rement pour l?introduction de deux dossiers importants pour la Cemac ? l?ordre du jour. Notamment l??tat d?avancement du projet Cemac-Interpol pour la s?curisation des fronti?res et l?op?rationnalisation de la Brigade mixte. Ces deux projets vont favoriser la libre-circulation des biens et des services dans l?espace Cemac?, d?clare le pr?sident de la Commission de la Cemac, Baltasar Engonga Edjo?o. Libre-circulationL?un des principaux changements d?coulant du processus en cours d?int?gration est la libre circulation des biens et des personnes dans l?espace Cemac. Elle est ouverte ? tous les ressortissants de la sous-r?gion, sauf les malfaiteurs. Les enjeux de la libre circulation dans les relations entre les Etats de la zone laissent voir qu?il n?est plus envisageable de freiner des quatre fers. Aussi, le Conseil des ministres en charge de la s?curit? recommande aux directeurs des polices de terre et des fronti?res de ?mettre ? la disposition de tous les postes de fronti?re, des copies de l?article 3 du r?glement sur la politique commune d?immigration et de protection des fronti?res sign? le 1er avril 2019. Selon cet article, tout citoyen ayant ses titres identitaires ? jour a le droit de circuler librement ou de s?journer dans un autre pays membre de la Cemac, pour une dur?e n?exc?dant pas trois mois?. Comme un pr?requis au contr?le des identit?s, cet exercice est adoss? ? la pr?sentation de documents exig?s: une carte nationale d?identit? biom?trique, une carte d?identit? Cemac et un passeport biom?trique. Louise Nsana ?Objectif atteint? Les mots supra sont du ministre d?Etat, secr?taire g?n?ral de la pr?sidence de la R?publique du Cameroun, Ferdinand Ngoh Ngoh, lors de cl?ture ce 20 septembre 2024 du 24e Forum des ministres en charge de la s?curit? en Afrique centrale. ?Apr?s avoir suivi avec grand int?r?t le rapport qui a sanctionn? les travaux, je constate que l?objectif a ?t? largement atteint. Je me r?jouis pleinement des probl?matiques abord?es au cours de ce forum. Cela traduit une parfaite convergence de vues entre les Etats de la sous-r?gion sur l?imp?ratif de b?tir ensemble une riposte

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2025-2050 : le Per new-look, tenants et aboutissants

Le nouveau Programme ?conomique r?gional se veut int?gr?, ?mergent et socialement prosp?re. La Commission de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) veut disposer d?un nouveau Programme ?conomique r?gional (Per), qui s??talera sur la p?riode 2025-2050. ?C?est une v?ritable strat?gie coh?rente de d?veloppement, en vue d?acc?l?rer l?int?gration r?gionale et le d?veloppement socio?conomique des Etats de la Sous-r?gion?, indique Baltasar Engonga Edjo?o, pr?sident de la Commission de la Cemac. Ce nouveau Programme, ax? sur la recherche de l?efficacit? et l?atteinte des r?sultats concrets, devrait ?tre assorti d?objectifs sp?cifiques pr?cis par axe, de crit?res de r?alisation bien d?finis, d?indicateurs de performance et des d?lais pr?cis de r?alisation de chacune des actions, r?formes et mesures identifi?es ainsi que des crit?res d??valuation.L?objectif principal du nouveau Per est de faire de la zone Cemac, ?un espace ?conomiquement int?gr?, ?mergent, socialement prosp?re, culturellement riche, o? la s?curit? et la paix r?gnent durablement? mart?le le pr?sident de la Commission de la Cemac. De plus, continue-t-il, le nouveau document devrait se fonder sur ?l?Etat de droit, la bonne gouvernance et la d?mocratie, par la cr?ation d?une communaut? moderne, ouverte ? l?innovation et ? la technologie, unie, solidaire et tol?rante, contribuant efficacement ? l?am?lioration constante de la qualit? de vie de toutes les populations?. Il s?agit de pr?voir une matrice des principales actions de mise en ?uvre du nouveau programme afin de traduire en actions concr?tes les d?cisions et orientations des chefs d?Etat de la Cemac. Pour que la Cemac soit une ?conomie ?mergente ? l?horizon 2050, ?ce nouveau Per est fond? sur une hypoth?se r?aliste d?un taux de croissance moyen du PIB par habitant en termes r?els de la Communaut? de 5% au cours de la p?riode 2025-2035 et de 7,5% entre 2035 et 2050? affirme le pr?sident de la Commission de la Cemac. Axes strat?giquesPour atteindre l?objectif principal, le nouveau Per table sur les diff?rents axes strat?giques, en l?occurrence le d?veloppement des infrastructures de base et le renforcement de l?int?gration r?gionale pour la comp?titivit? des ?conomies de la sous-r?gion; la mobilisation du financement ? travers l?organisation des tables – rondes dans l?espace Cemac ou dans les pays amis; le d?veloppement des ?changes intracommunautaires et la pr?paration de la Cemac ? tirer le meilleur profit des potentialit?s de la Zone de libre-?change continentale (Zlecaf); la production et distribution d?une ?nergie stable, verte et accessible aux populations; l?acc?l?ration des r?formes structurelles; la diversification ?conomique, le d?veloppement industriel et le d?veloppement du secteur priv?; la mise en ?uvre de la strat?gie communautaire d?import-substitution; le d?veloppement du capital humain, de l??conomie num?rique, de la recherche et de la technologie; la protection de l?environnement et la transformation des mati?res premi?res et des ressources naturelles, en vue de la gestion durable des ?cosyst?mes, de la conservation de la biodiversit? et du d?veloppement durable; la promotion et valorisation du tourisme, du patrimoine culturel et artistique en Afrique centrale.?Le suivi de la mise en ?uvre des actions sera assur? par les Etats membres, les Institutions sous-r?gionales (Commission de la Cemac, Beac, Bdeac, Pref-Cemac, etc.) qui en rendront compte r?guli?rement aux hautes autorit?s comp?tentes de notre Communaut?, pour appr?ciation ou orientations n?cessaires ? donner?, pr?cise Michel-Cyr Djiena Wembou, secr?taire permanent du Pref-Cemac. R?sultats escompt?sLes populations attendent de ce nouveau Per un cadre de vie d?cent, garantissant les conditions optimales pour l??ducation, la sant?, la s?curit?, et la transformation structurelle des ?conomies de rente vers des ?conomies de production fortes, inclusives, vertes et durables. Il est important de souligner, dans cet ordre d?id?e, qu?un accent particulier sera mis sur ?le dispositif de mise en ?uvre du nouveau Per au niveau r?gional et national, et ensuite sur le m?canisme de suivi/?valuation, seules conditions pour l?atteinte des r?sultats?, rassure Baltasar Engonga Edjo?o. Il convient ?galement de pr?ciser que ce nouveau Per s?inspire des ?exp?riences asiatique et sud-am?ricaine et en s?appuyant sur l?hypoth?se d?un taux de croissance potentiel de 7% du revenu par habitant de la Cemac?. Le co?t estimatif de sa mise en ?uvre est ?valu? ? 56.466 milliards de FCFA. Diane Kenfack

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Cemac-Ohada: les textes juridiques en travail pour am?liorer les affaires en Afrique centrale

In?dit. L?Organisation pour l?Harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada) et la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) vont travailler main dans la main. Les balises de cette coop?ration g?opolitique sont pos?es depuis le 19 septembre dernier ? Yaound?. Sous les auspices du pr?sident de la commission de la Cemac Baltasar Engonga Edjo?o, les deux parties envisagent signer une convention g?opolitique de partenariat pour encadrer le monde des affaires en zone Cemac dans les prochains jours. Concr?tement, l?Ohada compte traduire les textes juridiques sur les activit?s ?conomiques dans toutes les langues officielles de la sous-r?gion, comme souhait? par la Commission de la C?mac. ?L?un des axes essentiels de la g?opolitique aujourd?hui c?est la question de la traduction des textes. Nous sous assurerons que les textes qui existent dans le cadre de la vulgarisation sont effectivement dans la langue de celui qui devrait ?tre le destinataire. L?op?rateur ?conomique qui parle espagnole doit avoir les textes en espagnol ; l?avocat ou l?huissier de justice parlant anglais ou arabe doit avoir le texte dans sa langue de pr?dilection?, indique le Pr Mayatta Mbaye, Secr?taire permanent de l?Ohada. M?me si cet organisme compte en plus du fran?ais, l’anglais, l’espagnol et le portugais. Pour le pr?sident de la Commission de la Cemac, cette traduction des textes dans les diff?rentes langues ? permet une meilleure int?gration des Hommes, pour mieux faciliter les ?changes?. Baltasar Engonga Edjo?o affiche son optimisme. La coop?ration annonc?e va ? n?en point doute solidifier la coop?ration Cemac-Ohada, pour contribuer ? la libre circulation des personnes et des biens, dans une zone C?mac confront?e ? de nombreuses barri?res li?es aux langues officielles, h?ritage de la colonisation. Ce qui va d?cloisonner les barri?res et renforcer l??conomie au sein de l?espace Cemac, ? l?aune de la Zone de libre-?change continentale africaine (Zlecaf).L’Ohada est une organisation appeler ? collaborer avec la Cemac au vu de ses missions. Celles-ci encouragent la cr?ation d’entreprise, l’attrait des investissements et la promotion du d?veloppement socio-?conomique. Cette int?gration va au-del? de la Cemac. En effet, 17 pays sont membres de cette institution judiciaire, avec en bonne place les pays francophones de l’Uemoa. Andr? Gromyko Balla

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