Tchad

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Paul Biya; vraiment vivant? all?luia, all?luia

Le pr?sident de la R?publique du Cameroun a regagn? Yaound? le 21 octobre 2024, apr?s un long s?jour ? l’?tranger ?maill? de rumeurs sur sa mort. Le grand Sphinx de l’Afrique Centrale refait surface, impassible et imperturbable, une fois encore, apr?s avoir d?fi? les pr?dictions lugubres de ceux qui r?vent de son cr?puscule. Depuis des semaines, ces scribes de l?ombre, retranch?s dans leurs officines de la rumeur, s?excitent ? l?id?e de son effacement. ? O? est Paul Biya ? ?, lancent-ils, croyant peut-?tre que la r?p?tition de leur mantra pourrait mat?rialiser leurs fantasmes. Ils esp?rent l?effacer par la seule force de leurs conjectures. Et pourtant, le voici, majestueux, indiff?rent ? ces vaines tentatives de destabilisation. Ses voyages en Chine, en France, son s?jour en Suisse ? Tout cela rel?ve d?une strat?gie m?rie, conduite avec la rigueur d?un chef d?orchestre. Rien n?a ?t? laiss? au hasard. Mais les th?oriciens du complot, eux, sautent sur chaque soup?on, le d?forment, l’?tirent, jusqu?? le rendre conforme ? leur r?cit morbide. Face ? cette absurdit?, le Cabinet Civil et le Gouvernement ont eu ? opposer des d?mentis clairs et sans ambigu?t?, balayant ces ?lucubrations grotesques. Ainsi, ? chaque retour, Paul Biya rappelle ? ses contempteurs qu?il demeure, qu?il n?a pas disparu dans l?ombre comme ils l?esp?raient. Non, il revient et ce retour leur fait l?effet d?un couperet. Car c?est l? toute la puissance du Sphinx : ne pas c?der ? l?hyst?rie de ses adversaires, mais r?gner avec constance. Face aux temp?tes m?diatiques, il reste droit, impassible, tandis que ses d?tracteurs s?essoufflent. Comme l?a dit un illustre contemporain : « N’ayez pas peur. » Paul Biya, lui, n?a jamais eu peur. Il avance, in?branlable, tandis que ceux qui s?agitent dans l?ombre finissent par se noyer dans leurs propres ?lucubrations masturbatoires. Le message qu?il leur adresse est aussi clair qu’impitoyable : continuez ? vous agiter, ? chercher des signes de faiblesse, pendant que lui, fort de son silence, continue de r?gner. Le Sphinx ne se laisse pas troubler par les cris des charognards ; il les contemple, les surplombe et leur silence forc? est son plus grand triomphe. Face ? l’Atlantique, le 22 octobre 2024

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Diff?rend frontalier Gabon-Guin?e Equatoriale?: les yeux riv?s sur la Haye

La Cour internationale de justice (CIJ) m?ne son d?lib?r? sur le diff?rend frontalier opposant la Guin?e Equatoriale et le Gabon, deux pays d?Afrique centrale. La d?cision attendue? fait suite ? la fin des audiences de fonds tenues du 30 septembre au 4 octobre 2024. De mani?re pr?cise, l?instance judiciaire de l?Organisation des Nations unies (Onu) est appel?e ? ?dire si les titres juridiques, trait?s et conventions internationales, invoqu?s par les parties font droit dans les relations entre la R?publique gabonaise et la R?publique de Guin?e Equatoriale s?agissant de la d?limitation de leurs fronti?res maritimes et terrestres communes et de la souverainet? sur les ?les Mbani?, Cocotiers et Conga?, fait savoir un communiqu? de la CIJ. Les textes soumis au jugement de la CIJ rel?vent des tentatives de r?glement de ce diff?rend historique par les colons fran?ais et espagnoles. Notamment: la Convention sp?ciale sur la d?limitation des possessions fran?aises et espagnoles dans l?Afrique Occidentale, sur la C?te du Sahara et sur la C?te du Golfe de Guin?e du 27 juin 1900?et la Convention d?limitant les fronti?res terrestres et maritimes de la Guin?e Equatoriale et du Gabon du 12 septembre 1974. Apr?s des d?cennies enti?res de litiges juridiques et d?incidents autour des espaces querell?s les deux parties sont parvenues le 15 novembre 2016 ? un compris sous les pr?sidents Ali Bongo Ondimba (Gabon) et Obiang Nguema Mbasogo (Guin?e Equatoriale). Lequel, entr? en vigueur en 2020, a ouvert la voie ? la proc?dure pendante devant la CIJ depuis le 5 mai 2021. Louise Nsana

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Fronde : Mbembe et sa clique ne sont pas attaqu?s gratuitement

I l y a des gens, comme Fran?ois Soudan, le fran?africain de « Jeune Afrique », hebdomadaire au service de la France esclavagiste et n?ocolonialiste, qui se demandent pourquoi l’historien camerounais Achille Mbembe est attaqu? depuis qu’il a copilot? le sommet de Montpellier (8 octobre 2021) o? Macron avait r?uni des jeunes du continent tri?s sur le volet pour leur raconter des balivernes. Non, Mbembe n?est pas attaqu? gratuitement. Nous ne faisons que critiquer sa nouvelle posture qui va ? contre courant des aspirations actuelles du continent. Soudan devrait savoir que chaque fois que Mbembe a fait une bonne chose, je ne me suis pas priv? de le f?liciter. Par exemple, j’avais fait en 1988, dans la revue j?suite congolaise « Telema », une ?logieuserecension de son essai « Afriques indociles » (Paris, Karthala) qui n?est gu?re tendre avec les dictateurs africains et la France qui lessoutient et les prot?ge. J’ai applaudi quand il a affirm? dans « Telerama » du 8 octobre 2010 que les Africains devraient oublier la France qui, selon lui, n’est pas le centre du monde et n’a plus rien ? offrir aux Africains. La v?rit? est que Mbembe ne faisait, en s’exprimant de la sorte, que reprendre l’analyse magistrale de Frantz Fanon dans « Les Damn?s de la terre ». Il a piqu? ?achez Fanon sans le citer, ce qui est malhonn?te. J’ai ?t? ?tonn? de le voir voler au secours de la France en octobre 2021 en faisant croire que la politique africaine de la France avait positivement chang?, ces derni?res ann?es alors que, demon point de vue, la France a fait pire en multipliant ses bases militaires et en utilisant le terrorisme pour d?stabiliser les pays o? on a d?couvert des minerais. J’ai ?t? choqu? d’apprendre que Mbembe a re?u de Macron 50 millions d’euros pour promouvoiren Afrique une d?mocratie dont tout le monde admet aujourd?hui qu’elle n’existe plus, les peuples europ?ens ?tant dirig?s et exploit?s par une oligarchie de plus en plus arrogante et cupide. La fondation pour l’innovation de la d?mocratie sera bas?een Afrique du Sud et sera dirig?e par le S?n?galais Souleymane Bachir Diagne qui avait pourtant critiqu? le sommet de Montpellier et n’y avait pas particip?. C’est cette incoh?rence, cette faiblesse devant l’argent et cet aplatissement devant un pays dont on a dit hier qu’il ne valait plus rien et qu’il ne pouvait rien apporter aux Africains, que je ne supporte pas. Achille Mbembe est indiscutablement talentueux, mais il n?est pas le plus intelligent, ni le plus dipl?m?, ni l’Africain qui a ?crit le plus de livres. Qu’est-ce qu’il poss?de de plus que Aminata Traor?, Ambroise Kom, Boubacar Boris Diop, Nicolas Agbohou ou Mamadou Koulibaly? Ceux qui pensent que Mbembe est jalous? sont tout simplement ridicules. « Jeune Afrique » et certains milieux fran?ais qui vivent de l’exploitation de l’Afrique veulent nous imposer Mbembe, Bachir Diagne et d’autres larbins comme lesplus grands penseurs du continent. Non, cette forfaiture ne passera pas car l’Afrique sait qui d?fend ses int?r?ts et qui est en train de la trahir. ?tre content de manger ou de prendre des photos avec Macron, prendre sa d?fense, empocher son argentapr?s avoir accus? la France d’avoir assassin? Ruben Um Nyob? qui ne demandait que la vraie ind?pendance pour le Cameroun, ce n’est pas une r?ussite mais un ?chec. C?est se renier. Je ne sais pas si un tel homme peut encore se regarder dans la glace.Je ne sais pas si Um Nyob?, Tchundjang Pouemi, Jean-Marc Ela, Mongo Beti, Meinrad Hebga et Fabien Eboussi Boulaga seraientfiers de leur compatriote Jean Claude Dj?r?k?

Made in Central Africa : The Okwelians plaide pour la coop?ration industrielle sous r?gionale
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Int?gration ?conomique: The Okwelians cr?? un pont entre Yaound? et Ndjamena

Le Think Do Tank The Okwelians a conduit du 09 au 11 octobre 2024, une d?l?gation de chefs d?entreprise camerounais en visite d?affaires au Tchad. La d?l?gation de chefs d?entreprises camerounais, conduite par Me Jacques Jonathan Nyemb, Avocat d?affaires et President du Think Do Tank The Okwelians, et constitu?e de pr?s d?une dizaine d?hommes d?affaires, a rencontr? des d?cideurs publics et priv?s du Tchad dans les domaines de l??nergie, du p?trole et de l?agriculture. La d?l?gation a ?t? re?ue notamment par Bichara Doudoua, Pr?sident du patronat tchadien. Les ?changes avec le Patronat tchadien avaient pour but de placer le secteur priv? au c?ur de l?int?gration sous-r?gionale, de promouvoir la coop?ration industrielle sous-r?gionale et surtout, de b?tir des synergies gagnant-gagnant autour de plaidoyers, programmes et initiatives entrepreneuriales au service de l?industrialisation durable de la sous-r?gion. Cette visite s’inscrit dans la continuit? d’un plaidoyer lanc? par The Okwelians pour acc?l?rer la transformation ?conomique du Cameroun et de la sous-r?gion Afrique centrale ? travers la structuration de cha?nes de valeurs durables. Pour ses missions, le Think do thank fond? en f?vrier 2020, s’appuie sur une communaut? de pr?s de 800 personnes dont 180 membres actifs et sympathisants, camerounaises et camerounais, r?partis sur quatre continents et d?sireux de promouvoir une culture d?innovation sociale au Cameroun. Il faut noter que suite ? une ?tude inaugurale men?e par The Okwelians en 2020 au moment de son lancement, le Think Do Tank multiplie les actions et initiatives pour favoriser l’?mergence d’un secteur priv? africain fort et comp?titif, capable de r?pondre aux d?fis et aux opportunit?s d’un monde globalis?. Cette visite s’inscrit plus largement dans la continuit? d’un plaidoyer initi? par The Okwelians pour l?am?lioration des capacit?s productives en Afrique centrale ? travers la structuration des cha?nes de valeurs durables. Ledit plaidoyer a d?j? ?t? pr?sent? ? diverses institutions locales, nationales et internationales. ?Au cours de cette mission au Tchad, nous avons appel? les acteurs cl?s des ?conomies tchadienne et camerounaise ? se mettre ensemble pour renforcer notre comp?titivit? ? travers la cr?ation de synergies gagnant-gagnant. Ces actions nous permettront de mieux d?velopper nos fili?res, d’am?liorer la r?silience de nos entreprises face aux chocs ext?rieurs et de faire ?merger des champions sous r?gionaux; lesquels iront conqu?rir des march?s encore plus vastes et in fine g?n?rer davantage de valeur ajout?e au sein de notre espace sous r?gionale?, a soulign? M. Joel Sikam, PDG du Groupe Fisco, Co-Fondateur du Think Do Tank The Okwelians et membre de la d?l?gation en visite au Tchad

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Contr?le aux fronti?res: les brigades mixtes prennent corps

Malgr? des avanc?es notoires, tout n?est pas fin pr?t alors que se rapprochent les ?ch?ances fix?es. La libre circulation reste d?actualit? dans les diff?rentes assises de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac). Le 25e Forum des ministres en charge de la s?curit? en Afrique centrale n?a pas d?rog? ? l?imp?ratif d?en peaufiner un cadre de mat?rialisation. Les ministres en charge de la s?curit? du Cameroun, Tchad, Centrafrique, Congo, RDC, Gabon, Guin?e Equatoriale et Sao Tome et Principe ont pris des r?solutions visant ? acc?l?rer la concr?tisation de certains projets relatifs ? la libre-circulation. En l?occurrence le projet I-cemac dont la substance tourne autour de l?interconnectivit? des postes frontaliers en vue d?assurer l?acc?s et le partage d?informations criminelles via les syst?mes d?Interpol. 40 postes frontaliers sont cibl?s par cette activit?. A ce jour, 30 d?entre-deux sont interconnect?s alors que se rapproche inexorablement l??ch?ance pour la livraison de ce projet. Aussi des recommandations sont formul?es ? l?endroit d?Interpol, en vue d??acc?l?rer les travaux dans les dix postes restants, afin de respecter l??ch?ance fix?e au 31 d?cembre 2024 accord?e par la Cemac pour livrer le projet I-cemac?, mentionne le rapport final des assises ?voqu?es. Cette responsabilit? est adoss?e ? celle des Etats qui sont appel?s ? assurer le suivi des ?quipements install?s en termes de maintenance et de renouvellement; les Etats doivent ?galement pr?voir les financements relatifs ? la connexion internet lors de l??laboration des budgets nationaux. Lire ?galement : Criminalit? transnationale: l?odieux en Afrique centrale L?op?rationnalisation de la Brigade mixte est pr?vue au premier trimestre 2025; apr?s quelques reports, les d?membrements nationaux de cette instance doivent faciliter les difficult?s routi?res qui entravent les ?changes sur les corridors sous r?gionaux. Ce qui du point de vue de tous repr?sente encore l??pine dans le pied dans l?int?gration de la zone Cemac. ?Un plan d?op?rationnalisation est arr?t? et des missions circulaires ont commenc? ? sillonner les pays afin de sensibiliser les parties-prenantes sur les missions de la Brigade?, se r?jouit le pr?sident de la Commission de la Cemac. Baltasar Engonga Edjo?o fait r?f?rence ? l?op?rationnalisation de la Brigade mixte au Tchad depuis le 15 ao?t dernier. Par cette actualit?, le pays de Mahamat Idriss Deby Itno fait office de pr?curseur en la mati?re. Le Forum des ministres en appelle les autres Etats ? ?d?signer l?ensemble des personnels devant composer les d?membrements nationaux de la Brigade mixte-Cemac en vue de son op?rationnalisation?. Soit 50 agents de douane, de police, de gendarmerie, du commerce, du transport, des services phytosanitaires, des eaux et for?ts et autre service de contr?le reconnu. Les Etats sont par ailleurs appel?s ? intensifier les actions en vue de l?application de tous les textes relatifs ? la libre-circulation et au r?glement sur la politique commune d??migration et immigration et de protection des fronti?res. Ils doivent par ailleurs proc?der ? la mise ? jour des standards de cartes pr?vu par la politique communautaire d??migration et d?immigration. Ce qui se fera dans le cadre d?une r?union technique des responsables nationaux charg?s de la production des documents de circulation. Le secr?tariat permanent du Comit? des chefs de police d?Afrique centrale organisera cette r?union. Louise Nsana Partage des donn?es : la cl? d?une riposte contre la criminalit? d??chelle C?est dans cet esprit que les autorit?s entendent endiguer les menaces s?curitaires latentes aux portes de la sous-r?gion. Coop?rations polici?res, partage des donn?es et recours ? des syst?mes informatiques constituent les grands axes des actions de police contre les menaces s?curitaires dans la sous-r?gion. La raison tient de la n?cessit? de mutualiser les forces pour combattre ce ph?nom?ne aux ramifications r?gionales et mondiales, avec des formes immat?rielles facilit?es par les avanc?es technologiques. Le premier champ d?application de ces r?solutions du 24e Forum des ministres en trace les chantiers prioritaires. Il s?agit tout d?abord de la lutte contre les stup?fiants, les drogues et les m?dicaments de contrebande. Les responsables de l?application de la loi sont appel?s ? renflouer les bases de donn?es d?Interpol en transmettant syst?matiquement les statistiques de saisie des drogues. Il s?agit par ailleurs pour eux d?assurer l?accessibilit? de ces syst?mes dans tous les services concern?s par la lutte contre les stup?fiants. Objectif: r?duire l?exportation et la circulation de ces produits ?utilis?s ? des fins toxicomaniaques?, mentionne le rapport. Ce qui a le m?rite de rappeler l?ampleur du ph?nom?ne. Selon des donn?es actualis?es de l?Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc), 9,7% de la population ?g?e de 15 ? 64 ans consommait du cannabis en Afrique centrale et de l?Ouest en 2020. Tandis que 2,4% ?tait adonn? ? des Opio?des pharmaceutiques ? des fins non m?dicales. A cet aspect, il convient de relever la force de l??conomie ill?gale. ?La criminalit? transnationale organis?e est une grosse affaire; en 2009, on estimait qu?elle g?n?rait 870 milliards de dollars par an, soit un montant ?gal ? 1,5% du PIB mondial. Le trafic de drogues continue d??tre pour les criminels l?activit? la plus lucrative, avec un chiffre d?affaires estim? ? 320 milliards de dollars?, rapporte l?institution onusienne. Les voitures aussiA Yaound?, l?int?r?t des chefs de police et des ministres s?est tout autant port? sur une synergie d?action contre le vol des v?hicules. Un autre probl?me qui s?impose aux autorit?s dans un contexte marqu? par la mont?e du terrorisme. ?Le trafic de v?hicules vol?s sert g?n?ralement ? financer et mener d?autres activit?s criminelles, telles que le trafic de stup?fiants, d?armes, de migrants et le terrorisme international?, explique l?organisation Interpol dans une note sur son site internet. Il est question pour les Etats-membres du CCPAC ? ?syst?matiser l?obtention d?un quitus Interpol pour contribuer ? la lutte contre le vol de v?hicules dans la sous-r?gion?. Louise Nsana Coop?ration en mati?re de police criminelle : Vers un accord entre l?Afrique centrale et de l?Ouest La signature imminente de cet instrument devrait optimiser la traque des criminels en fuite. Le ministre d?Etat, secr?taire g?n?ral ? la pr?sidence de la R?publique du Cameroun appelle de tous ses v?ux l?aboutissement du renforcement de la coop?ration entre l?Afrique centrale et de l?Ouest en

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Libre circulation en Afrique centrale: le Cameroun et le Tchad montrent la voie

Pour marquer explicitement leur volont? de mettre en ?uvre la libre circulation aux ressortissants de l’espace de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l’Afrique centrale (Cemac), les hauts responsables charg?s de la s?curit? et de diplomatie dans les deux pays se sont donn? pour t?che de donner des ordres ? leurs collaborateurs. Au Cameroun, c’est le D?l?gu? g?n?ral ? la s?ret? nationale (DGSN), Martin Mbarga Nguele qui, dans un message-port? sign? le 5 septembre 2024, pr?cise ses instructions relatives ? la mise en ?uvre de l’Acte additionnel N 05/19-Cemac-07 0u-CCE du 19 avril 2019, portant adoption de la politique commune en mati?re d’immigration et d’?migration et la protection des fronti?res. Sur la base de cet instrument juridique, le DGSN r?it?re que les  » tous les ressortissants des ?tats membres de la Cemac d?sirant se rendre dans tout autre pays de cet espace communautaire sont exempts de visa ». Au Tchad, le 8 septembre 2024, le ministre des Affaires ?trang?res, de l’Integration africaine et de la Coordination internationale, Hissein Brahim Taha, s’est inspir? de l’Acte additionnel N01/1305/19-Cemac-07 0u-CCE-SE du 25 juin 2013. Le membre du gouvernement tchadien s’en est donc servi pour rappeler que  » la libre circulation des ressortissants des six ?tats membres de la Cemac est int?grale sur l’ensemble du territoire communautaire « . Le message de Hissein Brahim Taha a plusieurs destinataires: les ambassadeurs, les chefs de missions diplomatiques et consulaires accr?dit?s par Ndjamena. Selon nos sources, la publication de ces deux documents fait suite aux entretiens informels que les dirigeants de l’espace Cemac ont eu ? Beijing, en marge du r?cent Sommet Chine-Afrique. A cette occasion, renseignent nos informateurs, Paul Biya, le pr?sident du Cameroun avait sugg?r? ? ses homologues de la Cemac d’acc?l?rer encore plus la mise en ?uvre de la libre circulation des biens et des personnes dans la sous-r?gion. Jean Ren? Meva’a Amougou

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Libre circulation des personnes en Afrique centrale : le Cameroun et le Tchad montrent la voie et donnent de la voix

Pour marquer explicitement leur volont? de mettre en ?uvre la libre circulation aux ressortissants de l’espace de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l’Afrique centrale (Cemac), les hauts responsables charg?s de la s?curit? et de diplomatie dans les deux pays se sont donn? pour t?che de donner des ordres ? leurs collaborateurs. Au Cameroun, c’est le D?l?gu? g?n?ral ? la s?ret? nationale (DGSN), Martin Mbarga Nguele qui, dans un message-port? sign? le 5 septembre 2024, pr?cise ses instructions relatives ? la mise en ?uvre de l’Acte additionnel N 05/19-Cemac-07 0u-CCE du 19 avril 2019, portant adoption de la politique commune en mati?re d’immigration et d’?migration et la protection des fronti?res. Sur la base de cet instrument juridique, le DGSN r?it?re que les  » tous les ressortissants des ?tats membres de la Cemac d?sirant se rendre dans tout autre pays de cet espace communautaire sont exempts de visa ». Au Tchad, le 8 septembre 2024, le ministre des Affaires ?trang?res, de l’Integration africaine et de la Coordination internationale, Hissein Brahim Taha, s’est inspir? de l’Acte additionnel N01/1305/19-Cemac-07 0u-CCE-SE du 25 juin 2013. Le membre du gouvernement tchadien s’en est donc servi pour rappeler que  » la libre circulation des ressortissants des six ?tats membres de la Cemac est int?grale sur l’ensemble du territoire communautaire « . Le message de Hissein Brahim Taha a plusieurs destinataires : les ambassadeurs, les chefs de missions diplomatiques et consulaires accr?dit?s par Ndjamena. Selon nos sources, la publication de ces deux documents fait suite aux entretiens informels que les dirigeants de l’espace Cemac ont eu ? Beijing, en marge du r?cent Sommet Chine-Afrique. A cette occasion, renseignent nos informateurs, Paul Biya, le pr?sident du Cameroun avait sugg?r? ? ses homologues de la Cemac d’acc?l?rer encore plus la mise en ?uvre de la libre circulation des biens et des personnes dans la sous-r?gion. Jean Ren? Meva’a Amougou

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Le Tchad, l?Afrique du Sud et le Nig?ria, dans le top des clients du Cameroun en 2023

Selon le rapport de l?Institut national de la statistique (INS), ces trois pays cumulent, ? eux seuls, un volume de transaction ?valu? ? 136,5 milliards de FCFA du montant total des marchandises qui sortent du Cameroun, vers les pays africains. Soit une enveloppe globale de 62%. Le taux d?exportation du Cameroun vers les autres pays d?Afrique demeure faible, malgr? une timide hausse du volume de ces ?changes. D?apr?s l?Institut national de la statistique (INS), les recettes d?exportation des produits camerounais vers l?Afrique sont estim?es ? 379 milliards de FCFA en 2023, contre 342,8 milliards de FCFA en 2022. Correspondant ? une hausse de 36,2 milliards de FCFA, soit plus de 8%. Sauf que ces derni?res repr?sentent 12,7% des recettes globales d?exportation sous la p?riode consid?r?e. Le Cameroun a ainsi export? vers les pays d?Afrique divers produits tels que: le savon, le riz, l?huile, le p?trole brut, les pr?parations alimentaires diverses, les barres de fer ou en aciers, le caoutchouc naturel, les cigares, les contenants pour gaz comprim?s ou liqu?fi?s. Dans son rapport, l?INS ressort ?galement le classement des principaux clients africains du Cameroun sous la m?me p?riode. En t?te, le Tchad dont le volume d?exportation est chiffr? ? 149,1 milliards de FCFA, soit 39%. En deuxi?me position, l?Afrique du Sud, avec des exportations de 47,9 milliards de FCFA, soit 13%. Le Nigeria, la Centrafrique et le Gabon, autres pays voisins du Cameroun, occupent respectivement les 3?, 4? et 5? rangs; avec 39,5 milliards de FCFA de volume de marchandises export?es ? 10% pour le Nig?ria; 34 milliards de FCFA avec un volume de marchandise export? ? 9% pour la Centrafrique; enfin le dernier rang ? 30,9 milliards de FCFA avec 9% de volume d?exportation pour le Gabon. Le classement se poursuit. La R?publique du Congo ? la 6??position, avec un volume de produits estim? ? 19,3 milliards de FCFA ? 5% de volume d?exportation; le S?n?gal avec 18,2 milliards de FCFA ? 5%; la Guin?e ?quatoriale avec un volume de 10 milliards de FCFA ? 3%; l??thiopie, 9,1 milliards de FCFA ? 2% et l?Alg?rie avec 7,7 milliards de FCFA ? 2%. En gros, les pays de la Communaut? ?conomique et mon?taire d?Afrique centrale (Cemac) pr?sentent un faible taux d?exportation. Au total, un volume cumul? pour les 10 pays s’arr?te ? la somme de 379 milliards de FCFA de marchandises export?es par le Cameroun. Diane Kenfack

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