Crise s?curitaire en RDC : visages d?un conflit qui remue le couteau dans la paix en Afrique centrale
Les actions diplomatiques men?es par la R?publique D?mocratique produisent des r?sultats mitig?s. A force de plaidoyers, la cause de la RDC a captiv? l?indignation de tous. M?me des plus taiseux comme les leaders de la Communaut? ?conomique de l?Afrique centrale (CEEAC). Bien connus pour s?abstenir de toute ing?rence dans les affaires des Etats voisins ? moins d?y ?tre contraints, ces derniers brisent le sort pour s?aligner sur les initiatives de paix. La Conf?rence des chefs d?Etats de la Ceeac (? laquelle appartiennent le Rwanda et la RDC) a reconnu et condamn? l?implication du Rwanda dans les ?v?nements s?curitaires en cours dans ce pays de plus de 100 millions d?habitants. ?Nous condamnons fermement le groupe arm? M23 soutenu par le Rwanda, et l?enjoignons de cesser imm?diatement son offensive et de quitter les territoires occup?s ill?galement et de respecter les couloirs humanitaires. Nous ordonnons un retrait imm?diat des forces de d?fense rwandaises sur le territoire congolais, y compris la normalisation de l?a?roport de Goma, en vue de favoriser le retour des membres du M?canisme de v?rification ?tendu renforc? et du M?canisme de v?rification ?tendue de la conf?rence internationale sur la r?gion des Grands lacs?, ont-ils d?clar? ? l?occasion de la 6e session extraordinaire de la conf?rence des chefs d?Etat et de gouvernement r?unis dans le cadre du Conseil de paix et s?curit? de l?Afrique centrale. Bien plus que des mots utilis?s pour une simple prise de position, ladite d?claration ouvre la voie ? une implication active de la Communaut? aux initiatives de paix ? venir. Aussi les chefs d?Etats se montrent-ils ouverts ? un sommet impliquant la Communaut? d?Afrique de l?Est (CAE), la Communaut? de d?veloppement de l?Afrique australe (SADC) et la Conf?rence internationale sur la r?gion des Grands lacs (CIRGL). Une telle rencontre serait alors une premi?re depuis le sommet quadripartite tenue ? Luanda en juin 2023 entre la CEEAC, la CAE, la SADC et la CIRGL sur la coordination des initiatives de paix ? l?Est de la RDC, sous l??gide de l?Union africaine et des Nations unies. SADC et CAETr?s attendu par Kinshasa, le Sommet conjoint SADC-CAE, tenu ? Dar Es Salaam les 7 et 8 f?vrier, n?est parvenu ? aucune condamnation ni sanction contre le Rwanda; tel qu?escompt? par la RDC; Tout au contraire, la SADC (? laquelle appartiennent la RDC et l?Angola) et la CAE (y inclus le Rwanda) ? ont lanc? un appel en faveur d?un dialogue entre les bellig?rants.?Le sommet conjoint a exig? la reprise des n?gociations et du dialogue directement avec l?ensemble des parties ?tatiques et non ?tatiques (militaires et non militaires), y compris le M23, et ce dans le respect du processus de Luanda/Nairobi?, appellent les deux communaut?s qui se sont souvent but? au refus cat?gorique de Kinshasa d?entretenir quelque dialogue avec le Mouvement du 23 mars (M23), d?une part, et le d?ni de Kigali d?entretenir un quelconque lien avec ce groupe rebelle. Elles appellent ? un cessez-le-feu imm?diat et sans condition; au r?tablissement des services publics essentiels et des voies d’approvisionnement en denr?es alimentaires et autres produits essentiels de base; ainsi qu?? la r?solution pacifique du conflit par le biais des processus de Luanda et de Nairobi. Nations uniesAu Conseil des droits de l?homme des Nations unies (OHCHR), le probl?me est pris ? bras le corps. Une session extraordinaire s?est tenue ? Gen?ve le vendredi 7 f?vrier, sur demande du gouvernement RD Congolais. L?instance ?condamne avec la plus grande fermet? toutes les violations persistantes des droits de l?homme et atteintes ? ces droits, et les violations du droit international humanitaire et du droit international des r?fugi?s commises dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, en particulier les violences sexuelles et celles bas?es sur le genre li?es au conflit, les ex?cutions sommaires, les enl?vements, les disparitions forc?es, et les bombardements de sites de personnes d?plac?es ainsi que des h?pitaux et des ?coles; Condamne l?exploitation illicite des ressources naturelles, en particulier dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, et exige que des mesures strictes soient prises pour mettre fin au pillage de ces ressources qui alimente le conflit et finance les groupes arm?s; Condamne fermement l?appui militaire et logistique de la Force de d?fense rwandaise au Mouvement du 23 mars, qui continue d?entra?ner de nombreuses victimes civiles, de nouveaux d?placements et un traumatisme important au sein de la population?, renseigne la d?claration sanctionnant lesdits travaux. RDC et RCA sur le grilLes r?cents ?v?nements survenus en R?publique d?mocratique du Congo (RDC) ont pour effet d?accentuer une crise humanitaire des plus marquantes dans le pays. ?Dans l?Est de la R?publique D?mocratique du Congo en particulier, les violences incessantes ont non seulement co?t? la vie ? des millions de personnes, mais ont ?galement forc? des milliers de familles ? fuir, en majorit? des femmes et des enfants particuli?rement vuln?rables aux violations graves de leurs droits fondamentaux. ? ce jour, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) estime que plus de 21 millions de personnes, dont la moiti? sont des enfants, ? travers la RDC, ont un besoin urgent d?assistance; tandis que pr?s de 1 million de r?fugi?s ont cherch? refuge dans les pays voisins. La persistance des hostilit?s, en particulier au Nord et au Sud-Kivu, engendre des souffrances incommensurables?, soutient Abdou Abarry. Sur le terrain, le renversement de la ville de Goma, la fermeture de son a?roport et des voies routi?res d?approvisionnement entrave l?acheminement de l?aide humanitaire. Ce qui a pour cons?quence d?accroitre la fragilit? de ces populations fortement d?pendantes de l?aide humanitaire. La R?publique centrafricaine est elle aussi enlis?e dans un conflit qui contribue ? d?grader les conditions de vie des populations. En 2025 dans ce pays, l?Ocha pr?voit d?apporter assistance ? 1,8 millions de personnes parmi les plus vuln?rables. Cependant, l??tendue des besoins y enregistr? tourne autour de 2,4 millions de personnes. En Centrafrique comme dans le reste de la sous-r?gion, les diff?rentes crises sanitaires enregistr?es ces derni?res ann?es, ainsi que des al?as climatiques ont ?galement contribu? significativement ? d?grader le contexte humanitaire. ?De janvier ? octobre 2024, les acteurs humanitaires
