ITIE

MATINS DE L'INTEGRATION, Reportage

CAMEROUN: CHUTE DRASTIQUE DE 7,5% DES REVENUS DU SECTEUR EXTRACTIF

Les chiffres ont ?t? connus ce 11 d?cembre ? l’h?tel Mont febe de Yaound? au Cameroun, face aux m?diasd’icietd’ailleurs. La pr?sentation officielle du RAPPORT ITIE 2023, c’est ? dire l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives. En effet, l’annonce n’est pas agr?able sur le ?conomique. Une baisse dans les recettes de plus de 83 milliards de FCFA. Il est bien question des recettes issues principalement du sous-secteur des hydrocarbures, qui ? lui seul repr?sente 95,3 % des revenus, malgr? une baisse par rapport ? 2022. Des recettes du transport p?trolier, qui a connu une l?g?re progression, tandis que les mines et carri?res industrielles affichent une croissance notable, bien que leur part dans l?ensemble reste marginale, nous d?voile le rapport ITIE 2023. De plus, l’on peut n?anmoins observer une forte contribution de ce secteur malgr? cette baisse de 7,5%, entre 2022 et 2023, avec la forte contribution de la production du secteur des hydrocarbures, estim?e ? 1 410,6 milliards FCFA, pour des exportations de 1 459,1 milliards FCFA. Ensuite, vient le secteur minier, qui a eu une contribution marginale aux exportations, domin? par l?artisanat et l?absence de projets industriels de production, soit Une contribution de 4,2 % dans le PIB du Cameroun et de 32 % dans les exportations. De fa?on globale, d’apr?s le rapport ITIE 2023, contribution du secteur extractif ? l??conomie camerounaise a recul? dans ses indicateurs majeurs : PIB (4,2 % contre 6,3 % en 2022), recettes budg?taires (22 % contre 25,5 %) et exportations (32 % contre 41 %). En revanche, une l?g?re am?lioration est observ?e au niveau de l?emploi (0,62 %) et des investissements (6,4 %)La SNH demeure le pilier des recettes, elle accuse elle-m?me une baisse notable, tandis que seuls quelques op?rateurs, comme PERENCO RDR ou le secteur minier naissant, parviennent ? tirer leur ?pingle du jeu. Une tendance qui interroge sur la soutenabilit? des revenus extractifs et les marges de man?uvre financi?res de l??tat. Le poumon reste incontestablement la Soci?t? Nationale des Hydrocarbures (SNH), qui fournit ? elle seule la majorit? des recettes issues du p?trole et du gaz. En 2023, le mandat SNH a rapport? 622,84 milliards FCFA, repr?sentant 60,13 % de toutes les recettes extractives. M?me performance dominante pour le fonctionnement, ?valu? ? 36,70 milliards FCFA. Mais l?inqui?tude vient du recul. En un an, les revenus du mandat SNH ont chut? de 151,67 milliards FCFA, soit ?19,58 %. Pour un pays dont plus de la moiti? des ressources extractives repose sur cette seule entreprise publique, la tendance rappelle la n?cessit? de diversifier l??conomie et d?am?liorer la gouvernance p?troli?re. Derri?re la SNH, les entreprises p?troli?res priv?es maintiennent une pr?sence significative. PERENCO CAM contribue ? hauteur de 124,32 milliards FCFA en 2023, soit 12 %, en l?g?re hausse (+6,87 %). PERENCO RDR, acteur essentiel dans les recettes d?imp?ts sur les soci?t?s p?troli?res, enregistre une progression spectaculaire avec 104,32 milliards FCFA, soit +35,12 %. Ces chiffres traduisent une dynamique contrast?e : alors que la SNH subit les effets conjugu?s de la baisse de production et de la volatilit? des cours, certains op?rateurs priv?s affichent une meilleure r?silience et permettent de soutenir les recettes.Le transport p?trolier, essentiellement assur? par COTCO, continue d??tre une source notable de revenus. En 2023, il g?n?re 47,01 milliards FCFA, en hausse de 6,04 % par rapport ? 2022. Les droits de passage du pipeline demeurent donc un atout budg?taire important pour l??tat. Cette performance tranche avec celle des autres segments qui accusent des reculs parfois brusques, notamment les droits de douane (?87 %) ou encore les variations extr?mes des redressements fiscaux p?troliers, qui bondissent de 356 %, preuve d?une pression accrue des services fiscaux sur le secteur. Dans un paysage ? plus de 95 % domin? par les hydrocarbures, le secteur des mines et carri?res poursuit sa progression timide mais r?elle. En 2023, il contribue pour 1,39 milliard FCFA, soit +44,72 % par rapport ? l?ann?e pr?c?dente. Les acteurs comme CIMENCAM (0,27 milliard), DANGOTE (0,16 milliard) ou RAZEL (0,09 milliard) ne changent pas encore la structure des finances publiques, mais leur ?volution confirme le potentiel d?un secteur minier ? consolider. Toutefois, ce niveau reste marginal : il ne repr?sente que 0,13 % des revenus extractifs, ce qui d?montre l??tendue du chantier ? mener pour diversifier la base ?conomique nationale.Quant ? l’innovation pour ce 17e Rapport ITIE pour le compte du Cameroun, le pays franchit une ?tape d?cisive et clee, dans la refonte de son secteur extractif. Entre l?adoption d?un nouveau Code minier, la centralisation des revenus p?troliers au Tr?sor, le renforcement du contr?le des co?ts, la mise en service du Registre des b?n?ficiaires effectifs et les avanc?es li?es ? la transition ?nerg?tique, le pays s?engage dans une dynamique de transparence et de modernisation sans pr?c?dent. Une strat?gie assum?e pour mieux capter la valeur cr??e, s?curiser les recettes publiques et pr?parer l?arriv?e de grands projets structurants. L?adoption de ce nouveau Code minier constitue en effet l?un des tournants les plus significatifs de la d?cennie. Modernis?, plus exigeant, plus adapt? aux standards internationaux, il vise ? combler les insuffisances du cadre pr?c?dent, notamment sur les questions de transparence, de gestion des revenus, de responsabilit? environnementale et d?utilisation locale de la valeur ajout?e. De plus, en 2023, seules 2 soci?t?s sur 19 ont transmis leurs donn?es de propri?t? effective dans le cadre du processus ITIE (11 %). L?utilisation du Registre Central du B?n?ficiaire Effectif (RCBE) a aussi permis de compl?ter largement l?information, offrant d?sormais une couverture substantielle des grandes entreprises extractives et marquant un progr?s notable du dispositif national.Des limites subsistent n?anmoins, notamment:l?absence d?information sur les modalit?s de contr?le exerc?es par les b?n?ficiaires effectifs ;la non-couverture de certaines entreprises non immatricul?es ? la DGE ;l?absence d?int?gration des Personnes Politiquement Expos?es (PPE). Souligne le rapport. La soci?t? civile r?agi avec E2’02: Mr Blasius NGOME/Acteur de la soci?t? civile, fond vers? aux communes?l?ment En renfor?ant les obligations des op?rateurs, en introduisant des m?canismes de contr?le plus rigoureux et en pr?parant l?arriv?e de grands projets miniers ? fort potentiel, le Cameroun souhaite se positionner comme

MATINS DE L'INTEGRATION, Reportage

CRADEC/NORME ITIE: QUAND L?OPACIT? NOURRIT DES INEGALIT?S

La machine du secteur extractif au Cameroun est en marche. Et depuis 2005, o? le Cameroun s’est engag? au rang des pays membres de l’ITIE, il devient de plus en plus difficile d’obtenir une corr?lation positive entre la norme exig?e et les r?sultats r?els sur le terrain. Allant du format utilis? pour publier les donn?es de ce secteur, au fond m?me de celles-ci, l’opacit? laisse ? comprendre un r?el manque de volont? d’exploitation publique et d’inaccessibilit? aux informations fournies, limitant les exigences 7.2 que repr?sente la norme ITIE. Dans cette ?dition, d?couvrez tous les d?tails cl?s sur l’impact concret engendr? par cette situation, sur Radio Int?gration, avec Nina Prisca MEKAM et Josu? NABRAL ? la technique.

Flash d?infos sous- r?gionales, Grande interview

ITIE/CRADEC: QUAND L?OPACIT? NOURRIT L?IN?GALIT? DU GENRE

Le niveau de risque encouru par les femmes dans le secteur de la mine artisanale est ?lev?, surtout face ? l?in?galit? existente, ? cause de l’opacit? des donn?es. M?me les gains qu?elles ont dans leurs activit?s, ne leur permettent pas d’atteindre un niveau d’?panouissement durable. De plus, d’apr?s les ?tudes r?alis?es par certaines organisations de la soci?t? civile, notamment FODER et AFEMIC, les projets utilis?s pour l’extraction et le traitement de l’or est nocif et tr?s dangereux pour la femme dont l’essentiel du corps est constitu? d’organes ouverts, accentuant les possibilit?s d’absorption des produits toxiques pour l’organisme. Une compr?hension des enjeux du secteur explicit?s par des donn?es fiables permettrait ? la gent f?minine de mieux se positionner par rapport aux activit?s du secteur. ?coutez les d?tails dans cette ?dition de GRANDE INTERVIEW, avec Madame PENKEN ELISABETH EPSE NKOLO, vice presidente d’AGAGES, et Membre Actif de la Soci?t? civile, sur la question du genre et de la norme ITIE au Cameroun. C’est au micro de Nina Prisca MEKAM, en collaboration avec LOUISE NSANNA et Josu? NABRAL ? la Technique, sur Radio Int?gration.

MATINS DE L'INTEGRATION, Reportage

CRADEC/ITIE: Le droit citoyen, des donn?es ouvertes encore inaccessibles

? Donn?e ouverte ? ou ?open data?, est une pratique de publication sous licence ouverte qui garantit un acc?s libre et gratuit aux donn?es num?riques.Cette pratique a ?t? introduite dans la Norme ITIE 2016 ? travers les articles ci-apr?s : 7.1. b : ? Le Groupe multipartite est tenu de convenir d?une politique claire en mati?re d?accessibilit?, de diffusion et de r?utilisation des donn?es ITIE ?.Norme ITIE 7.1. c) : ? Le Groupe multipartite est tenu de rendre le Rapport ITIE disponible en format de donn?es ouvertes (xlsx ou csv) en ligne et faire conna?tre sa disponibilit? ?. 7.2 : ? Le Groupe multipartite est encourag? ? publier des Rapports ITIE qui sont lisibles / consultables ?lectroniquement et ? coder ou baliser les Rapports ITIE et les fichiers de donn?es ?.En 2017, le Comit? ITIE Cameroun a d?fini sa?politique des donn?es ouvertes?dont le pr?sent portail constitue l?un des deux axes prioritaires.

Grande interview, MATINS DE L'INTEGRATION

CAMEROUN/NORME ITIE: QUAND L?OPACIT? FISCALE FRAGILISE LA JUSTICE DE GENRE.

Le Centre R?gional Africain pour le D?veloppement Endog?ne et Communautaire (CRADEC), en tant qu’organisation camerounaise de d?veloppement, plaide depuis quelques ann?es pour la justice fiscale et l’am?lioration de la gestion des secteurs extractifs, alignant ses objectifs avec les exigences de transparence et de redevabilit? de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE). L’ITIE dans sa norme internationale, exige la publication de donn?es ouvertes. Une politique mise en ?uvre au Cameroun ? travers le portail des donn?es ouvertes de l’ITIE, qui vise ? rendre accessibles les donn?es du secteur extractif aux parties prenantes, pour une meilleure analyse et un d?bat public ?clair?. Et dans cette logique, figure au premier plan, l’Organisation de la Soci?t? Civile (OSC). Dans cette ?mission o? nous recevons Dupleix Fernand KUENZOB, l’un des membres fondateurs de l?association Dynamique Mondiale des Jeunes (DMJ). Il assure le Secr?tariat Ex?cutif, dont, la direction op?rationnelle et programmatique de cette organisation. De plus, il travaille depuis 27 ans au sein de la soci?t? civile qui est l?unique secteur dans lequel il se d?ploie depuis l??cole. Aussi, il est sp?cialiste en relation publiques avec une sp?cialisation en plaidoyer des politiques internationales, effectu?e aux Etats Unis, puis des comp?tences en droit de l?homme et action humanitaire apr?s un Master 2 obtenu ? l?Universit? Catholique d?Afrique Centrale (UCAC).  C’est ?galement le moniteur des r?alisations professionnelles ? l?Universit? Protestante d?Afrique Centrale (UPAC) en cycle Master. La norme ITIE int?gre aussi des aspects de genre, encourageant la publication de donn?es d?taill?es sur l’emploi et les politiques de diversit? dans les entreprises, une approche qui soutient l’action du CRADEC en faveur de la justice sociale et de l’autonomisation des communaut?s. Cette ?mission vous d?taille tout sur la question de l’opacit? des donn?es ITIE, et qui met un frein sur son exploitation au Cameroun, en l’occurrence dans le jargon f?minin. L’?mission GRANDE INTERVIEW, ?dition sp?ciale, avec Nina Prisca MEKAM et Louise NSANNA, sur Radio Int?gration.

Grande interview, MATINS DE L'INTEGRATION

CRADEC/NORME ITIE: Ouvrir les Donn?es pour ouvrir le d?bat

Le rapport de validation 2023 du Cameroun formule comme mesure corrective relativement ? l?Exigence 7.2 (Accessibilit? des donn?es et donn?es ouvertes) que, ? le Cameroun doit mettre toutes les donn?es ITIE ? disposition en ligne dans un format de donn?es ouvertes et en faire conna?tre la disponibilit?. Le format de ? donn?es ouvertes ? signifie que les donn?es peuvent ?tre accessibles au format CSV ou Excel et qu?elles doivent contenir tous les tableaux, diagrammes et figures des Rapports ITIE. Pour renforcer la mise en ?uvre, le Cameroun pourrait travailler avec les entit?s de l??tat et les entreprises extractives concern?es pour veiller ? ce que les donn?es divulgu?es de mani?re syst?matique soient lisibles par machine et interop?rables, afin que les divulgations ITIE et d?autres fichiers de donn?es soient cod?s et balis?s de mani?re ? pouvoir les comparer avec d?autres donn?es accessibles au public ?. Dans cette ?mission, nous explorons comment le manque d?accessibilit? aux donn?es fiscales extractives, notamment dans les formats ouverts exig?s par l?ITIE, emp?che la soci?t? civile et surtout les femmes de suivre, comprendre et influencer l?utilisation des ressources extractives au niveau local et national au Cameroun. Ecoutez la position de la Soci?t? Civile, avec Monsieur Dupleix Fernand KUENZOB, l’un des Membres Fondateurs de l’Association Dynamique Mondiale des Jeunes (DMJ), au micro de pr?sentation, avec Nina Prisca MEKAM, en collaboration avec Louise NSANNA, sur Radio Int?gration.

ARTICLE DE BLOG

Conseil d’administration de l’ITIE: vers la radiation du Cameroun

Entre les tapages m?diatiques sur les projets dans le secteur extractif et l?inaction du comit? national, le pays risque une nouvelle suspension en d?cembre 2024. Le Cameroun a ?t? suspendu par le secr?tariat du comit? international de l?ITIE. L?annonce remonte au 4 mars 2024. L?organisme international reproche ? l??tat camerounais de ne pas suffisamment impliquer la soci?t? civile. Laquelle ?volue dans un lot de contraintes dont un manque de libert? d?expression. Et c?est la deuxi?me suspension en deux ans. Depuis lors, l?eau a coul? sous le pont et l?on note tr?s peu ou pas d?action. ?Beaucoup de projets sont en train d??tre r?alis?s, beaucoup de permis sont attribu?s, mais le comit? qui est en charge de r?guler ce secteur ne fonctionne pas. Il n?y a pas un texte qui constate son effectivit?. De mani?re claire, il n?y a pas de comit?. On ne peut donc pas s?attendre ? des r?sultats?, d?plore Eric Etoga, charg? de projets au Centre pour l’environnement et le d?veloppement (CED). Ce n?est pas tout. Radiation Le Cameroun est cens? produire un nouveau rapport au 31 d?cembre 2024. Pour en arriver l?, le comit? national, dument constat?, doit statuer pour d?signer le conciliateur et ?tudier les termes de r?f?rence, les dossiers d?pos?s, pour identifier l?entit? qui doit faire l??valuation au Cameroun; ainsi que les termes de r?f?rences relatives ? sa mission de collecte des donn?es aupr?s des entit?s d?clarantes. Autant d?activit?s qui prennent beaucoup de temps (environ quatre mois). Sachant que le Cameroun avait d?j? ?t? suspendu en 2021, il est fort probable qu?il soit de nouveau suspendu pour la m?me raison. ?Avec la suspension qui p?se sur nous, si nous devons encore ?tre suspendus pour n?avoir pas fourni le rapport ? temps, ce sera la radiation?, pr?vient Eric Etoga. Autant de faits qui poussent le Prince Henri Njoh Manga Bell ? se demander ?si notre pays n?adh?re pas ? ces instruments internationaux pour satisfaire quelques exigences?. Recommandations Dans sa position d?accompagnateur de l??tat et en vue d?acc?l?rer le processus, la soci?t? civile vient de pr?senter ses mandataires. C??tait le 29 aout dernier ? Yaound?. Au nombre de douze, ils ont ?t? d?sign?s pour repr?senter la soci?t? civile au sein du comit? national ITIE. Parmi les diff?rentes factions repr?sent?es, se trouvent en bonne place les communaut?s religieuses, porte-voix des d?munis, des femmes et des enfants. Une fois encore, les OSC tirent la sonnette d?alarme. ?Nous risquons la radiation et cela aura une incidence sur les projets avec les bailleurs de fonds internationaux, dans la mesure o? un pays qui n?est pas transparent fait preuve d?un manque de s?rieux et d?une ins?curit?? explique Eric Etoga, leur mandataire. Il sugg?re de constater le comit? national et d??laborer des contrats de travail aux personnels en situation d?ins?curit?. Joseph Julien Ondoua Owona

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut