Secteur Cacao-caf?: le partage de donn?es de g?or?f?rencement s?impose
C’est ce que l’on retient de la signature de l?accord de mutualisation des donn?es de g?olocalisation des parcelles cacaoy?res et caf?i?res tenue ce 28 ao?t ? Yaound?. Tenue ? Yaound? ce 28 aout, la concertation entre les pontes du secteur du cacao et du caf? du Cameroun intervient quelques mois apr?s l?entr?e en vigueur, le 30 d?cembre 2024, du r?glement europ?en sur la « d?forestation import?e ». Il s’agit du texte qui vise ? bannir du march? europ?en les produits issus de la d?forestation et qui impose une tra?abilit? rigoureuse des parcelles de production et auquel le Cameroun doit s’arrimer. C’est dans ce cadre que s’inscrit la c?r?monie de signature de l?accord de mutualisation des donn?es de g?olocalisation des parcelles de cacaoy?res et de caf?i?res. Selon Luc Magloire Mbarga Atangana, ?c?est une d?monstration de la professionnalisation des acteurs des fili?res cacao et caf? au Cameroun?. Suivre ?galement notre podcast sur les Diversit?s culturelles au Cameroun Gr?ce ? cette mutualisation des donn?es centralis?es, il sera ?tabli une cartographie pr?cise et dynamique du secteur. Pour davantage se garantir un acc?s au march? europ?en, le Cameroun a choisi une approche collaborative. Pour cela, ?les gros op?rateurs ont consenti ? partager leurs donn?es volontairement?, a soulign? Luc Magloire Mbarga Atangana, qui pr?sidait l’?v?nement. Ainsi, apprend-on, c?est l?occasion idoine pour les petits exportateurs nationaux de saisir l?opportunit?, car n?arrivant pas ? se conformer aux nouvelles exigences. Aussi, il les appelle ? se conformer. Plaidoyer Pour le ministre du Commerce, la signature de cet accord est ?la preuve que le Cameroun est un partenaire fiable qui honore ses engagements?. En retour, Luc Magloire Mbarga Atangana souhaite que l?Union europ?enne prenne en compte le plaidoyer de son pays, s?agissant notamment du prix au producteur. Celui-ci doit ?tre la contrepartie des efforts d?ploy?s en mati?re de qualit? et de respect des clauses environnementales. C?est-?-dire, en cons?quence, un prix ?lev?. Par ailleurs, le Mincommerce souhaite que la sp?cificit? du Cameroun en mati?re de production du cacao et du caf? soit prise en compte au moment de la relecture du r?glement ?voqu?. Celle-ci est pr?vue dans 24 mois. Encore que, le mode de culture de ces deux produits rentre dans le cadre de la pr?servation des for?ts. Pour les producteurs locaux, les b?n?fices pourraient ?tre substantiels. Tout simplement parce qu’une meilleure tra?abilit? devrait renforcer la confiance des acheteurs et potentiellement se traduire par des prix plus ?lev?s, pense le Mincommerce. Diane Kenfack Vu sur le site: IRIC/Int?gration R?gionale et Management des Institutions Communautaire
