Entre rumeurs de suppression d?s 2026 et resserrement des modalit?s, s?impose quelques cl?s de compr?hension de la circulaire pr?sidentielle.

Jusqu?ici, dans les oreilles de ceux qui ne savent pas de quoi il s?agit, ces appellations sonnent presque comme des pseudonymes. Cependant, via un bref descriptif souffl? par un inspecteur d?Etat, l?on comprend vite que derri?re les deux appellations se cachent des pics de retraits d?argent liquide effectu?s dans une caisse noire par quelques happy few, en dehors du circuit normal de l’ex?cution de la d?pense publique. Log?e entre les minist?res des Finances (Minfi) et de l?Economie, ladite caisse a, ? tort ou ? raison, souvent ?t? soup?onn?e d??tre g?r?e dans une totale opacit?. Certaines sources all?guent m?me qu?elle a ?t? d?lest?e d?environ 5 400 milliards FCFA, entre 2010 et 2021.En l’absence de tout cadre juridique, ce pactole vrombissant n?a fait l’objet d’aucun compte rendu officiel, d’aucune publication et donc d’aucun contr?le.
Ce qu?un autre inspecteur d?Etat explique indique qu?il a servi ? ? couvrir les charges non r?parties de l??tat en fonctionnement d?une part, et ? assurer la disponibilit? des fonds de contrepartie et couvrir les autres charges non r?parties de l??tat en investissement d?autre part, Une partie de ces fonds? dits ? destination particuli?re, ont servi ? financer les actions secr?tes de l’Etat, ? gratifier quelques hommes d?affaires, quelques patrons de m?dias les plus m?ritants et des man?uvres politiques occultes ?. ? On ne peut pas toujours contenter tout le monde. Lorsque le gouvernement estime qu?une op?ration est importante pour le pays, quand bien m?me cette op?ration est men?e par un priv?, le gouvernement a le droit d?estimer que ce priv? a le droit d??tre appuy? ?, exposait Louis Paul Motaze face aux d?put?s le 19 novembre 2022, ? Il n’est pas possible d’en apporter la preuve formelle. Comme il n’est pas possible de prouver le contraire ! ?, confie un troisi?me inspecteur d?Etat. Celui- ci d?crit d?ailleurs ? une m?canique financi?re complexe aussi efficace que redoutable ?.
Un suivi s?impose
C?est ce que traduit la circulaire du pr?sident de la R?publique sur la pr?paration du budget de l?Etat au titre de l?exercice 2026. Une source de premi?re main explique : ? la circulaire pr?sidentielle au sujet des lignes 65 et 94 indique que les chapitres communs sont remplac?s par une dotation, qui est par ailleurs une modalit? budg?taire connue ?. Et notre interlocuteur de poursuivre : ? L?objectif de cette r?forme est d?optimiser la gestion des finances publiques, d?assainir la gestion la gestion des finances publique dans un contexte de raret? des ressources. Cela permet par ailleurs une meilleure transparence dans la gestion des d?penses dites accidentelles.
L?innovation majeure est le mode de fonctionnement de la dotation qui viendra remplacer les chapitres communs ?. Plus explicitement, entend-on encore, ? selon la circulaire pr?sidentielle, la dotation sera plafonn?e ? 10% du budget de l?Etat. Un m?canisme qui n??tait pas visible avec les chapitres communs. Le mode de gestion change. Tous les d?partements minist?riels, voire les institutions de l?Etat ont acc?s ? ladite dotation pour les d?penses accidentelles. Un comit? est mis en place aupr?s du Minfi pour statuer sur la pertinence de la demande de la d?pense dite accidentelle. En cas de pertinence, les ressources sont transf?r?es vers l?administration requ?rante. ?a permet la tra?abilit?, la transparence pour une meilleure comptabilit? des ressources de l??tat. La mise en ?uvre est pr?vue, selon les textes, ? partir du budget 2026. Mais il faut savoir que sur le plan technique, avec les syst?mes d?information notamment, il y a les pr?alables qui s?imposent ?.