La campagne pr?sidentielle ! Ce moment de l?ann?e o? le pays se transforme en une gigantesque ar?ne politique, mi-cirque, mi-salon de th?. Le 12 octobre approche et, comme toujours, les derniers jours sont un v?ritable festival d?inattendus. Entre d?sistements, retournements de veste et promesses qui s?envolent plus vite qu?un ballon de baudruche, les ?lecteurs assistent ? un spectacle digne des meilleures com?dies de boulevard.

D?abord, les d?sistements. Chaque campagne a ses h?ros? et ses victimes. Il y a ceux qui, apr?s avoir clam? haut et fort leur d?termination, disparaissent soudainement comme par magie. Les meetings deviennent des monologues solitaires, les banderoles s?ennuient sur les murs, et les militants regardent autour d?eux avec l?air de dire : ? Mais o? est pass? le candidat ? ? C?est un peu comme inviter des amis ? un barbecue et d?couvrir que le chef cuistot a pris le train pour la Lune.
Puis viennent les retournements de veste, ce sport national qui fait trembler les calculatrices ?lectorales. Un jour, vous soutenez le candidat A ; le lendemain, vous ?tes pris en photo avec le candidat B, le sourire forc? et le poing lev?, comme si vous aviez toujours ?t? l?. Les alliances se font et se d?font plus vite que les hashtags sur les r?seaux sociaux. Les observateurs tentent de suivre, mais ? ce rythme, m?me un GPS perdrait le nord politique.
Et au milieu de tout cela, l?effervescence populaire. Le peuple, lui, se prend au jeu avec une ferveur qui pourrait rivaliser avec celle des supporters de football. Les meetings deviennent des f?tes, les discours des concours d??locution, et chaque poign?e de main un acte h?ro?que digne d?un roman d?aventure. On s??merveille, on s?indigne, on rit parfois aux ?clats ? surtout quand un candidat promet de r?soudre tous les probl?mes du pays en une seule journ?e. Ah, l?optimisme politique !
Le 12 octobre, point culminant de cette campagne, se profile donc comme un rendez-vous ? ne pas manquer. Les ?lecteurs attendent, les journalistes se pr?parent ? d?gainer leurs stylos, et les candidats r?p?tent leurs discours, esp?rant que cette fois-ci, personne ne leur fera faux bond. Et si certains retournent encore leur veste ? la derni?re minute, eh bien, tant pis : le spectacle continue, et le pays, lui, regarde, applaudit et parfois pouffe de rire.
Car, apr?s tout, la politique a toujours ?t? une sc?ne o? l?humour se glisse l? o? on ne l?attend pas. Entre d?sistements spectaculaires, alliances improbables et promesses mirobolantes, il faut savoir sourire. Le peuple, m?me ?bahi, trouve toujours mati?re ? rire : un geste maladroit, une phrase sortie de son contexte, un meeting qui tourne au th??tre d?improvisation. Dans cette com?die ?lectorale, chacun joue son r?le, et le 12 octobre s?annonce comme le grand final d?un spectacle que l?on n?oubliera pas de sit?t.
Alors, que vous soyez fervent supporter ou simple spectateur, pr?parez vos lunettes de spectateur et votre sens de l?humour : la campagne pr?sidentielle se termine en fanfare, et personne ne sait vraiment qui rira le dernier. Mais une chose est s?re : entre d?sistements, retournements de veste et effervescence populaire, le 12 octobre restera grav? dans les m?moires comme le jour o? la politique s?est transform?e en une com?die o? chacun joue son r?le? parfois m?me sans l?avoir pr?vu.
Jean-Ren? Meva?a Amougou