ARTICLE DE BLOG

ARTICLE DE BLOG

Un cardinal doit-il utiliser un langage cod??

Le cardinal Jean-Pierre Kutw?, 79 ans, a pass? le t?moin ? Mgr Ignace Bessi Dogbo ? la t?te de l?archidioc?se d?Abidjan, le samedi 3 ao?t 2024. L?intervention faite par Mgr Kutw? ? cette occasion continue d??tre comment?e et interpr?t?e. Ainsi, certaines personne estiment qu?un cardinal ne peut pas dire les choses cr?ment. Je ne suis pas d?accord avec ce point de vue. Pourquoi?Du 31 janvier au 3 f?vrier 2023, le pape Fran?ois effectua un voyage apostolique ? Kinshasa. Il profita de ce voyage pour interpeller vigoureusement les Occidentaux en leur demandant de respecter l?Afrique qui n?est pas une terre ? d?valiser et de cesser de l??touffer. Avait-il mal parl?? Non. Le ciel lui tomba-t-il dessus et fut-il emp?ch? de retourner ? Rome? Non. Le 9 mars 1983, lorsque Jean-Paul II d?clara au dictateur ha?tien Jean-Claude Duvalier: ?Il faut que quelque chose change ici?, commit-il une erreur? Non. Alors, pourquoi des gens blanchis, nourris et cens?s ne pas avoir de famille (femme et enfants) manquent-ils de courage pour appeler un chat un chat (tancer publiquement les gouvernants qui martyrisent et affament le peuple) alors qu?une m?re de famille comme Pulch?rie Gbalet fait quotidiennement montre de ce courage, m?me apr?s avoir fait la prison et apr?s avoir ?t? injustement renvoy?e du Bureau national d??tudes techniques et de d?veloppement (BNETD)? Un la?c peut utiliser un langage diplomatique parce qu?il a des enfants ? ?lever et un emploi ? prot?ger. Ce ne devrait pas ?tre le cas pour un individu qui pr?tend parler au nom du Christ qui, comme chacun le sait, fut maltrait? et crucifi? pour avoir dit la v?rit? aux riches et puissants de son ?poque, pour avoir critiqu? publiquement scribes et pharisiens (Mt 23,1-33), pour avoir trait? de renard le roi H?rode Antipas (Lc 13,32). Bref, le Nazar?en fut assassin? par l?establishment politico-religieux parce qu?il n?avait pas sa langue dans la poche, d?une part, et parce qu?il n?avait pas pour habitude de r?primander en cachette les gens qui le m?ritaient (Jn 18, 13-27).Il y a des discours ambigus et tellement vagues que l?on ne sait plus ? qui et de qui l?orateur veut parler. Un ?v?que qui tient ce genre de discours est ? la fois un poltron et un complice de ceux qui d?pouillent et terrorisent les populations africaines. Il trahit ? la fois J?sus et le peuple africain. Le cardinal Fridolin Ambongo (RDC) affirme que le devoir de r?serve convient aux diplomates et qu?un ?v?que n?est pas l? pour caresser dans le sens du poil dictateurs et violeurs de constitution. Pour l?archev?que de Kinshasa, un vrai homme de Dieu doit ?tre direct et franc dans sa prise de parole, se mettre toujours du c?t? du peuple, prendre la d?fense des opprim?s et exploit?s et ?tre pr?t ? souffrir pour cela. Le grand probl?me dans notre ?glise d?Afrique, c?est que certains veulent l?argent, les titres et les honneurs sans la croix. De la fonction, ils aiment les avantages mais d?testent les inconv?nients. Or la route que choisit J?sus est celle de la croix. Les ?v?ques et cardinaux qui fuient la croix, n?ayons pas peur de les qualifier d?imposteurs.Ceux qui portent des v?tements rouges en connaissent-ils la signification? Le rouge symbolise le sang vers? par le Christ durant sa passion. C?est la couleur des martyrs. Les cardinaux doivent donc ?tre capables de rendre t?moignage ? la v?rit? jusqu?au sang (usque ad sanguinem). C?est la formule latine employ?e par le pape lorsqu?il leur remet la barrette (coiffe rouge ? quatre bords). La soutane, la calotte et la barrette rouges signifient que les cardinaux sont appel?s ? verser leur sang pour la cause de la v?rit? et de la justice. Jean-Claude Dj?r?k?

ARTICLE DE BLOG

Yaound? : des d?cibels au secours du marketing des libraires

? un mois de la rentr?e scolaire, chacune cherche ? prouver son expertise aux parents et aux ?l?ves. Listes des manuels au programme d?j? disponibles; d?coupage de l?ann?e scolaire 2024-2025 rendu public. ?Tout est r?uni pour lancer nos activit?s?, souffle K?vine Tchamadeu. Dans un exercice de haute voltige explicative, cette libraire bas?e au quartier Mokolo (Yaound? 2e) entend positionner son enseigne commerciale. ?Dans un contexte o? la qu?te de la client?le exerce une pression ?norme sur tous ceux qui sont dans le secteur de la vente des fournitures scolaires, il faut bien se pr?ter avec entrain ? marquer les esprits afin de soutenir et de d?velopper les ventes?, dit-elle.Comme K?vine Tchamadeu, de nombreux promoteurs de librairies cherchent ? am?liorer leur avantage concurrentiel. ? Yaound?, si chacun a sa ?touche?, personne ne l?sine sur les messages publicitaires. Ici et l?, ces messages constituent un univers acoustique pr?sentant des points communs, mais aussi des sp?cificit?s dues aux circonstances ou aux lieux. Au quartier Mont?e Zo?, par exemple, outre l?emploi de bruiteurs, Laurent Blanc, ?v?t?ran de la librairie? (comme il se pr?sente lui-m?me), a recours ? un speaker. ?? mon ?ge, je dois ?viter les bruits, mais je n?ai pas le choix si je veux capter plus de clients surtout qu?ils prennent le taxi devant ma librairie. Bon nombre ne se rendent pas compte qu?elle existe. Avec ?a, nous engageons une exp?rience op?rationnelle qui, nous l?esp?rons, va permettre de nous positionner sur l??chelle du temps de la rentr?e scolaire?, explique le vieux libraire. Et en guise de ?petite d?monstration?, le speaker attitr? entrelace des phrases bien structur?es dans leur construction. Gr?ce ? ses qualit?s et ? son style efficace, il associe exhaustivit? et simplicit?. L?affaire est rendue plus vivante gr?ce ? une ?chelle de d?cibels soutenue par un mat?riel ?lectronique de pointe install? en arri?re-plan de la librairie. Tout y passe: la politique d?offre incluant le prix et les avantages; le r?cit des exp?riences ant?rieures. Le tout ajust? ? de nombreuses compositions musicales en vogue et ? un visuel attractif. ?Nous consid?rons l?audio non seulement comme porteur de sens, mais aussi, nous l?utilisons plus explicitement comme outil servant ? capturer les esprits dispers?s pour leur dire que la rentr?e se pr?pare mieux chez nous et nulle part ailleurs?, vante Laurent Blanc.Au carrefour Mvan (Yaound? 4), Henri tra?ne une librairie ambulante dans un porte-tout. Sur de nombreuses fournitures scolaires tr?ne un puissant baffle. Au milieu du brouhaha ambiant, cet objet permet au libraire ambulant de signaler sa ?pr?sence?. Cela se fait en boucle gr?ce ? une bande dont le contenu allie g?n?riques, alternance des voix, respirations musicales, virgules sonores. Selon Henri, tout ce dispositif a une multiple fonction: baliser l??coute, la structurer et capter l?attention des clients. Andr? Gromyko Balla

ARTICLE DE BLOG

Jean, une vie dans la poubelle

Des tas d?immondices, l?homme tire son gagne-pain. Meyo, Abomey, Minkan, Borne 12, Ahala et Barri?re (quartiers situ?s au sud de Yaound?) produisent plusieurs tonnes de d?chets par jour, essentiellement des ordures m?nag?res. Si ces amas d’immondices, paradis des rats, font jaser les passants, ils montrent aussi ? quel point certains personnages invisibles sont indispensables dans cette partie de la capitale camerounaise. Jean en t?te. Eh oui, difficile d’imaginer ces quartiers hupp?s sans ce nettoyeur des rues. ?Quand votre nom est attribu? ? un travail public bien fait, c’est souvent que vous avez accompli de grandes choses?, sourit Jean. Au cours de notre rencontre ? Meyo (sur l’autoroute Yaound?-Nsimalen) ce 31 juillet 2024, le p?re de famille garde une bonhomie et un amour de la vie. ?Jamais, je n’utilise un ton sermonneur ou culpabilisateur quant aux comportements inciviques que je rencontre tous les jours. Mais chaque m?got ou chaque papier jet? ? la poubelle est pour moi une victoire?, dit-il. ? notre micro, il clame son profil d?agent de propret? qu?il traine avec ses enfants. ?Pendant les vacances, je dois les utiliser au maximum. Mon but est aussi p?dagogique. Ils doivent comprendre que la vie n’est pas facile. C’est avec cet argent qu’on va payer la scolarit??, rel?ve-t-il ? bord de sa voiturette suivie par 4 bacs ? ordures de 100 litres chacun. C?t? abonnement, Jean passe deux fois par semaine aupr?s des m?nages. Ce qui lui permet de ratisser large. Selon les donn?es recueillies aupr?s de l’?boueur, pas moins de 200 m?nages sont abonn?s aupr?s de sa petite unit? de ramassage chaque semaine. Ils d?boursent 5000 FCFA par mois pour s’acquitter de ce service. Une autre possibilit? existe pour les plus petits m?nages que sont les habitants des studios et des chambres. Ils d?boursent 200 FCFA au passage du tricycle. ?Ce qui permet de faire la maintenance et l’achat du carburant pour la moto?, explique-t-il.Gr?ce ? ce boulot, le quinquag?naire ach?ve les travaux de construction de sa demeure ? Nnanga City ? Meyo. Ses grands enfants font des ?tudes dans les instituts universitaires de prestige. L’une de ses filles suit aussi le chemin de l’auto-emploi comme son g?niteur. Gr?ce ? l’argent des ordures, elle est sur le point d’ouvrir un salon de beaut? mixte ? Mbog-Abang (Yaound? 4). Paul et Youri, respectivement magistrat et douanier r?sidant ? Meyo, font une ?surprise? ? cet ?boueur. Ils lui remettent une enveloppe de 150.000 FCFA. Cette dotation est destin?e ? l?achat des fournitures scolaires des enfants. ?La dotation en mat?riel de travail suivra tr?s bient?t?, annonce Youri. ?Vous ?tes un vrai travailleur. Il vous faut normalement une m?daille de bravoure?, ajoute Etoungou, un autochtone du coin. Les dames ne tarissent pas d’?loges. Les enfants ne courent plus des risques d?infection ou de contamination des maladies. Pour dame Ngah, ses enfants de 6 et 8 ne parcourent plus pr?s d’un km pour vider la poubelle. ?Jean, avec son initiative, m’a sauv?. J’avais toujours peur lorsque Courtney et Dimitri portaient la poubelle?, confesse la commer?ante.

ARTICLE DE BLOG

?Olympiades? de la CNPS : entretenir la flamme du professionnalisme via le sport

La Caisse Nationale de Pr?voyance Sociale (CNPS) tient ? utiliser la m?taphore sportive de mani?re visuelle pour motiver son personnel. Il est ind?niable que le sport, toutes disciplines confondues, est un facteur d?int?gration des hommes et femmes d?une part, et un moyen anti-stress au travail d?autre part. S?appuyant sur ces vertus du sport, le directeur g?n?ral de la Caisse Nationale de Pr?voyance Sociale (CNPS) No?l Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame organise les ?Olympiades?. Organis? du 16 au 17 ao?t 2024 au complexe sportif de Mfandena ? Yaound?, l??v?nement d?clin? en comp?tition interservices, vise ? faire de la CNPS un cadre de travail o? se conjuguent performances et professionnalisme. ?Nous nous retrouvons ce jour dans la qu?te de la qualit?, et de la performance. La c?r?monie qui nous r?unit ce jour est une prolongation de ce que nous faisons au quotidien dans nos bureaux?, rappelle le directeur de la CNPS. Dans son allocution de circonstance, il explique ce qu?il entend par travailleur parfait. ?C?est, dit-il, celui qui non seulement exerce avec professionnalisme les activit?s du bureau, et si possible celui qui est largement impr?gn? et int?ress? dans la pratique du sport. Les ?Olympiades? nous permettent d?avoir ce travailleur parfait qui s?illustre dans la pratique du sport, pour plus de performance, et qui s?illustre ?galement par sa culture?. Ce matin les agents de la CNPS, venus des quatre zones de couverture de leur entreprise, ont pris d?assaut le complexe sportif de Mfandena. L?on peut alors voir se d?ployer la team Energezer pour le Centre-Sud-Est, La team AINA pour le littoral- Sud-Ouest, la team IHMOTEP pour l’Ouest et le Nord-Ouest et la team Thot pour le Septentrion. Dans un climat de convivialit?, ces ?quipes rivalisent d?adresse en handball, volley-ball, basket-ball, tennis de table, athl?tisme, marche olympique et football. Pour plus d’int?gration, l’on proc?de au jumelage des teams. La composition des ?quipes donne donc: la team ENERGIZER-AINA et la team THOT-IHMOTEP. L’attraction de la journ?e s’appelle No?l Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame. Il est titulaire dans toutes les finales. C’est le handball qui l?ve les rideaux. Le DG de la CNPS est d’ailleurs le capitaine de la team Energizer. Mais malgr? son exp?rience, son ?quipe s’incline 15 but ? 7 en faveur de la team THOT-IHMOTEP. La donne change lors de la finale de volleyball. La team ENERGIZER ?crase la team THOT-IHMOTEP 3 sets ? 0. Dans l’apr?s-midi ce sont les basketteurs qui sont aux prises. L’infatigable manager change d’?quipe et ?volue avec la team THOT-IHMOTEP. Il est question pour lui de communier avec toutes les aires. Malgr? ce renfort, la team THOT-IHMOTEP s’incline sur le score de 48 points pour la team ENERGIZER contre 36 points. Le tennis de table marque la fin de cette journ?e. Dans le match en ?quipe, la team THOT-IHMOTEP remporte la manche. Yannick Amougou, de la team ENERGIZER remporte la finale individuelle. Guy Betebe, le MVP de la finale ?voluant avec la team ENERGIZER, salue l’esprit de proximit? entre le top management et les collaborateurs, ?je remercie la hi?rarchie qui a bien voulu r?unir son personnel ? travers le sport. Le top management ? travers ces Olympiades favorise les retrouvailles et j’ai h?te de revivre ces moments?, d?clare-t-il. ?Les Olympiades sont une bonne initiative, c?est une occasion de d?tente entre les coll?gues, de resserrer les liens pour plus d?efficacit? au travail. L?id?e de la hi?rarchie est salutaire, c?est une occasion de mieux nous ressourcer?, se r?jouit madame Mengue, tr?s d?contract?e. Andr? Gromyko Balla Un bilan positif R?ussies dans les stades comme en dehors, les Olympiades de la CNPS ont finalement offert une respiration, une parenth?se enchant?e ? tous les personnels de l?entreprise. Le 17 ao?t 2024 sonnait le clap de fin des olympiades de la Caisse Nationale de Pr?voyance Sociale (CNPS). M?dailles, larmes, rires, exploits du c?t? des stades, mais aussi, en dehors, logistique, transports et s?curit?: toutes les cases ont ?t? coch?es. ? quoi cela tient-il? ? une organisation olympique audacieuse et ? l?envi du personnel de faire du bruit et de la fureur positive afin de sortir du train-train professionnel, et de c?l?brer une diversit? tranquille, assum?e par le sport. ImpressionsM?daille en or au 200 m?tres dames, m?daille d’argent au 400 m?tres, une autre au relais mixte et une m?daille de bronze au 100 m?tres, Fran?oise Edang, salue l’organisation des Olympiades. Pour elle, ?le directeur g?n?ral a cr?? une ?mulation?.Manga Amougou, un autre grand m?daill? d’or dans le 200 M et le 400 M homme, f?licite le comit? d’organisation. En dehors de l’esprit d’?quipe, il y a le volet sant?, gr?ce ? ces Olympiades, nous avons r?veill? nos muscles. Et pour bien travailler, il faut un esprit sain dans un corps sain?, se satisfait-il. FootballPour la seconde, deux ?quipes ?taient aux prises au stade annexe num?ro 1, il s?agit de la Team Emergency oppos?e ? la Team Imhotep. La Team Emergence remporte la rencontre par un score fleuve de 10-0. Son capitaine Olivier No?l Alain Mekulu Mvondo Akame d?roule son satisfecit. ?Nous sommes satisfaits de la mani?re dont les choses se sont d?roul?es. On a pu appr?cier aussi bien la qualit? des athl?tes, l?organisation g?n?rale et l’ambiance bon enfant qui a pr?valu. Ces olympiades ont renforc? l’esprit d’?quipe, l’esprit de camaraderie?. Dans la m?me veine. Njoya, l?homme du match de la finale, salue aussi l’objectif vis? par le comit? d’organisation. D?apr?s lui, ?les ?v?nements comme les Olympiades permettent de d?couvrir d’autres talents, en dehors des bureaux?. PerspectivesPour le patron de la CNPS, le meilleur reste ? venir. En l’attendre parler, malgr? le succ?s de cette 4? ?dition, un bilan doit ?tre fait. Celui-ci permettra de voir les manquements et rectifier le tir lors des prochaines Olympiades. ?Tout est am?liorable, rien n’est statistique dans la vie. Maintenant, nous savourons le succ?s des jeux. Le moment venu, nous ferons une ?valuation et nous verrons ce qui doit ?tre am?lior? pour les prochains jeux?, projette le dirigeant. AGB

ARTICLE DE BLOG

R?seau routier : accident? et insuffisant

Situation d?plorable. Au Cameroun, aucune des dix r?gions ne dispose de 25% de ses routes en bon ?tat. Incident de plus, mais pas de trop sur les routes du Cameroun. Le dernier ? date, est survenue le 14 ao?t 2024, sur l?axe Bonepoupa-Yabassi long de 51,3 Km reliant la ville de Douala, capitale ?conomique ? Yabassi (chef-lieu du d?partement du Nkam dans le Littoral). Une bonne partie de la chauss?e du tron?on pourtant achev? et attendant d??tre r?ceptionn? par les autorit?s s?est effondr?e, emportant un v?hicule. La sc?ne digne d?un film hollywodien s?est d?roul?e ? Babout?, un quartier du village Bonepoupa 2. ChiffresD? ? des infiltrations d?eau, l?effondrement de cette route vient rallonger le nombre de kilom?tres du r?seau routier camerounais d?j? en piteux ?tat. D?apr?s une note rendue publique ? la mi-juillet 2024 lors des ateliers sur les rencontres r?gionales que pr?sidait Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des Travaux publics (Mintp), 86 529,83 km de l?ensemble des routes camerounaises (121 873 km) sont en mauvais ?tat. Le taux de d?gradation estim? ? 69,28% ? fin d?cembre 2023 est pass? ? 71,07% au 15 juillet 2024. Soit une accentuation d?environ 1,8% en l?espace de sept mois. Ainsi, apprend-on, seules 11,17 Km de routes sont en bon ?tat au Cameroun. Les 17,76% de voie restante sont en moyen ?tat, donc ? cheval entre le bon et le mauvais ?tat. Plusieurs des routes en mauvais ou en moyen ?tat sont ? l?origine de plusieurs accidents, grave et moins graves.De ce fait, reconnait le Mintp, 8,4% de routes sont bitum?es (10 234,94 km) alors que 111 638, 06 km quant ? elles sont en terre. Pour finir, aucune des 10 r?gions que compte le pays ne peut se targuer de totaliser 25% de route en bon ?tat. Le gouvernement camerounais dit avoir d?bours? 208 milliards de FCFA en faveur des collectivit?s territoriales d?centralis?es (CTD) entre 2018 et 2024. Les fonds, dont 195,3 milliards ont ?t? allou?s aux communes et 12,9 milliards aux r?gions, ?taient destin?s ? l?entretien des routes. Soit 21 milliards FCFA de d?pense chaque ann?e. Pour cela, 2 670 projets d?entretien de 19 307 km de la voie publique ont ?t? enregistr?s. Seuls 1 884 d?entre eux ont ?t? achev?s. Soit 70,5% de taux de r?alisation. Tandis que, les autres accusent ?des retards dans les ex?cutions en raisons des difficult?s ?conomiques? elles aussi dues au fait que ?les entreprises prestataires ne sont pas toujours pay?es dans les d?lais escompt?s?. ?Cons?quemment, le rendement est affect? n?gativement?, fait savoir Emmanuel Nganou Djoumessi dans les colonnes d?Ecomatin. Joseph Julien Ondoua Owona

ARTICLE DE BLOG

Cameroun-Banque mondiale : Abdoul Salam Bello en visite ? Yaound? et ? Douala

L?Administrateur du Groupe de la Banque mondiale pour le groupe Afrique II d?bute ce 19 ao?t 2024 une visite de travail dans la capitale camerounaise. Elle sera suivie, du 21 au 23 d?une activit? similaire dans la capitale ?conomique du pays. Au menu divers ?changes avec des membres du gouvernement. Abdoul Salam Bello a pour responsabilit? la d?fense des int?r?ts de 23 pays africains que sont: le B?nin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Cap Vert, la Centrafrique, les Comores, la R?publique du Congo, la R?publique D?mocratique du Congo, la C?te d’Ivoire, Djibouti, le Gabon, la Guin?e, la Guin?e-Bissau, la Guin?e ?quatoriale, Madagascar, le Mali, l?Ile Maurice, la Mauritanie, le Niger, Sao Tom? et Principe, le S?n?gal, le Tchad, et le Togo. En leur faveur, cet administrateur du Groupe de la Banque mondiale travaille ? influencer les politiques de l?institution financi?re. Il aide les autorit?s desdits ?tats ? identifier et saisir les opportunit?s offertes par la BM ainsi qu?? mobiliser les appuis n?cessaires ? la mise en ?uvre des initiatives, programmes et projets.Cela sous-tend sans aucun doute la mission qu?il effectue depuis ce lundi, 19 ao?t 2024 en terre camerounaise. Ce, ? la suite du vice-pr?sident de la Banque mondiale, Ousmane Diagana, rendu au Cameroun courant novembre 2023, dans le cadre mission de promotion du nouveau mod?le strat?gique de d?veloppement pr?n?e par l?institution. Lequel a vocation ? ?acc?l?rer le rythme des interventions de la Banque mondiale, d?accroitre son efficacit? et de simplifier les proc?dures?. Mais au-del?, ce nouveau mod?le strat?gique r?invente les partenariats avec les ?tats b?n?ficiaires des appuis financiers du bailleur de fonds; dans la mesure o? elle engage les ?tats ? un changement de paradigmes dans la conception et la r?alisation des programmes et projets propos?s au financement de l?institution. Ces derniers, a-t-on appris, doivent tenir compte de la lutte contre les changements climatiques, des questions de genre, l?impact sur les conditions de vie des populations et le d?veloppement des communaut?s. Ils doivent par ailleurs ?tre ax?s sur les r?sultats afin de rendre performants le portefeuille des projets de la Banque mondiale.Plusieurs rencontres de haut niveau sont au programme de cette visite au Cameroun. Cela comprend des ?changes avec les ministres de l??conomie, de la Planification et de l?Am?nagement du territoire, le Ministre de l?Eau et de l??nergie, le ministre des Petites et Moyennes entreprises et celui du Commerce; ainsi que des rencontres avec des industriels. Abdoul Salam Bello effectuera par la suite une visite du Barrage hydro?lectrique de Nachtigal. Louise Nsana

ARTICLE DE BLOG

Que la France ?vacue l?histoire triomphaliste au profit de l?histoire-repentance

Le 15 ao?t dernier, ? l?occasion du 80? anniversaire du d?barquement des Alli?s en Provence, on a vu et entendu Emmanuel Macron et Paul Biya ? la n?cropole internationale de Boulouris, ? Saint-Rapha?l. L?un apr?s l?autre, les dirigeants fran?ais et camerounais ont tenu ? rendre plus sensible et ?motionnelle la c?r?monie. ?Il n?y aurait pas eu de victoire alli?e sans la contribution des autres peuples, sans les ?trangers, sans les Noirs et autres tirailleurs? africains, a insist? Paul Biya. ?La France n?oublie rien des sacrifices?, a admis Emmanuel Macron.Au niveau du langage, les deux hommes d??tat se situent ? l??picentre d?une interaction qui se traduit par un double mouvement. D?un c?t? la mise au pr?sent du pass?, de l?autre, la mise en histoire du pr?sent. D?s lors, tout peut s?analyser comme ?tant proportionn? aux hantises du pr?sent autant qu?? la vivacit? du pass?. D?o? cette impression que, tout s?est m?l? pour faire du 80? anniversaire du d?barquement des Alli?s en Provence, une occasion favorable, une ?vidence ? bon compte, un substitut ? la mise en perspective, un recours contre les d?saveux, les pannes et les ruses de l?histoire pr?sente.Cela est surtout vrai pour la France qui, par l?angoisse de l?avenir, s?emploie ? la valorisation du pass?. Avec un m?lange de bons sentiments et un devoir de m?moire particuli?rement s?lectif, il semble que Paris ?vite d?aiguiser les couteaux qui serviront ? l??gorger en Afrique. En effet, si le vieillissement ou la mort des derniers t?moins directs int?ress?s au premier chef sont in?vitables, l?entr?e en lice de leurs descendants et de leurs proches, l?activisme d?un nouveau courant qui actualise inlassablement ce qui s?est pass? est l? pour dire ? la France que son avenir en Afrique est bouch?, et qu?il faut rafra?chir en urgence la reconnaissance du titanesque travail des Africains sur le chantier de la France moderne. Aussi, d?une mani?re massive, Paris se retrouve dans la posture d?un assoiff? de repentance face ? un pass? horrible incessamment r?p?t?, et qui m?riterait des vengeances bien plus s?v?res, parce qu?ayant accumul? des crimes sans ?quivalents (colonisation, g?nocides, esclavage?).Ce qui est vrai, c?est lorsque l?on se rend compte qu?en fait, comm?morer, ?riger un m?morial, prononcer des excuses officielles revient simplement ? distribuer, dans l?ordre symbolique, des titres d?honneur, d??galit? ou de reconnaissance. Ce qui joue sans doute un r?le restant ? d?crypter, et qui laisse supposer que des forces abyssales sont ? l??uvre. Or, il faut un renversement. L?histoire triomphaliste m?rite d??tre remplac?e par son antith?se, une histoire-repentance. On pourrait maximiser cette position ainsi: Accepter du fond du c?ur que les Africains ont bataill? pour la France; mettre cela en relation avec des objectifs de comm?moration ou de r?paration, amorcer un travail social et politique complexe, port? par des entrepreneurs de mobilisation et des cadrages sp?cifiques. Il s?agit de combattre l?occultation du pass? n?grier en France et de veiller ? ce que la soci?t? fran?aise v?hicule une vision respectueuse des Africains. Et ce processus devrait ?tre engag? en dehors de la s?lection des r?cits, en dehors des aiguillages contr?l?s par ces ?acteurs professionnalis?s?, convaincus d??tre des ?gardiens de la v?rit?? sur le pass?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

ARTICLE DE BLOG

Professeur Souley Mane : ?Nous envisageons de doter la communaut? musulmane des infrastructures ? m?me d?assurer son d?veloppement?

Le porte-parole du croissant lunaire du Cameroun revient sur les projets que les dignitaires de la communaut? musulmane envisagent de concr?tiser ? travers le pays. Le 03 ao?t dernier, vous avez tenu une conf?rence ? Yaound?. De quoi s?agissait-il exactement?Le samedi 3 ao?t, nous avons organis? une assembl?e g?n?rale extraordinaire du Conseil sup?rieur des affaires islamiques du Cameroun, au Palais des Congr?s de Yaound?. Cette initiative vise ? mettre sur pied une instance faiti?re de l?islam au Cameroun. Il s’agit d’une instance qui va coordonner les actions de l?islam dans notre pays. ? cette occasion, les participants sont venus des quatre coins de notre pays. Notamment les imams, les autorit?s traditionnelles, les associations islamiques et d?autres acteurs de notre communaut?. C?est un ?v?nement majeur pour la communaut? et m?me pour le Cameroun. Puisqu?il vise ? promouvoir le d?veloppement de la communaut? musulmane et par ricochet le d?veloppement de notre pays, au travers des activit?s ? mener sur l??tendue du territoire national. Au cours de cette rencontre, vous avez parl? d?un certain nombre d?investissements. Peut-on en savoir davantage sur les domaines concern?s?Il est question d?investir dans certains secteurs comme l??ducation. Il y a aussi la sant? qui est importante pour notre communaut?. Nous pensons aussi ? la formation professionnelle de la jeunesse. Avec le temps, on pourra identifier d?autres projets porteurs pour notre communaut? et notre pays. Dans ce sens, nous envisageons de doter la communaut? musulmane des infrastructures ? m?me d?assurer son d?veloppement et donc celui du Cameroun. S?agissant de la probable construction d?une universit? islamique, sera-t-elle exclusivement destin?e au Cameroun ou alors ? l?Afrique centrale?L?une des r?solutions de la c?l?bration de l??v?nement ?Yaound? capitale de la culture dans le monde islamique?, a ?t? la cr?ation de l?universit? islamique d?Afrique Centrale. C?est le r?ve de la communaut? musulmane. Comme vous le savez, les communaut?s catholiques, protestante et m?me adventiste ont r?ussi ? relever ce d?fi. Alors, pourquoi pas la communaut? musulmane?? Une universit? de cette envergure devrait non seulement servir aux jeunes camerounais, mais aussi ? tous les ressortissants de l?Afrique centrale. C?est un projet qui nous tient ? c?ur et nous esp?rons qu?avec l?aide d?Allah, on va le concr?tiser. En dehors de l?institution universitaire, doit-on s?attendre ? d?autres investissements?Nous avons parl? d?un certain nombre de projets que le conseil sup?rieur des affaires islamiques du Cameroun pourra mener. Notamment la dotation de la communaut? musulmane en infrastructures ?ducatives, sanitaires et un orphelinat. Il est question pour nous au travers de cette structure de promouvoir le d?veloppement comme susmentionn?. La cr?ation de ce conseil fait partie des r?solutions prises lors de la c?l?bration du ?Yaound?, capitale de la culture dans le monde islamique? pour l?ann?e 2024, sous le tr?s haut patronage du pr?sident de la R?publique, S. E. Paul Biya. Nous allons essayer de cibler les secteurs prioritaires concernant notre communaut?. C’est la raison pour laquelle nous avons mis? sur l??ducation qui est le socle granitique de tout d?veloppement. La communaut? musulmane a aujourd?hui besoin d?envoyer ses enfants ? l??cole. Il faut sortir nos populations de la sous-scolarisation, de la d?perdition scolaire. Nous n’oublions pas que le secteur sanitaire est aussi important pour notre pays, d’o? des actions envisag?es dans ce domaine ? l’avenir. Par quels m?canismes ces projets seront-ils financ?s?La question du financement reste essentielle. C?est le nerf de la guerre, comme on a coutume de le dire. C’est une ?vidence que tous ces projets n?cessitent une forte mobilisation financi?re. Pour les r?aliser, nous allons monter des projets bancables ? m?me d?attirer l?attention aussi bien de l??tat que des partenaires internes et de ceux de l’ext?rieur du pays. Un individu ne saurait porter ce genre de projet tout seul. C?est une affaire qui concerne toute la communaut? et des d?marches sont entreprises pour frapper ? toutes les portes susceptibles d’aider ? la r?alisation de ces projets qui promeuvent le d?veloppement de notre pays. En r?sum?, une fois que les projets seront matur?s, ils seront soumis ? l?appr?ciation des bailleurs de fonds. Interview r?alis?e parAndr? Gromyko Balla

ARTICLE DE BLOG

?Il se pose le probl?me de la formation d?un faux secteur priv? dans nos ?tats?

L??conomiste camerounais appelle les institutions financi?res ? accorder un int?r?t plus accru ? la gestion du secteur priv? dans les ?tats africains; o? le n?potisme et la corruption dictent d?autres lois. La Banque mondiale vient de publier les r?sultats de son ?valuation des politiques ?conomiques et des institutions africaines. Que retenez-vous de ce rapport?Le rapport CPIA de la Banque mondiale est une analyse qui pose bien les jalons du probl?me de la restructuration ?conomique de nos ?tats. Ce rapport insiste ? l?occurrence sur l??volution du secteur priv? dans les ?tats d?Afrique subsaharienne. Il fait bien de pr?ciser que pour les ?tats soient forts ?conomiquement, il faut un secteur priv? fort par ce que c?est le secteur priv? qui cr?? de la ressource et des emplois et qui permet ? une ?conomie d??tre comp?titive et forte. Si nous nous penchons sur nos ?tats d?Afrique subsaharienne, on se rend compte que le secteur priv? est le parent pauvre de l??conomie et tout repose donc sur le secteur public qui est asphyxi?, d?j? parce qu?il n?a pas vocation ? cr?er de la richesse quand on est dans une ?conomie de march?. Mais aussi parce qu?il ne peut pas tenir sous la pression des demandes d?emploi et donc il y a l? n?cessit?, rendre fort le secteur priv?. CPIA pose bien le contexte en montrant la balance commerciale d?ficitaire, les exportations des pays d?Afrique subsaharienne, l?inflation qui augmente dans tous les pays et qui est moins maitris?e en Afrique subsaharienne depuis la survenue du Covid-19 et la dette ext?rieure qui peut aussi ?tre un facteur m?lioratif ou d?pr?ciatif des ?conomies subsaharienne; mais aussi la formation du capital pour voir comment est-ce que les entrepreneurs forment leurs capitaux et comment est-ce qu?on peut cr?er la fibre entrepreneuriale dans nos pays. On se rend donc compte que la Banque mondiale a fait un projet pour aider nos ?tats ? restructurer nos ?conomies et ? booster le secteur priv?. Et donc l?institution a insist? sur des crit?res comme l??galit? des genres pour voir les am?liorations dans le secteur priv? en ce qui concerne l?emploi des femmes; la valorisation des ressources humaines en termes de formation, ce qui permet d?avoir les qualit?s intellectuelles et techniques pour cr?er des entreprises et booster l?activit? ?conomique. Et bien s?r, la Banque mondiale a touch? un aspect important qui est la gestion du secteur public et des institutions. Car nous savons qu?un ?tat peut soit encourager le secteur priv? en mettant sur pied des politiques d?ouverture propice ? la cr?ation et au d?veloppement des entreprises gr?ce ? des exon?rations de taxes par exemple; ou alors le d?courager en mettant beaucoup trop de contraintes ? la cr?ation ou ? l??volution des entreprises. On a aussi vu une analyse assez claire des institutions bancaires pour mettre le doigt sur la r?alit? de l?acc?s au cr?dit.Ce qui nous int?resse le plus dans ce rapport, ce sont les r?sultats, et nous nous rendons compte qu?il y a eu une am?lioration dans le secteur priv? d?Afrique subsaharienne. Mais que ces am?liorations sont vraiment de tr?s petit ordre, exception faite de quelques pays qui m?ritent des encouragements comme l??thiopie ou le Rwanda. On peut peut-?tre ajouter aussi la C?te d?Ivoire. La plupart des pays ?valu?s ont eu des am?liorations tr?s mitig?es. On peut donc se demander pourquoi des r?sultats aussi bas alors que les ?tats sont dot?s d?un tel outil qui touche les points saillants pour un secteur priv? fort ? Est-ce parce qu?il manque la fibre entrepreneuriale dans les pays africains ou alors le probl?me est ailleurs et ? ce moment-l?, cela nous pousse ? analyser la cause de l??chec de tels programmes au sein de nos ?tats. Si nous voulons seulement nous demander si l?Afrique subsaharienne a la capacit? dans la cr?ation des entreprises, nous allons interroger d?j? la population de nos ?tats. L?, le probl?me sera pos? sur deux angles. Le premier concerne les ressources humaines et l?, il faut questionner la qualit? de la formation dans nos ?tats qui offrent certainement des formations qui ne sont pas suffisamment orient?es entrepreneuriat. Si nous prenons par exemple le cas du Cameroun o? l?accent a longtemps ?t? mis sur l?enseignement g?n?ral plut?t que technique, on d?bouche vite sur le probl?me des ressources humaines. Heureusement, des efforts sont faits de parts et d?autres du continent pour changer les choses. Il faut aussi questionner l??ge de la population africaine. Elle est l?une des populations les plus jeunes dans le monde; et qui dit jeunesse, dit force, dit innovation, dit id?es. L?Afrique est un grenier de l?entrepreneuriat. On revient ? une seule conclusion: le probl?me est ailleurs. D?o? vient donc le probl?me ?On peut se dire que le probl?me est politique et ? ce niveau, on peut encore le prendre sous deux angles. Celui de politique ext?rieure?; pour qu?un secteur priv? soit fort, il faut ? prix une industrialisation, au niveau de l?agriculture et partout ailleurs; C?est le secteur tertiaire qui rend forte une ?conomie, et l?Afrique subsaharienne est faible en la mati?re. S?il n?y a pas v?ritablement d?industrie, l?on ne peut avoir un secteur priv? fort. Pourquoi l?industrie africaine tarde-t-elle ? prendre son envol? Les institutions financi?res peuvent avoir toutes les bonnes intentions, mais cela n?emp?che pas que nous sommes dans un contexte de concurrence et de ce fait, le partage des technologies ne peut pas se faire de mani?re ?quitable. Si l?industrialisation prend v?ritablement corps en Afrique, l?Europe, l?Am?rique et autres n?auront plus v?ritablement de march?s en Afrique dans la mesure o? on sait que le continent est le principal march? pour beaucoup de pays, m?me si pour le moment, on n?ach?te pas beaucoup. Et donc, il faut se dire que pour que le secteur priv? africain soit fort, il faut que les Africains prennent eux-m?mes des initiatives fortes pour pouvoir sortir du joug des ?tats industrialis?s et pouvoir cr?er elles-m?mes un secteur tertiaire capable de relever des d?fis. Les politiques ?tatiques constituent elles-m?mes un probl?me en ce qui concerne le secteur priv? parce qu?aucun secteur priv?

ARTICLE DE BLOG

Tirailleurs s?n?galais ? la deuxi?me Guerre mondiale : de la pertinence des actions

Ces derni?res ?taient principalement tourn?es vers la r?duction des d?ficits budg?taires pour renforcer la cr?dibilit? de leurs institutions. L?Afrique subsaharienne a men? des politiques macro?conomiques ?prudentes? et ?coordonn?es? durant l?ann?e ?coul?e, selon la Banque mondiale. Notamment dans les domaines pr?cis de la gestion ?conomique des politiques structurelles. Sur le terrain, cela s?est traduit dans bon nombre de pays par des r?formes visant ? accroitre la r?silience aux chocs internationaux, ce au travers de l?ind?pendance des banques centrales, et ? ?carter les menaces li?es ? l?accumulation de la dette et ? la persistance des d?ficits et l?am?lioration de la r?putation des institutions publiques. Par cons?quent, ?l’inflation y a diminu? et les soldes budg?taires s?y sont am?lior?s?, entre autres r?sultats r?pertori?s. Lesquels aident ? d?terminer les allocations de l’IDA (Association internationale de d?veloppement), les pr?ts concessionnels et les dons accord?s aux pays ? faible revenu. CongoDans le cas sp?cifique des pays d?Afrique centrale, des lauriers sont pour la R?publique du Congo; qui engrange des actions pertinentes de politiques mon?taires et de change, de politique budg?taire ainsi qu?en mati?re de politique et gestion de la dette. Dans le m?me temps, des actions pertinentes sont pos?es en faveur de l?inclusion sociale et de l??quit?. Sur ce point, le pays reste dans la moyenne des notes des sous r?gions Afrique de l?Ouest et du Centre et de l?ensemble des pays ?ligibles au financement IDA (Association internationale de d?veloppement) en mati?re de recherche de l??galit? de sexe, l??quit? dans l?utilisation des ressources publiques, la valorisation des ressources humaines et la protection sociale et de la main d??uvre. Ses plus belles prouesses concernent la gestion des institutions du secteur public. En ce qui concerne principalement la question des droits de propri?t? et la gouvernance fond?e sur les r?gles, la qualit? de sa gestion budg?taire et financi?re, l’efficience de la mobilisation des recettes, la qualit? de l?administration publique et la lutte contre la corruption. Cap vertCe pays enregistre de belles performances en mati?re de politiques structurelles pour booster le commerce, le secteur financier et le cadre r?glementaire des entreprises. Elle obtient ?galement de bons points pour la qualit? de son administration publique. ?Les pr?visions de croissance ?conomique indiquent une poursuite du redressement ?conomique, tandis que les pressions inflationnistes s?att?nuent. La gestion de la dette s?est am?lior? gr?ce ? la r?vision du cadre juridique, ? des rapports plus transparents et ? la gestion des risques budg?taires; Le pays a mis en ?uvre un plan pour augmenter les recettes gr?ce ? la num?risation et a introduit de nouvelles mesures fiscales pour am?liorer le respect des r?gles et l?efficacit?. Tous ces efforts visaient ? am?liorer le recouvrement de l?imp?t et l?efficacit? du syst?me fiscal?, rapporte la Banque mondiale. CamerounCe pays d?Afrique centrale a marqu? des points en mati?re de gestion ?conomique en 2023. La r?duction des subventions de carburant figure au premier volet de ce chapitre. ?Le d?ficit budg?taire a diminu? gr?ce ? la r?duction des subventions aux carburants, ? la hausse des recettes p?troli?res et non p?troli?res et aux mesures de politique fiscale, notamment l?augmentation des taxes sur certains produits import?s. Des progr?s ont ?t? r?alis?s dans le secteur de l??ducation par la finalisation d?une strat?gie en coh?rence avec les priorit?s, leLes principales mesures mises en ?uvre au courant de l?ann?e 2023 ont port? sur la gestion de la dette et la r?duction des in?galit?s. L?institution de Bretton Wood renseigne ? cet effet que: ?Le gouvernement a poursuivi ses efforts visant ? la r?duction de la dette publique, au remboursement des arri?r?s et ? la production et ? la publication de rapports annuels sur les statistiques de la dette. Il a continu? d?augmenter les d?penses dans le secteur social, notamment dans les domaines de l??ducation, de la sant? et de la protection sociale. Il est n?cessaire de relever les d?fis dans le domaine de l??ducation, notamment les faibles taux d?ach?vement des ?tudes et l?acc?s limit? ? une ?ducation de qualit? pour les ?tudiants ruraux et les ?tudiantes?. RDCLe cadre macro?conomique de la R?publique d?mocratique du Congo est rest? relativement stable et la politique mon?taire proactive de la Banque centrale du Congo a contribu? ? att?nuer les effets des chocs ext?rieurs. Face ? ces r?ponses, des r?sultats sont ressentis au niveau des am?liorations en mati?re de facilitation du commerce. ?Bien que l?int?grit? dans l?utilisation des fonds publics reste un d?fi, des progr?s ont ?t? r?alis?s en mati?re de production de rapports mensuels sur les d?penses globales. La publication des ?tats financiers de neuf entreprises publiques du secteur extractif a am?lior? la transparence?, apprend-on. RwandaLe pays de Paul Kagame fait des efforts pour la mise en ?uvre des politiques en faveur de l?inclusion sociale et l??quit? ainsi que de gestion ?conomique. Les performances les moindres sont toutefois relev?es au niveau de la transparence, la redevabilit? et la lutte contre la corruption dans les institutions publiques, ainsi que la r?solution des probl?matiques li?es au droit de propri?t? et la gouvernance fond?e sur les r?gles. ?Le pays a r?vis? sa loi bancaire et publi? des r?glements pour soutenir la stabilit? et la r?silience financi?res, y compris des lignes directrices concernant la gestion des risques li?s au climat. Le secteur de l??ducation a connu des am?liorations au niveau de l??laboration et la mise en ?uvre des politiques, du renforcement des institutions et des syst?mes et de l?augmentation des investissements dans le but d?obtenir de meilleurs r?sultats?, lit-on. Et encore: ?Un cadre complet de gestion des risques a ?t? mis au point pour faciliter l??tablissement du profil de risque des contribuables. Le syst?me fournit une approche compl?te, structur?e et syst?matique de l??valuation et de la hi?rarchisation des risques de conformit? pour tous les types de revenus?. Tchad, Sao Tom? et principeLes r?formes entreprises au courant de l?ann?e 2023 n?ont pas permis de faire ?voluer la situation de ces deux pays dans l?Evaluation des politiques et institutions nationales de la Banque mondiale. Des d?fis restent toutefois nombreux pour eux. Dans le chapitre, l?institution recommande une multiplication des efforts en vue de rem?dier aux importants d?s?quilibres macro-budg?taires,

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut