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Cemac?: un horizon sans nuages

La premi?re r?union du Comit? d?experts nationaux et internationaux pour l??laboration du Nouveau Programme ?conomique r?gional  (Per) de la Cemac  pour la p?riode 2025-2050 s?est tenue le 17 septembre 2024 ? Douala. La position g?ographique de l?Afrique centrale au c?ur du continent constitue un atout majeur pour le d?veloppement des ?changes avec toutes les autres Communaut?s ?conomiques r?gionales (Cer) d?Afrique. Sa position reste strat?gique sur le continent africain pour plusieurs raisons  ? savoir son r?le historique pour les routes terrestres, a?riennes et surtout maritimes aussi bien au sein de l?Afrique qu?entre celle-ci et les autres continents, mais aussi de la production p?troli?re, de la p?che et de l?exploitation mini?re et foresti?re qui en font une zone tr?s convoit?e. C?est dans le but d?accro?tre le syst?me fiscal, d?am?liorer et d?velopper  les infrastructures, consolider les syst?mes financiers, ou encore renforcer la bonne gouvernance que les chefs d?Etat de la Cemac  ont adopt? en 2011, le Programme ?conomique r?gional (Per).   ? Ledit programme devait jouer un r?le catalyseur pour le d?collage ?conomique et la transformation structurelle des ?conomies de la Cemac ?, explique Baltasar Engonga Edjo?o,  pr?sident de la Commission de la Cemac.  Malheureusement, le programme ne conna?t aucune avanc?e.  Le choc p?trolier de 2014 et la crise sanitaire de la pand?mie  de Covid-19 de 2020 ont plomb? la mise en ?uvre de ses trois phases quinquennales (2011-2015, 2016-2020 et 2021-2025). A ces goulots d??tranglement s?ajoutent les groupes arm?s. ? Les effets n?fastes de tous ces chocs n?ont pas ?t? anticip?s par le Per et donc les mesures pour y faire face n?y figuraient pas ?, a constat? le pr?sident de la Commission de la Cemac. Insuffisances Malgr? la pertinence de la vision contenue dans ce projet, des fondations de l??mergence recherch?e, des piliers et axes strat?giques d?finis, il importe de relever que ce document comportait plusieurs insuffisances d?ordre conceptuel et op?rationnel qui ont rendu impossible son adoption et sa mise en ?uvre, ? savoir : ?  La non prise en compte des d?cisions des chefs d?Etat adopt?es lors des sommets extraordinaires de novembre 2019 et ao?t 2021 ; la non identification des projets permettant de mettre en ?uvre 8 des 11 programmes d?finis dans ce nouveau projet r?gional ; une estimation incompl?te et non justifi?e du co?t d?ex?cution de ce Per ?, regrette Baltasar Engonga Edjo?o. Pour corriger les insuffisances relev?es dans ce Document-cadre, la Commission de la Cemac avait d?cid?, en 2013, de proc?der ? la relecture du Per initial. La vision du Per relu, remis en juin 2022, ?tait de faire de la Cemac un espace int?gr? et ?mergent ? visage humain ? l?horizon 2030. Son objectif ? long terme ?tant,  de faire passer la Cemac d?une ?conomie de rente ? une ?conomie de production. Cette vision repose sur quatre axes strat?giques : l?acc?l?ration de la diversification et de la transformation structurelle de la Cemac ;  le d?veloppement d?un secteur priv? dynamique et comp?titif ; le d?veloppement du capital humain et de la technologie,  et la pr?servation de la ressource naturelle. Selon le pr?sident de la Commission, la? Cemac pr?sente un bilan positif sur les trois derni?res ann?es avec une am?lioration de ses principaux agr?gats, preuve d?une reprise effective de l?activit? ?conomique apr?s la p?riode marqu?e par la pand?mie de la COVID-19, gr?ce ? la r?ussite des politiques et r?formes entreprises. Diane Kenfack

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Libre circulation des personnes en Afrique centrale : le Cameroun et le Tchad montrent la voie et donnent de la voix

Pour marquer explicitement leur volont? de mettre en ?uvre la libre circulation aux ressortissants de l’espace de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l’Afrique centrale (Cemac), les hauts responsables charg?s de la s?curit? et de diplomatie dans les deux pays se sont donn? pour t?che de donner des ordres ? leurs collaborateurs. Au Cameroun, c’est le D?l?gu? g?n?ral ? la s?ret? nationale (DGSN), Martin Mbarga Nguele qui, dans un message-port? sign? le 5 septembre 2024, pr?cise ses instructions relatives ? la mise en ?uvre de l’Acte additionnel N 05/19-Cemac-07 0u-CCE du 19 avril 2019, portant adoption de la politique commune en mati?re d’immigration et d’?migration et la protection des fronti?res. Sur la base de cet instrument juridique, le DGSN r?it?re que les  » tous les ressortissants des ?tats membres de la Cemac d?sirant se rendre dans tout autre pays de cet espace communautaire sont exempts de visa ». Au Tchad, le 8 septembre 2024, le ministre des Affaires ?trang?res, de l’Integration africaine et de la Coordination internationale, Hissein Brahim Taha, s’est inspir? de l’Acte additionnel N01/1305/19-Cemac-07 0u-CCE-SE du 25 juin 2013. Le membre du gouvernement tchadien s’en est donc servi pour rappeler que  » la libre circulation des ressortissants des six ?tats membres de la Cemac est int?grale sur l’ensemble du territoire communautaire « . Le message de Hissein Brahim Taha a plusieurs destinataires : les ambassadeurs, les chefs de missions diplomatiques et consulaires accr?dit?s par Ndjamena. Selon nos sources, la publication de ces deux documents fait suite aux entretiens informels que les dirigeants de l’espace Cemac ont eu ? Beijing, en marge du r?cent Sommet Chine-Afrique. A cette occasion, renseignent nos informateurs, Paul Biya, le pr?sident du Cameroun avait sugg?r? ? ses homologues de la Cemac d’acc?l?rer encore plus la mise en ?uvre de la libre circulation des biens et des personnes dans la sous-r?gion. Jean Ren? Meva’a Amougou

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Les collabos n??chapperont pas ? la col?re du peuple

Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, alors que le pr?sident Laurent Gbagbo attendait d’?tre re?u par le pape Jean-Paul II, la C?te d?Ivoire ?tait attaqu?e et endeuill?e par des soldats en rupture de ban r?fugi?s au Burkina Faso, pays dirig? alors d’une main de fer par Blaise Compaor?. Aid?s par des mercenaires burkinab?, maliens, lib?riens et sierra-l?onais, Issiaka Ouattara alias Wattao, Ibrahim Coulibaly dit IB, Tuo Fozi?, Ch?rif Ousmane, Kon? Zakaria et d?autres avaient mis le pays ? feu et ? sang. Environ 300 personnes dont le ministre de l?Int?rieur ?mile Boga Doudou, le g?n?ral Robert Gue? et le musicien-arrangeur Marcellin Yac? perdirent la vie au cours de cette attaque barbare. Attaque d?autant plus incompr?hensible que Dramane Ouattara, le patron de la r?bellion, avait accept?, quelques semaines auparavant, de faire partie du gouvernement du Premier ministre Pascal Affi N?Guessan. La France ?tait-elle derri?re cette tentative de coup d??tat? Feu Auguste Daubrey, avec qui je parlai le matin du 19 septembre 2002, n’avait aucun doute l?-dessus. Le temps lui donna raison lorsque Mich?le Alliot-Marie parla de guerre ivoiro-ivoirienne pour justifier le refus de son pays d?appliquer l?accord de d?fense liant Paris ? Abidjan, lorsque Dominique de Villepin afficha une certaine familiarit? avec les voyous lors de sa visite ? Bouak?, lorsque les discussions entre l??tat ivoirien et les rebelles furent d?plac?es par le gouvernement fran?ais de Lom? ? Marcoussis, banlieue parisienne. Plus tard, dans le livre ?crit pour lui par le journaliste b?ninois Serge Daniel Gbogbohoundada, Guillaume Kigbafori Soro expliquera que lui et ses camarades avaient pris les armes parce que l?exclusion de Ouattara de l??lection pr?sidentielle d?octobre 2000 « pour nationalit? douteuse » leur semblait injuste et inacceptable, parce que les Nordistes ?taient victimes de discrimination, parce qu?il y avait une dictature en C?te d?Ivoire qui allait jusqu’? humilier les porteurs de boubou, etc. Ironie du sort, le m?me Soro sera exclu du jeu politique ivoirien par Ouattara en f?vrier 2019 suite ? son refus de militer dans le Rassemblement des Houphou?tistes pour la d?mocratie et la paix (RHDP). Quant ? la population ivoirienne, elle n?a jamais ?t? autant discrimin?e et appauvrie que sous ce r?gime qui pratique ouvertement le rattrapage ethnique apr?s avoir accus? Henri Konan B?di? et Laurent Gbagbo d?exclure une partie des Ivoiriens. J’esp?re que l?ancien leader de la Fesci sait maintenant qui pratique vraiment l?exclusion et la dictature. Lui et ses serveurs de th? ne d?fendent plus le boubou, ne disent plus que Ouattara est une chance pour la C?te d?Ivoire. Eux, qui pr?tendaient ?tre contre l?injustice et la tyrannie, rasent d?sormais les murs, sont traqu?s par ceux qui leur d?roulaient le tapis rouge. Le pays va ? vau-l?eau et les Ivoiriens dont les conditions de vie se sont consid?rablement d?t?rior?es attendent toujours le retour de Zorro.Les petits incultes et inconscients qui croient nous impressionner avec leur faux titres et parchemins de complaisance et qui sont heureux de dire du mal du Mali, du Burkina et du Niger, trois pays qui ont eu le courage de s’affranchir du pays de Boisbouvier, on souhaiterait que l’histoire de Soro leur serve de le?on. On voudrait qu’ils comprennent assez vite que tous les Africains indignes et cupides que la France instrumentalise pour d?stabiliser leur propre pays se mettent du mauvais c?t? de l?Histoire et que viendra un jour o? ils subiront la col?re des peuples africains. Jean-Claude Dj?r?k?

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Zone Cemac : les ?conomies sur les civi?res

Le coll?ge de surveillance multilat?rale de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) a tenu une session extraordinaire ? Douala le 12 septembre 2024. Au programme: l?examen des grandes orientations des politiques ?conomiques de la Communaut?, et l?examen de la nouvelle m?thodologie d??valuation des arri?r?s, en l?occurrence la Taxe communautaire d?int?gration. ?Notre rencontre se tient dans un contexte marqu? principalement au niveau mondial par la poursuite de la d?sinflation, avec autrefois une baisse de son rythme, l??largissement de la fragmentation g?o?conomique et les tensions du secteur financier, sur fond d?un assouplissement peu cons?quent des politiques mon?taires?, explique Baltasar Engonga Edjo?o, pr?sident de la Commission de la Cemac. Au vu de la situation et des perspectives macro?conomiques de la Cemac, les orientations g?n?rales de politiques ?conomiques pour 2025 sont ax?es sur les mesures visant ? contenir les incertitudes susceptibles d?alt?rer la relance ?conomique dans la sous-r?gion. ?Ces orientations g?n?rales visent ? stimuler la croissance, augmenter l?inclusion ?conomique et renforcer les effets multiplicateurs des politiques budg?taires et mon?taires?, affirme le pr?sident de la Commission de la Cemac. En effet, la principale difficult? concerne le recouvrement des arri?r?s de paiement sur ceux des instances de paiement au tr?sor du fait de l?absence dans la quasi-totalit? des Etats membres de la Cemac, d?un syst?me d?information int?grant ? la fois la comptabilit? budg?taire et la comptabilit? g?n?rale.Afin de r?soudre ce probl?me, une m?thodologie simplifi?e pour l??valuation de la non accumulation d?arri?r?s de paiement dans la gestion courante est mise en place. Cette m?thodologie vise d?une part, ? disposer d?un outil commun partag? pour l??valuation des arri?r?s, et d?autre part ? am?liorer l??tat de conformit? ? ce crit?re de convergence. ?C?est dans cette perspective que cette m?thodologie propose une ?valuation progressive du crit?re des arri?r?s en attendant la mise en ?uvre int?grale de la r?forme des finances publiques?, explique le pr?sident de la Commission de la Cemac. Situation ?conomiqueEn zone Cemac, le rythme de l?activit? ?conomique s?est repli? en 2023 avec une croissance revenue ? 2,1% contre 2,9% en 2022. Ce nouveau ralentissement de la croissance est la conjugaison d?une contraction plus prononc?e du secteur p?trolier compar?e ? 2022, coupl?e avec fr?missement du dynamisme des activit?s ?conomiques non p?troli?res. En d?pit de la poursuite projet?e de la contraction d?activit? dans le secteur p?trolier, la croissance s?acc?l?rerait en 2024 et 2025 ? la faveur du dynamisme du secteur hors p?trole, tout en restant faible et tr?s inf?rieure ? son niveau potentiel. La croissance du produit int?rieur brut (Pib) par habitant demeurerait ainsi n?gative pour la Cemac en 2024 et 2025, comme c?est le cas depuis le pic du choc p?trolier en 2016. Diane Kenfack

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Circuit bancaire : la Beac injecte 150 millions de pi?ces de monnaie

Une bouff?e d?oxyg?ne dans la circulation mon?taire en zone C?mac. Voil? ce qu?il faut comprendre de la d?cision de la Banque des Etats de l?Afrique centrale d?injecter de nouvelles pi?ces de monnaie d?une valeur de 150 millions de FCFA dans l?espace de circulation du FCFA XAF. Une r?ponse vigoureuse ? la probl?matique de la p?nurie des pi?ces de monnaie en zone C?mac. La p?nurie de petites pi?ces de monnaie entrave les transactions quotidiennes et p?se sur l??conomie du secteur informel. L?initiative de la B?ac concerne l?injection des pi?ces de 25, 50 et 100 FCFA de la gamme de 2006. L?acc?s des pi?ces de monnaie dans le contexte actuel rel?ve parfois du parcours du combattant. Ce qui a un gros impact dans le secteur informel et complique le quotidien des usagers du FCFA XAF. ?J?ai h?te que ces pi?ces de monnaie soient mises dans le march?. Car cela me permettra de gagner beaucoup plus que ce que je ne gagne aujourd?hui?, explique Christian, chauffeur de taxi. Selon les autorit?s de la Beac, cette initiative devrait stimuler l?activit? ?conomique, renforcer la stabilit? financi?re et encourager l?inclusion financi?re en rendant les transactions plus accessibles. La Beac met en place une s?rie de mesures pour assurer une meilleure distribution des pi?ces de monnaie. Notamment l?inclusion syst?matique des pi?ces de monnaie dans tous les pr?l?vements effectu?s par les banques et comptables publics, et la demande des rapports mensuels aux banques sur les ?changes de billets contre les pi?ces de monnaie en faveur de leur client?le. En plus, la Beac demande aux ?tablissements de micro finance, pharmacies, supermarch?s, grands magasins, boulangeries et petits commerces de participer activement ? ces ?changes, afin d?assurer une meilleure disponibilit? des pi?ces. ?La mise en ?uvre efficace de ces mesures sera ?valu?e ? l?aune du taux de diss?mination des pi?ces de monnaie au sein du public r?alis? par chaque centre, lequel devrait ?tre imp?rativement par tous les centres ? 100% au plus tard au 31 d?cembre 2024?, indique le directeur de l?exploitation de la Banque centrale dans une lettre circulaire. Diane Kenfack

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Projets int?grateurs de premi?re g?n?ration: 67% de taux de r?alisation

La neuvi?me r?union du comit? technique en charge de suivi de la mobilisation des financements et de la mise en ?uvre des projets int?grateurs prioritaires en zone C?mac s?est ouverte ce lundi 9 septembre 2024, ? Douala. Cette rencontre a permis de faire le point de la mobilisation des financements pour ces projets int?grateurs de deuxi?me g?n?ration, appel?s ? acc?l?rer le d?veloppement de la sous-r?gion par la facilitation de la libre-circulation des personnes et des biens. 13 projets qui ont obtenu des promesses de financement d’un peu plus de 6000 milliards de FCFA. ?Ce ne sont pas des projets supervis?s par la Cemac ou le pref-Cemac. Ce sont des projets mis en place par des cellules conjointes des projets. C?est-?-dire un mod?le original qui fait en sorte qu?apr?s avis de non objection, une cellule est mise en place et elle est g?r?e conjointement avec celui qui finance dans un compte [bancaire] distinct de la Cemac, distinct des comptes du tr?sor nationaux?, explique Michel-Cyr Djena Wembou, secr?taire permanent du programme des r?formes ?conomiques et financi?res de la Cemac (Pref-Cemac). La neuvi?me r?union du comit? technique en charge du suivi de la mobilisation des financements et de la mise en ?uvre des projets int?grateurs de la Cemac aura ?galement permis aux experts de faire le point sur la mise en ?uvre des projets en cours d?ex?cution du premier programme des projets int?grateurs. Ce qui conduit ? dresser l??tat de mise en ?uvre des projets restants de ce premier programme; ? examiner les conditions et les modalit?s de d?marrage effectif des projets; ? d?signer les chefs de file par projet au niveau des institutions et des banques de d?veloppement; ? faire le point sur les financements annonc?s du deuxi?me programme de projets int?grateurs par le bailleurs, auteurs de promesses lors de la table ronde des 28 et 29 novembre 2023, ? Paris. La Cemac veut porter le taux de commerce sous r?gional ? 40% d’ici 203, contrairement au moins de 5% d?aujourd’hui. ?Il faut construire des routes, des ponts pour que les marchandises et les populations puissent circuler en partant du Tchad jusqu?au Gabon; [en passant par] le Cameroun, la Centrafrique, la Guin?e Equatoriale?, a affirm? Antoine Nkodia, pr?sident du comit? de suivi du Pref-Cemac. Le deuxi?me programme de projets int?grateurs de la Cemac comprend des am?nagements routiers, ferroviaires et ?lectriques. Il en est du bitumage pr?vu du corridor Pointe noire- Brazzaville – Ouesso – Bangui ? Ndjamena; la construction du chemin de fer Ngaound?r? – Ndjamena entre le Cameroun et le Tchad; la construction de la ligne ?lectrique Grand Poubara – Imboulou entre le Gabon et le Congo. D’apr?s des donn?es publi?es par le comit? de suivi des projets int?grateurs de la Cemac, le taux de r?alisation du premier programme de 11 projets adopt? en 2019 est aujourd’hui de 67%. Le parach?vement des 24 projets des deux programmes est une opportunit? pour la sous-r?gion au moment o? la Zone de libre-?change Africaine se met en place. Diane Kenfack

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Conf?rence ?conomique africaine : l’Afrique centrale aux avant-postes

Invit?s ? ces assises, une dizaine de pays de l’espace CEEAC (Communaut? ?conomique des Etats de l’Afrique centrale) exposeront sur les plans de formation des Programmes nationaux d?investissement agricole (PNIA). ? Il s’agit surtout d’?valuer les diff?rents niveaux de r?ussite ou d’?chec de leur mise en ?uvre, notamment sur les points concernant l?approche inclusive et multisectorielle?, apprend-on de source proche de l’?v?nement. Selon cette derni?re, au de la Conf?rence ?conomique africaine, ces pays d’Afrique centrale m?neront des plaidoiries aupr?s de nombreux acteurs non ?tatiques, ainsi qu’aupr?s des partenaires techniques et financiers. Selon des pr?visions faites par la Banque africaine de d?veloppement lors de la Conf?rence r?gionale sur le processus de r?vision de la Politique agricole commune et du Programme r?gional d?investissement agricole, de S?curit? alimentaire et nutritionnelle de la CEEAC, tenue ? Yaound? du 16 au 18 janvier 2024, ? l?horizon 2040, l’ Afrique centrale va abriter environ 400 millions d??mes. Face ? cette donne, les experts sont d?avis que le fait de marcher en rangs dispers?s n?a pas aid? les pays de la sous-r?gion. ? Aujourd?hui, il y a lieu de repenser les mod?les sur lesquels on travaille. L?Afrique ne doit pas confier au march? mondial ou ? des partenaires ?trangers sa fa?on de se nourrir. Elle doit repenser sa strat?gie et tirer les le?ons. Au lieu de raisonner en termes de syst?mes de production, le continent doit s?inscrire dans une logique de politique agricole commune dans le contexte de la Zone de libre-?change continentale africaine (ZLECAf), plut?t que d?aller avec des approches partielles ?, avait alors sugg?r? le chef de la section des initiatives sous-r?gionales au Bureau de la Commission ?conomique pour l’Afrique (CEA), Dr Adama Ekberg Coulibaly. L??conomiste senior estimait que les strat?gies-pays ont montr? leurs limites. A date, la CEA a d?j? ?labor? une strat?gie de politique agricole commune en Afrique centrale. ? La CEMAC peut montrer la voie ? l?Afrique en allant par ?tapes, mieux par des directives. La CEMAC a des instruments, mais elle doit se mettre ensemble afin de devenir une superpuissance agricole ?, faisait observer Dr Adama. Organis?e conjointement par la Banque africaine de d?veloppement, la Commission ?conomique des Nations unies pour l?Afrique (CEA) et le Programme des Nations unies pour le d?veloppement (PNUD), la Conf?rence ?conomique africaine 2024 se tiendra du 23 au 25 novembre 2024 ? Gaborone, au Botswana.Tenu chaque ann?e depuis sa cr?ation en 2006, l’?v?nement a pour but de favoriser la recherche, promouvoir les analyses d?experts, le dialogue politique et l??change de connaissances sur diverses questions et d?fis auxquels l?Afrique est confront?e. ? Assurer l?avenir ?conomique de l?Afrique dans un contexte d?incertitude croissante ?, c’est le th?me de la conf?rence 2024. Il met l?accent sur quatre sous-th?mes : ? Les cons?quences des incertitudes mondiales, r?gionales et nationales sur les perspectives de d?veloppement de l?Afrique ?, ?les strat?gies africaines pratiques pour renforcer la r?silience aux chocs ?mergents ?, : ? le financement du d?veloppement innovant ? une ?poque d?incertitude croissante?, ? le r?le de la technologie pour promouvoir pr?visibilit?, cr?ativit? et r?silience? Jean Ren? Meva’a Amougou

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Partenariat mondial pour l??ducation : 26 milliards de FCFA pour le Cameroun

Le Conseil d?administration du Partenariat mondial pour l??ducation vient d?approuver l?octroi de 43,75 millions de dollars (25,997 milliards de FCFA) au Cameroun, au titre d?allocation indicative pour la transformation du syst?me ?ducatif national. Ce don, extensible de 18,75 millions de dollars (11,141 milliards FCFA), est cons?cutif ? la d?marche entreprise par les autorit?s camerounaises depuis le d?but de l?ann?e. Celles-ci sont engag?es ? am?liorer la qualit? des apprentissages ? travers la professionnalisation du m?tier d?enseignant. Cela passe par le d?veloppement et le renforcement des capacit?s des enseignants; l?am?lioration de l?environnement d?enseignement et d?apprentissage; et la rationalisation de la gestion des ressources (humaines, financi?res et mat?rielles). En la mati?re, la vision gouvernementale porte sur: ?un syst?me d??ducation ?quitable, o? les disparit?s de toutes formes seront corrig?es, les retards entre les territoires seront combl?s et les ?carts entre les cat?gories socio-?conomiques et de genre seront r?duits?, renseigne le Rapport sectoriel 2022 de l??ducation et la formation au Cameroun de l?Institut national de la statistique (INS). Il s?agit de cr?er un syst?me ?ducatif qui offre des conditions de scolarit? de qualit? ? tous les niveaux; qui est r?gi par un corps d?enseignants professionnels, form?s et aptes ? assurer la prise en compte des priorit?s de d?veloppement dans les programmes de formation; et qui d?veloppe l?employabilit? des jeunes. Les principales avanc?es, qui ont contribu? ? l?octroi du financement cit? supra, concernent: la mise en place d?une plateforme de gestion des carri?res et de la cartographie des postes aux minist?res de l?Education de base et de l?Enseignement secondaire; l??laboration et la validation des plans r?gionaux de rotation et de d?ploiement des enseignants ? l?horizon 2027? Louise Nsana

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Corridors Douala/ Ndjamena et Douala/ Bangui: vers la fin des amendes indues

Le ministre camerounais des Transports, Jean Ernest Ngalle Bibehe, donne un nouveau r?pit aux transporteurs routiers au Cameroun, et partant ? ceux engag?s le long des corridors transfrontaliers en proie depuis fort longtemps au paiement indu d?amendes ? l?infraction. Dans une r?cente sortie m?diatique, le membre du gouvernement rappelle qu?une telle pratique est ?non conforme ? l??thique et ? la d?ontologie professionnelle?. Il appelle ses collaborateurs ? mettre un terme ? la perception de ces ?suppos?es? amendes souvent per?ues sans tra?abilit? et au seul b?n?fice de l?agent public. ?Le ministre des Transports saisit cette occasion pour rappeler aux usagers de la route que, conform?ment aux dispositions du Code de proc?dures p?nales au Cameroun, le paiement de l?amende forfaitaire est facultatif et l?agent verbalisateur doit en informer le contrevenant. Si ce dernier d?cide de payer l?amende forfaitaire, il le fait uniquement aupr?s d?un agent interm?diaire des recettes r?guli?rement habilit? et sous le contr?le du minist?re public ou aupr?s d?un poste de tr?sor public le plus proche, suivant son interpellation contre quittance?, mart?le-t-il.Voil? qui r?pond aux constantes pr?occupations des transporteurs engag?s le long des corridors transfrontaliers. Ceux-ci n?ont de cesse de d?noncer des entraves au transit des marchandises, notamment la multiplication des postes de contr?le clandestins touchant toute la chaine administrative ou la corruption des agents routier d?Afrique centrale. Louise Nsana

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Recettes douani?res du Littoral : baisse de 5,1 milliards FCFA du fait des Accords de partenariat ?conomiques

Jusqu?? la fin du mois de juillet 2024 et ? quatre mois de la fin de l?ann?e 2024, le secteur douanier le plus important du Cameroun peine ? atteindre 60 milliards de FCFA. Selon la Direction g?n?rale des Imp?ts du Cameroun (DGI), le secteur des douanes de la r?gion du Littoral n?a pu engranger que 54,9 milliards de FCFA ? fin juillet 2024. Soit 91,38% de r?alisations seulement, ? quelques mois de la fin de l?ann?e 2024. Ce taux est plus ou moins proche de l?objectif initial que lui a assign? la DGI, ? savoir, collecter 60 milliards de FCFA de recettes. Calculette en main, cela fait un manque ? gagner de 5,1 milliards FCFA. APED?apr?s cette derni?re institution, cette contreperformance se justifie par plusieurs facteurs. Le premier, est la conjoncture internationale dont les r?percussions sont visibles sur le commerce ext?rieur. Certaines sources indiquent implicitement que cela est la cons?quence de la baisse des importations. D?autres n?h?sitent pas ? brandir l?entr?e en vigueur de certains accords avec certaines entit?s ? divers niveaux ? l?international. Au rang de celles-ci, s?inscrivent les Accords de partenariat ?conomiques (APE) que, seul le Cameroun en Afrique a conclu avec l?Union europ?enne et la Grande-Bretagne. Dans le cadre de ces Accords, il est pr?vu le d?mant?lement des tarifs douanier. La 9? phase y relative est effective depuis le 4 ao?t 2024. Le 5 aout dernier, Louis-Paul Motaze, s?est ?tendu sur la question via un communiqu? rendu public. Le ministre des Finances du Cameroun indique clairement que l?entr?e en vigueur des exon?rations des tarifs douaniers est de ?100% pour les marchandises du 1?? groupe, 100% pour les marchandises du 2e groupe et 50% pour les marchandises du 3? groupe? d?barqu?es au Cameroun, en provenance de l?UE et de la Grande-Bretagne. Cette neuvi?me phase implique donc l?augmentation des exon?rations sur les marchandises du 3e groupe. Notamment des v?hicules utilitaires, des carburants, des ciments ou encore des motos, etc. dont les tarifs douaniers sont r?duits de 50% depuis le 4 ao?t 2024. Estim?e ? 40% l?ann?e derni?re, la baisse des tarifs douaniers de 10% de plus d?coule des APE. D?apr?s ce principe, elle doit progresser de 10% chaque ann?e. Cette situation longtemps d?nonc?e par plusieurs entit?s a une fois encore fait d?bat au sein de l?Union des patronats d?Afrique centrale (Unipace) que dirige le Camerounais C?lestin Tawamba. Au cours de leur rencontre tenue ? Douala du 8 au 10 aout dernier, le Camerounais s?est insurg? contre ces accords qui, selon lui, concourent ? asphyxier le secteur priv? en qu?te de visibilit?. Joseph Julien Ondoua Owona

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