ARTICLE DE BLOG

ARTICLE DE BLOG

Par ici le vrai d?bat

Quand Montaigne parlait de l?art de converser, il expliquait qu?il voulait bien discuter avec des gens qui avaient une opinion totalement diff?rente si elle ?tait bien construite et que cela lui permettait de r?fl?chir, d?avancer. Cela implique d??couter son contradicteur et c?est ce qu?il appelait la conversation. Sur les plateaux de t?l?vision ou de radio, l?on n?a plus l?impression que les d?bats qu?on donne ? voir aujourd?hui soient sur ce registre. A la t?l?vision o? l?on programme des d?bats, c’est ? peu pr?s toujours la m?me pi?ce qui se joue entre les pan?listes. Entre ceux-ci, les d?bats se r?v?lent aussi violents que st?riles. Entendre un avis oppos? au sien est per?u comme une menace. De fait, en s?installant sur le plateau, certains sont sur le qui-vive. Les attaques sont pr?par?es, les uppercuts langagiers appris par c?ur faisant prosp?rer des mont?es de tension et laissant appara?tre des lignes de conflit. Aujourd?hui, les punchlines arrivent parfois comme un cheveu sur la soupe, on ?coute l?autre juste pour rep?rer un mot-cl? qui nous permettrait de sortir notre phrase pr?par?e, c?est un dialogue de sourds. A l?observation, en s?attachant ? corriger toutes les aberrations et de r?pondre pied ? pied aux ? attaques ?, la rh?torique de certains invit?s enferme le d?bat dans des slogans et dans des choix manich?ens (? commencer par le fait d??tre rang? dans le camp des ? d?magogues ? ou dans celui des ? ang?listes ?). Par ailleurs, un certain nombre de pseudo experts, bien implant?s dans les m?dias, r?ussissent ? faire passer pour des v?rit?s ? scientifiques ? un certain nombre d?affirmations et de cat?gories d?analyse, avec des amalgames et des g?n?ralisations qui ne servent pas la r?flexion. Aucune id?e particuli?re ne se d?gage de cette confrontation, ce sont justes des combats avec les propos les plus outr?s possible. ? l?ombre de la violence ouverte, il vaut la peine de rep?rer les violences secondes, qui passent plut?t inaper?ues, mais qui, mieux que la premi?re, font davantage le quotidien des d?bats sur nos plateaux de t?l?vision. Il s?agit de la pratique de l?interruption. Chaque discours est en moyenne hach? par sept ? dix interruptions; les orateurs parlent en g?n?ral longtemps et les contradicteurs n?h?sitent pas ? leur signifier leur d?saccord. L?arnaque de ce genre d??mission c?est de dire aux gens qui la regardent qu?on va leur pr?senter plusieurs opinions et qu?ils pourront faire la leur. Or, au vrai, si le pr?sentateur veut faire ?merger des invit?s incisifs, il cache surtout sa volont? de faire parler des invit?s provocateurs, querelleurs. En fait, c?est un syst?me en circuit ferm? qui ne fabrique rien. Face ? ces constats, quelques ennemis du d?bat sont rep?rables ? l?occasion de certains talk-shows. Le premier, c?est l?urgence, on a g?n?ralement tr?s peu de temps pour s?exprimer. Ensuite, il y a la violence. Pour fabriquer des ?motions, il faut crier fort. Troisi?mement, c?est l?arrogance. Plus les discours sont r?duits, plus ils sont assen?s de mani?re arrogante. Puis, il y a l?offense, quand un pan?liste intervient, il s?abstient de s?autocensurer. D?une mani?re g?n?rale, tous les m?dias qui travaillent ? la confection des ?missions de d?bats bien analys?es, bien d?crypt?es, participent ? apaiser les d?bats et les conversations. Mais cela s?apprend. Aujourd?hui, dans les ?coles, on valorise beaucoup l??loquence, la rh?torique. C?est bien. Mais on devrait aussi apprendre ? converser, organiser des d?bats, avoir des lieux o? on peut se limer la cervelle ? celle des autres. Autrement dit, le premier geste consiste ? ce que chacun se dessaisisse de sa pr?tention ? d?tenir la v?rit?, pour demander au d?bat lui-m?me de la faire appara?tre. Jean-Ren? Meva?a Amougou

ARTICLE DE BLOG

Ils continuent d??tre dans le d?ni et le r?ve

Sur France 24, Jean-Marie Bockel, ce faux socialiste dont le pr?sident Omar Bongo Ondimba avait demand? et obtenu le d?part du gouvernement Fillon en 2008 parce que, d?apr?s lui, il voulait mettre fin ? la Fran?afrique, a r?cemment soutenu que 3 dirigeants africains souhaitent le maintien des bases militaires fran?aises ? Abidjan, Libreville et N’Djamena. Pour lui, l?op?ration Barkhane travailla tellement bien qu?elle permit au Mali, au Burkina et au Niger confront?s au terrorisme de ne pas dispara?tre Les dirigeants africains, qui auraient confi? ? Bockel que l?arm?e fran?aise doit continuer ? se pavaner dans leurs pays, m?me l??l?ve du cours pr?paratoire sait qu’ils doivent leur pouvoir ? la France, qu’ils ne sont rien sans elle et qu’ils ne peuvent donc pas dire autre chose. Tout un chacun sait que les interlocuteurs de Bockel ne sont pas libres et qu’ils ont donn? simplement la r?ponse que la France voulait entendre.Quand de vrais pr?sidents seront ? la t?te des 3 pays, ce qui ne devrait plus tarder, on verra si Bockel tiendra le m?me stupide discours.Les Africains ne souhaitent ni r?duction ni cogestion des bases militaires en Afrique mais leur fermeture. Un point, un trait. Bockel, Le Drian et autres n?ocolonialistes, pour comprendre ce message clair et net, voulez-vous qu’on vous le dise en russe? Les Africains exigent que vous les laissiez tranquilles parce qu’ils sont fatigu?s de votre duplicit?, de votre m?chancet? et de vos mensonges. Ils veulent passer ? autre chose car, en 64 ans, vous ne leur avez apport? que la mis?re, le chaos et la mort.

ARTICLE DE BLOG

Centrafrique : le gouvernement salue la lev?e totale de l’embargo sur le diamant centrafricain

Le ministre centrafricain des Mines et de la G?ologie, Rufin Benam Beltoungou, se f?licite de la lev?e totale de l’embargo sur le diamant centrafricain impos? depuis 2013 par le processus de Kimberley, a-t-on appris lundi sur les ondes d’une radio locale. « Nous sommes satisfaits de cette d?cision, fruit d’un travail acharn?. Nous allons nous remettre au travail pour permettre aux artisans miniers de reprendre le chemin de la production. Donc le diamant centrafricain peut maintenant ?tre produit sur toute l’?tendue du territoire national et export? partout o? l’on pourra », a indiqu? M. Beltoungou.« Nous allons poursuivre le travail pour que la s?curit? soit restaur?e sur l’ensemble du pays afin de permettre aux artisans de faire la production permettant de renflouer la caisse de l’Etat », a-t-il conclu. Le processus de Kimberley a lev? totalement le 15 novembre l’embargo sur le diamant centrafricain lors d’une pl?ni?re ? Duba? sous l’?gide des Emirats arabes unis BANGUI, 18 novembre (Xinhua)

ARTICLE DE BLOG

42? anniversaire de l?accession de Paul Biya ? la magistrature supr?me: Ahmadou Ahidjo, l?oubli? de la f?te

Trente-cinq ans apr?s sa mort, le premier pr?sident de la R?publique du Cameroun y est racont? comme un personnage dont la vie minuscule devrait ?tre noy?e dans la brume du temps. ?Il est n? le 24 ao?t 1924 ? Garoua. Issu d’une famille peuhle, il est ?lev? ? la religion musulmane. Il est re?u au C.E.P.E. en 1939. Dipl?m? de l’Ecole Primaire Sup?rieure de Yaound? en 1942, il est int?gr? comme fonctionnaire t?l?graphiste au cours de la m?me ann?e, puis op?rateur de P.T.T. En 1943, il est ?lu membre de l’Assembl?e Territoriale du Cameroun (ATCAM). En 1952, il devient Conseiller de l’Assembl?e de l’Union fran?aise, et Vice-Pr?sident de celle-ci en 1956. Vice-Premier Ministre charg? de l’Int?rieur apr?s l’octroi de l’autonomie interne au Cameroun (f?vrier 1957), puis ministre de l?Int?rieur (17 mai 1957). Le 18 f?vrier 1958, il est investi comme nouveau Premier Ministre du Cameroun, en remplacement d’Andr? Marie MBIDA. Il est ?lu en mai 1960 pr?sident de la R?publique du Cameroun. Il est l’artisan de la R?unification du Cameroun en 1961. En 1966, il institue le parti unique. En 1972, la R?publique F?d?rale du Cameroun devient la R?publique Unie du Cameroun. Le jeudi 4 novembre 1982, Ahmadou Ahidjo d?missionne de ses fonctions de Pr?sident de la R?publique Unie du Cameroun. Il est remplac?, le 6 novembre 1982 par Paul Biya. Ahmadou Ahidjo d?c?de le 30 novembre 1989 ? Dakar au S?n?gal?. BrouillageSur le site internet de la pr?sidence de la R?publique, ce 10 novembre 2024, le parcours et le profil du premier pr?sident de la R?publique se d?roulent comme la fresque d?un peintre d?sinvolte. ?Dans sa forme tout comme dans son fond, ce r?cit est sobre, pr?cis et authentique. Mais malheureusement, le style r?dactionnel semble d?crire une silhouette improbable ou m?me floue, une vie minuscule noy?e dans la brume du temps?, commente Daniel Noumbissi. Ce que d?voile le stylisticien fournit du mat?riau ? la r?flexion d?un web manager. Ce dernier, sous cape, fait remarquer qu??? c?t? de la biographie d?Ahmadou Ahidjo, la pr?sidence de la R?publique a plac? des images parasites, ogres et vampires, charg?es de d?vorer celle d?Ahmadou Ahidjo justement, pour en satelliser les lambeaux autour d?autres personnages?. ?Pour peu que l?on soit attentif, on se rend bien compte que cette page du site internet de la pr?sidence de la R?publique use d?un certain protocole d??criture, lequel met en dialogue plusieurs enjeux sociopolitiques?, compl?te Vincent Tatah, activiste politique. Cas patentSelon lui, ?pour parler d?Ahmadou Ahidjo, en tant que pr?d?cesseur de Paul Biya, l?on se r?fugie dans des marges o? s?occultent beaucoup de d?tails?. Vincent Tatah en veut pour preuves: ?les discours de c?l?bration du 6 novembre?. ?M?me pas une minute de silence en la m?moire d?un homme qui a remis le pouvoir ? un autre; m?me pas un simple rappel du contexte; juste un ?cho assourdissant, immodeste et prolong? de la date du 6 novembre comme point de d?part de l?Histoire. C?est comme une magie qui, ? l?aide d?une supercherie intellectuelle, escamote l??uvre d?un individu afin de garantir ? un autre tous les gradients de l??chelle de visibilit??, fait remarquer l?homme politique bas? ? Yaound?. Bobo Ousmanou

ARTICLE DE BLOG

Afrique en marche

S?n?gal/l?gislatives : le pr?sident s?n?galais lance un appel ? la s?r?nit? et ? la paix DAKAR — Le pr?sident s?n?galais Bassirou Diomaye Faye a appel? dimanche les ?lecteurs s?n?galais « ? faire preuve de s?r?nit? » et « ? jouer pleinement la carte de la paix », apr?s s’?tre rendu aux urnes dans son village de Ndiaganao (sud) dans le cadre du scrutin l?gislatif. Le Premier ministre ?thiopien inaugure un centre de recherche et d’enqu?te m?dico-l?gale soutenu par la ChineADDIS-ABEBA — Le Premier ministre ?thiopien Abiy Ahmed a inaugur? samedi le Centre d’excellence de recherche et d’enqu?te m?dico-l?gale de la police f?d?rale ?thiopienne ? Addis-Abeba, la capitale de l’Ethiopie. Madagascar enregistre une bonne r?colte de vanille cette ann?eANTANANARIVO — Le ministre malgache de l’Industrialisation et du Commerce, David Ralambofiringa, a annonc? une bonne r?colte de vanille cette ann?e lors d’une r?cente rencontre avec la presse. Cependant, le volume d’exportation pr?vu sera inf?rieur ? celui de la derni?re campagne, qui avait atteint un niveau record de 4.400 tonnes, pr?cise le minist?re. Les Gabonais se rendent aux bureaux de vote pour le r?f?rendum constitutionnelLIBREVILLE — Les Gabonais affluent samedi vers les bureaux de vote pour voter sur le projet de Constitution soumis ? r?f?rendum par les autorit?s militaires, a constat? sur place un correspondant de Xinhua. BEIJING, 18 novembre (Xinhua)

ARTICLE DE BLOG

Franklin Epape : du Cameroun ? l’Ordre d’Ottawa

Parce que son nom sonne bien Bone’wonda Akwa-Nord, l’homme ne se reconna?t pas sous une identit? contraire ? celle de Camerounais originaire du Littoral. Et pour corser son profil davantage, il se d?finit lui-m?me : ? Je suis leader communautaire, un leader communautaire c?est celui qui am?ne sa communaut? vers le haut. Je suis ?galement vice- pr?sident de la communaut? camerounaise d?Ottawa-Gatineau la capitale du Canada ?. Jeudi 14 novembre 2024, cet immigr? tr?s engag? pour la cause des communaut?s noires, ? re?u une importante distinction honorifique : l?Ordre d?Ottawa. Ce dernier rend hommage ? des r?sidents exceptionnels qui ont grandement contribu? sur le plan professionnel ? la vie des r?sidents de la ville dans de nombreux domaines, comme les arts et la culture, les affaires, les services communautaires, l??ducation, l?entrepreneuriat, la fonction publique, le travail, les communications et les m?dias, les sciences, les sports et les spectacles, et d?autres secteurs d?activit? dont b?n?ficient les r?sidents d?Ottawa. A cette occasion, Franklin Epape a ?t? c?l?br? au cours d’un gala VIP auquel ont pris part de nombreux responsables diplomatiques et communautaires africains bas?s au Canada. L’on citer, entre autres, le Haut Commissaire du Maroc la Doyenne de Souriya Otmani,tous les ambassadeurs, le maire Marc Sutcliffe, le conseiller municipal David Hill, le d?put? Chandra Arya et le haut – commissaire du Cameroun au Canada, Philippe Gwesse. Pour le r?cipiendaire lui-m?me, ?la m?daille est une reconnaissance communautaire parce qu?ici on deal avec les communaut?s. C?est le travail qui a ?t? fait dans ma communaut? qui m?a donn? le droit ? cette m?daille. Ici il y a des immigr?s qui arrivent chaque fois et on aide ? leur int?gration. Bon ? savoir, le Conseil municipal d’Ottawa a cr?? cette prestigieuse distinction municipale en 2012. Les r?cipiendaires de l?Ordre sont choisis par un comit? de s?lection form? du maire, de la greffi?re municipale, du chef de police, du chef du protocole, de l?archiviste de la Ville et de la directrice g?n?rale de la Biblioth?que publique d?Ottawa. Profil et parcours Ceux de Franklin Epape ont flatt? cet imposant jury qui ?tait tenu de s?lectionner 15 r?sidents parmi ce qui ont ?t? d?cor?s de l?Ordre d?Ottawa cette ann?e.N? ? Yaound?, Franklin Epape est fils de pasteur atteint bient?t la quarantaine. Ancien ?l?ve du Lyc?e bilingue d?application de la capitale politique camerounaise, avant il a d’abord s?journ? en France avant d’immigrer au Canada. Avant d??tre vice-pr?sident de l?association locale des Camerounais COCACO (Cameroonian Community of National Capital Region), Epape ?tait d?j? homme ? tout faire, arm? de g?n?rosit?, de sa force de travail, de sa polyvalence et d?humilit?. Mari? ? une infirmi?re, Marie-Claire, et p?re de trois enfants, Epap? est, ? la fois, g?rant d?agence de sant? ? domicile; pr?sident de la communaut? Sawa d?Ottawa-Gatineau; pr?sident de l?organisme Coop?ration Int?gration Canada (CICAN) qui accueille les nouveaux arrivants; personne-ressource de la communaut? afro-carib?enne ? la ville d?Ottawa; enseignant au Coll?ge des arts appliqu?es et de technologie ?La cit? coll?giale? d?Ottawa et ? l??cole des adultes ?Le Carrefour? de la m?me ville? Il a fond?, sur Montreal Road ? Vanier, le nouveau cabaret-dancing restaurant ?Fufu Club? d?Ottawa, copi? sur le mod?le parisien? Jean Ren? Meva’a Amougou

ARTICLE DE BLOG

Gabon: la constitution adopt?e avec 91,80% des voix lors du r?f?rendum

LIBREVILLE, 17 novembre, la Constitution a ?t? adopt?e avec 91,80% des voix contre 8,20% lors du r?f?rendum du 16 novembre, a annonc? dimanche soir le ministre gabonais de l’Int?rieur, Hermann Immongault, dans une d?claration officielle. Le taux de participation s’est ?tabli ? 53,54 %. Ces r?sultats restent provisoires et les r?sultats d?finitifs seront proclam?s par la Cour constitutionnelle, a-t-il pr?cis?. Xinhua

ARTICLE DE BLOG

La multivocalit? dans le progr?s et la croissance des ?tudes africaines

Le 16 novembre 2024, j’ai pris part ? une conf?rence organis?e par le D?partement des ?tudes africaines de SUNY (State University of New York), campus d?Albany. Le th?me de la conf?rence ?tait: La multivocalit? dans le progr?s et la croissance de la discipline des ?tudes africaines. Veuillez trouver ci-dessous un r?sum? de ma contribution. Le concept de multivocalit? (en latin, multus = beaucoup et vox = voix) dans les ?tudes africaines met en ?vidence la diversit? et la pluralit? des voix, des perspectives et des exp?riences au sein des cultures, des histoires et des soci?t?s africaines. Cette approche remet en question les r?cits traditionnels, souvent centr?s sur l?Occident. Du point de vue de la litt?rature, cette multivocalit? souligne l?importance de saisir la diversit? des points de vue dans la litt?rature africaine, en donnant la parole ? diverses communaut?s, langues et exp?riences historiques.

ARTICLE DE BLOG

Jo?l Adechian : le business en ligne entre le B?nin et le Cameroun

Parti de son Dahomey natal, pour des ?tudes th?ologiques ? Yaound? au Cameroun, Jo?l Adechian est tomb? amoureux de la ville aux 7 collines. Outre sa vie pastorale, Jo?l m?ne de nombreuses activit?s pour mieux gagner sa vie et aider sa famille rest?e au B?nin. Pour ne pas tout attendre de ses ouailles, le pasteur du minist?re de la foi se lance dans la vente en ligne des produits manufactur?s. Il excelle dans la vente des sacs et chaussures. Cette activit? est tr?s lucrative ? l’en croire. Ce samedi 19 octobre, Jo?l part de sa paroisse de Nkoabang pour Odza. Il a un colis ? livrer. Il s’agit d’un sac ? dos qu’il appelle complet (sac + sacoche et porte chargeur) ? 7000 FCFA avec un suppl?ment de 1000 FCFA au titre des frais de transport. Ce prix est surprenant pour Rosine. La cliente d?march?e sur les r?seaux sociaux, a cru ? un canular. ?Je croyais que c’?tait une annonce Fake. Trois pi?ces ? 7000 FCFA? C’est incroyable? D’autres commer?ants vendraient soit plus cher, soit s?par?ment?, s’?tonne la dame. Jo?l Adechian, est press?, il a d’autres commandes ? livrer. Mais il est agr?ablement surpris lorsque Patrick, le moto taximan l’accompagnant lui apprend qu’il est ? Abomey (quartier de Messamendongo), ?c?est ta s?ur du village. Ici c’est Abomey comme au B?nin?. ?Je comprends pourquoi j’ai re?u plusieurs commandes dans ces secteurs?, se r?jouit le b?ninois. Plut?t que de reprendre imm?diatement la route vers Nsimalen pour une autre livraison, il appelle la cliente qui habite le m?me quartier que Rosine. Ils ne s’entendent pas sur le prix. Mais apr?s avoir appris que cette derni?re r?side ? Abomey, il change d’avis, ?Je ne discute plus avec mes oncles. Je vais lui donner la chaussure au prix qu’elle propose. Nous sommes d?j? des B?ninois?, s’amuse-t-il ? dire. En attendant la venue de la dame, il r?ussit ? vendre trois paires des chaussures ballerines dames ? 20000 FCFA, ?Abomey me porte vraiment chance?, affirme le pasteur commer?ant. Ce dernier voit la pri?re et l’honn?tet? comme les sources de son succ?s, ?tu ne peux pas acheter un sac en Chine ? 2000 FCFA pour le vendre ? 20000 FCFA. Dieu punit toute personne qui ne mange pas ? la sueur de son front. Je pr?f?re avoir le petit b?n?fice qui me permet de r?soudre mes probl?mes au Cameroun ou au B?nin?, pr?cise-t-il. Pour acqu?rir la marchandise, Jo?l passe la commande ? ses fr?res vivant en Chine. Ces derniers lui exp?dient les produits via des agences de transport de fret reconnu internationalement, ou par des Camerounais. Il la re?oit aussi par l’interm?diaire de ses fr?res qui font escale au Cameroun, ?C?est la r?ception qui est difficile, les Camerounais disent avoir peurs du vaudou. Ils transportent difficilement. Donc je pr?f?re souvent les compagnies de transport ou les fr?res qui viennent. Parfois on me l’envoie depuis le B?nin ou le Nigeria?, explique-t-il.L’homme de Dieu, qui a commenc? la vente des produits en ligne il y a moins d’un an, projette d?j? acheter un terrain pour la construction d’une maison. Andr? Gromyko Balla

ARTICLE DE BLOG

Domaf 2024 : la 14?me ?dition en vue

Musique, arts visuels, danse, mode, chill and chop, life style et ateliers sont les activit?s de Douala music?art festival du 14 au 17 novembre 2024. Pendant quatre jours, Douala va vibrer au rythme de la 14?me ?dition de Douala music?art festival (Domaf). L’?v?nement c?l?bre la diversit? artistique africaine. ?Le festival Domaf est une invitation ? la c?l?bration, ? l?exploration de la culture africaine centrale, et ? la d?couverte de nouveaux talents. C?est un hommage vibrant ? la cr?ativit? d??uvre en arts visuels?, explique Didi Toko, directeur artistique de Domaf. Le festival avec pour th?matique ?le pied de derri?re suit toujours le pied de devant? ira vers la jeunesse de Douala, en ouvrant l’?v?nement aux quartiers populaires de la capitale ?conomique camerounaise. D?apr?s son directeur artistique, il question de faire vivre aux populations un moment de coh?sion. Les quartiers tels que Bilongue (?cole publique), Bonamoussadi (stade annexe), Nkomondo (Rue des pav?s), Bepanda (stade annexe), PK8 (Campus 2 ESG), Japoma (Cours du Roi Bakoko), Akwa (Institut fran?ais), ont ?t? s?lectionn?s. ?On va dans les quartiers populaires cette ann?e comme l?ann?e derni?re parce que Douala c?est grand, il faut ?tre partout. Dans ces quartiers populaires – l?, les parents tr?s occup?s n?ont pas le temps d?amener les jeunes ? une action culturelle ou une diffusion culturelle. Les enfants grandissent sans savoir ce que c?est un artiste sur sc?ne, ? part ce qu?il regarde ? la t?l?vision. On s?est dit, si nous avons ? faire l’?v?nement dans un endroit, on peut multiplier les endroits pour ces enfants qui n?ont pas souvent les moyens de d?placement et payer les entr?es. Nous partons dans ces quartiers pour cr?er des moments de coh?sion?, explique-t-il. Le Domaf a choisi de c?l?brer cette ann?e deux ic?nes de la musique camerounaise: K-Tino et Salle John. ?K-Tino, c?est un parcours inspirant, c?est un pied de devant. Elle fait partie de ces femmes qui ont port? le Bikutsi, de ces ?tres humains qui ont d?cid? de porter la culture, de partager leur ?motion et leur passion avec le maximum d’humains possible. Elle est inspirante parce qu?elle a donn? naissance ? plusieurs artistes, elle a fait danser le Cameroun et m?me le monde entier s?il faut le dire ainsi?, justifie le directeur artistique de Domaf. Et Salle John? ?Papa Salle John c?est le patrimoine. Tout le monde conna?t cette danse qu?on appelle l?Ambassib?. Il est un grand ambassadeur parce qu?? plus de 70 ans, il continue ? donner de l??nergie aux jeunes et ? transporter cette musique et cette danse l? sur la plan?te. Cette ann?e nous allons c?l?brer cette danse ? travers les groupes de danse?, ajoute-t-il. Diane Kenfack

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut