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40 ans apr?s :Tchundjang Pouemi, un h?ros m?connu

Le 27 d?cembre 1984, Joseph Tchundjang Pouemi quittait ce monde dans des conditions jamais ?lucid?es. ? l?occasion du quaranti?me anniversaire de sa disparition, nous avons jug? utile de revenir sur le parcours intellectuel et professionnel de l??conomiste camerounais ainsi que sur les combats qu?il mena. N? le 13 novembre 1937 ? Bangoua (dans l?Ouest du Cameroun), Tchundjang Pouemi obtient le BEPC en 1955 au Coll?ge moderne de Nkongsamba. Il d?croche le baccalaur?at en 1959 apr?s avoir ?t? instituteur ? Pitoa (1955-1958). L?ann?e suivante, il d?barque ? l’universit? de Clermont-Ferrand. Il y soutient son doctorat en sciences ?conomiques en 1968. Le titre de sa th?se est ?Les crit?res de choix des projets d?investissement en pays sous-d?velopp?s par les organismes internationaux, fondements th?oriques et probl?mes d?application?. Rentr? au Cameroun, Tchundjang enseigne ? la Facult? de Droit et des sciences ?conomiques de l?Universit? f?d?rale du Cameroun tout en dirigeant la fondation Carnegie qui donnera naissance ? l?Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC). En 1971, il est le premier Camerounais admis ? l?agr?gation de droit et des sciences ?conomiques. De 1973 ? 1975, il dirige le d?partement des sciences ?conomiques en m?me temps que l?Institut d?administration des entreprises. En 1975, il int?gre l?Universit? d?Abidjan. ? cette ?poque, Houphou?t avait pris des mesures (gratuit? du logement, salaire d?un enseignant du secondaire sup?rieur ? celui d?un m?decin ou d?un ing?nieur des Ponts et Chauss?es) pour encourager les Ivoiriens ? embrasser le m?tier d?enseignant. En agissant de la sorte, le premier pr?sident ivoirien voulait attirer les cerveaux africains en C?te d?Ivoire. Fabien Eboussi Boulaga (Cameroun) et Elungu Pene Elungu (ex-Za?re) font partie des cerveaux africains qui enseign?rent la philosophie ? l?universit? d?Abidjan. Comme ?conomiste en chef, Tchundjang participa aux travaux et ?tudes du Bureau national d??tudes techniques (BNET). Ses interventions sur les questions mon?taires ?taient fort appr?ci?es. En 1977, il rejoignit le Fonds mon?taire international (FMI) ? Washington. Il le quitta, deux ann?es plus tard parce qu’il ?tait en d?saccord avec les prescriptions ?conomiques et mon?taires du FMI qu?il appellera d’ailleurs le Fonds de mis?re instantan?e parce que les PAS, partout o? ils furent appliqu?s, ne laiss?rent derri?re eux que souffrance, mis?re et pauvret?. Or plus un pays s?appauvrit, moins il est capable de prendre en charge la sant? et l??ducation de ses populations, et plus il abandonne les cl?s de sa souverainet? entre les mains de ceux qui lui ont conseill? de passer sous les fourches caudines du FMI. En 1979, Tchundjang retourne au Cameroun. Au Centre universitaire de Douala qui vient d??tre cr??, il enseigne les techniques quantitatives ? l??cole sup?rieure des sciences ?conomiques et commerciales tout en ?tant chef du d?partement d?analyse de donn?es et de traitement de l?information. Le 22 ao?t 1983, il est nomm? Directeur g?n?ral du Centre Universitaire de Douala, fonction qu?il assume jusqu?en ao?t 1984. L?universit? de Yaound? a besoin de lui ? la rentr?e acad?mique 1984-1985. Malheureusement, Tchundjang meurt brutalement, le 27 d?cembre 1984. Il n?avait que 47 ans. Beaucoup pensent qu?il a ?t? ?limin? mais par qui et pourquoi ? Quels int?r?ts d?rangeait-il ? Un n?gre jaloux, cupide et indigne a-t-il accept? la sale besogne de le faire passer de vie ? tr?pas ? La mort de Tchundjang reste aussi myst?rieuse que l?assassinat d?Engelbert Mveng et d?autres illustres fils du Cameroun. Ahmadou Ahidjo et Houphou?t-Boigny lui auraient propos? d?entrer dans leurs gouvernements mais Tchundjang aurait d?clin? leur proposition parce qu?il n??tait int?ress? ni par le mat?riel ni par les honneurs (tapis rouge, gardes du corps, voyages en premi?re classe, etc.), parce qu?il voyait comme une perte de temps le fait de travailler avec des chefs d??tat qui n?ont pas les coud?es franches et qui sont en permanence contr?l?s par Paris, parce qu?il n?avait pas sa langue dans sa poche si l?on en croit veuve Th?r?se Semi Bi-Zan qui le c?toya quand il ?tait ? Abidjan. Jean-Pierre Chev?nement, ancien ministre de Fran?ois Mitterrand, disait qu?un ministre, ??a ferme sa gueule. Si ?a veut l?ouvrir, ?a d?missionne?. Tchundjang n?aurait pas tenu longtemps dans un gouvernement dirig? par un sous-pr?fet de la France. Ce qui l?int?ressait, c??tait comment faire pour que l?Afrique soit autonome, pour que les Africains soient ma?tres chez eux et respect?s ? l?ext?rieur. Son combat, c??tait d?agir pour permettre ? l?Afrique d?avoir sa propre monnaie, qui est une expression de souverainet?, car celui qui fabrique votre monnaie, contr?le votre ?conomie. Parmi les publications de Tchundjang, il y a ?Monnaie, Servitude et Libert?. La r?pression mon?taire de l?Afrique? (Paris, ?dition Jeune Afrique, 1980). Ce livre attaque frontalement la vassalisation de l?Afrique par la France par le biais du franc CFA. Tchundhang y d?fend les id?es suivantes : 1) L?Afrique doit accorder aux questions mon?taires l?attention qu?elles m?ritent ; 2) La monnaie doit cesser d??tre l?affaire d?un petit groupe de sp?cialistes qui jouent aux magiciens ; 3) Il n?est pas normal que le Tr?sor public fran?ais soit plac? au-dessus de la BCEAO et de la BEAC. Certains universitaires camerounais feront dispara?tre l?ouvrage pendant de nombreuses ann?es. C?est en 2000 que le livre sera r??dit? par M?naibuc, une maison d??dition bas?e ? Paris. Dramane Ouattara est fier de rappeler qu?il a travaill? au FMI comme s?il ?tait le premier Africain ? avoir int?gr? cette institution. Tchundjang y fit ses preuves avant lui. Mieux, il eut le courage d?en d?missionner quand il s?aper?ut que les Programmes d?ajustement structurel (PAS) faisaient plus de mal que de bien aux pays africains. Pour monter en grade ou pour conserver un mis?rable strapontin, le carri?riste accepte n?importe quoi, est pr?t ? ali?ner sa libert? et sa dignit?, ne recule devant aucune compromission. Tchundjang n??tait pas carri?riste. C?est la premi?re diff?rence entre lui et Ouattara. La seconde diff?rence, c?est que personne n?a vu un ouvrage ni un article de Ouattara en ?conomie alors que les Tchundjang Pouemi et Martial Ze Belinga (Cameroun), Nicolas Agbohou et Mamadou Koulibaly (C?te d?Ivoire), Kako Nubukpo (Togo), Sally N?Dongo (S?n?gal) et d?autres ont fait des publications qui d?noncent le franc CFA et soutiennent que ?le sort de l?Afrique ne se

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CEMAC: communiqu? final de la session extraordinaire de la conf?rence des Chefs d?Etat du 16 d?cembre 2024

A l?invitation conjointe de leurs Excellences Paul BIYA, pr?sident de la R?publique du Cameroun et Professeur Faustin-Archange TOUADERA, pr?sident de la R?publique Centrafricaine, Pr?sident en Exercice de la Conf?rence des Chefs d?Etat de la Communaut? ?conomique et Mon?taire de l?Afrique Centrale (CEMAC), une Session Extraordinaire de ladite Conf?rence s?est tenue ? Yaound?, le 16 d?cembre 2024 au Palais de l?Unit?. Cette Session avait pour th?me principal ?Evaluation de la situation et perspectives ?conomiques, mon?taires et financi?res de la CEMAC: Mesures de consolidation de la r?silience?. Ont particip? au Sommet: ? Son Excellence Paul BIYA, Pr?sident de la R?publique du Cameroun; ? Son Excellence Professeur Faustin-Archange TOUADERA, Pr?sident de la R?publique Centrafricaine, Pr?sident en Exercice de la CEMAC; ? Son Excellence OBIANG NGUEMA MBASOGO, Pr?sident de la R?publique de Guin?e Equatoriale; ? Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Pr?sident de la Transition, Pr?sident de la R?publique Gabonaise, Chef de l?Etat; ? Monsieur Anatole Collinet MAKOSSO, Premier Ministre, repr?sentant Son Excellence Denis SASSOU-N?GUESSO, Pr?sident de la R?publique du Congo; ? Monsieur TAHIR HAMID NGUILIN, Ministre d?Etat, Ministre des Finances, du Budget, de l?Economie et du Plan, repr?sentant le Mar?chal MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO, Pr?sident de la R?publique du Tchad; Monsieur Baltasar ENGONGA EDJO?O, Pr?sident de la Commission de la CEMAC, rapportait les affaires inscrites ? l?ordre du jour.Outre les membres du Conseil des Ministres de l?Union Economique de l?Afrique Centrale (UEAC) et du Comit? Minist?riel de l?Union Mon?taire de l?Afrique Centrale (UMAC), prenaient ?galement part ? cette session extraordinaire, Monsieur ABEBE AEMRO SELASSIE, Directeur Afrique, repr?sentant Madame Kristalina GEORGIEVA, Directrice G?n?rale du Fonds Mon?taire International (FMI), Monsieur Ousmane DIAGANA, Vice-Pr?sident de la Banque Mondiale pour l?Afrique de l?Ouest et du Centre, Dr. Serge N?GUESSAN, Directeur G?n?ral du Bureau Afrique Centrale, repr?sentant Dr AKINWUMI ADESINA, Pr?sident du Groupe de la Banque Africaine de D?veloppement (BAD), S.E. Thierry MARCHAND, Ambassadeur de la R?publique Fran?aise au Cameroun, repr?sentant le Gouvernement fran?ais et Monsieur Yvon SANA BANGUI, Gouverneur de la Banque des Etats de l?Afrique Centrale (BEAC). La Conf?rence des Chefs d?Etat a ?t? pr?c?d?e par les sessions extraordinaires du Comit? Minist?riel de l?Union Mon?taire de l?Afrique Centrale (UMAC) et du Conseil des Ministres de l?Union Economique de l?Afrique Centrale (UEAC), tenues respectivement les 9 et 14 d?cembre 2024 en visioconf?rence.La c?r?monie solennelle d?ouverture de la Conf?rence a ?t? marqu?e par le discours d?ouverture de S.E. Paul BIYA, pr?sident de la R?publique du Cameroun, H?te du Sommet, suivi du discours de S.E. Professeur Faustin- Archange TOUADERA, pr?sident de la R?publique Centrafricaine, Pr?sident en Exercice de la Conf?rence des Chefs d?Etat de la CEMAC. Abordant les points inscrits ? son ordre du jour, la Conf?rence a, tout d?abord, suivi avec int?r?t la Communication de S.E. Denis SASSOU-N?GUESSO, pr?sident de la R?publique du Congo, Pr?sident D?di? du Programme des R?formes ?conomiques et Financi?res de la CEMAC (PREF-CEMAC), d?livr?e par Monsieur Anatole Collinet MAKOSSO, Premier Ministre, sur l??tat d?avancement du Programme et l?a f?licit? pour le travail accompli. Elle a invit? le Pr?sident D?di? ? acc?l?rer la mise en ?uvre du Programme afin de pr?venir durablement la Communaut? contre les chocs ?conomiques exog?nes.Elle a, ensuite, pris connaissance des communications des invit?s sp?ciaux d?livr?es par M. Abebe Aemro SELASSIE, Directeur Afrique du Fonds Mon?taire International (FMI), et M. Ousmane DIAGANA, Vice-Pr?sident de la Banque Mondiale pour l?Afrique de l?Ouest et du Centre ainsi que de la pr?sentation du Rapport commun des Organes communautaires faite par Monsieur Yvon SANA BANGUI, Gouverneur de la BEAC, sur la situation ?conomique, mon?taire et financi?re de la CEMAC. II en ressort que des progr?s sensibles ont ?t? enregistr?s depuis 2016 dans la mise en ?uvre de certaines mesures et r?formes structurelles. Toutefois, le niveau des r?serves de change, pass? de 2,3 mois en 2016 ? 4,6 mois en 2023 d?importations des biens et services, connait depuis 2024 une tendance baissi?re. En outre, les perspectives des cours des mati?res premi?res et du commerce international s?annoncent d?favorables.Ainsi, de nouveaux efforts collectifs et concert?s s?av?rent n?cessaires pour am?liorer substantiellement le cadre macro?conomique de la sous- r?gion, notamment en acc?l?rant la diversification ?conomique et la consolidation des finances publiques.A la suite de ces expos?s, les Chefs d?Etat ont: ? r?affirm? leur attachement ? la solidarit? communautaire face aux chocs, ? travers la poursuite d?une strat?gie r?gionale coh?rente et coordonn?e pour pr?server la viabilit? des finances publiques, la stabilit? du secteur financier et pour renforcer la position ext?rieure de la CEMAC; et salu? les progr?s enregistr?s au cours de ces derni?res ann?es dans la mise en ?uvre des r?formes ?conomiques et financi?res.Par ailleurs, la Conf?rence a: ? exhort? les Etats membres ? poursuivre une consolidation budg?taire ordonn?e dans le cadre des discussions bilat?rales avec les partenaires techniques et financiers, ainsi qu?? produire et diffuser r?guli?rement les donn?es budg?taires, ?conomiques et financi?res fiables et compl?tes pour les besoins de la surveillance multilat?rale, de la politique mon?taire et des politiques sectorielles; ? r?affirm? l?application int?grale de la R?glementation des Changes, notamment ? travers le rapatriement diligent des devises par les Op?rateurs ?conomiques, et plus particuli?rement la signature, avant le 30 avril 2025, des conventions de compte s?questre pour les fonds de restauration des sites (Fonds RES) par les entreprises extractives (p?troli?res et mini?res); invit? le FMI, la Banque Mondiale et tous les autres partenaires ? accompagner les ?tats et la Banque Centrale dans le processus de rapatriement et de domiciliation des revenus p?troliers?; r?it?r? l?engagement des ?tats en faveur de l?ind?pendance et du renforcement des capacit?s de la Banque Centrale, de la Commission Bancaire de l?Afrique Centrale et de toutes les autres institutions communautaires. En outre, la Conf?rence a invit? les Etats membres et les institutions communautaires ? prendre des mesures pour une gestion de l?exposition des banques aux risques, souverains conform?ment aux crit?res de la surveillance multilat?rale. Tout en saluant la contribution du secteur bancaire au financement du d?veloppement, elle a demand? aux autorit?s nationales et r?gionales charg?es de la supervision, d?engager une action collective visant ? pr?server la solidit? et la stabilit? du syst?me bancaire. Enfin, en vue de

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Xishuangbanna: l??l?phant, totem de l?int?gration

La ?ville de douze mille terres? aux trois millions d?habitants, frontali?re au Laos, ? la Birmanie et au Vietnam, est le seul endroit en Chine qui accueille l??l?phant sauvage dans un cadre de vie ad?quat. Le centre urbain de Xishuangbanna est en d?cor d??l?phant. Le pachyderme y est omnipr?sent voire omnipotent. Mausol?e, st?le, dessins, tableaux, statues, gadgets? Tout y passe. Impossible de manquer l??l?phant dans cette ville symbole de l??cologie chinoise. La cit? aux douze ethnies minoritaires voue un culte ? l??l?phant. ?Pour le bouddhisme, l??l?phant est consid?r? comme un dieu. D?o? le respect qu?il re?oit dans cette partie du pays?, indique un observateur. La vall?e des ?l?phants sauvages, cr??e en 1990 ? 120 minutes de route du centre urbain de Xishuangbanna, est le sanctuaire ou l??picentre de l??l?phant – dieu. Ici, environ 150 ?l?phants sauvages ? d?couvrir dans un circuit d?un kilom?tre. Le parc est ?tendu sur 6 Km2 de superficie. Il est frontalier au Laos, ? la Birmanie et au Vietnam. Ce qui donne la latitude ?aux ?l?phants de circuler sans visa et passeport sur la bande frontali?re des trois pays?. Le parcours du circuit donne ? d?couvrir l??l?phant dans son milieu de vie sauvage: sa nourriture essentiellement constitu?e de v?g?tation; les autres animaux install?s dans le m?me espace vital, en l?occurrence les singes et les oiseaux; les produits d?riv?s fabriqu?s (tableaux artistiques?) ? partir des d?chets d??l?phants; le mus?e de l??l?phant sauvage chinois; le d?ploiement des diff?rentes sp?cialit?s autour de l??l?phant, etc. Epop?e de l??l?phantPour Zhu Jia Wei, secr?taire de Xishuangbanna State Committee, ?Les ?l?phants voyagent du Nord au Sud de la Chine? C?est une diversit? magique et un travail magique de la nature pour cette province de 19.000 Km2 de superficie, o? la coexistence est harmonieuse entre l?homme et la nature?. La nouvelle histoire des ?l?phants de la province de Yunnan (Xishuangbanna est une pr?fecture autonome de cette province) est racont?e par qui de droit. Liu Jiawen, membre de la protection ?cologique de l??l?phant en Chine. ?Le monde est focalis? sur la Chine, et la Chine contribue au progr?s du monde [ ? travers les ?l?phants]?. M?me son de cloche pour Shen Qingzhong, membre de Asian Elephant Expert Committee of Nation forestry and Grassland Administration and president of Xishuangbanna Asian Elephant Conservation Association. Les soins de sant? en faveur des ?l?phants sont pr?sent?s par Xiong Chaoyonning (Administrator of Xishuangbanna rescue breeding center. Lire egalement : Yunnan: la diplomatie ?cologique? de l??l?phant Wang Bing, Director of Asian elephant conservation and management center of X Dai autonomous pr?fecture, quant ? lui, ?labore sur de la g?olocalisation des ?l?phants en mouvement dans la bande frontali?re Chine, Birmanie, Laos et Vietnam. Tandis que l??pop?e du train frontalier Chine ? Laos (1500 km), le chemin de fer de l?int?gration appel? ? s??tendre en Thailande, est cont?e par Jaruwan Udomsab, Overseas communication officer of south Asia and South east Regional, International Communication center of Yunnan Province. Il est assist? dans cette pr?sentation par Dai Rui, conducteur de train. RappelLa province de Yunnan est la vitrine de l??cologie verte de la Chine. Yunnan, l?une des 34 provinces et assimil?s de l?Empire du milieu, es situ? dans le Sud-Ouest du pays, avec 46 millions d?habitants, pour 383.186 Km2 de superficie. Kunming est sa capitale et Xishuangbanna est sa pr?fecture autonome. Yunnan est la capitale chinoise de la biodiversit?, des terres humides, de la protection des animaux. D?o? la tenue de la COP 15 sur la biodiversit? ? Kunming. Yunnan est ensuite devenu la province par excellence du tourisme ?cologique, avec 5 ? 10 millions de touristes par an. Yunnan signifie: Sud de la montagne dans (entre) les nuages Thierry Ndong Owona,envoy? sp?cial ? Xishuangbanna, en Chine

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Yunnan: la diplomatie ?cologique? de l??l?phant

Le troisi?me forum international de communication sur l??l?phant vient de se tenir en Chine. C??tait du 10 au 11 d?cembre 2024 ? Xishuangbanna, pr?fecture autonome de la province de Yunnan. Mettre en place un m?canisme international de d?veloppement de la communication pour la construction d?une civilisation ?cologique mondiale, avec l??l?phant comme vecteur important de la communication interculturelle. Cette probl?matique du 3rd Yunnan International communication forum (YICF) donne du grain ? moudre ? des personnalit?s pluridimensionnelles venues de divers horizons. Pour le vice ? pr?sident de l?agence de presse Xinhua (Chine Nouvelles), la construction de la civilisation ?cologique de Chine est r?v?l?e au monde ? travers le Code vert du Pr?sident chinois Xi Jinping. Il s?appesantit sur la protection de l?environnement et le d?veloppement durable. Xinhua est la vitrine de cette civilisation ?cologique voulue par le Pr?sident chinois, notamment par des expositions photos, des articles de presse, la contribution ? l?organisation de la troisi?me ?dition du YICF? En effet, Xinhua a montr? le retour de l??l?phant dans la province de Yunnan. Un voyage du Nord au Sud. Ce qui valorise l?harmonie entre l?homme et la nature. Selon son vice ? pr?sident, Xinhua est dispos? ? travailler avec les autres m?dias du monde pour la consolidation de la civilisation ?cologique. Sud et Sud-Est de l?AsieLe ministre de la Communication et de l?information publique du Royaume du Cambodge salue la tenue de ce YICF. Neth Pheaktra affirme l?importance du tourisme pour son pays, avec 4 milliards de dollars g?n?r?s en 2023 au titre de recettes budg?taires. ?Le Cambodge est dispos? ? travailler avec les m?dias et se montre dispos? ? poursuivre sa coop?ration avec la Chine?, mart?le le ministre Neth Pheaktra. Et de conclure que le Cambodge ne m?nagera aucun effort pour faire avancer la cause de l?information sur l??l?phant. Savankhone Razmountry n?en dit pas moins. Le pr?sident de l?association des journalistes du Laos, ancien ministre adjoint de l?information, de la culture et du tourisme du Laos, sugg?re d?organiser tous les ans le YICF. Il plaide le renforcement de la coop?ration avec les m?dias (sud et sud-Est de l?Asie) dans la consolidation de la civilisation ?cologique mondiale. Ce qui n?est pas acquis, au vu des d?fis auxquels les m?dias sont confront?s aujourd?hui. Au Laos, par exemple, les m?dias font face aux d?fis de la modernit? dans la pratique du journalisme ? l??re d?Internet. Le Laos compte environ trois millions de locuteurs des m?dias digitaux et sociaux. Mohamed Hussein Ibrahim Mahmoud fait entendre la voix de l?Afrique ? la troisi?me ?dition du YICF. Pour le premier adjoint ? la direction de l?agence ?gyptienne d?information, ?l?Egypte est la porte d?entr?e de la Chine en Afrique depuis 1956?. A l?en croire, ces deux (Chine-Egypte) plus anciennes civilisations de l?humanit? sont appel?es aujourd?hui ? construire la civilisation ?cologique mondiale. Intelligence artificielle (IA)La nouvelle ?cologie de la communication internationale doit se b?tir avec l?intelligence artificielle. Les m?dias sont les premiers vecteurs de cette approche. Ils doivent exploiter toutes opportunit?s qu?offre l?IA. Un nouvel ?tat d?esprit s?impose par cons?quent aux journalistes appel?s ? diffuser sur les nouveaux m?dias. L?exp?rience ?gyptienne en la mati?re parle d?un changement de mentalit?s, de la cr?ation d?un comit? sur l?IA, des ?changes culturels et interculturels (Route de la Soie, etc.) ou de la coop?ration scientifique et ?conomique avec la Chine. La Chine, tr?s avanc?e dans la construction d?une civilisation ?cologique, est confront?e ? des d?fis de d?sinformation, de fake news ou d?Internet scam sur AIGC – portail officiel chinois. Pour relever ces d?fis, Xinhuanet pr?sente une strat?gie ? deux d?tentes: se servir de l?IA pour se prot?ger de l?IA (protecting AI with AI), et lutter contre les grandes attaques en utilisant ?galement de grandes attaques (competing agaist large model with large model). Ainsi, en toute s?curit?, AIGC promeut l??cologie via de courtes vid?os fabriqu?es par la technologie AIGC. L??cologie des services n?est pas en reste. La traduction (la parole ? la parole) de qualit?, ? partir des technologies de l?information et de la communication ?hardware et software? est assur?e par Flytek cr?? par la Chine en 1999, avec pour spectre de rayonnement l?Asie et le Pacifique. Dans la foul?e, Alibaba Cloud ne passe pas inaper?u. Sp?cialiste du ?AI models and Applications?, cette entreprise revendique 40 millions de mod?les t?l?charg?s en 29 langues, et 50.000 mod?les d?riv?s. Alibaba Cloud lance d?sormais des tests de ?video capacibilities? s?appuyant l?architecture de base de l?industrie des m?dias avec l?IA. Ce qui permet de produire une foultitude de s?ries sur des sc?narios propos?s par les m?dias. En illustration: Relive your Olympic Dream par Alibaba Cloud Memento. Thierry Ndong Owona, envoy? sp?cial ? Xishuangbanna, en Chine

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La triste fin du l?opard

?Le demi-dieu n??tait pas immortel.? C?est par ces mots que le Belge Thierry Michel conclut son documentaire de 135 minutes sur Mobutu Sese Seko, le mar?chal za?rois mort et enterr? au Maroc, loin de la terre de ses anc?tres, loin de Gbadolite o? il s??tait construit un immense palais dans lequel il recevait les soi-disant grands de ce monde. Dans chaque pays, Mobutu avait une villa ou un ch?teau o? l?argent c?toyait le luxe le plus insolent pendant que le peuple za?rois, zombifi? et imb?cilis? par des slogans creux ? la gloire du dictateur, croupissait dans une mis?re d?shumanisante. En 1997, rong? par la maladie, le l?opard ne pouvait plus mordre. Il avait perdu toutes ses dents. Il ?tait si affaibli qu?il ne pouvait pas faire face ? l?offensive de Laurent-D?sir? Kabila, chef d?une r?bellion financ?e et soutenue par le Rwanda et l?Ouganda. Qui ne se souvient pas de cette image o? Nelson Mandela essayait de l?aider ? se tenir debout sur le navire de guerre sud-africain Outeniqua lors de la br?ve rencontre entre lui et Laurent-D?sir? Kabila au large du port congolais de Pointe-Noire, le 4 mai 1997? Le guerrier qui va de victoire en victoire sans que personne ne puisse l?arr?ter n?existait plus. Mobutu n’?tait plus que l’ombre de lui-m?me. Il ?tait fini. C?est ce moment que choisirent ses ?amis? et parrains occidentaux pour le l?cher. Robert Bourgi raconte que Mobutu avait sollicit? un visa pour se soigner en France et qu?Alain Jupp? donna cette r?ponse ? Bourgi: »Qu?il aille mourir ailleurs! » Et Mobutu mourut au Maroc. Les pr?d?cesseurs de Jupp? et autres profiteurs/opportunistes occidentaux l?avaient pourtant utilis? en 1961 pour se d?barrasser de Patrice Lumumba, l?homme qui ne m?chait pas ses mots et qui n?avait qu?un r?ve : travailler pour un Congo libre et souverain. Les Africains qui laissent l?Occident piller nos mati?res premi?res, ceux qui prennent un malin plaisir ? affamer et ? brutaliser leurs peuples, ceux qui pensent que le pouvoir leur donne un droit de vie et de mort sur leurs semblables, les idiots qui se croient ind?boulonnables, devraient regarder ?Mobutu, roi du Za?re? et r?fl?chir sur la triste fin de cet homme qui se croyait invincible. J?ose esp?rer que voir ce documentaire r?alis? en 1999 leur permettra de comprendre que le mal que l?on fait au peuple ne reste jamais impuni, qu?aucun demi-dieu n?est immortel et que les dirigeants occidentaux vous abandonnent quand ils n?ont plus d?int?r?t avec vous. Jean-Claude Dj?r?k?

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? bas les larbins!

Le 20 d?cembre 2021, Emmanuel Macron annulait le d?placement qu?il devait effectuer au Mali. Selon un communiqu? de l??lys?e, la raison de cette annulation ?tait ?la situation sanitaire en France devenue plus complexe que ce que nous pensions?. La v?rit?, c?est que Macron n?avait pas du tout aim? le triple message du colonel Assimi Go?ta. Ce message, le voici: 1) le pr?sident fran?ais serait accueilli ? l?a?roport non par le chef de l??tat malien mais par Choguel Kokalla Ma?ga, le Premier ministre qui, dans un entretien avec l?agence de presse russe ?Sputnik?, le 8 octobre 2021, avait accus? Paris d?avoir offert l?enclave de Kidal ? un mouvement terroriste ayant pr?t? all?geance ? Al-Qa?da et d?avoir particip? ? la d?stabilisation du pays ; 2) Go?ta s?entretiendrait avec Macron et non avec Macron accompagn? des larbins de la C?D?AO ; 3) le groupe de s?curit? russe Wagner et la dur?e de la Transition ne seraient pas au centre des discussions qu?auraient les deux hommes. Pourquoi Assimi Go?ta s??tait-il exprim? de la sorte? Parce que, pour lui, non seulement le premier sujet rel?ve de la souverainet? nationale et du secret d?fense mais seul le peuple malien est habilit? ? trancher la question de la dur?e de la Transition. Voici un dirigeant qui fait enfin ce que d?autres auraient d? faire depuis longtemps : traiter la France chez nous comme elle nous traite chez elle. Voici un homme qui dit, aux Africains comme aux Fran?ais, que les choses doivent changer dans les relations entre la France et ses ex-colonies. Voici un homme qui ne fait pas partie du club des larbins. Le larbin est celui qui est incapable de dire niet ? ceux qui se croient tout-puissants et attendent que les autres rampent devant eux.Nous avons de nombreux larbins parmi les pr?tendues ?lites intellectuelles, politiques et religieuses africaines.?Les grands arr?teront de dominer quand les petits arr?teront de ramper?, disait ? juste titre le po?te et ?crivain allemand Friedrich Von Schiller (1759-1805). Le larbin a horreur de tout d?bat qui ose remettre en cause les privil?ges des riches et des ?puissants?. Il est oblig? de regarder ? droite et ? gauche avant de se prononcer sur la politique de Macron en Afrique. Sa parole, quand il lui arrive d?en avoir une, est celle d?un homme apeur? et tremblotant. Parce qu?il ne supporte pas l?id?e que le visa fran?ais puisse lui ?tre refus?, il aura tendance ? justifier tout ce que fait la France en Afrique et contre l?Afrique. Il pr?f?re ?tre avec ceux qui affament et tuent plut?t qu?avec les peuples qui souffrent et meurent en silence. Il peine ? r?aliser que ?la libert? n?est pas vraie quand la v?rit? n?est pas libre? (Jacques Pr?vert). Il lui suffit de se gargariser de titres ronflants mais creux comme ?Docteur, Professeur, Ma?tre, Monseigneur, R?v?rend ou Honorable?. Peu lui importe de savoir que ?l?intellectuel n?est rien s?il ne vit pas enti?rement d?vou? ? la cause de son peuple, s?il n?est pas une part de ce peuple, une part embras?e mais une part sans privil?ge, sans honneur particulier? (Jean-Marie Adiaffi dans ?La carte d?identit??, Paris, Hatier, 1980). L?Afrique doit cesser de produire des larbins prompts ? voler au secours d?un pays qui chaque jour perd du terrain et de l?influence ? cause de sa mauvaise politique, prompts ? consid?rer les Africains comme les seuls responsables de leurs ?checs et impasses. Il est n?cessaire et urgent qu??mergent plusieurs Assimi Go?ta, c?est-?-dire des hommes et femmes capables de privil?gier et de d?fendre les int?r?ts des peuples africains, capables de ne baisser ni la t?te ni les yeux devant qui que ce soit, capables d?ignorer les ridicules mises en garde de ceux qui en six d?cennies ne nous ont apport? que mis?re, d?solation et mort pr?matur?e. Les ?ternels donneurs de le?ons accusent la Russie de s?acoquiner avec des gens peu recommandables alors que Bob Denard et Paul Barril ?taient leurs agents et qu?ils accompagnaient les criminels et buveurs de sang en C?te d?Ivoire et en Centafrique. Comment peuvent-ils pr?cher la vertu alors qu?ils sont comptables de 5 si?cles d?esclavage et d?une colonisation qui, aux dires de C?saire, ne fut pas civilisation mais barbarie, exploitation et chosification du Noir ? Pensent-ils que l?actuelle jeunesse africaine acceptera d?eux ce qu?eux-m?mes n?ont pas accept? d?Adolf Hitler ? Cette jeunesse sait que les Russes et les Chinois n?ont mont? aucune r?bellion en Afrique pour d?stabiliser un pays pour leurs int?r?ts, ni renvers? un pr?sident africain qui ne leur plaisait pas. Elle n?ignore pas qui est coutumier de ces pratiques inhumaines et antid?mocratiques, ni qui a toujours soutenu les dictateurs qui lui permettent de piller nos mati?res premi?res et de s?enrichir sur notre dos. Jean-Claude DJEREKE

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Espace Civique en difficult? au Cameroun

? La suspension de cinq associations de d?fense des droits humains par le MINAT qui augure la restriction de l’espace civique, est un signal alarmant pour la transparence et la bonne gouvernance des industries extractives au Cameroun ? La Coalition Camerounaise Publish What You Pay exprime sa profonde pr?occupation face ? la suspension r?cente de cinq associations de d?fense des droits humains au Cameroun par le Minist?re de l?Administration Territoriale (MINAT).  Cette d?marche du ministre de l’administration territoriale avance un mobile des financements massifs en terme de milliards re?us par ces organisations dans un contexte o? le gouvernement finance rarement les organisations de la soci?t? civile qui pourtant travaille ? la construction nationale. Cette d?cision intervient dans un contexte d?j? fragilis? par la suspension du Cameroun de l?Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) en F?vrier 2024, suspension motiv?e notamment par le faible engagement de la soci?t? civile et l?absence de mesures concr?tes pour garantir sa participation libre et effective. La suspension de ces associations, intervenant ? la veille des ?lections pr?sidentielle (Octobre 2025) l?gislatives et communales (F?vrier 2026), appara?t comme une tentative flagrante d?intimidation visant ? museler les voix critiques et ? restreindre l?espace civique au Cameroun d?j? r?put? comme ?repressed ? selon Civicus Monitor. Cette suspension rappelle ainsi les accusations peu fond?es dont est l?objet le coll?ge de la soci?t? civile, notamment sur le retard ?tabli dans la publication du rapport de conciliation ITIE 2022.  Cette action administrative est d?autant plus pr?occupante qu?elle s?inscrit dans un contexte o? le Cameroun est d?j? point? du doigt par les organisations internationales pour les violations r?p?t?es de la libert? d?association, le musellement des m?dias et journalistes et la r?currence des cas de torture. Le rapport de validation de l?ITIE, ent?rin? par le Conseil d?Administration, a clairement mis en lumi?re ces d?rives. La d?cision de suspension des 5 associations de protection des droits humains peut avoir plusieurs implications majeures pour les organisations impliqu?es dans le suivi de l’ITIE au Cameroun : La participation active et sans entrave de la soci?t? civile est un pilier fondamental de l?ITIE.  Le processus ITIE repose sur la collaboration entre le gouvernement, les entreprises et la soci?t? civile pour assurer la transparence et la bonne gouvernance des industries extractives.  La suspension des associations de d?fense des droits humains sape les bases m?mes de ce processus collaboratif et compromet gravement les efforts visant ? sortir le Cameroun de la suspension de l?ITIE. Le gouvernement camerounais a l?obligation de garantir la libert? d?association et d?expression, piliers essentiels d?une d?mocratie fonctionnelle et d?une gouvernance transparente.  La suspension de ces associations, sans motif l?gitime et transparent, constitue une violation grave de ces droits fondamentaux.  Ces actions sont contraires aux engagements pris par le Cameroun dans le cadre de l?ITIE et sapent la cr?dibilit? du pays sur la sc?ne internationale en mati?re de transparence et de lutte contre la corruption. La Coalition Camerounaise PublishWhat You Pay rappelle au gouvernement camerounais ses obligations internationales et nationales en mati?re de droits humains et de bonne gouvernance.  Nous demandons instamment au gouvernement de: La Coalition Camerounaise Publish What You Pay appelle la communaut? internationale, les organisations internationales et les partenaires au d?veloppement ? exercer une pression forte sur le gouvernement camerounais pour qu?il respecte ses engagements et garantisse un environnement propice ? la participation libre et effective de la soci?t? civile dans la gouvernance des industries extractives.   L?avenir de la transparence et de la bonne gouvernance au Cameroun d?pend de la protection des d?fenseurs des droits humains et de la garantie d?un espace civique libre et ouvert.  Le silence face ? ces violations graves serait une complicit? inacceptable.  Nous demandons ? tous les acteurs concern?s de se mobiliser pour exiger le respect des droits humains et la transparence dans la gestion des ressources naturelles du Cameroun.  L?avenir du pays et de sa population en d?pend. Yaound?, le 20 d?cembre 2024 La Coalition Camerounaise Publish What You Pay Cameroun. Contact Secr?tariat Technique Service Nationale Justice et Paix (SNJP) Tel : 677 154 796?

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Accords sur les subventions ? la p?che: le Cameroun atteint le rivage de ratification

Par-l?, le pays compte d?sormais parmi ceux qui ont ? c?ur l??radication de la capture ill?gale du poisson en mer. Selon les donn?es de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, les stocks de poissons risquent de s’effondrer dans de nombreuses r?gions du monde en raison de la surexploitation. Il est estim? que 34% des stocks mondiaux font l’objet d’une surp?che, contre 10% en 1974, ce qui signifie qu’ils sont exploit?s ? un rythme tel que la population de poissons ne peut pas se reconstituer. Selon d’autres estimations, jusqu’? 50% des stocks ?valu?s sont surexploit?s. La diminution des stocks de poissons menace d’aggraver la pauvret? et de mettre en danger les communaut?s qui d?pendent de la p?che de capture pour leur subsistance et leur s?curit? alimentaire. D?o? les Accords sur les subventions ? la p?che. C’est un texte international qui insiste sur la durabilit? des oc?ans. Il est celui qui interdit les subventions ? la p?che ill?gale, facteur cl? de l’?puisement g?n?ral des stocks de poissons dans le monde. Il a ?t? adopt? ? la douzi?me Conf?rence minist?rielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) le 17 juin 2022. ? Gen?ve, le 16 d?cembre dernier, le Cameroun a remis l?instrument de ratification dudit Accord. Portant la voix de son pays au cours de la c?r?monie d’ouverture de la session annuelle du Conseil g?n?ral de l’OMC, S.E. Salomon Eheth ( Ambassadeur, Repr?sentant du Cameroun aupr?s de l’Office des Nations unies de l’OMC et des autres organisations internationales) a r?affirm? « la volont? et l’engagement du Cameroun en faveur du d?veloppement du syst?me commercial multilat?ral, ? la prosp?rit? ?conomique de toutes les nations et surtout ? la pr?servation durable de ses ressources maritimes et halieutiques ». C’est du moins ce que relaie la cellule de communication du minist?re camerounais des Relations ext?rieures (Minrex) ce 17 d?cembre 2024. ? en croire cette source, S.E. Salomon Eheth a ?galement relev? que « cette d?cision est un t?moignage ?loquent d’une gouvernance pertinente et orient?e vers la protection de l’environnement sous toutes ses formes, et le d?veloppement de la p?che maritime « . Last but not the least, le porte-parole du Cameroun a soulign? que, par cette ratification, Yaound? croit tenir un symbole fort de son engagement ? abriter, du 26 au 29 mars 2026, la 14e Conf?rence minist?rielle de l’OMC. UsagesPour que l’Accord soit mis en ?uvre, les deux tiers des membres doivent d?poser leur ?instrument d’acceptation? aupr?s de l’OMC. Cela a ?t? d?cid? en 2022. Cette ann?e-l?, les pays membres de l’OMC sont convenus de poursuivre les n?gociations sur les questions en suspens, en vue de faire des recommandations sur des dispositions additionnelles qui am?lioreraient encore les disciplines de l’Accord.

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Afrique de l’Ouest: la dissidence a min? l’int?gration sous r?gionale dans ses profondeurs

C’est d?sormais act?. Malgr? un corpus d’efforts diplomatiques soutenus, la 66e session ordinaire de la Conf?rence des chefs d??tat et de gouvernement de la Communaut? Economique des ?tats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) tenue dimanche 15 d?cembre dernier ? Abuja a fini par ent?riner le d?part du Mali, du Burkina Faso et du Niger de cette organisation sous r?gionale; Ces trois pays gouvern?s par des juntes militaires hostiles ? la France ont annonc? en janvier leur volont? de quitter la CEDEAO, une organisation qu’ils jugent notamment instrumentalis?e par Paris. Selon le communiqu? final de ces assises, ces trois pays, regroup?s au sein de l’Alliance des ?tats du Sahel (AES), quitteront officiellement le bateau le 29 janvier prochain. Toutefois, d?fend la Commission de la CEDEAO, l’on ose encore esp?rer que, d’ici le 29 juillet 2025, Mali, Burkina Faso et Niger mettront un peu d’eau dans leur vin, et rangeront leurs ustensiles de guerre la CEDEAO. Pour l’instant, ils sont dans le chemin de la dissidence. Ils ont en commun d’avoir dit non. Non au fait de rester dans les rangs. Non ? un ordre, quel qu’il soit. Le constat est l?: la dissidence qui a progressivement min? l’int?gration sous r?gionale en Afrique de l’Ouest est all?e dans ses profondeurs. Elle a outrageusement alt?r? tout recul. Tout est aujourd’hui dans un maillage ?pars qui, malgr? le paradoxe apparent, est constitu? autant de cheminements souterrains et d’affluents par lesquels la dissidence a fini, par effet-retour, par converger contre la CEDEAO. En ce sens, on se souvient des paroles du Malien Assimi Goita. Lui qui, il y a quelques mois encore, assurait que le d?part de son pays ainsi que celui du Burkina Faso et du Niger, n?auraient pas de cons?quence sur la libre circulation des personnes et des biens en Afrique de l’Ouest. Mais, face ? la complexit? de l’affaire, l’acte de rupture indique laisse deviner l’embarras ? venir des 12 pays restants de la maison CEDEAO. D’o? l’impression que tout devrait se r?organiser, sachant que certaines institutions de la CEDEAO se trouvent au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Tiss? ? partir des champs les plus divers (politique et ?conomique notamment), le prochain r?cit de l’int?gration sous r?gionale en Afrique de l’Ouest devra s’?crit ? l’encre du doute. Ce doute traverse davantage ceux qui avaient cru que l’acc?l?ration, ces derni?res ann?es, des dispositions institutionnelles au sein de l?UEMOA et la r?activation de la CEDEAO s?inscrivaient dans un jeu coop?ratif; lequel ferait de l’Afrique de l’Ouest un espace g?ographique optimal de l’int?gration africaine. L’instant est donc d?cisif. Et cela n’est pas sans rappeler, par de nombreux aspects, ce qui se passe dans d’autres parties du continent. Chaque fois, il y a au moins un ou plusieurs pays qui jouent une partition inattendue dans le grand concert de l’int?gration africaine. L’exp?rience en cours au sein de la CEDEAO conduit alors ? poser la probl?matique incontournable du niveau de souverainet? des pays au sein des ensembles communautaires. Autrement dit, cette souverainet? est-elle un obstacle ou un param?tre ? partir duquel les normes internationales et communautaires doivent ?tre pens?es ? Si la question est surprenante pour l?internationaliste averti, l’Afrique doit vraiment y r?fl?chir ! Jean-Ren? Meva?a

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RCA : lancement du Comit? national de s?curisation du processus ?lectoral de 2025-2026

Le Premier ministre centrafricain F?lix Moloua a lanc? mercredi ? Bangui, capitale centrafricaine, le Comit? national de s?curisation du processus ?lectoral de 2025-2026 en R?publique centrafricaine (RCA), a-t-on constat? dans une r?union. A l’approche des ?lections locales pr?vues au mois d’avril 2025, le gouvernement centrafricain et ses partenaires dont la Mission multidimensionnelle int?gr?e des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), ont tenu une r?union au cours de laquelle un Comit? national de s?curisation du processus ?lectoral a ?t? mis en place. A en croire Valentine Rugwabiza, repr?sentante sp?ciale du s?cr?taire g?n?ral des Nations Unies pour la Centrafrique, la mission onusienne a contribu? efficacement ? la r?daction du plan int?gr? de s?curisation du processus ?lectoral qui est un cadre destin? ? coordonner les activit?s de s?curisation du processus ?lectoral regroupant les forces nationales de la RCA et celles de la MINUSCA. « Cette r?union nous a permis d’?valuer la premi?re phase du processus d’enr?lement qui a d?but? le 24 novembre dans l’aire 1. Des le?ons sont ? tirer afin de bien pr?parer le d?but d’enregistrement pour l’aire 2. C’est un moment cl? du processus ?lectoral », a indiqu? M. Moloua. Il a aussi ajout? que la bonne pr?paration du Comit? national de s?curisation d?terminait la r?ussite des scrutins municipaux, l?gislatifs et pr?sidentiel pr?vus au courant de 2025-2026. La mise en place de ce comit? intervient dans un contexte o? des hommes arm?s commettent des exactions sur certains agents de l’Autorit? nationale des ?lections (ANE), organe en charge d’organiser des ?lections dans le pays. BANGUI, 19 d?cembre (Xinhua)

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