Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

Femmes Int?gres et Int?gr?es de l'Afrique Centrale, MATINS DE L'INTEGRATION

C?cile AKAME MFOUMOU: La femme peut aussi maintenir le sommet en Afrique

Au sommet de cette ?dition, Madame C?cile AKAME MFOUMOU poursuit sa mission en tant que Pr?sidente Nationale de la Croix-Rouge Camerounaise (CRC). Elle a ?t? vot?e avec unanimit? ? ce poste par tous les Pr?sidents des Comit?s D?partementaux pr?sents. Organis?e par surprise, la c?r?monie d’installation de Madame la Pr?sidente de la CRC, a une fois de plus montr? et r?affirm? le dynamisme, l’engagement, le d?vouement, la motivation et le professionnalisme de toute l’?quipe autour de la Pr?sidente Nationale. Tout le contour sur les secrets et astuces de la femme pour maintenir le sommet de son r?gne, c’est dans cette ?mission de Femme Int?gre et Int?gr?e de l’Afrique, sur Radio Int?gration, avec Nina Prisca MEKAM. Technique: Josu? NABRAL.

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Louis Banga Ntolo toujours ??c?t頻

Reconduit le 1er ao?t 2025 ? Libreville ? la t?te de la bourse sous r?gionale pour un nouveau mandat de 4 ans, le Camerounais est appel? ? suivre la pente de la performance.? Aux commandes de la Bourse des valeurs mobili?res de l?Afrique centrale (BVMAC) depuis janvier 2022, apr?s sa nomination plus mois plus t?t, le Camerounais Louis Banga Ntolo b?n?ficie de la confiance du conseil d?administration qui a valid?, le 1er ao?t 2025, la d?cision de le maintenir ? son poste pour un deuxi?me mandat. Selon Henri-Claude Oyima, pr?sident dudit conseil, les performances r?alis?es (l?entreprise a vu son capital social progresser de 29% pour atteindre 9 milliards FCFA, tandis que la capitalisation flottante s?est ?tablie ? 66,4 milliards FCFA et l?encours des dettes ? 1 300 milliards FCFA. Sur les compartiments obligations et actions, la valeur des transactions a plus que doubl? d?une ann?e ? l?autre. Le chiffre d?affaires a enregistr? une hausse de 52,1%, atteignant 868,6 millions FCFA, alors que la dette financi?re a ?t? quasiment effac?e (?99,99 %). Pour la premi?re fois depuis quatre ans, l?entreprise a m?me d?gag? un r?sultat net positif de 8,5 millions) justifient pleinement cette reconduction.  Autres arguments ?voqu?s, l?assainissement de la gouvernance, l?am?lioration de l?efficacit? op?rationnelle, le renforcement de la notori?t? de la soci?t?, ainsi que plusieurs r?formes ayant contribu? ? l?approfondissement du march? financier r?gional. Mais la t?che reste immense. Malgr? l?unification des places boursi?res de la CEMAC, seulement cinq entreprises sont actuellement cot?es en actions pour une capitalisation de 35 milliards de FCFA. L?objectif fix? est pourtant bien plus ambitieux : 1 200 milliards. Le dirigeant compte sur l?engagement des ?tats membres pour franchir un cap. Le transfert des participations publiques vers la BVMAC, pr?vu depuis 2018, reste partiellement appliqu?. Trois ?tats n?ont toujours pas honor? leurs engagements. Louis Banga Ntolo en est conscient : ? Les principaux d?fis que la Bourse veut relever aujourd?hui, c?est que d?j? sur le plan r?glementaire, nous avons r?am?nag? nos textes qui sont mieux disant aujourd?hui, que ce soit pour la grande entreprise ou la petite entreprise, mais ?galement pour les Etats. L?autre d?fi, c?est l?inclusion financi?re, c?est l??largissement de la base investisseurs. Et dans les d?fis, dans cette inclusion financi?re, de permettre ? ce que beaucoup de citoyens de la CEMAC, y compris ceux qui n?ont pas acc?s au secteur bancaire, puissent n?anmoins devenir des investisseurs du march?. Nous avons mis sur le pipe une r?forme ? Autre priorit?, faciliter l?acc?s des PME en bourse. Aujourd?hui, des crit?res jug?s trop ?lev?s freinent leur participation. Louis Banga Ntolo plaide pour un assouplissement des r?gles afin de stimuler l?investissement productif. En parall?le de ses fonctions, ce passionn? de transmission du savoir intervient comme enseignant dans plusieurs institutions camerounaises. Port? par son exp?rience et une vision r?solument int?gratrice Louis Banga Ntolo a encore une bonne c?te ? la BVMAC. R?my Biniou

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Kouokam Narcisse: le champion en pitres est mort

Evocation d?un parcours artistique de plus d?une quarantaine d?ann?es. Connaissez-vous le ? dog whistle ? ? Cette expression anglaise, qu?on pourrait traduire par ? sifflet ? chien ?, est un sous-discours qui permet de de se faire identifier autrement. ? Saa’ Foguaing Dieunedort Pompidou ?, c?est le personnage dessin? par Kouokam Narcisse. D?abord pour le public et ensuite pour lui-m?me. ? Saa’ Foguaing Dieunedort Pompidou ? et Kouokam Narcisse, ? les deux noms sugg?rent une parent? structurelle entre un humour qui fait rire en coin et un autre qui fait pleurer sans bruit ?, tel que l?explique Pr Mathias-Eric Owona Nguini.  Et s?il n?y avait s?rement pas d?actualit? br?lante dans le monde de la culture au Cameroun et dans le monde, les dires de son fils, Franklin Kouokam, n?en finissent pas d?affirmer le contraire. ? Il ?tait 2 heures du matin quand il a rendu l’?me au CHU.  Papa a ?t? op?r?. Les complications qui ont suivi cette op?ration l?ont plong? dans le coma pendant 18 jours. Il en est mort ?. Encore vivant sur son lit d?h?pital, il y a quelques semaines, il gardait la fibre humoristique face ? l?auteur de ces lignes : ? Il manque seulement l’argent, sinon j’allais sortir les pommes Fran?ois pour rendre cette maladie malade aussi ?.  ?uvre   Malheureusement, Kouokam Narcisse est mort !  Il avait 63 ans. Si nous nous doutions que cela devait arriver, l?annonce du d?c?s de l?humoriste constitue un choc. ? Le Cameroun est en deuil, l?humour universel porte le deuil ?, se d?sole Jean-Marie Ahanda. Et lorsque cet ancien journaliste culturel du quotidien Cameroon Tribune commence ? appr?cier les vieux sketchs de Kouokam Narcisse, il se montre mainstream. Il va chercher plus loin. Il se rem?more, p?le-m?le, quelques ?uvres du disparu : ? Le match Nord-Sud ?, ? Le Mbongo Tchobi ?, ? Coup Franc ?, ? Ahmed au Paradis ?, ? la coupe est pleine ?, ? Le Discours dort ? et surtout? ? Appelez-moi honorable ? et ? Le t?l?phone circulaire ?. ? Dans ces sketchs, l’identit? du discours de Kouokam Narcisse griffe, bouscule, d?zingue les tabous, assume ses pens?es ? contre-courant, m?me les plus noires, m?me les plus tordues. On pourrait croire qu?il est n? en costume de sc?ne quelque part ? Bafoussam, avec, en bouche, des bouffonneries au go?t d?une pur?e bien beurr?e ?, commente Daniel Ndo. Ce que donne ? conna?tre ? Oncle Otsama ?, c?est que, de son vivant, Kouokam Narcisse ?tait dou? dans l?art de combiner humour, po?sie loufoque, lucidit?, tout en y ajoutant une bonne dose d’ironie, d’effronterie bien ordonn?e, d’insolence et m?me d’impudeur et des allusions ? des faits connus et reconnus. ? Sa marque distinctive c’?tait l’art des p?riphrases et comparaisons inattendues, du d?tail incongru et du d?rapage contr?l?, le glissement progressif vers un autre sujet, les phrases digressives, souvent r?dig?es de fa?on pompeuse et acad?mique et bourr?es de clich?s, d’une grandiloquence burlesque ?, explique le journaliste et critique camerounais Serge Pouth. ? En Kouokam Narcisse, il y avait un ?il fin, une m?moire aff?t?e, une culture p?trie d?humanit?, sans esbroufe, qui place l?ironie avec la pr?cision d?un horloger, et qui tente de sourire, co?te que co?te, pour permettre au public d?affronter ses petites et grandes mis?res ?, s??panche Mgr Samuel Kleda, l?archev?que m?tropolitain de Douala. Lu ailleurs? Avec ?a, Kouokam Narcisse a conserv? son audience aupr?s de segments tr?s pr?cis et h?t?rog?nes de la population camerounaise, per?ant m?me aupr?s de nouveaux milieux internationaux au fil des ans. ? Quand chaque jour les m?dias recherchent un humoriste nanti d?un tel talent, il est certain qu’il n’en existe presque pas en Afrique subsaharienne, tant les comiques d’aujourd’hui, talentueux ou pas, ne poss?dent pas la moiti? du style de Kouokam Narcisse avec sa diction parfaite, sa pr?sence sc?nique impeccable et son contact facile avec le public ?, assume Cherif Lahdiri. Approch? par le site d?informations El Shad, ce 10 ao?t 2025, un m?c?ne culturel alg?rien, poursuit : ? Kouokam Narcisse a r?ussi l’exploit de passer d?ancien ?l?ve du lyc?e polyvalent de Bonab?ri ? l’humoriste qui a rempli les plus grandes salles du monde et rassembl? des milliers de t?l?spectateurs devant leur t?l? pour assister ? ses blagues. Une explosion logique pour un homme qui a parfaitement compris que rire ?tait la fa?on la plus efficace d’amuser tout le monde ?.  C?est carr?ment sur la m?me veine qu??crit le journaliste s?n?galais Boris Ndiaye : ? Kouokam Narcisse, un monstre de sc?ne, peut-?tre le plus de fou de tous. Depuis sa r?v?lation dans les studios de radio au Cameroun, son ascension a ?t? irr?sistible. Encha?nant les spectacles, gravissant la montagne de l’humour africain et mondial, m?lant un art de la punchline cisel?e ? des r?flexions plus touchantes sur plusieurs sujets graves, il a d?ploy? l’une des plumes les plus intelligentes dans l?humour universel. Tant il a confirm? par ses textes qu’il ?tait un virtuose de l’?criture comique. Il d?montrait une extraordinaire aisance sur sc?ne, alli?e ? un sens du r?cit in?narrable, un go?t pour les situations absurdes et une grande inventivit?. Un art tr?s difficile dans lequel trop d’humoristes croient briller En effet, rares sont les humoristes dits ?populaires? ? parvenir ? maintenir un tel niveau d’exigence avec leur public. Lui en fait partie. Et pour parler de lui aujourd?hui, il faut bien se distinguer de la masse moutonni?re, qui ne rigole qu?? l?humour consensuel qu?on lui sert ? la t?l? ?. ? Celcom ? Dans une soci?t? qui valorise le para?tre ? grand spectacle, la discr?tion ?tait une forme heureuse et n?cessaire de r?sistance pour Kouokam Narcisse. Entre le plaisir baudelairien de fl?ner anonymement parmi la foule et la joie silencieuse de se regarder dans ses habits de ? charg? de communication et de relations publiques ? la Sotuc (Soci?t? de transports urbains du Cameroun, NDLR) et au Cr?dit Agricole du Cameroun ?, l?homme ?prouvait ? chaque seconde le soulagement de ne pas voir son ?go triompher. Dissimulation ? Calcul prudent ? Ou peur d??tre vu ? En tout cas, l??me discr?te de Kouokam

Sport

Quand le sport devient otage de la politique

Le 4 ao?t 2025 restera une date marquante dans l?histoire r?cente du Burkina Faso. Ce jour-l?, le mythique stade du 4 Ao?t a rouvert ses portes apr?s plusieurs mois de r?novation, dans une ambiance ? la fois festive et solennelle. Pour marquer cet ?v?nement national, les autorit?s burkinab? ont organis? une rencontre amicale opposant des militaires burkinab? ? une s?lection d?anciennes l?gendes du football africain.Le match en lui-m?me n??tait qu?un pr?texte ? une occasion pour rassembler, f?d?rer et, peut-?tre, panser quelques blessures sociales et politiques. Mais, derri?re les sourires et les accolades sur la pelouse, une ombre planait sur la pelouse r?nov?e, celle de plusieurs grandes figures du football ivoirien, dont Didier Drogba. Une brochette de l?gendes? incompl?teLa s?lection africaine pr?sente ce jour-l? faisait r?ver. Les supporters burkinab? ont eu le privil?ge de voir ?voluer sur leur sol des figures embl?matiques du football continental : les Camerounais Samuel Eto?o Fils, multiple Ballon d?Or africain, Rigobert Song, ancien capitaine intraitable des Lions Indomptables, Alexandre Song, Benjamin Moukandjo, St?phane Mbia, mais aussi Alain Traor? et Charles Kabor?, enfants du pays sans oublier Seydou Keita, Mamadou Niang, El Hadji Diouf, Emmanuel Adebayor, Jay-Jay Okocha ou encore Taye Taiwo. Une g?n?ration dor?e, t?moin des grandes heures du football africain des ann?es 2000 ? 2015.Mais un groupe manquait cruellement ? l?appel, celui des anciens internationaux ivoiriens. Didier Drogba, Yaya Tour?, Kolo Tour?, Emmanuel Ebou?, Salomon Kalou, Didier Zokora? Aucun n?a fait le d?placement. Une absence qui a rapidement fait couler beaucoup d?encre. Un boycott sous influence ? ? Ouagadougou comme ailleurs, une question s?est vite impos?e : pourquoi aucun des anciens joueurs ivoiriens invit?s n?a-t-il r?pondu ? l?appel ? Les informations les plus concordantes pointent du doigt les autorit?s ivoiriennes, qui auraient express?ment emp?ch? ces footballeurs de participer ? l??v?nement. Ce ne serait pas la premi?re fois que la politique s?immisce dans des activit?s suppos?ment apolitiques. Mais ce geste, s?il est av?r?, a tout d?un signal fort : le pouvoir d?Abidjan aurait-il volontairement sabot? un moment d?unit? panafricaine au nom de dissensions politiques ?Le pr?sident burkinab? Ibrahim Traor?, tr?s populaire dans une large partie de la jeunesse africaine pour ses prises de position souverainistes et panafricanistes, ne fait pas l?unanimit? chez ses pairs. ? Abidjan, son discours frondeur, ses critiques ? peine voil?es du n?ocolonialisme et ses alliances r?gionales d?plaisent. Dans ce contexte, refuser ? des figures sportives embl?matiques de se rendre dans la capitale burkinab? pourrait ?tre interpr?t? comme une tentative de minimiser la port?e symbolique de cet ?v?nement. Sport et politique : l??ternel d?bat Le lien entre sport et politique n?est pas nouveau. Du boycott des Jeux olympiques de Moscou en 1980 par les ?tats-Unis, ? celui des Jeux de Los Angeles par les pays du bloc sovi?tique en 1984, l?histoire du sport mondial est jalonn?e d??pisodes o? les consid?rations diplomatiques et g?opolitiques ont influenc?, voire dict?, les comportements des athl?tes et des f?d?rations.Mais lorsqu?il s?agit d?anciens joueurs, d?sormais retir?s des terrains, l?attente est diff?rente. On imagine ? ? tort ou ? raison ? que leur statut d?anciens professionnels leur permet de se situer au-dessus des tensions politiques, de repr?senter une forme d?universalit? que le sport incarne dans ses id?aux les plus purs.En th?orie, donc, un joueur comme Didier Drogba devrait pouvoir assister librement ? un match de gala au Burkina Faso, retrouver d?anciens co?quipiers ou adversaires, saluer des fans africains qui l?admirent depuis des d?cennies. En pratique, la r?alit? semble bien plus complexe. O? est pass? le libre arbitre des joueurs ? Peut-on consid?rer que ces anciens joueurs ont ?t? contraints ? Et, s?ils avaient simplement d?cid?, par prudence ou loyaut?, de ne pas participer ? La question du libre arbitre des footballeurs dans ce genre de situation m?rite d??tre pos?e. Sont-ils encore des ambassadeurs du sport ou deviennent-ils, malgr? eux, des instruments diplomatiques ?Le cas ivoirien est particuli?rement d?licat. Alors que le pr?sident actuel d?Abidjan multiplie les gestes controvers?s ? ?limination d?opposants politiques majeurs, modification r?p?t?e de la Constitution ?, il semblerait que cette autorit? s??tende d?sormais ? la gestion de l?image des anciens ambassadeurs sportifs du pays. Si tel est le cas, cela repr?senterait une d?rive inqui?tante : la mainmise politique sur des personnalit?s qui devraient pouvoir agir selon leurs convictions et leur conscience.Didier Drogba, Yaya Tour? ou Kolo Tour? ont, par le pass?, incarn? l?unit?, le d?passement, l?espoir. Leur silence et leur absence lors d?un ?v?nement ? forte valeur symbolique, dans un pays fr?re, interrogent. Une fracture persistante entre Ouagadougou et Abidjan ? Derri?re l??v?nement sportif, c?est bien une fracture politique et diplomatique qui se profile. Les relations entre le Burkina Faso et la C?te d?Ivoire se sont d?t?rior?es ces derniers mois. En toile de fond, des d?saccords profonds sur les questions de gouvernance, de souverainet? et de coop?ration s?uritaire.Certes, la rivalit? entre pays voisins n?est pas une nouveaut? en Afrique de l?Ouest. Mais le climat actuel est particuli?rement tendu. Le boycott implicite du match de gala par les anciennes stars ivoiriennes n?est peut-?tre qu?un sympt?me de cette crise latente.Cela dit, ne pourrait-on pas esp?rer que le sport serve justement ? d?samorcer ces tensions ? N?est-ce pas l? sa fonction premi?re : rassembler, cr?er du lien, d?passer les clivages ? La vraie le?on du 4 ao?t Malgr? cette absence regrett?e, la f?te a eu lieu. Les tribunes du stade du 4 Ao?t ?taient pleines, les chants ont r?sonn?, les drapeaux ont flott?. Les Burkinab? ont c?l?br? leur arm?e, leur jeunesse, leurs h?ros sportifs, et ont envoy? un message clair : le peuple est debout.Si la politique a voulu s?immiscer dans ce moment de communion, elle n?a pas r?ussi ? en g?cher l?essence. Et c?est peut-?tre l? le plus grand enseignement de cette journ?e : le sport, lorsqu?il est sinc?re et populaire, peut encore triompher des manipulations et des divisions. Jean-Claude DJEREKE

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Signature de la convention de financement en vue du bitumage de la route Abong- Mbang – Lomi? et le carrefour Biyebe – Bengbis

La c?r?monie de signature de la convention de financement pour le bitumage de la route Abong- Mbang- Lomi? et la route carrefour Biyebe – Bengbis a eu lieu le 12 ao?t 2025 ? l’amphi 300 du minist?re de l’?conomie de la planification et de l’am?nagement du territoire (Minepat) ? Yaound? ce mardi, a eu lieu la signature de la convention de financement en vue du bitumage de la route Abong- Mbang- Lomi? et la route carrefour Biyebe – Bengbis. Ces deux projets routiers sont co – financ?s par la Banque de D?veloppement des ?tats de l’Afrique Centrale (BDEAC) et le minist?re de l’?conomie du Cameroun. La construction de ces routes s’inscrit dans le cadre de la mise en ?uvre du Programme d’am?nagement et de D?veloppement int?gr? de la boucle mini?re du Dja et de la zone frontali?re adjacente (PADI – Dja), en droite ligne avec la strat?gie gouvernementale de transformation structurelle des territoires du Cameroun. ? Je voudrais r?affirmer notre disponibilit? ? ?uvrer au c?t? du gouvernement du Cameroun pour la mise en ?uvre de son programme de d?veloppement. Car il s’agit aussi pour nous d’accomplir nos missions et surtout d?atteindre l’ambition que nous nous sommes donn?s depuis notre arriv?e ? la t?te de l?institution ?, a d?clar? le pr?sident de la BDEAC, Dieudonn? Evou Mekou. ? La pr?sente c?r?monie s’articule autour d’une intervention de FODEC pour la bonification du pr?t qu?accorde la BDEAC ? la R?publique du Cameroun afin d’appuyer l’ex?cution du projet d?nomm? ? programme d’am?nagement du d?veloppement d’int?r?t de la boucle mini?re de la r?gion du Dja ainsi que de la zone frontali?re adjacente Padi- Dja ?, a compl?t?, le pr?sident de la commission de la CEMAC, Baltasar ENGONGA EDJO’O. Il faut par ailleurs noter que les financements mobilis?s dans le cadre de ces deux projets, permettent de faciliter l’int?gration dans la r?gion. ? Il est question de l’am?lioration de l’accessibilit? et la connectivit? entre les populations de l’Est et du Sud. Il s’agit aussi de relever l’attractivit? et l’exploitabilit? des ressources naturelles d?Abong- – Mbang- et celles disponibles dans cette partie du pays en occurrence les ressources mini?res. Est ?galement vis?, l’int?gration r?gionale et le renforcement des ?changes transfrontali?res ainsi que l’am?lioration des conditions de vie des populations locales ?, a d?clar? le Ministre de l’?conomie, de la planification et de l’am?nagement du territoire, Alamine Ousmane Mey. La projection d’avoir une chauss?e bitum?e rend les populations de ces localit?s enthousiastes. Un sentiment de satisfaction qui ne se limite pas uniquement qu?aux populations mais qui s??tend aux autorit?s publiques ?galement. ? Initialement, on ne s’attendait qu?? une route ? Bengbis, mais on nous a offert une trac?e nationale qui va de l’Est et au Sud. Nous aurons bient?t notre propre label, parce que nous avons des produits ? mettre sur le march? mais l?absence de route ?tait un gros handicap. Nous serons d?sormais connus. Nous remercions le chef de l’?tat qui a bien voulu aller au-del? de nos attentes en nous offrant une infrastructure grandeur nature ?, affirme le maire de la Commune de Bengbis. Somme toute, c?est la coop?ration sous-r?gionale qui prend une bouff?e d?oxyg?ne. Am?lie Engono, stagiaire

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S?accrocher au vide

Hier, les chefs sawas. Avant-hier, les imams. Demain, d?autres notables. La parade des ?lites camerounaises appelant ? voter Paul Biya se poursuit. On conna?t le proverbe : ? Un homme qui se noie cherche ? s?accrocher m?me ? un serpent ?. Ici, ce n?est m?me pas le serpent ? c?est le vide. Et l??lite se noiera quand m?me. On dira : ? C?est la mis?re ?. Mais comment pr?tendre faire de la politique quand l??lite, affam?e, r?duit l?action publique ? une mangeoire ? La politique devrait organiser la r?partition des ressources pour que personne n?ait faim. Ici, le serpent se mord la queue. Ce n?est pas une ?lite, c?est une confr?rie de mapartistes ? obs?d?s par ? leur part ? du g?teau national. ?a pourrait faire rire? mais c?est surtout ? pleurer.Cette campagne du RDPC ressemble ? une veill?e sans corps, ? la diff?rence que le mort ? qui n?est pas mort ? finance lui-m?me la c?r?monie? ou plut?t son syst?me. Dieu n?aurait pas fait mieux : avec Dieu, on prie sans savoir s?il va agir ; avec Biya, l?all?geance est pay?e d?avance. Ici, l?adh?sion politique n?est pas id?ologique : c?est un r?flexe de survie pour pr?server un poste, un march?, un contrat. Tout changement de r?gime est per?u comme une menace personnelle. Parler de projets de d?veloppement ? Tout le monde fait mine de ne pas comprendre? mais tout le monde comprend. Voil? le paradoxe d?une ?lite ? mis?rable ? : instruite mais soumise, connect?e au monde mais paralys?e, riche en talents individuels mais pauvre en collectif.C?est un v?ritable coming out client?liste : une mise en sc?ne forc?e de loyaut?. L??lite, souvent prudente ou ambigu?, est contrainte d?afficher publiquement son soutien ? un pouvoir vieillissant, de peur de perdre privil?ges ou protection. Un client?lisme ostentatoire contraint qui montre que, dans ce syst?me verrouill?, m?me l?h?sitation est punie. Tout cela n?est possible que parce que le r?gime tient ses ?lites en captivit? politique : obligation d?un soutien public, parfois humiliant, souvent paradoxal, pour garantir son acc?s aux ressources? ou simplement ?viter les repr?sailles. Paradoxe ultime : l?invisibilit? du chef contraste avec l?hyper-visibilit? forc?e de ses soutiens. Ce spectacle n?est pas qu?une man?uvre politique : c?est un miroir d?formant du Cameroun d?aujourd?hui. Une sc?ne o? se m?langent peur, conformisme et r?signation. Pendant que l?Afrique cherche de nouveaux mod?les, nous restons enferm?s dans ce th??tre de l?invisible.La question n?est plus pourquoi? mais jusqu?? quand. Jean Pierre Bekolo

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Le retour vers le futur de Bello Bouba

? deux mois d?un scrutin pr?sidentiel sous haute tension, le leader de l?UNDP a lanc?, lors d?une conf?rence de presse ? Yaound?, un appel frontal ? l?unit? strat?gique de l?opposition. Un paysage politique fragment? et fragilis? Face au rejet de candidatures phares et au verrouillage du jeu politique par le RDPC, Bello Bouba exhorte les forces politiques ? ne pas d?serter l?ar?ne ?lectorale, tout en rejetant toute d?rive violente. Un signal fort dans un paysage fragment? et min? par la d?fiance. Avec le rejet de nombreuses candidatures ? notamment celle de Maurice Kamto, figure centrale de l?opposition ?, l??chiquier politique camerounais se retrouve partiellement d?soss? ? quelques semaines du scrutin pr?sidentiel. Face ? un pouvoir qui contr?le l’appareil judiciaire, administratif et s?curitaire, les formations d?opposition apparaissent d?sarticul?es, divis?es et souvent d?sarm?es.Faut-il continuer ? jouer la partie selon les r?gles fix?es par le r?gime ou rompre avec ce que certains qualifient d?j? de ? simulacre ?lectoral ? ? C?est dans ce contexte que Bello Bouba Maigari, pr?sident de l?UNDP, a tenu une conf?rence de presse remarqu?e cette semaine ? Yaound?. Appelant ? ? ne pas abandonner le terrain ?lectoral au seul RDPC ?, il a plaid? pour une ? mobilisation responsable et coordonn?e ? de l?opposition, tout en rejetant toute forme de confrontation violente. Selon lui, l?heure n?est plus ? la dispersion des forces, mais ? ? un effort de concertation patriotique ? pour faire bloc face au verrouillage du syst?me. Boycotter ou rester dans l?ar?ne ? ? Par solidarit?, les autres leaders de l?opposition devraient pr?ner le boycott pur et simple du scrutin, puisque participer ? cette ?lection reviendrait ? la l?gitimer ? s?indigne Balaza, militant du MRC ? Meskine, une banlieue de Maroua. Mais l?exp?rience de 1992, 2004 ou 2018 d?montre que le boycott a rarement eu des effets structurants sur le pouvoir en place. Au contraire, il tend ? vider l?ar?ne politique d?alternatives visibles, permettant au RDPC de revendiquer une victoire sans adversit? cr?dible. ? Malgr? tout, nous devons pr?ner une pr?sence tactique, m?me symbolique, afin de maintenir la flamme de l?alternance et de mobiliser une base ?lectorale, ne serait-ce que pour poser les jalons d?un futur changement ?, commente Baba Simon, militant de l?UNDP dans la Commune de Moutourwa.En ?cho ? ces propos, Bello Bouba Maigari a insist? sur ? l?urgence d?un cadre commun ? o? les partis discuteraient d?une strat?gie partag?e, quitte ? se r?partir les r?les entre participation ?lectorale et actions de plaidoyer politique. Le pi?ge de la violence L?autre sc?nario ? redout? par les autorit?s et la majorit? de Camerounais ? est celui d?une contestation extra-institutionnelle, dans la rue. ? Si les appels ? la mobilisation sont ignor?s, des franges instrumentalis?es de la jeunesse urbaine pourraient opter pour des formes de protestation directe. Mais ce choix est risqu? dans un pays o? les libert?s publiques sont fortement encadr?es. La r?pression des manifestations post?lectorales de 2018 en est un pr?c?dent dissuasif ?, rappelle le docteur Wald? Enoc. Dans un environnement politique o? le droit semble instrumentalis?, le silence est une abdication, et l?affrontement frontal une impasse. Rester debout, structurer une parole collective, parler au peuple et non seulement aux institutions, et construire dans le temps une alternative cr?dible : telle pourrait ?tre la posture ? adopter face ? un pouvoir qui semble vouloir tout verrouiller sans tout ?craser. TOM

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Mgr Samuel Kleda : de l?ire aux larmes

Dans une lettre pastorale, l?archev?que m?tropolitain de Douala lance un cri d?alarme en direction des Camerounais de tous horizons. Il appelle ? une profonde prise de conscience collective face aux d?fis majeurs que traverse le pays. Un appel ? la paix et ? l?engagement citoyen Dans son introduction, Mgr Kleda rappelle que le choix du prochain pr?sident de la R?publique est un devoir citoyen crucial, porteur d?espoir pour b?tir une soci?t? nouvelle, harmonieuse et prosp?re. Il invite les fid?les, les autorit?s publiques et toutes les personnes de bonne volont? ? ?lever leurs voix vers Dieu pour implorer la paix, surtout en ces temps d?incertitudes. ? Choisir un Pr?sident, c?est engager l?avenir du pays ?, souligne-t-il, exhortant ? faire preuve d?amour et de service, inspir?s par l??vangile, afin de devenir de v?ritables artisans de paix. Corruption et mauvaise gouvernance : un mal profond L?archev?que d?nonce avec force la corruption end?mique qui gangr?ne l?administration publique, la justice, la police, mais aussi des secteurs comme l??ducation ou la sant?. Cette corruption contribue ? l?injustice sociale, creusant le foss? entre gouvernants et gouvern?s, accentuant la mis?re et le d?sespoir au sein de la population. Mgr Kleda fustige ? la mauvaise gouvernance ? qui sacrifie le bien commun au profit d?int?r?ts partisans ou ethniques, compromettant le d?veloppement ?conomique et social. Il appelle ? une conversion des c?urs et des mentalit?s pour restaurer l??quit? et la transparence.Sur le plan politique, la d?mocratie camerounaise est jug?e ? d?voy?e ?, marqu?e par l?absence de dialogue sinc?re entre acteurs et des pratiques ?lectorales entach?es de suspicions, de manipulations et d?in?galit?s. L?archev?que interpelle vivement la soci?t? sur la ? violence institutionnelle ? et l?intol?rance politique. Il critique ?galement le gaspillage des fonds publics li?s aux ?lections, estim?s ? plusieurs dizaines de milliards de FCFA, qui pourraient mieux ?tre investis dans des infrastructures vitales. Pauvret?, ch?mage et exode des jeunes Le message souligne la grave crise ?conomique qui frappe le Cameroun avec un taux de pauvret? approchant 38% de la population, et un ch?mage ?lev?, notamment chez les jeunes. Cette situation pousse une partie de la jeunesse vers l?exil, souvent dans des conditions p?rilleuses. Mgr Kleda d?plore l?? immigration clandestine ? qui vide le pays de ses talents, aliment?e par un contexte d?injustice sociale, d?in?galit?s et de n?potisme. Le r?seau routier est en d?labrement avanc?, isolant notamment les zones agricoles.L?acc?s ? l?eau potable et ? l??lectricit? demeure un combat quotidien pour une large frange de la population, tandis que des projets ?nerg?tiques ambitieux restent lettre morte ou d?tourn?s par la corruption. Monseigneur Kleda condamne la gestion ? n?buleuse ? des richesses p?troli?res et mini?res, qui profitent ? une minorit? au d?triment du bien commun. Il ?voque aussi les crises majeures que traverse le pays, la crise anglophone non r?solue et les attaques terroristes au Nord, sources de souffrances humaines et freins au d?veloppement. Vers un sursaut national pour b?tir un Cameroun nouveau En conclusion, l?archev?que dit craindre pour l?avenir du pays si rien ne change. Il lance un vibrant appel ? l?union, au dialogue, ? un changement profond des mentalit?s et ? l??mergence d?une ? alternance dynamique ? capable de redresser la situation. ? Le Cameroun a besoin de nouveaux hommes, de solutions concr?tes, d?un nouveau paradigme fond? sur la justice et la fraternit? ?, affirme-t-il, invitant chaque citoyen ? ?tre acteur du changement. Ce message pastoral, empreint de foi et d?esp?rance, r?sonne comme un r?veil moral ? l?heure o? la nation se pr?pare ? choisir son futur pr?sident, dans un contexte social particuli?rement tendu. TOM

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Le Port autonome de Douala de demain

Acquisition de remorqueurs et portiques, nouveau terminal ? conteneurs? la tangente d?une nouvelle ?re de performance, de modernisation et d?autonomie logistique est d?finitivement lanc?e au sein de la structure. C?est peu de dire que le directoire du Port autonome de Douala (PAD tient parole ; relativement ? la promesse faite en 2020 d?accroitre la comp?titivit? de l?infrastructure et remodeler le visage de l?infrastructure dans un avenir proche. L?actualit? y aff?rente met en lumi?re la signature d?une convention de partenariat, le 1er ao?t 2025, en vue de la construction d?un complexe h?telier de classe 5 ?toiles. La convention qu?ont sign?e tour ? tour Cyrus Ngo?o, directeur g?n?ral du PAD et David Leilak, directeur g?n?ral de Leilak estates corporation Sarl, consacre la construction d?un ?difice sur une surface de 11. 000 m2 sur la p?riode de 2026-2027. Quelques jours plus t?t, soit le 25 juillet, ledit port abritait une c?r?monie d?un autre genre. Celle-ci est li?e au lancement des travaux de construction d?un quai et d?un terminal mixte vraquier. Il est question pour le coup d?accroitre les capacit?s logistiques du terminal ? conteneurs. Pour une p?riode de 27 mois et un budget de 282 milliards de FCFA, il est question d?am?nager 36 Hectares. Soit : 1000 m?tres lin?aires de quai, un b?timent administratif de 4000m2 un magasin de stockage de 3000m2, un atelier de 3250m2, ainsi que des infrastructures de stockage modernes dont des silos portant la capacit? totale de 120.000 tonnes. ? Le Port de Douala-Bonab?ri ne se contente plus d??tre une r?f?rence. Il est d?sormais en voie de devenir un hub portuaire maritime puissant, int?gr?, tourn? vers l?avenir et absolument comp?titif ?, constatait alors le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, le 25 juillet sur le site portuaire. Moteur d?int?gration C?est tout dire sur la dynamique en marche. Des projets s??chelonnent, les acquisitions aussi ; permettant ainsi l?infrastructure de s?arrimer ? la forte croissance du trafic. Le 24 juillet 2025, le directoire de la structure lan?ait les travaux de construction d?une zone industrialo-portuaire de 500 hectares ? Missol? 1, sur les berges de la Dibamba, le projet y relatif consiste ? un am?nagement de 350 hectares pour accueillir des unit?s agro-industrielles ; un parc ? bois et un port de p?che. Les sch?mas pr?voient ?galement une zone logistique multimodale sur 100 hectares et une zone r?sidentielle sur 50 hectares. Ce port sec ainsi que ceux de Ngaound?r? et de Bamenda (qui ne d?pendent cependant pas du PAD) rentrent dans le cadre de la mise en ?uvre de la Strat?gie nationale de d?veloppement (SND30). Lequel instruit l?am?lioration du niveau de service suivant les normes et la r?sorption des d?ficits et gaps enregistr?s dans le secteur des transports. ? Le Port autonome de Douala, en sa qualit? d?autorit? portuaire locale, g?re un domaine public portuaire desservi par un chemin d?acc?s de 50 Km. Cet espace d?une superficie d?environ 1000 hectares constitue le principal support de son action mais force est de constater que la quasi-totalit? de cette surface est d?j? exploit?e, entrainant une saturation progressive des terminaux portuaires. Avec ses installations actuelles, le port autonome de Douala-Bonab?ri traite pr?s de 13 millions de tonnes de marchandises par an transport?s par plus de 3000 navires. Alors que ses plateformes lors de sa 2e extension dans les ann?es 1980, ?taient pr?vues pour accueillir un volume de 7,5 millions de tonnes par an ?, expliquait alors Cyrus Ngo?o. Les ouvrages entam?s portent cependant la hauteur de l?ambition poursuivie. Celle de passer ? 45 millions de tonnes de marchandises trait?es par an ? l?horizon 2050, conform?ment ? son sch?ma directeur de d?veloppement (2020-2050). ?Les capacit?s actuelles du port sont largement d?pass?es, limitant les capacit?s logistiques et industrielles en pleine croissance dans cet environnement portuaires. Il faut balayer cette contrainte. Ainsi les berges de la Dibamba accueilleront des installations d?accostage destin?es aux pages assurant le transfert des marchandises entre le site de Douala et celui de la Dibamba. Ce transfert portera ?. Sous r?gime des transits ? destination du Tchad, de la R?publique centrafricaine et du Congo, ainsi que sur les op?rations li?es ? l?exportation du bois ?, mart?le-t-il, mettant en exergue plusieurs avantages. Notamment la promotion de la transformation locale avec pour corollaire la mise en ?uvre de la politique d?import substitution, l??panouissement du capital humain et l?insertion professionnelle des jeunes, entre autres. Le PAD d?hier ? aujourd?hui Tous les chantiers engag?s ont vocation ? conduire le Port autonome de Douala vers une nouvelle ?re ; qui, l?ambitionne-t-on, sera marqu?e vers un accroissement et une diversification de revenus. La d?marquant – peut-on le pensant ? la mesure des chantiers initi?s depuis 2020 – des 15 ann?es de gestion du terminal ? conteneurs par la Douala international terminal (DIT). Plusieurs griefs ?taient port?s ? l?encontre de cette structure, notamment sur de questions d?ordre p?cuniaire, en t?moigne un communiqu? de la Task force maritime (TFM) rendu publique courant novembre 2019. ? La convention sign?e entre le PAD et le groupement Bollore/APMT en 2004 ? son article 7 d?limitait les lois e r?glements ? respecter, particuli?rement la Loi n? 83/016 du 21 juillet 1983 et son d?cret d?application n?85/1278 du 26 septembre 1985. Il est clairement mentionn? que le d?lai de s?jour des marchandises dans le combinat portuaire est de 11 jours franc, pass? ce d?lai, les marchandises qui y s?journent sont frapp?es de p?nalit? et cette p?nalit? est r?partie entre l?autorit? portuaire et l?acconier de gardiennage et de la facturation jusqu?? l?enl?vement ? 50% pour chaque partie. Le refus cat?gorique de reversement du montant de 24 milliards de dollars au PAD (frais de stationnement depuis 2024) constitue un d?tournement de derniers publics ?, d?nonce le collectif d?expert du transport ferroviaire, routier et maritime. D?importantes retomb?es financi?res sont attendues des diff?rents chantiers amorc?s. Conte un investissement (en mode partenariat public-priv? de type construction-exploitation-transfert) de 160 milliards de FCFA, le PAD percevra une redevance fixe annuelle de 264 millions de FCFA compl?t?e par une redevance variable ?quivalent ? 3% du chiffre d?affaires du futur h?tel du Port.

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Comment et o? trouver les fonds ?

Selon la CEA, l?Afrique devrait se fixer l?objectif audacieux de se d?partir de l?aide au cours des deux prochaines d?cennies, laquelle compromet la capacit? de s?approprier son programme et ses m?canismes de d?veloppement. Sur cette p?riode, le continent doit, ? partir de ses ressources int?rieures, assurer le financement d?au moins 70-80% de ses projets de d?veloppement d?infrastructures et mettre en ?uvre les projets. Apr?s avoir proc?d? ? un examen minutieux et approfondi des probl?mes li?s aux besoins en ressources financi?res du continent pour mettre en ?uvre les programmes et projets de d?veloppement sur les plans national et r?gional, la CEA met l?accent sur quelques grandes constatations. ? L?aide au d?veloppement n?a pas ?t? inutile mais elle ne permettra pas ? elle seule de d?boucher sur les r?sultats escompt?s en termes de croissance durable et de d?veloppement en Afrique. Le continent doit continuer d?explorer des voies novatrices pour mobiliser des sources int?rieures de financement au service de ses programmes et projets de d?veloppement. L?avenir du continent r?side dans sa capacit? ? g?n?rer son propre financement du d?veloppement. Toujours est-il que selon les statistiques, un montant de 520 milliards de dollars US provient de recettes int?rieures, contre des flux priv?s se chiffrant ? 59 milliards de dollars US et l?APD 50 milliards de dollars US ?. Ce qui, d?apr?s la CEA, prouve bien que l?Afrique assume d?j? une large proportion du financement de son d?veloppement. Pourtant son budget de d?veloppement est insuffisant au regard de ses besoins en termes de programmes de d?veloppement et il ne couvre qu?une part modeste des exigences de financement. ? Le budget de d?veloppement ne couvre qu?une petite partie des besoins de financement. Le continent dispose de r?serves de ressources naturelles suffisantes pour appuyer le d?veloppement et la mise en ?uvre des instruments financiers int?rieurs viables propos?s. Citons entre autres : les fonds de pension, les transferts de fonds de la diaspora, les recettes provenant de l?exploitation des minerais et des combustibles fossiles, les r?serves de change d?tenues par les Banques centrales, les disponibilit?s de tr?sorerie du secteur bancaire, le march? croissant des Fonds d?investissement priv?s, et le flux de ressources potentielles d?coulant de la titrisation des transferts de fonds ?, postule l? d?membrement onusien. Lequel note que, jusqu?? pr?sent, le secteur priv? a jou? un r?le limit? dans la mise en ?uvre des programmes de d?veloppement de l?Afrique, en particulier dans le domaine des infrastructures. ? Compte tenu du fait que le climat est maintenant plus propice dans les pays en termes de r?formes de la gouvernance, de meilleurs cadres d?action et de r?glementation, l??mergence d?institutions publiques fonctionnelles et efficaces, le secteur priv? doit maintenant participer davantage au d?veloppement des infrastructures sur le continent. Pour ce faire, il faut renforcer les partenariats public-priv? et trouver de nouveaux mod?les de partenariat adapt?s au contexte africain. Il convient aussi de mettre en place des plateformes de concertation de haut niveau entre le secteur public et le secteur priv?, surtout entre les d?cideurs politiques africains, les dirigeants du secteur priv? et les leaders des organisations de la soci?t? civile. Les gouvernements devront pour leur part d?ployer les efforts qui s?imposent pour am?liorer la stabilit? politique, promouvoir la paix et la s?curit?, renforcer l?administration publique, inspirer confiance dans les cadres l?gaux et r?glementaires, poursuivre la lutte contre la corruption, investir davantage dans le renforcement des comp?tences en vue d?assurer une ?laboration correcte de projets bancables ainsi que leur mise en ?uvre efficace ?, recommande la CEA. Synth?se : R?my Biniou

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