Nom de l’auteur/autrice :Louise NSANA

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Affaire Glencore: premier report d’audience ? Londres

Le proc?s ouvert mardi a d?bouch? sur un renvoi au 8 octobre 2024. La justice anglaise a entendu ce 10 septembre 2024 les employ?s de Glencore, dans le cadre du scandale de corruption commis par cette multinationale dans plusieurs Etats africains. Le proc?s y relatif s?est ouvert au Tribunal de Westminster ? Londres. ? Celui-ci s?est d?clar? incomp?tent au regard de la gravit? des charges. Il a renvoy? la Southwark Crown court et prononc? la libert? sous caution des six pr?venus, en attendant la prochaine audience qui se tiendra le 8 octobre prochain?, renseigne la Soci?t? nationale des Hydrocarbures (SNH), dans un communiqu?. Les mis en cause sont soup?onn?s d?avoir contribu? pendant plus de 10 ans ? soudoyer des agents publics africains, dont des Camerounais, en faveur de leur structure. D?o? l?int?r?t port?e par la SNH au suivi de cette proc?dure. La structure ?tatique se dit ?d?termin?e ? poursuivre et faire condamner toutes les personnes impliquant. ? La SNH avait saisi Glencore le 30 mai 2022, d?s l??clatement de cette affaire, puis le 5 juin 2023, apr?s la condamnation de Glencore le 3 novembre 2022, pour qu?elle lui communique les noms des agents de la SNH qui seraient m?l?s ? cette affaire. Mais Glencore avait oppos? un refus ? cette requ?te, pr?textant une clause d?anonymat avec l?agence gouvernementale rattach?e au Procureur g?n?ral, qui g?rait cette enqu?te?, explique la structure dirig?e par Adolphe Moudiki. Les actes r?pertori?s ? l?encontre de Glencore au Cameroun? concernent des surfacturations, des paiements de pots de vins ? des employ?s de la SHN et de la Soci?t? nationale de raffinage (Sonara) entre 2012 et 2015. Le pot-aux-roses a suscit? la consternation g?n?rale, toutes choses qui ont conduit la SHN a adopt? premi?rement une posture d?fensive. Puis au mois d?ao?t dernier, au plus fort d?une crise de leadership au sein de cette entreprise, Adolphe Moudiki, administrateur g?n?ral, est revenu ? la charge. Annon?ant des repr?sailles contre ceux de ses collaborateurs dont l?implication serait trouv?e. M?me si ? ce jour aucune personnalit? camerounaise n?est officiellement poursuivie dans cette affaire, une proc?dure est diligent?e par devant le Tribunal criminel sp?cial (TCS). ?La SNH reste en attente de son audition par le TCS, suite ? sa plainte d?pos?e le 3 novembre 2023, avec l?espoir que toutes les personnes impliqu?es dans ces crimes ?conomiques seront d?masqu?es et punies conform?ment au Code p?nal camerounais?, mentionne ledit communiqu?. En attendant ce d?nouement, la coop?ration avec Glencore est rompue. Louise Nsana

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Pr?vention et r?solution des conflits en RCA: de bonnes avanc?es

Bangui, la capitale centrafricaine, a abrit? le 28 ao?t 2024 la 8?r?union de coordination du processus de mutualisation de l?Accord politique pour la paix et la r?conciliation (APPR) et de la feuille de route de Luanda. Il s?agissait d??valuer les progr?s accomplis dans la mise en ?uvre de ces accords et de faire le point sur la d?centralisation du processus politique et de pacification de la Centrafrique. Lesquels processus sont engag?s depuis 2019 sous les auspices de l?Union africaine et des Nations unies. Il en ressort que le pays continue sur la tangente positive annonc?e par le pr?sident Faustin Archange Touad?ra courant 2023. Cet exercice-l?, les principales ?volutions ont port? sur la dissolution de neuf groupes arm?s sur les 14 prenant part auxdits accords. Cette ann?e, le gouvernement a mati?re ? se r?jouir de la cr?ation et de l?organisation des Comit?s de mise en ?uvre pr?fectoraux (CMOP); afin de faciliter l??change d?informations et de cr?er un environnement apais? dans toutes les pr?fectures. Les CMOP s’engagent activement avec les acteurs locaux pour promouvoir le dialogue intercommunal, le d?sarmement des groupes arm?s, une transhumance pacifique, et la participation inclusive de toutes les parties prenantes dans les processus politiques et ?lectoraux?, rapporte la porte-parole de Mission multidimensionnelle int?gr?e de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca), Florence Marshall. Ladite institution apporte un appui cons?quent ? la mise en ?uvre de ce processus de paix. Raison pour laquelle elle a eu regard sur la situation du respect des droits de l?homme; documentant dans la foul?e ?68 violations et atteintes aux droits de l?homme et violations du droit international humanitaire, ayant affect? 82 victimes. Les agents de l??tat ont ?t? responsables de 49 violations alors que les groupes arm?s signataires de l?Accord politique pour la paix et la r?conciliation en R?publique Centrafricaine (APPR-RCA) ont ?t? responsables de 17 atteintes?, pour des besoins de partage d?information. Louise Nsana

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Commission de la Cemac: rentr?e effective ? Bangui, ?cole buissonni?re ? Malabo

Certes, l??ch?ance de fin mai 2024 fix?e par les Autorit?s sup?rieures de la Communaut? n?est pas respect?e. Mais les derni?res arriv?es de personnels dans la capitale centrafricaines sont pour ce mois de septembre. Malgr? des freinages de quatre fers. Feuille de route. 1-Chemin de retour? Le vice-pr?sident de la Commission de la Cemac a effectivement d?pos? ses valises ? Bangui depuis le 31 juillet dernier. Il y a travaill? durant tout le mois d?aout. ?Nous sommes venus d?finitivement ? la maison ? Bangui. Nous nous devions d??tre l? pour accueillir les autres et pour regarder aussi si le clou qui a ?t? mis dans un coin l?a bien ?t?; parce que parfois, en l?absence de ceux qui doivent regarder, les ouvriers ne font pas bien le travail. Ce travail – l? ne nous emp?che pas d??tre l?. On est d?finitivement l??, d?clarait-il ? l?occasion d?une mission en Centrafrique du 1?? au 5 ao?t dernier. Avant lui, le pr?sident de ladite commission avait d?barqu? dans la capitale de la R?publique Centrafricaine en juin, m?me si ses r?centes activit?s publiques sont men?es depuis son cabinet provisoire ? Malabo en Guin?e ?quatoriale. Actuellement, les commissaires rejoignent avec leurs familles le si?ge statutaire de l?institution en Centrafrique. Le cas des commissaires Fulgence Likassi Bokamba (Education, Recherche, D?veloppement social, Droits de l?homme et Bonne gouvernance) et Ngabo Seli Nbogo (March? commun). Dans les faits, ils r?pondent aux instructions du pr?sident de la Commission de la Cemac, Baltasar Engonga Edjo?o. Qui a fix? la date butoir du vendredi 30 ao?t 2024 pour cette activit? ?galement ?tendue ? l?ensemble des d?partements de la Commission. Tous ces d?ploiements sont conformes au plan de retour ?labor? et suivi par un Comit? de pilotage. Ce comit?, plac? sous l??gide du vice-pr?sident de la Commission, s?est r?uni le 24 ao?t autour de la question des modalit?s financi?res et logistiques ? l?installation ? Bangui. Dans les coulisses de l?institution, l?on a fort ? dire pour d?montrer que l?appareil est mis en branle. De sources inform?es, l?on apprend ainsi qu?un commissaire est commis pour assurer la permanence ? Malabo jusqu?au d?part des derniers personnels. Des fonctionnaires d?origine centrafricaine ont pris en priorit? leurs quartiers ? Bangui, ? la demande des hautes autorit?s de leur pays. En rappel, le commissaire d?origine centrafricaine est install? ? Bangui depuis 2023. 2-Parcours de combattant Outre la Commission de la C?mac, on note l?installation de l??cole inter-?tats des douanes de la Cemac (EIED) ? Bangui depuis le 20 ao?t 2024. Elle y est repr?sent?e ? date par son directeur g?n?ral et son directeur administratif et financier, indique l??cole sur son site Internet. De fait, l?administration de l?EIED a souhait? ce d?nouement de tous ses v?ux. C?est la raison pour laquelle le concours d?entr?e dans cette ?cole a subi plusieurs reports ces derniers temps; en t?moigne le r?sum? de l?audience tenue le 14 juin 2023 entre le directeur g?n?ral de l?institution de formation et le directeur de cabinet du ministre centrafricain des Finances et du budget. ?Le but de notre mission ?tait d??changer sur le retour rapide de l?EIED ? Bangui, afin de permettre que la rentr?e se fasse dans les meilleurs d?lais. Nous avions report? le concours par deux fois et nous ne souhaiterions pas le faire pour la troisi?me fois?, d?clarait alors le responsable de l??tablissement, Taigma Doumapi. Ses propos, loin de minauder l?effort consenti par le gouvernement centrafricain, ont le m?rite de rappeler ? l?opinion publique les d?sagr?ments caus?s par la d?localisation provisoire du si?ge de la Commission. La dynamique observ?e en direction de la capitale centrafricaine est port?e par les autorit?s de ce pays; principalement le chef de l??tat, Archange Faustin Touadera, pr?sident en exercice de la Conf?rence des chefs d??tats de la Cemac. Qui a exprim? ses positions en pesant de son poids en juin 2023 pour que ?la passation de service du nouveau gouvernement de la Commission de la Cemac se tienne ? Bangui, au si?ge historique de la communaut??, renseigne l?ancien pr?sident Daniel Ona Ondo dans son discours de circonstance. Pour concr?tiser les choses, le gouvernement centrafricain avait d?j? proc?d? ? la mise ? disposition des villas d?habitation pour les hauts responsables communautaires. Il avait par ailleurs lanc? dans un processus d?acquisition de r?sidences locatives ? Bangui, avec une priorit? sur les quartiers les plus s?curis?s. Toutes ces avanc?es notables sont enregistr?es dans un contexte politique et ?conomique difficile pour le pays de Touadera, du fait d?une crise s?curitaire affectant depuis fort longtemps toutes les r?gions du pays. Cependant, elles t?moignent, au-del? de tout, de l?empressement du pays ? se conformer ? l?exigence d?un apport financier ? la Cemac pour ce qui est du retour ? Bangui. En effet, l?institution financi?re est en bute ? d?importantes difficult?s financi?res, principalement dues ? un faible recouvrement de la Taxe communautaire d?int?gration et la faible participation des ?tats au financement de l?institution sous-r?gionale. Des mesures sont toutefois prises pour accorder les moyens de sa politique ? la Centrafrique dans la vis?e du retour au bercail de la Commission de la Cemac. 3-Forces de l?ombre Selon des informations d?Int?gration, l?organisation d?une lev?e de fonds ? travers une mission circulaire (Cameroun, Congo, Guin?e ?quatoriale, Tchad et Gabon) est convenue. Elle sera en route dans les prochaines semaines. Objectif: sensibiliser sur la situation actuelle de la Commission de la C?mac et mobiliser des appuis financiers pour une installation r?ussie de la Commission ? Bangui. ?Nous avons mis tout notre poids, nos moyens, pour r?habiliter l?ancien si?ge de la Cemac ainsi que le transfert de l?ancien si?ge de la Beac (Banque des ?tats de l?Afrique centrale) qui est d?sormais mis ? disposition. Donc, il y a une bonne volont? de la part du pr?sident de la R?publique. Il faut aussi que de l?autre c?t? que les gens, au regard de toute cette mobilisation, de tous les moyens qui sont mis en jeu, fassent de telle sorte que le si?ge de la Cemac retourne ? Bangui?, soulignait le ministre du Plan, de l??conomie et de la coop?ration internationale, Richard Filakota, au

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Entreprises et ?tablissements publics au Cameroun: le b?t dor? des PDG

Dans son ?tude intitul?e ?Combien l??tat mobilise-t-il pour la r?mun?ration des dirigeants des entit?s publiques? P?riode 2020- 2024?, Pr Viviane Ondoua Biwol? consid?re leur r?mun?ration comme indue et contraire aux exigences de bonne gouvernance et de R?publique exemplaire dont le pr?sident de la R?publique est le chantre. ?Au Cameroun, il y a deux sortes de gens: ceux qui cachent leurs feuilles de salaire et ceux qui ont honte de la montrer?. Si ce qui est dit d?embl?e prend son essor sur un th?me assez classique de la sociologie des revenus (les gagne-gros et les gagne-petit), il appara?t qu?au milieu des deux cat?gories, il existe, dans l?opinion publique, un sentiment fort selon lequel la situation est inique. Au sein des entreprises et ?tablissements publics camerounais, elle l?est d?autant plus que pr?sidents de conseils d?administration (PCA), directeurs g?n?raux (DG) et directeurs g?n?raux adjoints (DGA) r?sistent encore et toujours aux r?gimes drastiques impos?s par la conjoncture. Salaires confortables et innombrables ??-c?t?s?, ces gens b?n?ficient, ? l’heure des sacrifices, d’une situation privil?gi?e. Le nom des b?n?ficiaires est un sujet sensible qui revient fr?quemment et pr?sente une des sp?cificit?s de la situation: l?ill?galit? qui entoure le bail de nombreux PCA, DG et DGA des entreprises et ?tablissements publics camerounais. Derri?re leurs indemnit?s affich?es, se cachent nombre d?avantages et de ?compl?ments? vers?s ? des personnalit?s dont le gain a largement d?pass? le cadre de la loi, et dont le management est loin d??tre satisfaisant. Pour le Pr Viviane Ondoua Biwol? dans son ?tude intitul?e ?Combien l??tat mobilise-t-il pour la r?mun?ration des dirigeants des entit?s publiques? P?riode 2020- 2024?, ?cette r?mun?ration est consid?r?e comme indue et contraire aux exigences de bonne gouvernance et de R?publique exemplaire dont se pr?vaut l??tat camerounais?. Et pour le dire ? l?aide d?un exemple, l?experte en questions de gouvernance et de management fait savoir que ?43 Pr?sidents de Conseil d’Administration (PCA) continuent d’exercer leurs fonctions en violation de la l?gislation en vigueur, les rendant ainsi ill?gitimes ? leurs postes. En d?pit de cette irr?gularit?, ces PCA ont per?u de mani?re indue une somme cons?quente, s’?levant ? un total de 634 millions FCFA. Ce montant comprend 325 millions de francs vers?s au profit des PCA des entreprises publiques, et 309 millions FCFA allou?s aux PCA des ?tablissements publics?.  Lire aussi: Conseil d?administration de l?ITIE: vers la radiation du Cameroun Par-del? ce constat et en d?pit des caract?ristiques qui les diff?rencient, certaines parmi ces entreprises publiques affichent des bilans n?gatifs et statistiquement significatifs (Camair-Co, Alucam, Cicam, CFC, CNIC, Pamol). Et malgr? cela, l??tat a continu? d?enivrer d?argent leurs top managements. ?4 593 200 032 FCFA en termes de masse salariale entre 2020 et 2024?, ?value le Pr Viviane Ondoua Biwol?. Pr?cis?ment, elle indique que le PCA de Camair-Co (par exemple) a per?u 31 200 000 FCFA entre 2023 et 2024. Au cours de la m?me p?riode, le DG a empoch? 140 571 440 FCFA!  ?Il ressort de ce qui pr?c?de que les dirigeants d?entreprises en stagnation et r?gression co?tent plus cher ? l??tat sans v?ritablement produire la valeur substantielle attendue; soit un montant global de 16 184 257 120 francs CFA contre 2 284 628 556 FCFA pour les dirigeants dont l?action permet de cr?er de la valeur?, conclut l?experte. ?tablissements publics Pour donner quelques exemples plus concrets, l?universitaire pointe notamment la Sodecao, l?Irad, le CIRCB, le FNE, le Fodec et le Cename. Entre 2020 et 2024, le PCA et le DG de la premi?re ont respectivement touch? 38 999 988 FCFA et 134 014 296 FCFA. Ce n?est pas tout: entre 2023 et 2024, les m?mes personnalit?s ont respectivement eu droit ? 20 800 008 FCFA et 58 228 568 FCFA!  Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Pr?vention des conflits

Pr?vention des conflits: cadre politique sur la m?diation et la diplomatie en Afrique centrale La question de la pr?vention des conflits ou de leur r?solution pacifique ?tait au menu du Comit? consultatif permanent des Nations unies charg? des questions de s?curit? en Afrique centrale (UNSAC) en sa 57? session minist?rielle du 20 au 24 mai 2024, ? Luanda (Angola). Une r?solution des assises de Luanda vise ? doter la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale (CEEAC) ?d?un cadre politique sur la m?diation et la diplomatie pr?ventive, ainsi que la mise en ?uvre d?une architecture institutionnelle subs?quente?.La d?cision des ministres des Affaires ?trang?res et chefs de d?l?gations des onze ?tats membres est une r?ponse ? des sollicitations de la Commission de la CEEAC. Laquelle requiert l?assistance pour ?la prise des mesures proactives pour emp?cher les diff?rends de d?g?n?rer en conflits ouverts et pour limiter leur propagation lorsqu?ils r?ussissent ? ?clater?. Concernant les enjeux de la m?diation et de la diplomatie pr?ventive, suivant les th?matiques des assises, les parties ? la D?claration de Luanda d?cident de l?organisation d?un Forum r?gional sur la question. Il devrait se tenir dans les six prochains mois. L?Angola est charg?e d?organiser ladite rencontre, en collaboration avec La R?publique Centrafricaine, le Tchad et la Guin?e ?quatoriale. Ces pays partagent la pr?sidence de l?UNSAC.

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