En Afrique centrale, comme ailleurs sur le continent, les donn?es migratoires ne refl?tent pas la r?alit?. Cet avertissement est contenu dans la note d?orientation (ECA/F24/002) de la Commission ?conomique pour l?Afrique (CEA).
L?institution y voit en leur ?tat actuel un obstacle pour ?l?int?gration de la question de la migration dans les cadres de d?cision et de planification dans les initiatives de d?veloppement. Et dans l??laboration de politiques migratoires efficaces et fond?es sur la connaissance des faits?. Pour dresser le tableau des tares sur la question, la CEA mentionne d?une part l?incapacit? des Etats ? collecter des donn?es de qualit? et d?sagr?g?es sur les migrations; et quand elles ont lieu, cela est fait ?de mani?re irr?guli?re et par diff?rentes entit?s utilisant des m?thodes diff?rentes pouvant compromettre l?utilit? de ces donn?es pour la prise de d?cision?, souligne-t-elle.
Pourtant, selon l?institution onusienne, la disponibilit? de donn?es fiables est susceptible de favoriser l?am?lioration des emplois dans les pays d?accueil des migrants. ?La migration des travailleurs est une occasion importante de rem?dier au d?calage entre les comp?tences disponibles parmi la population locale et celles qui sont exig?es par les employeurs dans les pays de destination. Toutefois, l?absence de reconnaissance mutuelle des comp?tences et des qualifications des travailleurs africains qui migrent ? l?int?rieur du continent pose un probl?me de taille pour rem?dier ? ce d?calage?, lit-on. Une situation inverse est par ailleurs de nature ? lever les st?r?otypes n?gatifs et les perceptions erron?es autour de la migration. Notamment dans un contexte o? pr?s de 85% des mobilit?s ont lieu ? l?int?rieur du continent, contrairement ? la r?alit? ventil?e dans certains discours.
Louise Nsana