Selon les conclusions de son Comit? de politique mon?taire tenu le 24 septembre 2024 ? Yaound?, la Banque des Etats de l?Afrique centrale (Beac) s?est r?solue d?appliquer un coup de rabot sur ses pr?visions de croissance dans la sous-r?gion. En baisse de 0,4 point par rapport ? l’hypoth?se ?mise par la banque centrale en juin dernier, la nouvelle projection se situe d?sormais ? 2,9% en 2024.?

En cause : le ? trou d?air ? travers? par les ?conomies des pays de l?espace communautaire. Selon Yvon Sana Bangui, le gouverneur de la Beac, la Cemac est confront?e ? une dynamique d?favorable qui plombe m?caniquement les perspectives pour l’ensemble de ses six pays. Beaucoup d’ingr?dients, a expliqu? le gouverneur de la Beac, semblent en effet r?unis pour contribuer ? un ralentissement ?conomique dans la sous-r?gion. Il s?agit, a pr?cis? le Centrafricain, du repli de l?activit? non-p?troli?re (3,3% contre 3,8% en 2024) et un taux d?inflation annuel de 4,2%, bien au-del? de la norme communautaire (3%).
La Beac qui continue de qualifier sa politique mon?taire d’accommodante, pr?voit aussi d?autres resserrements suppl?mentaires d’ici la fin de l’ann?e. Ces derniers, apprend-on, sont dus ? la fragilit? des finances publiques des Etats de la Cemac. Dans cet espace, a soulign? Yvon Sana Bangui, le solde budg?taire est d?ficitaire (-0,3%). Ce taux est escort? par une augmentation du compte courant de 3,5% du PIB. A cela s?ajoute une baisse en glissement annuel de 5% des r?serves de change.
En parcourant le bulletin de m?t?o ?conomique brandi par la Beac au sortir de la 3e session du Comit? de politique mon?taire tenu le 24 septembre dernier, aucune indication n?est donn?e au sujet des activit?s p?troli?res.
D?apr?s Louis-Marie Kakdeu, ? ces nouvelles pr?visions de croissance placent la Cemac dans la zone rouge de toute l?Afrique subsaharienne ?. L??conomiste camerounais fait d?ailleurs remarquer que ? dans l?espace UEMOA (Union ?conomique et mon?taire ouest-africaine), les projections de croissance caracolent ? 6,1% cette ann?e ; 5,6% pour les pays de la COMESA (March? commun de l’Afrique orientale et australe) ; 3,4% pour la SADC (Communaut? de d?veloppement de l’Afrique australe) et ? 5,8% pour la CAE-S (Communaut? d’Afrique de l’Est).?
Jean-Ren? Meva?a Amougou