79e assembl?e g?n?rale de l?Onu: Paul Biya strat?ge de l?int?gration continentale africaine

Le dictionnaire Petit Robert 1, parle de la mondialisation tel: le fait de devenir mondial; de se r?pandre dans le monde. Cette approche perceptuelle de la mondialisation fait r?f?rence ? l?ensemble des d?marches rationnelles, logiques, donc intelligibles; susceptibles, de faire de tout acteur, du droit interne et/ou droit international en g?n?ral, un sujet r?el et non un objet de son interactivit? strat?gique.

Eug?ne Martial OMGBA, G?o strat?ge /Cameroun Promoteur: Just for New Africa

De mani?re plus ?conomiciste, le Doyen Touna Mama estime que m?me si la mondialisation de l??conomie n?est pas un ph?nom?ne nouveau, ?Elle est un ph?nom?ne majeur de l??conomie contemporaine, qui a ?t? marqu?e dans la p?riode r?cente par l?accroissement des ?changes humains (migrations internationales) certes, mais surtout par l?accroissement des ?changes, de biens et services (commerce mondial), l?accroissement des investissements directs ?trangers (mondialisation de la production industrielles) et l?accroissement des ?changes financiers (globalisation financi?re).
Ledit processus fut davantage acc?l?r? par les effets des progr?s techniques et technologiques, d?j? sous appellation d?intelligence artificielle/IA, avec forte action sur l?existence usuelle de toute personne morale et physique ? l??chelle du globe. C?est ce que pr?sente Pascal Boniface in G?opolitique de l?intelligence artificielle: comment la r?volution num?rique va bouleverser nos soci?t?s. En effet, dans cette contribution de prospective strat?gique de tr?s haute port?e, l?auteur se pose la question de savoir si la dynamique actuelle et future de la mondialisation au moyen de l?intelligence artificielle n?est pas susceptible de devenir un cauchemar pour tout acteur des Relations internationales contemporaines? Ceci, y compris un nombre ?lev? d?Etats – nations africains. Car ils restent insuffisamment et conjoncturellement structur?s jusque-l?? Au risque pour ces derniers de vivre avec Impuissance leur propre disparition, face ? la transformation irr?versible de la sc?ne Internationale mondiale.


Avec une surprenante vision politique anticipative sur le cour de l??volution de la sc?ne internationale, S.E Paul Biya, Pr?sident de la R?publique du Cameroun, chef de l?Etat, et excellent produit de l??cole d??conomie politique internationale europ?enne, d?s l?entame de son magist?re politique ? la t?te de l?Etat et Pr?sident en exercice de l?Organisation de l?Unit? Africaine (OUA) qui deviendra l?Union Africaine (UA), se donnera un devoir de p?dagogie en mati?re de prospective strat?gique africaine en affirmant, le 08 juillet 1996 au 32e sommet de l?OUA ? Yaound? dans son discours de politique g?n?rale: ?Nous sommes au jour d?hui persuad? que, dans un syst?me ?conomique mondial o? la tendance est ? l??largissement des espaces ?conomiques existants, les solutions individuelles sont sans lendemain?. Ce domaine de savoir, savoir-faire, savoir y faire et de savoir ?tre, n?est pas ? confondre avec la forte volont? politique manifest?e par tous les leaders politiques africains, de Kwame Nkruma ? Diomaye Faye du S?n?gal /2024.
Il proc?dera intellectuellement ? une mont?e au filet diplomatique multi niveaux. L??lection de l?ex Premier Ministre camerounais, Phil?mon Yang, en est une suite logique au seuil le plus ?lev? de la coop?ration internationale multilat?rale mondiale.
En effet, bien que la premi?re production th?orique en la mati?re ait pour titre Poliorc?tiques dat?e de la premi?re moiti? du IVe si?cle avant J.C, avec pour auteur En?e, soit une effectivit?, le continent n?est pas all? au-del? d?une grande volont? politique. Il se serait dot? d?un itin?raire du COMMENT FAIRE SOLUTIONNEL SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE IDOINE. Ce d?passement se serait mat?rialis? par une inspiration d?un vouloir-faire avec pour fondement les savoirs et les connaissances. Ceci laisse entrevoir l?exigence, la contrainte d?une ?pist?mologie rigoureuse aux fins de r?duction de ?la part du hasard? quand bien l?on serait sur une bonne trajectoire de l?action socio-politique.
C?est cette absence de conceptualisation et de conception pr?alable de la r?alit? socio-juridique et sociopolitique qui r?duit jusqu?? une ?poque r?cente la probl?matique de s?curit? en Afrique, et m?me celle de son int?gration socio-?conomique au stade de projet virtuel.
Comment expliquer le diff?rentiel de rythme ?volutif du projet politique europ?en communautaire sur celui dit de l?Union Africaine, alors qu?ils datent presque tous d?une m?me p?riode de prise d?id?es? Comment expliquer le caract?re tr?s fictif de la souverainet? de certains acteurs institutionnels tol?r?s tels des sujets du droit international public en Afrique et ailleurs dans le monde? Seule la strat?gie comme domaine acad?mique apporte des ?clairages pr?cis ? ces interrogations ultra complexes qui s?apparentent ? des ph?nom?nes paranormaux pour des gens de peu d?ardeur au travail, enclins aux effets des donn?es sensorielles exclusifs.


Il est pertinent, bien plus qu?une ?vidence que la strat?gie s?est ?mancip?e du milieu militaire, pour tous les autres domaines: sport, commerce, industries, sant?, ?ducation, monnaie, eau, ?nergie, communication, marketing, finance, fiscalit?? et surtout politique. Exemple: les ?lections l?gislatives fran?aises aux premier et second tours, et m?me apr?s celles-ci, sont une majestueuse le?on de strat?gie politique par partis politiques interpos?s. Comment comprendre qu?un parti vainqueur des europ?ennes, archi favori au terme des r?sultats du premier tour, se classe finalement ? la troisi?me position ? l?Assembl?e Nationale avec le m?me corps ?lectoral, sur le m?me territoire de comp?tition, avec le timing de propagande ?quitable? Il faut aller trouver la solution dans l?approche m?thodologique mobilis?e en mati?re de th?orie strat?gique.
D?s ce constat, il devient plus qu??vident que l?Etat- nation et l?interaction soci?tale sont fondamentalement objets d??tudes de la strat?gie comme domaine acad?mique professionnel. Il n?en serait autrement de la probl?matique de l?int?gration de tout un ensemble de sujets majeurs du droit international public. De m?me celle relative ? la cr?ation d?un Etat palestinien, aux c?t?s de l?Etat h?breux. Il en est pareil de la structuro-institutionnalisation de l?Etat de Ha?ti, dans les Caraibes, en Am?rique centrale.
La litt?rature classique de la strat?gie par le biais de Strategikom Parue en l?an 600 de l?empereur Maurice apr?s la chute de l?Europe romaine r?v?le que la strat?gie est un domaine ? ?pist?mologie pluridisciplinaire. ? date, elle incluait d?j?: la sociologie, la psychologie, la g?ographie, la technique de combat, la physique, la math?matique.


Ce qui revient ? penser qu?il n?est pas admis qu?une th?orie strat?gique soit une litt?rature simple et ordinaire; elle exige ? cet effet un effort cognitif largement au-dessus des efforts moyens de r?flexion. C?est exclusivement ? ce prix qu?on acc?de au stade de production d?une th?orie-pratique synonyme de th?orie strat?gique, elle est de ce fait d?usage imm?diat.
Dans Le Prince de Nicholas Machiavel, il ressort qu? ?il est indispensable d??tablir un art de la guerre ? m?me de r?duire autant que faire se peut la part du hasard. Il convient donc de d?gager les principes g?n?raux et de fonder en raison des lois r?gissant le fonctionnement d?une institution militaire ou socio?conomique??; il poursuivra en disant qu?il y?a une contrainte de restriction rationnelle du ?hasard? politique. De ce fait, la victoire ?militaire et s?curitaire en Afrique? et/ou ?socio?conomique? par l?int?gration ?conomique de l?Afrique apparaitra au final comme ?la cons?quence de la r?solution d?un probl?me intellectuel?.
Peut-on pr?tendre que l??laboration des politiques communautaires europ?ennes ne rel?vent pas du domaine de l?acad?mique? Que dire de la construction de l?Europe comme p?le de puissance internationale multisectorielle? Pourquoi les centres de recherche sp?cifique pour l?Europe? Exemple: l?Institut Jacques Delors pour l?Europe. Pourquoi les programmes de bourses de mobilit? communautaires en Europe? Pourquoi les institutions de formation universitaires communautaires sp?cifiques? Avec ? la cl? une configuration de l?appareil m?diatique ? dessein. ? travers des travaux analytiques relatifs ? la production strat?gique th?orique de l?Amiral Alfred Mahan autour de:

  • L?influence de la puissance maritime dans l?histoire 1890
  • Strat?gie Maritime 1911
    Herv? Couteau ? Begarie dira qu??il est le premier (?) ? avoir d?pass? les probl?mes concrets auxquels les marins se trouvaient confronter pour s??lever ? une intelligence de la strat?gie con?ue v?ritablement comme une discipline intellectuelle??. Il ressort qu?une th?orie-pratique en mati?re strat?gique se distingue de tout ? priorisme en contexte situationnel conjoncturel du droit en interne ou droit international public.
    L??lection de l?ancien Premier ministre camerounais Phil?mon Yang apparait comme une ?tape d?terminante dans la qu?te ou la volont? du continent africain ? disposer en interne et en externe d?une personnalit? g?opolitique internationale agissante avec vigueur. Dans cette perspective, par son action diplomatique depuis l?Assembl?e g?n?rale des Nations unies, l?Afrique se donne des objectifs strat?giques sp?cifiques tout autant que ceux dits globaux ? proposer ? la communaut? internationale mondiale, sans perdre de vue qu?elle est per?ue comme une entit? G?opolitique unique depuis le sommet des Brics en Afrique du Sud/2023 et du G20 en Inde/2023

Des objectifs strat?giques sp?cifiques
La mont?e au ?filet diplomatique? de S.E. de Paul Biya a consist? ? ?tre au d?part de toute initiative collective, en mati?re de s?curit? en Afrique d?s ses toutes premi?res responsabilit?s dans la haute administration camerounaise. Ainsi, il participera d?une mani?re ou d?une autre ?:

  1. La cr?ation au Caire en juin 1993 du m?canisme de l?OUA pour la pr?vention, la gestion et le r?glement des conflits en Afrique.
  2. La signature du trait? de Pelindaba portant cr?ation de la zone exempte d?armes nucl?aires africaines.
  3. Le 32? sommet de l?OUA ? Yaound? mettra la formule d?Op?rations de maintien de la Paix (OMP) actuelles en Afrique mat?rialis?e par les Boutros Boutros Ghali et Koffi Ata Annan.
  4. Au sauvetage de Haute lutte du deuxi?me mandant africain au Conseil de de S?curit? de l?ONU.
  5. La signature du trait? de non-agression entre les Etats d?Afrique Centrale dans le cadre du Comit? Consultatif Permanent des Nations Unies pour la S?curit? en Afrique Centrale (CCPNUNSAC).
  6. En 2023, il y a adoubement de la candidature de Phil?mon Yang par la CEEAC.
  7. En 2024, il y a adoubement de la candidature de Phil?mon Yang par l?Union Africaine / UA.
  8. En 2024, il y a ?lection de Phil?mon Yang ? l?Assembl?e G?n?rale des Nations Unies/AGUN.
    Seulement, sur le plan strictement militaire de nos jours, selon Maurice Hauriou cit? par Jean Michel Blanquet in ?l?invention de l?Etat?, le monde vit ? l??re du ?brigandage?, c?est-?-dire qu?il est rendu perceptible un ?tat de faits caract?ristiques de la post Westphalie. Il se manifeste de cette mani?re par un estompement de l?Etat-nation, pas uniquement en Afrique; mais ? l??chelle du globe. C?est ce que Jacques de Saint Victoire ?voque en parlant d?un monde chaotique post guerre froide.
    D?apr?s Jean Fran?ois Guiraud in th?orie des hybrides: le terrorisme et le crime organis?, Paris CNRS ?ditions 2017, l??hybridation de la violence? est si profond qu?il y?a non seulement confusion de l?ordre des choses, mais aussi de celui dit de l?ordre des pens?es avec presqu?une approbation du recul de l?Etat-nation en g?n?ral sur la sc?ne internationale. C?est le constat d?une pr?valence effective de la post-modernit?. Cette violence prot?iforme n??pargne aucun sujet du droit international public, au risque de vivre un ensauvagement de toutes les zones de mobilit? strat?gique (terre, mer, air, cybern?tique, espace extra atmosph?rique, soci?t?); cet ?tat de la question s?curitaire est traduit par:
    ? Les attentes sociales
    ? Les affrontements inter ethniques
    ? Le terrorisme international
    ? Les guerres hybrides
    ? La piraterie maritime.
    ? Le crime organis? transnational et transterritorial
    ? La prolif?ration balistique majeure et nucl?aire.
    ? les menaces chimiques et bact?riologiques.
    ? La cyber guerre et le cyber terrorisme
    ? L?Immigration irr?guli?re
    ? La criminalit? environnementale.

Sur le plan non militaire, l?ins?curit? ? variante protection civile est marqu?e par:

  1. La mont?e du niveau des eaux oc?aniques par fonte des calottes polaires
  2. Les ?missions massives du CO2 dans l?atmosph?re
  3. L?urbanisme anarchique
  4. Les inondations et glissements de terrain
  5. La d?forestation accrue
  6. La chute des d?bris spatiaux
  7. les oiseaux et criquets migrateurs
  8. L?avanc?e du d?sert
  9. Les cataclysmes non anthropiques
  10. la criminalit? financi?re et ?conomique
  11. les attitudes d?hostilit? dans l?espace extra atmosph?rique.
    De ce qui pr?c?de, et sans pr?tention ? une exhaustivit? ?num?rative, en additif d?une fin des op?rations sans finalit?s politiques atteintes au Sahel africain, en R?publique Centrafricaine, au Congo D?mocratique, en Somalie. Il faut y inclure le d?part chaotique de l?OCDE d?Afghanistan le 15/08/2021, le parcours surr?aliste du missile y?m?nite avec une cible en terre saoudienne, au terme d?un vol de 1200 km. On n?y omet pas l?op?ration a?ro-balistique iranienne sur Isra?l, dans le cadre de la guerre qui oppose ce dernier au Hamas depuis 2023.
    Il apparaissait de facto indispensable pour l?Afrique, et dans l?int?r?t de celle-ci, de proposer une approche manag?riale actualis?e de ce contexte g?ostrat?gique hyper complexe. Charles Philippe Davide sugg?re de disposer d?une approche d?approfondissement de la d?fense ?Widening? de l?Etat nation. Seulement pourrait-on y parvenir sans se constituer Etat strat?ge? Cette logique suppose que le militaire ne soit plus le seul acteur de la d?fense; tous les autres membres de la communaut? nationale en deviennent ?galement des acteurs de premier niveau. C?est une acception qui renvoie au concept de d?fense globale. Celle-ci ne se limite plus seulement aux menaces dites militaires. Elle int?gre absolument toutes celles dites ?conomique, diplomatique, s?curit? sociale, culturelle, protection civile, ?ducation, environnementale? Il s?agit d?une perception par ?largissement ?Broadning?; une application nette de la trinit? Clausewitzienne de la d?fense comme objet de hautes ?tudes sp?cialis?es.
    C?est une lecture qui devrait ?tre mat?rialis?e par le biais de l?appareil de coercition l?gale l?gitime du droit interne de l?Etat – nation de Marx Webber, d?nomm?: Le syst?me strat?gique du droit interne de l?Etat, SSDI actualis?. Ce dispositif structuro-institutionnel, mis ? jour, est suppos? ?tre au d?part de toutes les initiatives de l?Etat- nation africain; c?est le sens du diagramme stato-strat?gique africain.
    Le diagramme stato strat?gique africain mobilise en verticale et horizontale la s?curit? dite militaire ?conomique et politique par l?Etat-nation en simultan?it? strat?gique des d?marches communautaires conformes au Conseil de paix et de s?curit? de l?Union Africaine (05 CER/CPS/UA). C?est une exigence qui d?rive de la mise en place, en cours, de l?Etat-nation en Afrique au moyen de son appareil de d?fense et de s?curit?.
    Le lien bijectif de l?Etat-nation et de la Communaut? Economique R?gionale (CER/UA) produit de mani?re exponentielle le sentiment de s?curit? du citoyen au sein des Etats-nations africains. Il n?existe pas d?Etat-nation sans capacit? de conceptualisation de la th?orie strat?gique de celui-ci d?une mani?re ou d?une autre. C?est le justificatif scientifique et technique des insuffisances de s?curit? en Afrique.
    En d?pit de toute la bienveillance de la Communaut? Internationale ? travers le Conseil de S?curit? des Nations Unies/CSUN qui d? parfois consacrer plus de la moiti? de son temps en Afrique. Le Continent africain par l??lection de son porte-voix ? la79? Assembl?e G?n?rale des Nations Unies se proposera de soumettre ? l?appr?ciation de l?Organisation des Nations Unies/ONU un m?canisme de s?curit? collective de conception endog?ne d?nomm?: African Military Information Scharing Center. C4I. AMIC/Dissuasion-stabilisation, en lieux et places des op?rations de maintien de la paix(OMP) actuelles tr?s perfectibles.
    NB. Ce dispositionnement de l?outil militaire communautaire est connect? aux Centres communautaires de surveillance et de d?tection a?ro-spatiaux, ainsi qu?il suit: Afrique centrale ?Tchad, Ndjamena?, Afrique de l?Ouest ?Cap Vert, Praya?, Afrique de l?Est ?Djibouti, Obock?, Afrique Australe ?Seychelles, Providence?, Afrique du Nord ?Libye, Tripoli?. En raison de ce que la surveillance avanc?e, essentielle pour la planification strat?gique et tactique des op?rations, est de nos jours rendue possible par des capteurs modernes et des syst?mes de collecte des donn?es sophistiqu?s. Cette surveillance avanc?e offre une connaissance am?lior?e du champ de bataille, et par extension des zones de mobilit? strat?gique terrestre et navale des Etats-nations africains. Les communications s?curis?es gr?ce ? des technologies telles que, les r?seaux satellitaires et les communications chiffr?es, qui am?liorent la connectivit? entre les Unit?s militaires renforcent la coordination sur le terrain. L?utilisation de la r?alit? augment?e(RA), et de la r?alit? virtuelle(RV) sont des options technologiques qui am?liorent la formation militaire. Elles offrent des simulations r?alistes pour une pr?paration op?rationnelle optimale (?) Ces capacit?s op?rationnelles r?duisent des risques pour les personnels militaires. Lire CL Dibongue Samuel Depadoue, Chef de la Division des transmissions, de l??lectronique et de l?Informatique. Mindef/Cameroun, Honneur/Fidelit? P. 44-47 Mai 2024.
    En effet la conception tr?s dynamique du maintien de la paix des Nations Unies confirme le caract?re versatile de la violence sur certaines zones de mobilit? strat?gique, en l?occurrence terrestre et soci?tal. C?est l?exp?rience traduite par la Minusma au Mali, la Monusco au Congo D?mocratique, la Minusca en R?publique Centrafricaine. Ce sont les formes les plus r?centes, mais complexes des op?rations de maintien de la paix, au r?sultat quelconque. Ces formules sont de toute ?vidence perfectibles. Elles ne font pas obstruction, encore moins abstraction, de la manifestation du terrorisme international au Niger, au Burkina Faso, au Bassin du Lac Tchad, en Somalie, en Lybie, au Mozambique. La zone de mobilit? strat?gique maritime africaine sur les segments g?ographiques des lin?aires: Atlantique, Golfe de Guin?e, Golfe d?Aden, Zone Oc?an Indien ne sont pas rest?es sans effluves ins?curitaires maritimes. Fallait-il y appliquer une formule sp?cifique d?op?ration de maintien de la paix, OMP maritimes?
    Pour y faire face, le pr?sident de la r?publique du Cameroun, son Excellence Paul BIYA, initia une d?marche diplomatique depuis la d?cennie 1990 aupr?s de l?Organisation des Nations Unies. Ce fut plus pr?cis?ment au Secr?tariat G?n?ral, Direction des Affaires Politiques et du D?sarmement, par la r?solution N?46/37B du 06/12/1992 portant cr?ation du Comit? Consultatif Permanent des Nations Unies sur les Questions de S?curit? en Afrique Centrale/CCPNUNSAC de l?Assembl?e G?n?rale. Il obtint le COPAX qui signifie le Conseil de Paix de S?curit? des Etats d?Afrique Centrale. Il dispose pour organes techniques le m?canisme d?alerte rapide/MARAC et de la FOMAC comme forces multinationales d?Afrique Centrale. C?est cette derni?re qui sera d?ploy?e en urgence en R?publique Centrafricaine sous la forme MICOPAX avant le format MINUSCA.
    Le COPAX fut int?gr? au sein du dispositif institutionnel de la CEEAC en 2000. C?est la date de son existence l?gale et politique en Afrique Centrale, aux c?t?s des ?tats-majors nationaux des arm?es. Il a ainsi formellement une existence comme personne morale du droit international public en charge des questions de s?curit? publique communautaire. De ce fait, il est conforme au droit de la Charte de l?Union Africaine et malgache de 1961. Il d?rive de tous les instruments diplomatiques du droit de la d?fense et de la s?curit? africaine, et du protocole relatif ? la cr?ation du Conseil de Paix et de s?curit? de l?Union Africaine/ CPS-UA. Lire Delphine Lecoutre Afrique Contemporaine N?212 ?t? 2004 page 147, Architecture de paix et de s?curit? de l?Union Africaine.
    La CEEAC/ COPAX par r?solution 1373 du Conseil de S?curit? de l?organisation des Nations Unies/ONU du 28 septembre 2001 s?est dot?e d?un canevas de lutte contre le terrorisme international. Cette r?solution Onusienne demande aux Etats-nations de coop?rer pour pr?venir et r?primer les actes terroristes ?rig?s en infraction du droit international. C?est dans cette optique que Koffi Annan confortera les chefs d?Etats et de gouvernement de la CEEAC en affirmant que: ?la paix et la s?curit? en Afrique Centrale comme ailleurs ne peuvent ?tre impos?es de l?ext?rieur. La responsabilit? premi?re revient aux dirigeants des pays concern?s.? Lire Mani?re de voir du 25 f?vrier 1996, d?claration de Koffi Annan le 07 juillet 1996.
    Par ailleurs et en droite ligne avec l?esprit de la charte des Nations Unies, le chef de l?Etat camerounais, ? l?effet de disposer d?une strat?gie effective relative ? la zone de mobilit? strat?gique maritime sur le lin?aire costal du Golfe de Guin?e, convia ses homologues de cette aire g?ographique ? un sommet les 24-25 juin 2013 ? Yaound?. Ce sommet regroupera 25 Etats-nations africains, soit 10 Etats de la CEEAC et 15 Etats de la CEDEAO. Ce conclave politique d?clenchera la conceptualisation du Centre Inter R?gional de coordination CICC des op?rations maritimes dans le Golfe de Guin?e.
    Il a pour socle:
  • Les Etats-nations.
  • La coop?ration r?gionale, CEEAC/CEDEAO/CGG.
  • La coop?ration Internationale mondiale.
    Ledit sommet fixera le si?ge du centre Inter R?gional de Coordination ? Yaound? au Cameroun. Il dispose des structures techniques op?ratives que sont: le CRESMAC, le CRESMAO, mais aussi des structures techniques tactiques sur chaque territoire de l?Etat costal. Le bureau maritime international (BMI), ? travers son rapport de 2022, indique qu?on y est pass? de: – 82 incidents en 2018;
  • 64 incidents en 2019;
  • 84 incidents en 2020;
  • 35 incidents en 2021;
  • 19 incidents en 2022.
    Cette d?croissance du ph?nom?ne ins?curitaire en milieu marin est observ?e aussi bien en Afrique de l?Ouest qu?en Afrique Centrale:
    Au Cameroun.
  • 07 en 2018 ? 0 en 2022.
    Au Gabon.
  • 2019 -01
  • 2022- 02
  • 2021- 04
  • 2022- 00
    Au Nig?ria.
  • 2018 -48
  • 2022- 00
    Au Ghana
  • 2018- 48
  • 2022- 07.
    Cette tendance fut confirm?e par l?observation desdites menaces au cours de l?ann?e 2023, au point de susciter les encouragements du Conseil de S?curit? des Nations Unies en ces termes: ?in its resolution2634/31 may 2022 the United Nations Security Council/UNSC commended the work of the inter regional coordination center (ICC? in facilitating the coordination of maritime security activities in conjonction with UNODC, the international maritime organization (IMO), flay states and states in the region. To build on this positive momentum on 22 november 2022 the UNSC hailed the decline in incidents reported by the UNSC resolution 2634 of 31 may 2022 had already congratulated the inter regional coordination Center (ICC) and Yaounde architecture for this down ward thrend observe?. lire Rear Admiral. Narciso Fastudo Junior Executive Director of the inter regional coordination center (ICC) in Golf of Guinea security Architecture deployment and operationalization. Honneur et Fid?lit? Mai 2023 p.37-41.
    Cette strat?gie a pour fondement juridique:
    _ La Chartes des Nations Unies.
    _ La R?solution 2634 /31 mai 2022 / UNSC.
    _ La Chartes de l?Union Africaine sur la s?curit? maritime et le d?veloppement en Afrique de Lom? /Togo du 15 octobre 2016.
    _ Le droit sp?cifique desdites Communaut?s Economiques R?gionales CER/UA.
    _ Le droit interne de chacun des 25 Etats-nations.
    Cette d?croissance des incidents en milieu marin, ressort la volont? politique marqu?e d?une coop?ration intra africaine et internationale mondiale en g?n?rale, positive et r?elle. Il apparait qu?une grille de lecture holistique de la s?curit? intra africaine est de plausibilit? certaine.
    Par une ingestion structuro-institutionnelle le m?canisme African Military Information Sharing Center C4/ AMIC/ Dissuasion ?stabilisation se prescrira ? l??chelle continentale africaine, sur toutes les zones de mobilit? strat?gique (terre, mer, air, cyber territoire, espace extra atmosph?rique, soci?tale). Avec une tr?s faible flotte satellitaire dans l?espace extra atmosph?rique, comment ?laborer avec efficacit? op?rationnelle le d?ploiement des syst?mes des forces conventionnelles sur toutes les autres zones de mobilit?.
    Voil? ce qui se fera par le canal scientifique, technique, et technologique, synonyme d?aptitude ? une production th?orique strat?gique endog?ne africaine. C?est pouvoir aller largement au-del? du seul niveau du savoir pour inclure le savoir-faire, savoir y faire et le savoir ?tre des 54 Etats Nations africains parties ? l?acte constitutif du l?Union Africaine/UA. Les diff?rends frontaliers Cameroun ?Nig?ria dans le cadre d?une mat?rialisation effective de l?accord de Green three b?n?ficie de l?assistance des Nations Unies pour ce qui est de la d?marcation de plus de 2000 km de fronti?res. Combien d?Etats africains disposent d?une lisibilit? nette de toutes leurs fronti?res terrestres, maritimes, a?riennes, des zones crisog?nes et criminog?nes internes? Ce sont autant de risques de conflits arm?s ouverts entre les Etats-nations africains. Par une connaissance des savoirs- faire spatiaux via une coop?ration institutionnelle et op?rationnelle r?orient?e, le continent y parviendra avec une chrono strat?gie raisonnable.

Le m?canisme African Military Information scharing Center/ C4I/ AMIC/ Dissuasion-stabilisation est une th?orisation scientifique, technique et technologique du m?canisme d?alerte rapide d?Afrique Centrale/ Marac et de la force multinationale Afrique Centrale/Fomac. Il traduit un accent inter op?rabilitaire conforme ? l?esprit des travaux les plus r?cents du comit? Multinational d?inter op?rabilit?(MIC).
Celui-ci fait office d??tat-major strat?gique conceptuel du Conseil de S?curit? des Etats Unies. Il est tout de m?me indispensable de proc?der ? des adaptations contingentes avec g?o contextualisation de telle sorte que: ?inter operability stands as mayor challenge bettween South saran african states armed forces essentially when engaged in joint operations. The ability of various defense and security forces to provide services to and accept services from other forces, and to use the services so exchanged to enable to operate effectively toghether, in the event of joint operations, will be limited. A certain number of difficulties are faced during such joint operations; because each state uses equipment obtain from their own partners, which are generally different suppliers. SSA states have been engaged toghether on common front and against the same threats in West, central and East Africa, and understanding the need for inter-operability. The prospect for fruitful inter-operability with the former G5S operations (Mali, Niger, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso), was a major challenge to the AU that had to revitalize the APSA (Architecture for peace and security in Africa), in the Sahel and the Saharan region, as well as the African Standby Force. Within the Multinational Joint Task Force against the Islamic group Boko haram, or in the Peace Keeping operation Missions in Central African Republic and Somalia inter-operability remains a major challenge) Lire Lcl. Damboura Gabana Alfred/ CB. Plan/ EMAA. Arm?e de l?air info ?ditions de mai 2024.
Ainsi per?u, au nom du continent africain, le porte-voix de l?Afrique pourrait promouvoir comme objectif strat?gique sp?cifique, un m?canisme substitutif aux op?rations de maintien de la paix/OMP, ce d?autant que celui-ci tendra ? renforcer les capacit?s institutionnelles de l?Etat-nation africain, en mati?re de d?fense et de s?curit?. Ce m?canisme permettra aux 54 Etats-nations africains de faire face ? la pol?mologie de 4e et 5e g?n?ration avec une bonne autonomie intra africaine.
Parce qu?il s?agit de la guerre, le strat?ge chinois Sun Zi dira que: ?La guerre est une affaire d?une importance vitale pour l?Etat, la province de la vie, et de la mort, la voie qui m?ne ? la survie, ou ? l?an?antissement. Il est indispensable de l??tudier ? fond?.

Notez bien:
1- Au moment o? les primaires de la pr?sidentielle am?ricaine 02/024 ressortent l?urgence dune strat?gie de d?fense/s?curit? exclusivement europ?enne, suite aux effets de la guerre russo-ukrainienne. La prescription de celle dite africaine est plus quune ?vidence.
2- Le concept strat?gique africain de: Dissuasion-stabilisation, tel que th?oris? dans louvrage-document Afrique-mondialisation lurgence dun contr?le strat?gique de la puissance admet la seconde articulation comme une r?sultante de la premi?re. Une mobilisation idoine High Tech des facteurs de puissance militaire, au moyen dune coop?ration institutionnelle/op?rationnelle n?o orient?e y donne suite. Ce, dans lacception de C. Zorgbibe, in Les alliances dans le syst?me mondial, Paris Presses universitaires de France, coll //Perspectives Internationales// 1983, pp, 120-156. 3- Les groupes techniques ci-dessus sont des ?quipes pluri disciplinaires mixtes, militaires/civiles africains et non africains. Ils sont sous la direction dofficiers Colonels, dipl?m?s de lenseignement militaire sup?rieur, des cadres sup?rieurs fonctionnaires de police nationale, dipl?m?s de lenseignement sup?rieur de s?curit?. Les composantes Douanes nationale, et fonctionnaires de Faune/ Foret y sont incluses.
4- Tout Etat Partie ? lActe Constitutif de lUnion Africaine/AC-UA, aux fins de mat?rialisation de la ZLECAF, acc?dera aux rapports dexpertise strat?gique de lEcole Sup?rieure Internationale de Guerre de Yaound?/ Cameroun au terme de civilit?s diplomatiques conformes au Droit International de la Chartes de lOrganisation des Nations Unies/ ONU et, ? tous les Instruments diplomatiques internationaux connexes, mais aussi aux textes du Conseil de Paix et de s?curit? de lUnion Africaine/ CPS-UA.
5- Ce sera la capacit? du continent africain, ? faire la d?monstration dune aptitude dadaptation au nouvel environnement international quinduit une mondialisation ? outrance. Un contexte de ?Retour ? l?tat de guerre? de D. Battistella. Paris Armand Colin 2006. LAmiral Guy Labou?rie, de lAcad?mie de Marine in Strat?gie R?flexions ET Variations, Esprit de D?fense parlera de cet exercice cognitif tel le distingo, de lhomme ? lanimal. LAfrique contribuera de fait ? la cr?ation dun nouveau contexte g?opolitique international mondial, post Covid/19.
Pr?s de 24 si?cles avant notre ?re, le strat?ge chinois affirmait d?j? que ?La guerre est un acte fondamental pour l?Etat, et qu?? ce titre, elle ne doit ?tre engag?e, sans une pr?paration et une r?flexion pr?alables cons?quentes?. L??l?ment sch?matique ci-dessus r?v?le le caract?re acad?mique de la probl?matique. Cette approche acad?mique professionnelle visera ? corriger toutes les lacunes, h?rit?es de l?histoire politique des 54 Etats nations africains, en mati?re de d?fense et de s?curit?.
Une analyse g?ostrat?gique de l?occupation coloniale du continent africain laisse entrevoir que celle-ci ?tait d?j? objet de la comp?tition g?o-?conomique internationale mondiale. Car la mondialisation dans sa version originaire date des ann?es 1600. L?histoire des plantations de cannes ? sucre outre Afrique faisait d?j? partie de l??conomie de march?, quoi en dire plus?
Le positionnement g?ographique des puissances coloniales, le d?coupage cartographique des territoires terrestre et maritime des ?tats-nations en Afrique ?tait fonction des int?r?ts des acteurs engag?s dans la rivalit? g?o ?conomique internationale mondiale. Les quelques ?l?ments des plans d?op?rations militaires des unes et des autres puissances en Afrique, pendant la premi?re guerre mondiale, contenus dans les manuels d?histoires, le confirment ? suffire. Dans cette suite, le Pr Daniel Abwa, dans sa le?on inaugurale des travaux du 2e Colloque de la Commission de l?histoire militaire du Cameroun, estimera que par pr?caution, la Soci?t? des Nations /SDN avec sens de responsabilit? avait proscrit la cr?ation des Arm?es sur les territoires coloniaux. Cette disposition fut

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