Fonds en d?sh?rence dans les banques camerounaises : la CDEC ne se laisse pas distraire par la Cobac

La Caisse des d?p?ts et consignations continue de recevoir les transferts des fonds. Son directeur g?n?ral apporte des ?clairages sur les dispositifs l?gaux de gouvernance mis en ?uvre par l?entreprise de d?p?t et de consignation.

?Les int?r?ts corporatistes ne peuvent pas ?tre au-dessus de l?int?r?t g?n?ral. Le processus de transfert se poursuivra conform?ment ? la l?gislation et ? la r?glementation en vigueur. Il s?agit d?une r?forme instaur?e par l?Etat du Cameroun de mani?re souveraine, destin?e ? introduire un nouvel instrument de financement l?alternatif centr? sur l?int?r?t g?n?ral pour soutenir le d?veloppement de l??conomie camerounaise?, d?clare Richard Evina Obam dans les colonnes du quotidien Cameroon Tribune (?dition en ligne du 22 juillet 2024).

Objectif de cette sortie m?diatique, apporter des ?clairages suite ? la lettre circulaire du 11 juillet dernier, dans laquelle le secr?taire g?n?ral de la Commission bancaire de l?Afrique centrale (Cobac) Marcel Ondele invitait les ?tablissements de cr?dit, les ?tablissements de microfinance et les ?tablissements de paiement au Cameroun ? surseoir au processus des transferts des avoirs en d?sh?rence au profit de la Caisse des d?p?ts et consignations du Cameroun (CDEC). Car selon lui, il n?existe pas de cadre r?glementaire communautaire qui d?finit les modalit?s de ces transferts.

Sous sa casquette de directeur de la CDEC, Richard Evina Obam indique que la Cobac est charg?e de garantir le respect, par les ?tablissements de cr?dits, des dispositions l?gislatives et r?glementaires ?mises par les autorit?s nationales. Il poursuit,?La Cobac n?a pas le droit de s?immiscer dans un domaine souverain en demandant le report de l?application d?un d?cret du Premier ministre chef du gouvernement, pris en application d?une loi vot?e par le parlement camerounais sous le pr?texte de l?absence d?une r?glementation dans un domaine qui ne rel?ve pas de comp?tence communautaire?.

Selon la Cobac, ces transferts dont les montants se chiffrent en dizaine de milliards de FCFA voire plus, vont vider les banques et probablement perturber la stabilit? financi?re du Cameroun. Pour Richard Evina Obam, cet argument est compl?tement inexact. Pour lui, les autorit?s camerounaises ont pris toutes les dispositions pour garantir la stabilisation du secteur bancaire ?le d?cret du Premier ministre a donn? la possibilit? aux ?tablissements de cr?dit, de micro-finance et de paiement, ainsi qu?aux autres acteurs d?tenteurs des ressources d?volues ? la CDEC, de recourir aux modalit?s particuli?res de transferts en cas de fragilit? financi?re ou de risque d?exposition au non-respect de certains ratios. Ces modalit?s permettent aux ?tablissements bancaires de proc?der aux transferts des fonds dans un compte ouvert dans leurs livres au nom de la CDEC? pr?cise-t-il.

Pour faire preuve de clart?, Richard Evina Obam rassure les populations que ce nouveau mod?le de financement se distingue grandement des id?es re?ues v?hicul?es par certains protagonistes, dans l?imaginaire collectif. La CDEC se singularise des autres personnes morales de droit public par le fait qu?elle est un ?tablissement public de type particulier cr?? par une loi, d?tenant le privil?ge du Tr?sor et dont toutes les op?rations b?n?ficient de la garantie de l?Etat. La CDEC n?est pas une soci?t? ? capital public, mais elle fonctionne comme une entreprise publique, avec une gestion financi?re et comptable ob?issant aux r?gles de comptabilit? priv?e.

Jo?lle Effa (Stagiaire)

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