Rentrée universitaire : Ngoa Ekelle, quartier latin du savoir en Afrique

Les étudiants y viennent de la République démocratique du Congo (Rdc), de la République centrafricaine (RCA), du Tchad, du Gabon, et du Nigéria pour poursuivre les études de l’enseignement supérieur.

Université de Yaoundé I, Ngoa Ekelle, creuset du brassage des nationalités

Le 5 octobre 2026, était jour de rentrée académique dans toutes les universités d’Etat au Cameroun. Les préinscriptions se poursuivent pour les nouveaux bacheliers. Leurs ainés en académiques suivent déjà les cours. Dans la mêlée se trouvent des étudiants étrangers. l’Université de Yaoundé I à Ngoa-Ekélé en accueille chaque année. Tchadiens, Congolais, Centrafricains, Gabonais, Ivoiriens, Nigérians, etc, ont fait le choix du Cameroun « Je suis venu au Cameroun, pour poursuivre mes études, étant donné qu’en R é p u b l i q u e démocratique du Congo (RDC) il y a l’insécurité au pays depuis plus de trente aujourd’hui. J’ai eu le Bac et la licence au pays. Je suis au Cameroun pour le cycle master et voir dans quelle mesure finir avec le doctorat », confie Nicolas Katos Katindi, étudiant Originaire du Nord-Kivu dans la République démocratique du Congo.

Même son de cloche pour le centrafricain Francis Dady. « J’ai commencé mes études à Bangui. J’ai obtenu ma licence. Je suis venu à l’Université de Ngoa-Ekélé faire le cycle de master 1 et 2 en sociologie de l’urbanisme -ruralité et rentrer au pays », dit-il. Pour lui, le choix du
Cameroun reste stratégique pour des débouchés sur le marché de l’emploi. « En République centrafricaine (RCA), les diplômes étrangers ouvrent les portes à l’emploi, ils ont plus de valeur, ils sont surcotés. Que ce soit les diplômes du Cameroun, Sénégal, et du Maroc. Après la licence, j’ai choisi le Cameroun pays voisin de la sous-région d’Afrique centrale, la monnaie est commune et sur le plan culturel il y a des similitudes », renchérit Francis Dady. La suite de son discours renvoie à la qualité des enseignements, la disponibilité du corps professoral et l’hospitalité des étudiants Camerounais.

Intégration
Les étudiants étrangers s’intègrent au campus et au Cameroun. Selon le Congolais Nicolas Katos Katindi, depuis son arrivée au Cameroun, il n’est pas dépaysé. Il se sent chez lui. « J’ai été bien accueilli au Cameroun, il y a plusieurs nationalités. Au campus nous vivons dans la parfaite cohésion avec toutes les nationalités présentes à l’instar des Sénégalais, Congolais, Ivoiriens, Tchadiens, Nigérians et même les Camerounais », se réjouit l’étudiant en master professionnel en science de l’environnement. Celui-ci porte par ailleurs en haute estime les responsables administratifs. « J’ai fini toutes les procédures administratives, j’étais ce matin au ministère de l’Enseignement Supérieur, pour justifier mes diplômes, c’est une exigence pour tout étudiant étranger, », explique-t-il. Pour ce qui est des frais académiques, le montant est pareil que pour les Camerounais. C’est le fruit d’une parfaite collaboration diplomatique entre les deux Etats Cameroun-RDC. Je suis au Cameroun depuis le mois d’avril. La vie avec les étudiants Camerounais est formidable. Les week-ends on s’éclate autour des mets traditionnels du terroir. Le « Ndolé » et le bâton de manioc est le plat le plus consommé.

Olivier Mbessité

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