CAMEROUN/MINPROFF:NON AUX VIOLENCES NUM?RIQUES FAITES AUX FEMMES ET JEUNES FILLES
? 16 JOURS D’ACTIVISME CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES ETAUX FILLES ?25 novembre ? 10 d?cembre 2025TH?ME 😕 UNIS POUR METTRE FIN ? LA VIOLENCENUM?RIQUE ? L’?GARD DE TOUTES LESFEMMES ET FILLES ?HISTORIQUE DE LA CAMPAGNE ? 16 JOURS D?ACTIVISME CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES ET FILLES ? Cette campagne se d?roule du 25 novembre (Journ?e internationale pour l??limination de la violence ? l??gard des femmes) au 10 d?cembre (Journ?e internationale des droits de l?homme), soulignant ainsi que la violence faite aux femmes est la violation des droits de l?homme la plus r?pandue dans le monde, et qu?une action doit ?tre men?e par tous les acteurs au niveau mondial. Lanc?e en 1991 par des militantes lors du Women?s Global Leadership Institute, cette campagne internationale entend lutter partout dans le monde contre les injustices que subissent les femmes. Elle vise aussi ? sensibiliser l?opinion publique sur l?impact de ces violences sur les femmes et les filles, et ? susciter l?engagement de tous en faveur du changement. Il s?agit d?une strat?gie de mobilisation et d?action pour renforcer la sensibilisation, le plaidoyer, le partage des connaissances et les innovations.? l?appui de cette initiative de la soci?t? civile, le Secr?taire G?n?ral des Nations Unies a lanc? en 2018 la Campagne ? Tous UNIS ?, impliquant les gouvernements, la soci?t? civile, les jeunes, le secteur priv?, les entit?s des Nations Unies, ainsi que d?autres partenaires techniques et financiers pour unir leurs forces afin de mettre fin ? la violence ? l??gard des femmes et des filles.II. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La violence ? l??gard des femmes et des filles entra?ne de graves pr?judices pour les femmes, les filles, les familles, les communaut?s et la soci?t? dans son ensemble. Bien que des progr?s significatifs aient ?t? enregistr?s au cours des derni?res ann?es gr?ce au renforcement des lois, des services et des strat?gies de pr?vention, ce ph?nom?ne persiste ? un niveau alarmant dans le monde entier : une femme sur trois est victime de violence au cours de sa vie.Au Cameroun, les violences faites aux femmes et aux filles restent une probl?matique complexe malgr? la ratification de plusieurs instruments juridiques internationaux et r?gionaux de protection des femmes (notamment la CEDEF et le Protocole de Maputo). Des st?r?otypes profond?ment enracin?s, des normes sociales discriminatoires, une faible application des lois et des ressources insuffisantes freinent ce processus.Face ? cette situation, le Gouvernement du Cameroun a ?labor?, ? travers le Minist?re de la Promotion de la Femme et de la Famille, une Strat?gie Nationale de Lutte contre les Violences Bas?es sur le Genre de 2? g?n?ration (2022-2028). Celle-ci constitue un cadre de r?f?rence en mati?re de pr?vention, de protection et de prise en charge des VBG. Elle vise ? renforcer les efforts multisectoriels contre ce fl?au en s’appuyant sur une prise en charge holistique centr?e sur les survivantes/victimes.S?agissant des violences num?riques, les donn?es quantitatives sp?cifiques sont limit?es ? l??chelle mondiale, mais des rapports montrent une pr?valence importante touchant entre 16 % et 58 % des femmes selon l?Institute of Development Studies (IDS). De m?me, selon l?enqu?te du ? Economist Intelligence Unit ?, 85 % des femmes ont ?t? victimes ou t?moins de violence num?rique, et 57 % ont vu leurs images ou vid?os en ligne faire l?objet d?abus ou de manipulation. La m?me source pr?cise que plus de la moiti? des femmes (54 %) ayant d?clar? avoir ?t? personnellement victimes connaissaient l?auteur. Au Cameroun, la violence num?rique envers les femmes et les filles est une r?alit?, exacerb?e par les normes de genre et les in?galit?s existantes. Selon la d?finition retenue dans l?analyse situationnelle sur les VBG du MINPROFF (ao?t 2025), la violence contre les femmes en ligne ou violence num?rique ? l??gard des femmes et filles d?signe ? tout acte de violence commis, assist? ou aggrav? par l?utilisation des technologies de l?information et de la communication (t?l?phone mobile, internet, m?dias sociaux, jeux informatiques, messagerie texte, courriel, etc.) simplement parce qu?elles sont des femmes ?.L??volution rapide de la technologie, accentu?e par l?Intelligence Artificielle (IA), cr?e de nouveaux risques et intensifie la violence ? l??gard des femmes et des filles sur tout le continuum en ligne et hors ligne. Le dernier rapport (2024) du Secr?taire G?n?ral de l?ONU indique que les technologies num?riques ont permis de nouvelles formes de violence, notamment la violence fond?e sur l?image, les deepfakes pornographiques et la d?sinformation sexiste. Les auteurs utilisent divers outils et plateformes pour infliger des pr?judices : abus, discours haineux, chantage, extorsion? entra?nant des cons?quences sociales, psychologiques et ?conomiques.La violence num?rique touche de mani?re disproportionn?e les femmes tr?s visibles en ligne, notamment les adolescentes, les femmes de la vie publique (journalistes, politiciennes, militantes, d?fenseures des droits). Les femmes ayant un acc?s limit? aux technologies (zones rurales, foyers d?favoris?s) peuvent aussi ?tre expos?es.Mesures prises Au niveau international :La 67e session de la CSW (mars 2023) a exprim? son inqui?tude face ? l?ampleur de la violence num?rique. Adoption du Pacte num?rique mondial (septembre 2024). Premi?re r?solution de l?Assembl?e G?n?rale sur l??limination des violences num?riques (novembre 2024). Convention contre la cybercriminalit? (d?cembre 2024). Au niveau r?gional :Adoption en f?vrier 2025 de la Convention de l?Union Africaine visant ? mettre fin ? la violence ? l??gard des femmes et des filles, incluant explicitement la violence dans le cyberespace. Au niveau national :Loi n?2010/012 du 21 d?cembre 2010 relative ? la cybers?curit? et ? la cybercriminalit?. Loi n?2023/009 du 25 juillet 2023 sur la protection des enfants en ligne. Le projet de loi sur les violences faites aux femmes et filles contient des dispositions sur la violence num?rique. Malgr? ces progr?s, la prise en charge judiciaire reste insuffisante. Les survivantes font face ? la stigmatisation, au manque de recours juridiques, ? des m?canismes de signalement inaccessibles et ? une forte impunit?. L?anonymat des auteurs et la dimension transnationale cr?ent des obstacles suppl?mentaires. L?insuffisance des donn?es constitue ?galement un frein ? une r?ponse efficace. III. PR?SENTATION DU TH?ME Le Cameroun s?arrime au th?me international 😕 UNIS POUR METTRE FIN ? LA VIOLENCE NUM?RIQUE ? L??GARD DE TOUTES LES









